Maurice Arreckx

Maurice Arreckx
Illustration.
Fonctions
Député du Var
Gouvernement Ve République
Groupe politique UDF
Député du Var
Sénateur
Président du conseil général du Var
Maire de Toulon
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 83 ans)
Nationalité française
Parti politique UDF
Conjoint Jeanne Corréard (1917-2011)
Résidence Var

Maurice Arreckx, né le à Saint-Junien (Haute-Vienne) et mort le à Toulon (Var), est un homme politique français. Il fut parlementaire, maire de Toulon de 1959 à 1985.

Détail des mandats

  • Député UDF du Var de 1978 à 1981 et de mars à septembre 1986
  • Sénateur UDF du Var de 1986 à 1995
  • Président du conseil général du Var de 1985 à 1994
  • Maire de Toulon de 1959 à 1985

Il est battu aux cantonales en 1994 par Eliane de La Brosse (FN) et ne se représente pas aux sénatoriales de 1995.

Relations avec le "milieu" et financement politique

Maurice Arreckx a confirmé l'alibi de Jean-Louis Fargette, bandit varois spécialisé dans l'extorsion de fond, en 1971 dans une affaire de falsification de chèque[1]. Le truand a créé le Comité d'Action Municipal[2] et a organisé des meetings en l'honneur du maire pour sa réélection[1].

Le « parrain politique du Var » a été éclaboussé par l'assassinat de Yann Piat, en 1994 : dans une lettre posthume, la députée a accusé de sa mort le Président du Conseil général mais également son bras droit, Joseph Sersia et Jean-Louis Fargette [3].

L'affaire Yann Piat a mis au jour des affaires de financement illégal de partis politiques. Ainsi, Maurice Arreckx a été reconnu coupable d'avoir reçu un pot de vin d'un million de francs pour la construction de la Maison des technologies à Toulon[4]. Incarcéré à la prison des Baumettes à Marseille en août 1994, après la levée de son immunité parlementaire le 28 juillet 1994.

Fin 1997, la cour d'appel d'Aix-en-Provence reconnaissait Maurice Arreckx coupable d'avoir reçu quelque 2 millions de francs d'une filiale de la Générale des eaux contre l'attribution du chantier de la Maison des technologies de Toulon. Condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 1 million de francs d'amende, il bénéficia en août 1998 d'une libération conditionnelle pour raisons de santé[5].

Vie personnelle

Maurice Arreckx épouse le 14 février 1938 Jeannette Correard à la basilique Saint-Germain de Toulon[2].

Il adopte et éleve cinq enfants. Il était catholique pratiquant[1].

Bibliographie

  • Vivre sa ville, La Table ronde, 1982
  • Toulon, ma passion, 1985
  • Un combat pour le Var, 1990
  • Ca suffit, Presses du Midi, 1998

Notes et références

  1. a, b et c Les Parrains de la côte - Le mystère Fargette, Documentaire de Thierry Aguila, France 3 Méditérranée, 2006
  2. a et b José Lenzini, Arreckx : sénateur et... parrain ?
  3. Yann Piat : une femme à abattre - Faites entrer l'accusé, France 2
  4. Interview diffusée dans Envoyé spécial, Antenne 3, du 30 octobre 1997
  5. http://lci.tf1.fr/france/2001-03/maurice-arreckx-est-mort-4857814.html

Voir aussi

Article connexe

Liens externes