Max Éraud

Max Éraud
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Le général Max Éraud, président de la FSCF (1988-1990)
Fonction
Président
Fédération sportive et culturelle de France
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 82 ans)
Paris
Nationalité
Allégeance
Activité
Militaire
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Max Éraud, né le et mort à Paris le est un général de brigade français.

Fortement engagé dans la vie sportive associative il préside aux destinées de la Fédération sportive et culturelle de France de 1988 à 1990.

Biographie

Max Éraud est inscrit au patronage Saint-Roch dans le 1er arrondissement de Paris où sa première licence date de 1928[LJ 1]. Il participe au théâtre, au football et au tennis de table mais c’est en athlétisme qu’il se révèle : champion fédéral junior sur 400 mètres, international de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) et multi-champion régional de la Seine et de l’Union générale sportive de l'enseignement libre (UGSEL)[LJ 1].

Il meurt à Paris le [J 1].

Carrière militaire

Il poursuit ses études au lycée Chaptal et, à la suite du décès de son père, s’engage dans l’armée en 1937[LJ 1]. Il s’illustre pendant la Seconde Guerre mondiale et mène ensuite une brillante carrière militaire complétée par des études en droit et un titre d’ingénieur.

Sa promotion est rapide et, sorti du rang, il est lieutenant-colonel à 43 ans. De 1962 à 1965, parvenu au grade de colonel, il est chef de corps du 5e Génie basé au camp de Satory à Versailles. Il occupe ensuite diverses responsabilités nationales — conseiller défense au Ministère de l’équipement, direction des routes et circulation routière — avant d’être nommé général de brigade[2] pour l’armée de terre en 1969[LJ 2].

Vers quel homme ? Par quels chemins ?

La Fédération sportive et culturelle de France

Toujours impliqué dans la vie associative, il s’y engage fortement à sa retraite : en 1971, il est membre de la commission fédérale de réflexion de la Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) puis coordinateur des groupes de travail Études et Recherches en 1975[LJ 1]. Élu au comité directeur en 1977, il y crée une commission fédérale de formation.

Dans ce cadre, il organise de 1981 à 1985 d’importants regroupements de cadres et responsables[J 2] afin de finaliser la rédaction d’un document d’orientation fédérale : Vers quel homme, par quels chemins présenté sous sa signature dans Les Jeunes du [J 3].

Il est vice-président depuis quatre ans quand éclate en 1988 une crise de succession qui l’amène dans un contexte tendu et vital pour la survie de la fédération[J 4] à en prendre la présidence provisoire[LJ 3]. En deux ans[J 1], il rétablit un climat plus serein pour laisser place à Jacques Gautheron en 1990[J 5] : un général pacificateur.

Notoriété

Ses qualités et compétences reconnues l’amènent aussi à d’autres fonctions comme la présidence de la commission armée jeunesse (CAJ) et le Saint-Siège le désigne à la commission pour le développement du sport du Conseil de l'Europe[LJ 1].

En 1971 il est commissaire–adjoint à la direction du bâtiment et des travaux publics du ministère de l'équipement et du logement[3].

Distinctions

Max Éraud est nommé chevalier de la Légion d’honneur le [N 1] en qualité de chef de bataillon puis promu officier le [N 2] en qualité de colonel.

Il est commandeur de l’ordre national du Mérite[Quand ?] et il reçoit la croix du combattant volontaire de la Résistance[LJ 1][Quand ?] pour son comportement exemplaire pendant la Seconde Guerre mondiale.

La distinction de commandeur dans l'ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand lui est remise en 1992, à la nonciature de Paris par Mgr Rigano, en reconnaissance de son action au Conseil de l'Europe où il représente le Saint-Siège[LJ 4].

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Notes et références

Notes

  1. sur le rapport du ministre de la défense publié au Journal officiel du
  2. sur le rapport du ministre de la défense publié au JO du

Références

  • Autres références :
  1. Delphine Étienne, « Officiers généraux de l'armée de terre et des services : répertoire alphabétique », sur servicehistorique.sga.defense.gouv.fr, (consulté le 26 décembre 2017)
  2. « Comité d'histoire : Les directions d'administration centrale des origines à nos jours », sur histoire-dac.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 23 juin 2018)
  • Les Jeunes (revue périodique de la FSCF) :
  1. a b c d e et f Fédération sportive et culturelle de France, « L’adieu aux larmes », Les Jeunes, no 2445,‎ , p. 8
  2. Fédération sportive et culturelle de France, « Carnet », Les Jeunes, no 2129,‎ , p. 3
  3. Fédération sportive et culturelle de France, « Des visages et des hommes », Les Jeunes, no 2526,‎ , p. 32
  4. Fédération sportive et culturelle de France, « Carnet », Les Jeunes, no 2405,‎ , p. 2

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF(à compte d'auteur, imp. Déja-Glmc), (ISBN 2-952838-70-4, notice BnF no FRBNF41363915). 
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 2, Paris, FSCF(à compte d'auteur, imp. Déja-Glmc), (ISBN 978-2-952838-70-2, notice BnF no FRBNF41363915). 
  • Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998), Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-296-55969-1, notice BnF no FRBNF42598758).