Match de football Brésil – Allemagne (Coupe du monde 2014)

Brésil - Allemagne
Image illustrative de l'article Match de football Brésil – Allemagne (Coupe du monde 2014)
Thomas Müller face à Marcelo pendant le match.
Contexte
Compétition Coupe du monde de football de 2014
Date
Stade Estádio Mineirão
Lieu Drapeau : Brésil Belo Horizonte, Brésil
Affluence 58 141 spectateurs
Résultat
Brésil Drapeau : Brésil 1 - 7 Drapeau : Allemagne Allemagne
Mi-temps 0 - 5 0
Acteurs majeurs
Buteur(s) Drapeau : Brésil Brésil :
But inscrit après 90 minutes90e Oscar

Drapeau : Allemagne Allemagne :
But inscrit après 11 minutes11e Müller
But inscrit après 23 minutes23e Klose
But inscrit après 24 minutes24e But inscrit après 26 minutes26e Kroos
But inscrit après 29 minutes29e Khedira
But inscrit après 69 minutes69e But inscrit après 79 minutes79e Schürrle
Homme du match Drapeau : Allemagne Toni Kroos
Arbitrage Drapeau : Mexique Marco Rodríguez

Le match de football Brésil – Allemagne (allemand : Fußball-WM-Halbfinale Brasilien – Deutschland 2014 ; portugais : Mineiraço) prend place le 8 juillet 2014 à l'Estádio Mineirão de Belo Horizonte, au Brésil. Il s'agit de la première demi-finale de la Coupe du monde 2014.

Les deux équipes arrivent invaincues à ce stade de la compétition, les Brésiliens se voyant cependant privés de leur attaquant vedette Neymar sur blessure, et de leur capitaine Thiago Silva par accumulation de cartons jaunes à la suite de leur quart de finale contre la Colombie. Malgré ces absences, les prévisions annoncent un match plutôt serré du fait de la confrontation entre deux équipes majeures de la compétition, comptant à elles deux huit titres mondiaux et s'étant déjà rencontrées lors de la finale de la Coupe du monde 2002, alors remportée 2-0 par les Brésiliens pour décrocher leur cinquième titre mondial. La rencontre se termine par la très large défaite du Brésil ; les Allemands menant 5-0 au bout de la première mi-temps, avec quatre buts inscrits en six minutes, puis 7-0 par la suite durant la deuxième période. Le Brésil parvient finalement à inscrire un but dans les dernières minutes du match qui se conclut sur le score de 7 buts à 1. L'Allemand Toni Kroos est nommé homme du match.

Plusieurs records sont établis durant cette rencontre. La victoire de l'Allemagne constitue en effet la victoire la plus large jamais enregistrée lors d'une demi-finale de Coupe du monde, le match voit dans le même temps les Allemands dépasser le Brésil au nombre de buts marqués dans la compétition et devenir la première équipe à en atteindre la finale à huit reprises. Miroslav Klose inscrit à cette occasion son seizième but en phase finale de Coupe du monde, dépassant le Brésilien Ronaldo en tant que meilleur buteur de l'histoire de la compétition. La défaite brésilienne marque la fin d'une série de 62 matchs invaincus à domicile remontant à une défaite face au Pérou, lors de la Copa América 1975 et constitue la plus large défaite de la Seleção, égalant le 6-0 subi face à l'Uruguay lors du championnat sud-américain de 1920.

La défaite du Brésil est vécue comme une humiliation nationale, les médias lui donnant le surnom de Mineiraço (« le choc du Mineirão ») en référence au Maracanaço (« le choc du Maracanã »), nom donné à la défaite du Brésil à domicile face à l'Uruguay lors de la Coupe du monde 1950. Le Brésil perd par la suite le match pour la troisième place face aux Pays-Bas tandis que l'Allemagne remporte la compétition pour la quatrième fois en venant à bout de l'Argentine en finale.

Avant-match

Le capitaine brésilien Thiago Silva est suspendu pour ce match.

Le Brésil organise à ce moment-là sa deuxième Coupe du monde après l'édition 1950, ayant remporté la compétition à cinq reprises. L'Allemagne l'a quant à elle remportée à trois reprises, sa dernière victoire datant alors de 1990. Les Brésiliens atteignent le stade des demi-finales pour la première fois depuis 2002, qu'ils avaient alors passé avant de remporter la compétition aux dépens de l'Allemagne ; tandis que les Allemands disputent leur quatrième demi-finale de Coupe du monde d'affilée, un record[1]. Les deux équipes faisaient déjà parties des principaux favoris avant le début de la compétition[2], l'Allemagne se classant alors deuxième au classement FIFA, et le Brésil troisième[3].

Le portier allemand Manuel Neuer à l'échauffement la veille de la rencontre.

Le parcours brésilien jusqu'aux demi-finales inclut une première place dans un groupe A composé de la Croatie, du Mexique et du Cameroun, avec un total de sept points, avant de défaire le Chili aux tirs au but lors des huitièmes de finale puis la Colombie en quarts de finale. L'Allemagne s'est vue quant à elle confrontée au Portugal, au Ghana et aux États-Unis dans le cadre du groupe G, dont ils sortent premiers avec sept points, avant de venir à bout de l'Algérie au bout de la prolongation en huitièmes de finale et de la France en quarts de finale. Les deux équipes se sont déjà rencontrées vingt-et-une fois par le passé[4], mais leur unique rencontre en compétition éliminatoire date de la finale de la Coupe du monde 2002, remportée par le Brésil sur le score de 2 buts à 0[5],[6],[n 1].

