Massacre de la famille royale du Népal

Le massacre de la famille royale du Népal a eu lieu le . Le roi du Népal et ses héritiers directs sont tous morts lors du massacre ou à la suite des blessures reçues, laissant le frère du roi seul prétendant au trône.

Déroulement

Le , le roi Birendra, la reine Aiswarya , le prince héritier Dipendra et les autres enfants du couple royal sont abattus au cours d'un dîner. Dipendra, devenu roi à son tour, meurt après 3 jours de coma.

Les différentes explications

Juste après les événements, Gyanendra Bir Bikram Shah Dev, le frère de Birendra, plus proche parent absent à ce dîner, devient régent. Il annonce que le massacre est accidentel, version qui n'apparaît pas comme crédible : un fusil d'assaut ne peut pas continuer à tirer longtemps si personne n'appuie sur la détente[1].

Après la mort de Dipendra, les autorités népalaises révèlent que le prince, sous l'effet d'alcool et de drogue, est l'auteur des meurtres des membres de sa famille, et a ensuite retourné l'arme contre lui. En effet, après la mort de Birendra, Dipendra était devenu roi, et donc il était impossible de l'accuser de meurtre de son vivant.

Les témoins décrivent une dispute entre le prince et sa famille, dont la raison est inconnue, une possibilité étant un refus de ses parents concernant ses projets de mariage[2]. Le prince est alors rentré dans sa chambre pour en sortir avec ses armes, HK MP5, Franchi SPAS 12 et M16[3].

Dipendra mort, Gyanendra devient roi. L'opposition népalaise le soupçonne d'être le véritable architecte du massacre et d'avoir faussement accusé Dipendra[4]. Un soldat témoigne même avoir vu Dipendra blessé de plusieurs balles dans le dos et avant les tirs contre le reste de la famille[5]. Ces accusations peuvent également venir du fait que Gyanendra était déjà très impopulaire au moment des faits[1].

Annexes

Liens externes

Dans la littérature

  • L'auteur Gérard de Villiers, dans son roman Le Roi fou du Népal (2002), après avoir évoqué le massacre de la famille royale du Népal, rappelle que l'enquête officielle fut laconique et baclée, et émet l'hypothèse qu'il s'agissait d'un véritable coup d'État organisé par des membres de la famille royale népalaise (a priori par le prince Gyanendra) et par un service secret étranger.

Références