Maurice Honel

Maurice Honel
Fonction
Député
Seine
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
Lieu de détention

Maurice Louis Honel est un résistant et homme politique français né le dans le 2e arrondissement de Paris et mort le dans le 14e arrondissement de Paris. Il fut député communiste de la Seine de 1936 à 1940. Arrêté en 1943, il sera déporté à Auschwitz.

Biographie

Maurice Louis Honel naît le dans le 2e arrondissement de Paris[1].

Adhérent au Parti socialiste, puis au Parti communiste français, Maurice Honel dirige les Jeunesses communistes jusqu'en 1923.

Il habite à Levallois-Perret et exerce le métier d'artisan encadreur[2], comme son père.

Député de la Seine

En 1936, Maurice Honel est élu député de la Seine. Il est déchu de son mandat le , avec les autres députés communistes.

Fait prisonnier à Dijon, en , il est libéré dès juillet.

Résistant

Il gagne la zone sud pour s’intégrer au mouvement Libération-Sud (réseau Laforgue). Après avoir échappé à une arrestation, il revient à Paris où il se rapproche du Front national par l’intermédiaire d’Henri Krasucki[3].

Auschwitz

Arrêté en 1943, Maurice Honel tente de se suicider. Il est hospitalisé à l’hôpital Necker. Il est ensuite incarcéré trois mois à la prison de Fresnes [3].

Il est déporté du camp de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 58 le [4]. Sa dernière adresse connue est au 18, rue Théophraste-Renaudot dans le 15e arrondissement de Paris[5]. Il est déporté en tant que juif[3].

Maurice Honel est interné au camp annexe de Jaworzno. Le , il subit une marche de la mort vers Breslau qui aboutit au camp de Blechhammer. Il s’évade et part à la rencontre des troupes soviétiques[2].

Il est rapatrié via Odessa à Marseille en avril 1945.

Retour à Paris

De retour en France, il fonde l'amicale des anciens déportés d'Auschwitz, dont il est le premier président (1945-1946). Une attaque d’hémiplégie l’oblige, en 1948, à cesser toute activité professionnelle et politique[2]. Il se consacre alors à l'écriture de poèmes[6],[7],[8],[9] ayant pour thème la déportation[10].

Famille

Il épouse le Mira Bojm, née le , à Kazemeniec, militante communiste, membre des FTP-MOI[11]. Celle-ci est arrêtée, par hasard, le , quelques jours avant son mari[3]. Elle est déportée dans le même convoi que lui, le Convoi No. 58[12]. Elle survit au camp d'Auschwitz[13],[14].

Maurice et Mira Honel ont une fille, Laura, née en 1939, qu'ils retrouvent après la guerre à la Maison d'enfants « Villa Massilia » gérée par l'Union des juifs pour la résistance et l'entraide (UJRE) à Sainte-Maxime (Var) et dont ils assurent la direction jusqu'en 1948[11],[15].

Il meurt le dans le 14e arrondissement de Paris[1].

Bibliographie

  • Les ligues contre la nation!: Discours prononcé par Jacques Duclos et Maurice Honel. Paris: Éditions du Comité populaire de propagande, 1937 (Supplément à l'Humanité du )[16]
  • (en) Robert Antelme. On Robert Antelme's The Human Race: Essays and Commentary. Daniel Dobbels Editor, Northwetern University Press, 2003. (ISBN 0810160641), (ISBN 9780810160644)
  • Irène Michine. Le grand livre des témoins. Éditions de l'Atelier, 2005. (ISBN 2708237993), (ISBN 9782708237995)
  • (en) Gary D. Mole. 'The poet remained alone amidst the corpse of words...':The Deportation Poetry of André Anselme and Maurice Honel. Holocaust Poetry. Vol. 20, No.2, 2008, pp. 78-87[17]
  • Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.

Notes et références

  • « Maurice Honel », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Annexes

Articles connexes

Lien externe