Le capitaine brésilien Thiago Silva est suspendu pour la rencontre après une accumulation de cartons jaunes, et ce malgré un appel de la suspension par la confédération brésilienne[8]. L'attaquant Neymar est également indisponible à la suite d'une fracture à une vertèbre contractée lors du match contre le Colombie, le rendant indisponible pour le reste du tournoi[9],[10]. Dante et Bernard, titularisés pour la première fois du tournoi, remplacent respectivement Thiago Silva et Neymar tandis que Luiz Gustavo remplace Paulinho au poste de milieu défensif. Le onze de départ allemand reste quant à lui inchangé par-rapport à la victoire contre la France quatre jours plus tôt. Le gardien Júlio César et le capitaine remplaçant David Luiz rendent hommage à Neymar avant la rencontre en tenant une réplique de son maillot lors du passage de l'hymne national[11]. Malgré ces absences, les analystes disent s'attendre à un match fermé, arguant notamment que le public à domicile est un avantage pour les Brésiliens[12].

Match

Les deux équipes restent invaincues à ce moment de la compétition. Le corps arbitral est dirigé par l'arbitre mexicain Marco Antonio Rodríguez, qui dirige ce jour-là le dernier match de sa carrière[13].

Première mi-temps

Le capitaine David Luiz (en fond au centre) et la défense brésilienne ne peuvent empêcher les Allemands d'inscrire quatre buts en six minutes, Miroslav Klose (à gauche) inscrivant le premier à la 23e minute.

Les deux équipes débutent la partie de manière entreprenante, le premier tir brésilien venant de Marcelo à la 3e minute et de Sami Khedira à la 7e minute du côté allemand. Les Allemands ouvrent le score seulement quatre minute plus tard lorsque Thomas Müller échappe au marquage de David Luiz et reprend du plat du pied un corner de Toni Kroos au point de penalty. Les Brésiliens tentent de répondre immédiatement mais leurs offensives, bien que dangereuses, n'aboutissent à rien. La Mannschaft aggrave finalement la marque à la 23e minute par l'intermédiaire de Miroslav Klose, servi par Müller, qui doit s'y prendre à deux fois après avoir vu son premier tir repoussé par Júlio César. Ce but représente le seizième inscrit par l'Allemand en phase finale de Coupe du monde qui dépasse Ronaldo en tant que meilleur buteur de l'histoire de la compétition[14],[15],[16].

Après ce deuxième but, la Seleção perd complètement le contrôle du match et concède dans un véritable état de sidération trois nouveaux buts dans les minutes qui suivent ; Kroos inscrivant deux buts en moins de deux minutes : d'abord en reprenant de volée, démarqué, un centre de Lahm à la 24e minute avant de profiter d'une hésitation de Fernandinho quelques instants après l'engagement brésilien pour lui subtiliser le ballon dans son propre camp et, avec l'aide de Khedira, inscrire un doublé soixante-dix secondes seulement après son premier but. Le cinquième et dernier but allemand de la mi-temps est inscrit par Khedira qui, aidé de Mesut Özil, aggrave encore la marque à la 29e minute. Les cinq buts allemands sont inscrits lors la première demi-heure de jeu tandis que le Brésil ne comptabilise aucun tir cadré de toute la première période. De nombreux supporters brésiliens sont alors filmés en larmes et le stade reste en état de choc jusqu'à la mi-temps qui voit l'équipe du Brésil rentrer aux vestiaires sous les sifflets de son public[17],[18],[16]. Des affrontements commencent à éclater dans les travées du Mineirão, forçant la police militaire à envoyer une brigade des forces spéciales dans le stade[19].

Deuxième mi-temps

La performance de l'attaquant Fred (au centre) lui vaut d'être hué par ses propres supporters lors de son remplacement.

Pour la seconde période, l'entraîneur brésilien Luiz Felipe Scolari effectue deux changements, faisant rentrer Paulinho et Ramires à la place de Fernandinho et Hulk. Les Auriverdes se montrent alors plus menaçant et poussent Manuel Neuer à plusieurs arrêts face à Oscar, Paulinho et Fred. Les Allemands manquent de peu d'accroître leur avance à la 60e minute, Müller butant sur Júlio César à deux reprises, la chose est finalement faite neuf minutes plus tard lorsqu'André Schürrle reprend du plat du pied une passe de Lahm au point de penalty. Le septième but allemand est inscrit par ce même joueur à la 79e minute lorsque, recevant une passe de Müller en pivot, il envoie la balle dans la lucarne du portier brésilien battu au premier poteau. Avec un score pointant à 7-0, les supporters brésiliens restant offrent une standing ovation aux Allemands, applaudissant le but de Schürrle et la performance allemande[20]. Vers la fin de la rencontre, Özil a l'occasion d'inscrire un huitième but mais sa frappe passe de peu à côté ; quelques instants après, Oscar se trouve à la réception d'une passe en profondeur et parvient à tromper Neuer pour porter le score à 7-1, qui ne changera plus. Les Brésiliens subissent là la pire défaite de leur histoire à égalité avec le 6-0 infligé par l'Uruguay en 1920 et voient la fin de leur série de 62 matchs de compétition invaincus à domicile. Les joueurs brésiliens quittent le terrain en larmes sous les huées du public[17],[18],[16],[21],[22].

L'Allemand Toni Kroos est nommé homme du match, avec trois tirs pour deux buts, 93 % de passes réussies, une passe décisive et deux occasions créées[23],[24].

L'attaquant brésilien Fred, remplacé par Willian à la 70e minute, subit une réaction particulièrement hostile de la part des supporters brésiliens[25]. Selon Opta Sports, le joueur n'a jamais taclé, centré, intercepté une balle ou déclenché la moindre course durant le match, ayant finalement eu la majorité de sa possession du ballon lors des engagements brésiliens suivant chaque but allemand[26].

