Marie Delaporte

Marie Delaporte dite Minette
Marie Delaporte
Surnom Minette
Naissance
Montgeron (Essonne)
Décès
Activité principale Actrice
Activités annexes Professeur de diction à l'École normale supérieure
Années d'activité 1854-1910
Formation Conservatoire d'art dramatique de Paris

Répertoire

Marie Delaporte, née le et morte en 1910, est une comédienne française de théâtre.

Biographie

Née à Montgeron, dans une famille de vieille souche implantée dans la commune depuis 1650, ses parents étaient négociants et ses grands-parents artisans.

Ne pensant qu'à jouer la comédie, elle va passer deux années au Conservatoire d'art dramatique de Paris et commence à jouer en 1854, à l'âge de seize ans au Théâtre du Gymnase des pièces d'auteurs célèbres : Émile Augier, Alexandre Dumas fils, Henri Meilhac, George Sand, Victorien Sardou, Eugène Scribe, Alfred de Musset, etc.

Entre 1855 et 1868, elle joue une vingtaine de pièces et se partage entre la scène de la Comédie-Française et le Théâtre du Gymnase.

Elle joue devant Napoléon III et l'impératrice Eugénie à Compiègne ou encore devant les cours européennes à Baden-Baden ou Bruxelles.

Débordant de vitalité, malgré sa petite taille, c'est une actrice travailleuse et elle a une mémoire étonnante, ne mettant que quarante-huit heures pour apprendre son rôle de Mathilde dans Un caprice de Musset. Elle charme son public parisien grâce à son talent qui lui fait un franc succès. En mars 1862, elle dîne chez Magny en compagnie de sa mère, de Georges Sand, Maillard, Marchal, M. et Mme Borie, Marie Lambert, Fromentin[1].

Elle entretient des liens d'amitiés avec Georges Sand et Charles Gounod.

Le , elle dîne en compagnie d'un ami Pierre chez Georges Sand qui avait noter dans ses Carnets que Minette jouait le rôle de Jeannine dans la pièce de Dumas Les Idées de madame Aubray[2]. Le , Georges Sand nous apprend dans ses Carnets qu'elle reçoit jusqu'à deux heures du matin Madame Rousseau, Henri Favre, Arrault, Ulbach, Arthur Ranc, Marie Delaporte qui lui écrit d'aller dîner avec elle et Gustave Baugrand[3], joillier au 19 rue de la Paix, son riche protecteur, chez Magny. Ils passent la chercher sous un orage effroyable[4].

Le , elle est invitée en compagnie de Georges Sand, Olga, Victorien Sardou et Harisse, dont Georges Sand note qu'il est amoureux de toutes les femmes[5].

Une idylle platonique avec Alexandre Dumas fils se terminera par une séparation douloureuse, Marie Delaporte y mettant fin en octobre 1868, quittant la France pour rejoindre la troupe du Théâtre Français et jouer au Théâtre Michel de Saint-Pétersbourg. Elle ne reviendra en France qu'en 1874.

Carrière au théâtre

Iconographie

  • Anonyme, Portrait de Marie Delaporte publiée dans le MontgeronMag, no 194, février 2014
  • Auguste Charpentier (1813-1880), Portrait de Marie Delaporte, huile sur toile[réf. nécessaire]
  • Disdéri, Marie Delaporte dans le rôle d'Adélaïde Ristori dans “Marie Stuart”, 1869, photographie[réf. nécessaire]

Archives

  • Institut de France : 12 juin 1862-24 février 1886, manuscrit 4483/pièces 378-387
    • À madame Gaston Bonet-Maury, manuscrit 7327/F.118-118bis
    • Lettres à Émile Augier, manuscrit Lov. D.639bis, 34 feuillets

Notes et références

  1. Georges Sand, Les Carnets, tome III
  2. Georges Sand, Carnets de 1867-1871, tome IV, transcription d'Anne Chevereau.
  3. Son père orthographiait son nom « Beaugrand ».
  4. Georges Sand, Carnets de 1862-1867, tome III, p.54.
  5. « Marie Delaporte toujours charmante, Olga nerveuse, Mme Dumas, belle, mais toujours malade, Sardou bavard, Dumas taquin, retour par un froid de Sibérie. » - Georges Sand, Carnets.

Liens externes