Marquisat de Gothie

Marquisat de Gothie
Francia Occidentalis (got)

843-987

Description de cette image, également commentée ci-après

Divisions et la Francia Occidentalis et distinction du marquisat de Gothie.

Art wisigoth : couronne votive de Suintila, VIIe siècle (musée archéologique national, Madrid).

Partie de l'ancien Royaume wisigoth de Toulouse, le marquisat appelé Gothie (« pays des Goths »), installé par les Francs après 759, occupait au moins le territoire correspondant actuellement aux départements de l’Aude, de l’Hérault et du Gard.

Histoire

Son territoire correspond aussi à une partie de la riche province narbonnaise gallo-romaine où la noblesse wisigothique s'était implantée dès 412 ; et également le territoire de l'ancienne Gaule où les Wisigoths se sont maintenus après la chute de leur royaume (507), résistant aux attaques franques de Clovis et de ses successeurs.

Dans cette période ce territoire, pas encore la Gothie, est parfois appelé Septimanie.

Monnaie wisigothe de Léovigild.

Les ducs goths de Septimanie donnent plusieurs rois au Royaume wisigoth, dont :

  • Bulgar, noble wisigoth proche du roi Gundomar.
IIIe concile de Tolède (589) : le roi Récarède et les évêques.

Si on se réfère aux votes dans les conciles du IVe siècle, il semble que l'arianisme était solidement implanté dans ce territoire dès cette période. L'arrivée des Wisigoths ariens dans le Sud-Ouest de la Gaule en 412 n'aurait alors fait que le restaurer ; et il a probablement persisté au-delà de la conversion officielle au catholicisme du roi wisigoth Récarède en 589, lors du IIIe concile de Tolède. Il en est encore question au début du VIIIe siècle lors de la conquête musulmane de l'Espagne, qui atteint les Pyrénées en 719, après la destruction du Royaume wisigoth en péninsule Ibérique. De nombreux comtes goths ariens, et même des catholiques, n'hésitent pas s'allier aux Maures contre les résistants et les Francs. D'autres finissent par abandonner les Maures pour s'allier aux Francs à l'époque de Pépin le Bref, comme le comte Ansemond, tué à Narbonne en 759, en combattant les musulmans pour le compte du roi Pépin qui rattacha le Nord de la Gothie au royaume franc.

Au delà du Nord-Est de la Catalogne actuelle, la Gothie sous les Francs inclut aussi des territoires à l’ouest, correspondant aux diocèses romains « Septem Provinciarum » ou les Sept provinces, d’où le nom Septimanie. Les Francs utilisent de manière indifférente Gothie et Septimanie, qui semblent donc devenus synonymes. En réalité, la région romaine de Septimanie correspond au territoire au nord des Pyrénées, alors que la Gothie correspond aux territoires au sud des Pyrénées (Catalogne actuelle). À la suite de la victoire des Francs sur les Arabes en 801, la Gothie est rattachée aux marches d'Espagne.

Avec la division du royaume de Charlemagne, scellée par la traité de Verdun, la Septimanie revient à Charles le Chauve. En 865, Charles le Chauve divise la Septimanie définitivement en deux comtés (Narbonne et Barcelone). En 988, profitant de la substitution de la dynastie capétienne à la dynastie carolingienne, le comte de Barcelone, Borell II, ne prête pas serment de fidélité au roi franc. Ce geste est interprété comme le point de départ de l'indépendance de fait de la Catalogne. La date à laquelle réellement la Catalogne obtient l'indépendance de droit, est le 11 mai 1258 avec le traité passé à Corbeil entre Jacques Ier d'Aragon et le roi français Louis IX.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Histoire des Wisigoths :

Histoire de Catalogne :