Feuille de match

Match 61 Brésil Drapeau : Brésil 1 - 7 Drapeau : Allemagne Allemagne Mineirão, Belo Horizonte

17:00 (UTC-3)
Crystal Clear app kworldclock.png Historique des rencontres
Oscar But inscrit après 90 minutes90e (0 - 5) But inscrit après 11 minutes11e Müller
But inscrit après 23 minutes23e Klose
But inscrit après 24 minutes24e But inscrit après 26 minutes26e Kroos
But inscrit après 29 minutes29e Khedira
But inscrit après 69 minutes69e But inscrit après 79 minutes79e Schürrle
Spectateurs : 58 141
Arbitrage : Drapeau du Mexique Marco Rodríguez
Crystal Clear app lphoto.png Photos du match
Rapport
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Brésil
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Allemagne
Drapeau du Brésil
Brésil :
Gardien de but 12 Júlio César
4 David Luiz Capitaine
5 Fernando Luiz Roza Remplacé après 46 minutes46e
6 Marcelo da Silva
7 Hulk Remplacé après 46 minutes46e
9 Fred Remplacé après 69 minutes69e
11 Oscar
13 Dante Averti après 68 minute(s)68e
17 Luiz Gustavo
20 Bernard
23 Maicon Douglas
Remplaçants :
8 Paulinho Entré après 46 minutes46e 
16 Ramires Entré après 46 minutes46e 
19 Willian Entré après 69 minutes69e 
Sélectionneur :
Drapeau du Brésil Luiz Felipe Scolari
BRA-GER 2014-07-08.svg
Drapeau de l'Allemagne
Allemagne :
Gardien de but 1 Manuel Neuer
4 Benedikt Höwedes
5 Mats Hummels Remplacé après 46 minutes46e
6 Sami Khedira Remplacé après 76 minutes76e
7 Bastian Schweinsteiger
8 Mesut Özil
11 Miroslav Klose Remplacé après 58 minutes58e
13 Thomas Müller
16 Philipp Lahm Capitaine
18 Toni Kroos
20 Jérôme Boateng
Remplaçants :
9 André Schürrle Entré après 58 minutes58e 
14 Julian Draxler Entré après 76 minutes76e 
17 Per Mertesacker Entré après 46 minutes46e 
Sélectionneur :
Drapeau de l'Allemagne Joachim Löw

Assistants :
Drapeau du Mexique Marvin Torrentera
Drapeau du Mexique Marcos Quintero
Quatrième arbitre :
Drapeau des États-Unis Mark Geiger
Cinquième arbitre :
Drapeau des États-Unis Mark Hurd

Homme du Match :
Drapeau de l'Allemagne Toni Kroos

Statistiques

Les joueurs allemands célébrant un but.
Statistique[27] Brésil Allemagne
Buts marqués 1 7
Tirs 18 14
Tirs cadrés 8 10
Arrêts 3 7
Possession 52 % 48 %
Corners 7 5
Fautes 11 14
Hors-jeux 3 0
Cartons jaunes 1 0
Cartons rouges 0 0

Records

Le score final de la rencontre constitue la victoire la plus large dans une demi-finale de Coupe de monde[28]. Il s'agît également de la pire défaite subie par une nation hôte de la compétition[24]. À la fin du match, un total de 167 buts ont été inscrits lors du Mondial 2014, le second total le plus élevé après les 171 buts de l'édition 1998[24]. Le match se classe par ailleurs deuxième du tournoi au nombre de tirs cadrés dans le temps réglementaires avec dix-huit tirs cadrés[24]. Les quatre buts inscrits entre la 23e et la 29e minutes sont les plus rapides jamais inscrits en Coupe du monde[29], battant ainsi le record doublement détenu par l'Autriche en 1954 et par la Hongrie en 1982 qui avaient eu besoin de sept minutes chacun pour faire de même[30]. L'Allemagne égale également le record du nombre de buts inscrits contre le pays hôte, rejoignant la victoire autrichienne contre la Suisse (7-5) lors du Mondial 1954[29], elle devient également la nation ayant marqué le plus de buts en Coupe du monde, dépassant le Brésil à 223 buts contre 221[28]. Avant la rencontre, les deux nations étaient par ailleurs à égalité au nombre de finales disputées avec sept chacune, la victoire allemande lui permet donc d'être la première à atteindre la finale de la compétition à huit reprises[31].

Côté brésilien, le résultat est le pire de l'histoire de la sélection, égalant la défaite 6-0 subite face à l'Uruguay lors du championnat sud-américain de 1920[28] et constituant leur pire défaite à domicile [32], dépassant le 5-1 infligé par l'Argentine en 1939 à Rio de Janeiro. Cette défaite met un terme à une série de 62 matchs de compétition à domicile sans défaite pour les Brésiliens datant de la défaite 3-1 face au Pérou lors de la Copa América 1975, un match ayant également eu lieu à l'Estádio Mineirão de Belo Horizonte[33],[34]. La dernière défaite du Brésil en demi-finale de Coupe du monde remonte à 1938, lorsque la Seleção avait été défaite par la sélection italienne à Marseille, ayant par la suite remporté ses six passages suivants à ce stade de la compétition, la défaite de 1974 ne comptant pas, formellement, comme une demi-finale[29]. C'est la première fois que le Brésil concède sept buts à domicile, bien qu'il en ait déjà concédé huit lors d'un match amical face à la Yougoslavie en 1934 (4-8)[29], cinq pour la dernière fois lors du Mondial 1938 contre la Pologne (6-5) et quatre au cours de la défaite 4-2 face à la Hongrie lors de la Coupe du monde 1954[24]. Avant cette rencontre, la défaite la plus large subie par les Brésiliens dans la compétition était le 3-0 contre la France lors de la finale du Mondial 1998[35]. Il s'agît également de la pire défaite auriverde face à l'Allemagne, dépassant la défaite 2-0 lors d'un match amical en 1986[24].

Le but de Miroslav Klose (numéro 11, au centre) fait de lui le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde.

Côté allemand, la victoire signifie que, pour la quatrième fois consécutive, l'Allemagne terminerait parmi les trois meilleures équipes du tournoi ; ils deviennent de plus la première nation à atteindre la finale de la Coupe du monde à huit reprises[24]. Il s'agissait par ailleurs de la douzième demi-finale d'une sélection allemande en Coupe du monde[29] qui devient la première à inscrire sept buts lors d'une demi-finale de la compétition[24],[28]. La dernière équipe à avoir inscrit six buts à ce stade était l'Allemagne de l'Ouest face à l'Autriche en 1954, et cela avait également été le cas lors des deux demi-finales de l'édition 1930. Les cinq buts d'avance de la Mannschaft à la mi-temps constitue sa plus grande avance à ce stade d'une rencontre de Coupe du monde, dépassant le 4-0 lors de la première mi-temps du match contre l'Arabie saoudite en 2002, qui s'était terminé sur le score de 8-0, constituant encore la plus grande victoire allemande dans la compétition[29]. Les deux autres équipes à accuser un déficit de cinq buts à la mi-temps étaient le Zaïre (face à la Yougoslavie) et Haïti (face à la Pologne) lors de la Coupe du monde 1974[36],[37]. Les sept buts inscrits par les Allemands ont par ailleurs dépassé le nombre de buts inscrits par 28 nations lors des phases finales de Coupe du monde disputées par celles-ci[24].

L'Allemand Miroslav Klose égale à cette occasion le Brésilien Cafu au nombre de matchs remportés dans la compétition en tant que joueur, avec seize victoires. Il joue par ailleurs son vingt-troisième match de Coupe du monde, égalant Paolo Maldini à la deuxième place du nombre de matchs joués, à deux unités de Lothar Matthäus. Klose a cependant disputé plus de matchs à élimination directe que Cafu et Matthäus, avec treize matchs disputés[24], et devient le seul joueur à prendre part à quatre demi-finales de Coupe du monde, dépassant Uwe Seeler qui n'en a disputé que trois[38]. Lors de la rencontre, il bat le record du nombre de buts marqués en Coupe du monde en inscrivant son seizième but lui permettant de dépasser le Brésilien Ronaldo, qui était par ailleurs présent dans le stade en tant que commentateur[39]. Le premier but, inscrit par Thomas Müller, constitue le 2000e but inscrit par l'équipe nationale allemande[37]. Ce but fait également de Müller le troisième joueur à inscrire cinq buts ou plus à l'occasion de deux Coupes du monde distinctes, avec Klose et le Péruvien Teófilo Cubillas, et le deuxième à réussir cet exploit lors de Mondiaux consécutifs (avec Klose)[29]. Le doublé de Toni Kroos en soixante-neuf secondes en première période est par ailleurs le doublé le plus rapide jamais inscrit en Coupe du monde[28].

Réactions

Dans le monde du football

Homme du match, Toni Kroos inscrit deux buts en soixante-neuf secondes, en faisant le doublé le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde. Il exprime plus tard des regrets pour les Brésiliens qui n'ont selon lui « pas joué à leur meilleur niveau »[40].

Il a notamment été rapporté que Neymar, regardant le match à la télévision, a décidé d'arrêter après le septième but allemand pour aller jouer au poker avec ses amis[41],[42]. Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari déclare que le résultat est « la pire défaite jamais subie par la sélection brésilienne », s'en déclarant pleinement responsable[43],[44] et le considérant comme « la pire de [sa] vie »[45]. Il démissionne de son poste après la fin du tournoi. Le capitaine remplaçant David Luiz et le gardien Júlio César présentent tous deux leurs excuses au peuple brésilien[46]. Fred, particulièrement visé par les supporters brésiliens durant la rencontre, déclare qu'il s'agit de la pire défaite de sa carrière et de celle de ses coéquipiers[47]. Il annonce sa retraite internationale à l'issue de la compétition[48]. Neymar affirme quant à lui son soutien à ses coéquipiers, affirmant être fier de faire partie de l'équipe malgré la défaite[49].

Durant la rencontre, les Allemands semblent comprendre qu'il ne s'agît pas d'un match comme les autres[50] et, comme le reconnait Mats Hummels après la rencontre, ont décidé de ne pas humilier leurs adversaires davantage lors de la deuxième mi-temps et de l'après-match[51] : « Nous avons décidé de rester concentrés et de ne surtout pas essayer de les humilier. Il faut montrer du respect à l’adversaire, et il était très important que nous le fassions. » Ils ont ainsi nettement atténué leurs célébrations, se contentant de lever les bras mais sans bondir ni crier de joie[50]. L'entraîneur allemand Joachim Löw affirme après le match que son équipe avait pris conscience que les joueurs brésiliens étaient « complètement perdus »[52], en particulier après le but du 2-0, et qu'elle avait su en profiter en opposant « le calme et l'ordre » à « l'émotion et la passion » brésilienne[53]. Toni Kroos, désigné homme du match, ajoute que les Allemands ont trouvé que le Brésil n'avait jamais joué à son niveau lors de la compétition, et que les siens étaient parfaitement préparés à contrer la Seleção[40]. Löw déclare par ailleurs que l'équipe n'a ressentie « aucune euphorie » durant ou après le match[54], étant consciente que le 7-1 n'aurait aucune influence sur la finale disputée cinq jours après : « Nous n'avons rien célébré. Nous étions contents, mais il nous reste encore quelque chose à faire »[55].

Après la fin du match, les joueurs et le staff allemand offrent des mots de consolation d'encouragement aux Brésiliens, notamment Löw et les défenseurs Philipp Lahm et Per Mertesacker qui comparent la pression et l'échec ressentie par l'équipe brésilienne à celle des Allemands lors de leur défaite en demi-finale de la Coupe du monde 2006[56],[57],[58]. Lahm ajoute par ailleurs, lors d'une entrevue après le tournoi, s'être senti « très gêné » durant la rencontre et « pas du tout euphorique », car les Brésiliens ont selon lui commis des erreurs « qui n'arrivent normalement pas à ce niveau »[59]. Kroos déclare également que, malgré la qualité de l'équipe brésilienne, elle n'a jamais pu jouer à son plein potentiel du fait de la pression qu'elle subissait[40],[60]. Löw observe immédiatement après la rencontre que les spectateurs brésiliens applaudissaient son équipe[20]. Le journal brésilien O Globo exprime peu après sa reconnaissance envers les joueurs allemands, les appelant « champions du monde de la sympathie »[61]

L'icône du football brésilien Pelé écrit notamment sur Twitter : « J'ai toujours dit que le football est une boîte à surprises. Personne au monde ne s'attendait à ce résultat » suivi par « le Brésil tentera de remporter son sixième titre en Russie. Félicitations à l'Allemagne »[62]. Le capitaine brésilien lors du Mondial 1970 Carlos Alberto Torres, affirme quant à lui que le pays a perdu car il avait le sentiment d'avoir déjà gagné, ajoutant que l'Allemagne a joué « comme [il] aime le voir » et que les tactiques de Scolari étaient « suicidaires »[63]. Le sélectionneur argentin Alejandro Sabella peine à expliquer la défaite brésilienne, affirmant que « le football est le sport le moins logique »[64]. À l'inverse, la légende argentine Diego Maradona a été vue chantant une chanson moquant la défaite brésilienne[65].

Dans la société

La défaite du Brésil est notamment déplorée par la présidente Dilma Rousseff.

En Allemagne, la couverture du match par la ZDF établit le record national d'audience avec 32,5 millions de spectateurs (87,8 % de part de marché), battant le record établi lors du match Allemagne-Espagne en demi-finale de la Coupe du monde 2010[66]. Ce record est cependant battu cinq jour plus tard à l'occasion de la finale. À l'inverse, la couverture brésilienne assurée par Rede Globo a vue son audience chuter à chaque but allemand[67]. Le match est l'événement sportif le plus commenté de l'histoire de Twitter avec 35,6 millions de tweets[68], dépassant les 24,9 millions de tweets du Super Bowl XLVIII[62]. Des hashtags tels que « #PrayForBrazil » font notamment leur apparition, mais une fois l'écart de 5-0 établi, les utilisateurs brésiliens préfèrent exprimer leur frustration par l'humour autodérisoire, comparant les buts de l'Allemagne à la voiture Volkswagen Gol et en affirmant que l'équipe brésilienne jouait « comme onze Fred »[69]. D'autres utilisateurs du réseau social comparent quant à eux la performance allemande à leurs victoires militaires lors de la Seconde Guerre mondiale et à l'Holocauste, surnommant la rencontre « Goalocaust »[70]. La présidente brésilienne Dilma Rousseff y déclare que « comme tous les Brésiliens, je suis très, très triste de la défaite »[71]. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien Yigal Palmor mentionne le match en réponse à la condamnation par le Brésil de l'usage d'une force disproportionnée par son pays dans le cadre de la guerre de Gaza, disant : « Ce n'est pas le football. Dans le football, quand un match se termine par un match nul, vous pensez que c'est proportionné, mais quand ça termine 7-1, c'est disproportionné »[72].

Du fait de la pression sur l'hôte brésilien pour remporter « sa » compétition et le choc provoqué par la défaite, les médias et la FIFA surnomment rapidement le match Mineirazo (Mineiraço au Brésil), signifiant « le choc du Mineirão », en référence au Maracanazo (Maracanaço) lorsque le Brésil a été vaincu chez lui par l'outsider uruguayen au cours de la finale de facto de la Coupe du monde 1950[37],[73],[74]. La fille du gardien Moacir Barbosa, qui a souvent été blâmé pour la défaite de 1950, dit que la défaite avait suffi à racheter l'honneur de son père[75], tandis que l'attaquant uruguayen Alcides Ghiggia, qui a inscrit le but de la victoire lors du Maracanazo, pense que les deux matchs ne sont pas comparables et que celui de 1950 avait bien plus d'importance[76]. Après la fin du match, les supporters allemands sont escortés hors du stade par la police également prévenue de risques d'émeutes[77]. Les observateurs ont notamment remarqué que, tandis que les supporters allemands affichaient leur respect aux hôtes vaincus, les supporters argentins ont quant à eux célébré l'élimination brésilienne[20],[78]. Plusieurs vols sont signalés à Rio de Janeiro, tandis que des fans sont vus mettre feu au drapeau brésilien à São Paulo avant même la fin du match[79]. Plusieurs bus sont également incendiés et un magasin d'électronique pillé dans cette même ville[80].

Dans les médias

Les journaux brésiliens décrivent le résultat par des unes telles que : « La plus grande honte de l'histoire » (Lance!), « Humiliation historique » (Folha de S. Paulo) ou « Le Brésil a été tué » (O Globo). Le journal allemand Bild met quant à lui en avant la performance allemande dans la « folie 7-1 ». La une du journal français L'Équipe affiche simplement « Le Désastre »[81]. Matthew Stanger de Sky Sports décrit le match comme « l'ultime embarras »[82], tandis que Miguel Delaney d'ESPN surnomme le match Mineirazo, en écho au terme inventé pour l'occasion par la presse latino-américaine de langue espagnole[83], terme immédiatement repris tel quel par la presse brésilienne.

Barney Ronay de The Guardian décrit le match comme « la défaite la plus humiliante de l'histoire pour une nation hôte de la Coupe du monde »[84] tandis que Joe Callaghan de The Independent l'appelle « la nuit la plus sombre de l'histoire du football brésilien »[85]. La consultant de la BBC à Rio de Janeiro Wyre Davies dit que la réaction des Brésiliens au stade et dans les zones de fans était « un sentiment collectif de choc, de honte et d'humiliation national à travers tout le Brésil et impossible à ignorer »[86]. Le journaliste sportif Tim Vickery affirme que cela pourrait être le point de départ d'une nécessaire réforme en profondeur du football brésilien qui est, selon lui, devenu complaisant par rapport aux autres pays, se reposant sur les lauriers de ses succès passés[87]. La comparaison avec le Maracanazo est souvent effectuée[74], les médias brésiliens allant parfois jusqu'à dire que la défaite de 2014 redorait le blason de l'équipe de 1950[75],[88].

Après la rencontre, les déficiences tactiques et techniques ayant amenées à une telle défaite sont analysées. Ainsi, selon plusieurs analystes, le sélectionneur Scolari s'est trop appuyé sur l'équipe qui avait remporté la Coupe des confédération en 2013 alors que plusieurs d'entre eux étaient alors en méforme et n'avaient aucune expérience en Coupe du monde[89]. Le Brésil n'avait par ailleurs pas impressionné durant la phase de groupes et les deux premiers matchs éliminatoires, reposant essentiellement sur les exploits individuels de Neymar en attaque, leurs défauts ayant été exposés lorsque confrontés à un adversaire bien plus valeureux comme l'Allemagne[90]. L'importance de Neymar dans la tactique brésilienne était telle que quasiment aucune formation n'avait été travaillée sans lui[89]. En son absence, Scolari a donc décidé de le remplacer par Bernard, pour honorer la tradition offensive du football brésilien, au lieu d'opter pour « le choix logique [qui aurait été] d'ajouter un milieu de terrain supplémentaire » face aux Allemands[91]. Ses assistants ont même à plusieurs reprises suggéré de titulariser les plus défensifs Ramires et Willian en remplacement[89]. Ce choix a ainsi fait que Fernandinho et Luiz Gustavo ont été complètement dépassés par le trio allemand du milieu de terrain Toni Kroos, Sami Khedira et Bastian Schweinsteiger[91]. La défense, qui avait déjà fait l'objet de critiques lors des matchs précédents, s'est totalement effondrée en l'absence de son capitaine Thiago Silva, que Dante n'est pas parvenu à remplacer, tandis que le capitaine de remplacement David Luiz a commis un nombre inhabituel d'erreurs durant le match[92],[91]. D'autres erreurs incluent le choix de placer Marcelo dans un rôle plus offensif et le faire couvrir par Luiz Gustavo, ainsi que l'inefficacité de Fred, souvent considéré comme un attaquant plus tactique que prolifique, dans son rôle de buteur[93].

Conséquences

Le Brésil termine finalement quatrième de la compétition après une nouvelle défaite 0-3 face aux Pays-Bas lors du match pour la troisième place le 12 juillet[94]. Cette défaite égale l'ancienne pire performance de la Seleção lors d'un Mondial, qui est la défaite 3-0 en finale de la Coupe du monde 1998 face à la France, et porte le total de buts encaissés par la sélection brésilienne à quatorze, son pire total lors d'un tournoi international, et le plus encaissé par un pays hôte et par n'importe quelle équipe depuis les quinze buts concédés par la Belgique en 1986[95]. L'Allemagne remporte quant à elle la compétition pour la quatrième fois, la première depuis la réunification, venant à bout de l'Argentine au Maracanã lors de la finale le 13 juillet sur le score de 1-0 après prolongation[96]. Les Allemands ont notamment été soutenus par les spectateurs brésiliens qui, malgré l'élimination de leur pays, ont préféré les voir l'emporter plutôt que leur voisin et grand rival historique[20],[97].

Ces deux défaites consécutives du Brésil, une première depuis 1940[98], amènent à la démission du sélectionneur Luiz Felipe Scolari le 15 juillet[99]. La confédération brésilienne annonce le retour de Dunga, déjà sélectionneur de 2006 à 2010, au poste deux semaines plus tard[100], il sera renvoyé après l'élimination du Brésil lors de la phase de groupes de la Copa América Centenario aux États-Unis deux ans plus tard[101].

Voir aussi

Références

Notes

  1. Le Brésil a déjà rencontré l'Allemagne de l'Est en 1974, mais la FIFA considère celle-ci comme une entité différente de l'actuelle équipe d'Allemagne ayant héritée des statistiques et trophées de l'ancienne Allemagne de l'Ouest[7].

Références

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Brazil v Germany (2014 FIFA World Cup) » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Phil McNulty's guide to the semi-finals », BBC, (consulté le 9 juillet 2014)
  2. (en) « A look at the FIFA World Cup favourites and roughies », The Roar (consulté le 7 janvier 2015)
  3. (en) « World Cup 2014 countries: Fifa world rankings », Daily Telegraph (consulté le 7 janvier 2015)
  4. « Allemagne-Brésil : Face-à-face », FIFA (consulté le 10 février 2017)
  5. (en) « Brazil crowned world champions », BBC, (consulté le 9 juillet 2014)
  6. (en) « Brazil 2 – 0 Germany », BBC, (consulté le 9 juillet 2014)
  7. (en) « Calm down "West Germany" pedants - Germany HAS previously won the FIFA World Cup three times », Daily Mirror, (consulté le 9 mai 2015)
  8. (en) « Brazil appeal against Thiago Silva's World Cup semi-final ban rejected », The Guardian, (consulté le 9 juillet 2014)
  9. (en) « Brazil forward out of 2014 Fifa World Cup with back injury », BBC, (consulté le 8 juillet 2014)
  10. (en) « Neymar ruled out of World Cup: Striker to miss rest of tournament with broken vertebra as injury mars Colombia win », The Independent, (consulté le 8 juillet 2014)
  11. (en) « Brazil pay tribute to the injured Neymar by holding his shirt during the national anthem », The Independent, (consulté le 8 juillet 2014)
  12. (en) « Brazil v Germany: World Cup 2014 match preview », Daily Telegraph (consulté le 7 janvier 2015)
  13. (en) « Mexican referee Marco "Chiquimarco" Rodriguez retires », NBC Sports, (consulté le 28 avril 2015)
  14. « L'Allemagne gifle le Brésil ! (1-7) », L'Équipe, (consulté le 11 février 2017)
  15. « Brésil/Allemagne - L’Allemand Miroslav Klose meilleur buteur en Coupe du monde », sur liberation.fr,
  16. a, b et c (en) « Brazil 1-7 Germany », BBC Sport (consulté le 10 juillet 2014)
  17. a et b (en) « As it happened: Brazil 7–1 Germany », RTE Sport, (consulté le 9 juillet 2014)
  18. a et b (en) « Brazil vs Germany, World Cup 2014: as it happened », The Daily Telegraph (consulté le 10 juillet 2014)
  19. (pt) « Alemão leva soco ao comemorar gol no Mineirão e perde audição », Universo Online, (consulté le 4 mai 2015)
  20. a, b, c et d (en) « Argentina's World Cup final loss to Germany gives Brazil something to cheer about », Yahoo Sports, (consulté le 3 août 2014)
  21. (en) « Brazil blown away by sharp Germany », ESPN, (consulté le 9 juillet 2014)
  22. (en) « Brazil vs Germany match report World Cup 2014: Utter humiliation for hosts as Thomas Muller and Toni Kroos help Germany hit seven past Selecao », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  23. « Brésil-Allemagne – Homme du Match », FIFA (consulté le 9 juillet 2014)
  24. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (en) « In Numbers: How Germany systematically destroyed Brazil », Firstpost, (consulté le 9 juillet 2014)
  25. (en) « Fred booed as Brazil fans turn on Selecao », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  26. (en) « Was Fred's performance the worst display by a striker in World Cup history? His heat map makes comical viewing », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  27. « Les statistiques en direct », FIFA (consulté le 11 février 2017)
  28. a, b, c, d et e (en) « World Cup records tumble as Germany destroy Brazil 7–1 », The Guardian, (consulté le 9 juillet 2014)
  29. a, b, c, d, e, f et g (en) « Germany's 7–1 humiliation of World Cup hosts Brazil sees the record books rewritten », Daily Mail, (consulté le 9 juillet 2014)
  30. « Feuille de match Hongrie - Salvador », FIFA.com (consulté le 13 juillet 2014)
  31. (en) « Germany Embarrasses Brazil in World Cup Semifinal », Newsweek, (consulté le 9 mai 2015)
  32. (en) « Miroslav Klose sets scoring record as hosts are dumped out in semi-final », Daily Telegraph, (consulté le 9 juillet 2014)
  33. (en) « World Cup 2014: Germany Defeats Brazil, 7–1 », The New York Times, (consulté le 8 juillet 2014)
  34. (en) « Brazil lost a competitive match on home soil for the first time since 1975 », USA Today, (consulté le 8 juillet 2014)
  35. (en) « Brazil boss Luiz Felipe Scolari on 'worst day' », BBC Sport, (consulté le 9 juillet 2014)
  36. (en) « Hosts join Haiti and Zaire as the only sides to be down by five at half-time », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  37. a, b et c « Le "Mineirazo" en chiffres », FIFA, (consulté le 25 février 2017)
  38. (en) « Clinical Klose smashes World Cup records », SBS,
  39. (en) « Miroslav Klose becomes all-time record scorer in World Cup finals », The Guardian, (consulté le 9 juillet 2014)
  40. a, b et c (pt) « Kroos aponta Brasil aquém de seu futebol na Copa e diz sentir pena por goleada », Superesportes, (consulté le 4 mai 2015)
  41. (de) « Neymar Konnte Beim Debakel Nicht Hinschauen Aid », MRP, (consulté le 14 juillet 2014)
  42. « Mondial 2014 : pendant Allemagne-Brésil, Neymar a vécu un cauchemar », Le Parisien, (consulté le 11 février 2017)
  43. (en) « Brazil's Luiz Felipe Scolari accepts blame after hammering by Germany », The Guardian, (consulté le 9 juillet 2014)
  44. (en) « Brazil vs Germany World Cup 2014: 'This was the worst defeat in Brazil's history,' admits Luiz Felipe Scolari », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  45. « Scolari : «Le pire moment de ma vie» », L'Équipe, (consulté le 11 février 2017)
  46. (en) « Brazil captain David Luiz apologises after loss », BBC, (consulté le 9 juillet 2014)
  47. (en) « Fred describes Brazil's 7-1 World Cup 2014 defeat to Germany as 'a scar that will live with us forever' », The Daily Telegraph, (consulté le 10 juillet 2014)
  48. « Fred prend sa retraite internationale », Le Figaro, (consulté le 11 février 2017)
  49. « Neymar : "J'aurais pu finir en chaise roulante" », Le Monde, (consulté le 11 février 2017)
  50. a et b (en) « After 7-1 Destruction Of Brazil, Classy Germans Tweet Support For The Losers », International Business Times, (consulté le 11 février 2017)
  51. « La gazette du Mondial : la pitié des Allemands, le dédain des Hollandais », Le Monde, (consulté le 11 février 2017)
  52. « Joachim Löw après Allemagne - Brésil (7-1) : "Ils étaient complètement perdus" », Eurosport, (consulté le 11 février 2017)
  53. « Brésil-Allemagne : "Humiliation historique" contre "Victoire pour l'éternité" », Direct Matin, (consulté le 11 février 2017)
  54. (en) Sam Wallace, « 'We had a clear, persistent game-plan,' says Germany coach Joachim Low after comprehensive victory », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  55. (en) « Joachim Low's heroes have inspired me to be a bit more German », Belfast Telegraph, (consulté le 3 août 2014)
  56. (en) « Germany boss Joachim Low feels sympathy for Brazil after 7–1 rout », Sky Sports, (consulté le 9 juillet 2014)
  57. (pt) Leonardo de Escudeiro, « Seleção alemã deu exemplo de elegância com brasileiros », Trivela (UOL), (consulté le 10 juillet 2014)
  58. (en) John Cross, « Germany side that gave Brazil World Cup hiding a band of brothers claims Per Mertesacker », Daily Mirror, (consulté le 4 mai 2015)
  59. (de) « Das 7:1 gegen Brasilien war "beklemmend" », Stern, (consulté le 28 juillet 2014)
  60. (pt) Lepiani, Giancarlo, « Toni Kroos atropelou o Brasil. E depois disse sentir 'pena' », Veja, (consulté le 4 mai 2015)
  61. (fi) Sillanpää Sami, « Jalkapallo loi uuden Saksan », Sanoma, (consulté le 17 juillet 2014)
  62. a et b (en) « Germany 7–1 World Cup semi-final win over Brazil breaks Twitter record with 35.6M tweets – ESPN FC », ESPN FC (consulté le 9 juillet 2014)
  63. (es) « Carlos Alberto: "La táctica de Scolari fue un suicidio" », Diario AS, (consulté le 9 juillet 2014)
  64. « Brésil-Allemagne (1-7): «Le football est le sport le moins logique», selon le sélectionneur de l'Argentine, Alejandro Sabella », 20minutes.fr, (consulté le 25 février 2017)
  65. « Maradona démonte le Brésil », So Foot, (consulté le 25 février 2017)
  66. (de) « Deutschland jubelt sich zum Allzeit-Quotenrekord », DWDL, (consulté le 9 juillet 2014)
  67. (pt) « Vexame do Brasil na Copa do Mundo tem pior audiência na Globo », UOL, (consulté le 10 juillet 2014)
  68. (en) « #BBCtrending: Brazil's World Cup thrashing breaks Twitter records », BBC Online, (consulté le 9 juillet 2014)
  69. (pt) Shirley Pacelli, « Sem perder o humor », Estado de Minas,
  70. (en) « Twitter Sure Does Have a Lot of Nazi and Holocaust Jokes for the Germany-Brazil Game! », New York (magazine), (consulté le 10 juillet 2014)
  71. « Brésil-Allemagne : Dilma Roussef "très triste" », RTL, (consulté le 25 février 2017)
  72. (en) « Israel calls Brazil a ‘diplomatic dwarf’ – and then brings up World Cup humiliation », Washington Post, (consulté le 21 octobre 2015)
  73. (es) « Trágico 'Mineirazo'; Alemania destroza a Brasil », Excelsior
  74. a et b (es) « "Mineirazo" titulan los diarios brasileños tras derrota contra Alemania », RCN radio
  75. a et b (en) Stephanie Nolen, « Brazil, losers on the field, now turn to the blame game », The Globe and Mail, (consulté le 1er septembre 2014)
  76. (pt) « "O Maracanazo é diferente porque foi uma final", afirma Ghiggia », Agência EFE, (consulté le 1er septembre 2014)
  77. (en) « CBC News – World Cup 2014: Brazil fans stunned as Germany routs home team », Cbc.ca, (consulté le 9 juillet 2014)
  78. (en) Denisse Espejel, « Riots in Buenos Aires After Argentina's World Cup Final Defeat », VICE News, (consulté le 3 août 2014)
  79. (en) « Goal, Goal, Goal, Goal, Goal, Goal, Goal: A Dark Day for Brazil », New York Times, (consulté le 9 juillet 2014)
  80. (en) « Buses set ablaze after Brazil's World Cup loss », SBS, (consulté le 5 septembre 2014)
  81. (en) « How the world reacted to Brazil's humiliation », BBC Sport, (consulté le 25 février 2017)
  82. (en) Matthew Stanger, « A World Cup night for Brazil that will never be forgotten », Sky Sports, (consulté le 9 juillet 2014)
  83. (en) Miguel Delaney, « Three points: Brazil left broken », ESPN, (consulté le 9 juillet 2014)
  84. (en) Barney Ronay, « Brazil World Cup humiliation by Germany should serve as a call to arms », The Guardian, (consulté le 9 juillet 2014)
  85. (en) Joe Callaghan, « Joachim Low's golden generation into World Cup final and can finally shine », The Independent, (consulté le 9 juillet 2014)
  86. (en) Wyre Davies, « Shock and humiliation in Brazil after German rout », BBC News, (consulté le 9 juillet 2014)
  87. (en) Tim Vickery, « Brazil must learn lessons from Germany humiliation », BBC News, (consulté le 9 juillet 2014)
  88. (pt) André Avelar, « Jogadores de 50 enfim são perdoados após Mineirazo », R7 (Rede Record), (consulté en 5 septembre2014)
  89. a, b et c (pt) « Felipão vai de pai do penta a gestor do fracasso », Folha de S. Paulo, (consulté le 5 septembre 2015)
  90. (en) Ian Ladyman, « Brazil's 7-1 defeat by Germany in the World Cup semi-final showed just how deep their flaws were... they were always likely to be on the end of this kind of hiding », The Daily Mail, (consulté le 5 septembre 2014)
  91. a, b et c (en) Jeremy Wilson, « Brazil 1 Germany 7: The World Cup match that will echo down the years to the shame of host's proud history », The Telegraph, (consulté le 5 septembre 2015)
  92. (en) Fifield, Dominic, « Looking back at Germany v Brazil, World Cup semi-final », The Guardian, (consulté le 5 septembre 2015)
  93. (en) Raghav Chopra, « World Cup 2014: Five reasons why Brazil lost to Germany », CNN-News18, (consulté le 27 juin 2016)
  94. « La troisième place pour les Pays-Bas (0-3) », L'Équipe, (consulté le 25 février 2017)
  95. (en) Jamie Trecker, « Netherlands add to Brazil's misery, claim third place in World Cup », Fox Sports, (consulté le 13 juillet 2014)
  96. « L'Allemagne remporte sa 4e Coupe du monde ! (1-0) », L'Équipe, (consulté le 25 février 2017)
  97. (en) James Young, « Brazil falls short, but its World Cup provides unforgettable theater », Sports Illustrated, (consulté le 5 septembre 2014)
  98. (en) « Brazil's 3-0 loss to Netherlands spells first consecutive home defeats since 1940 », Live Soccer TV, (consulté le 3 août 2014)
  99. « Luiz Felipe Scolari a démissionné », RTBF, (consulté le 25 février 2017)
  100. « Dunga est le nouvel entraîneur du Brésil (officiel) », Eurosport, (consulté le 25 février 2017)
  101. « Brésil : Carlos Dunga prend la porte », Eurosport, (consulté le 25 février 2017)