Marcel Audemard d'Alançon (1914-1940)

Marcel Audemard d'Alançon
Marcel Audemard d'Alançon.png
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Allégeance
Formation
Activité
Militaire
Père
Fratrie
Robert Audemard d'Alançon
Éric Audemard d'Alançon ()
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Éric Henri Marcel Audemard d’Alançon (1914 † 1940), est un officier aviateur français, mort au combat le .

Biographie

Marcel Audemard d’Alançon est né le , à Paris. Issu d’une famille de militaires[n 1], Il entre à l’École de l'air – alors installée à Versailles – le (promotion Guynemer ), école d’où il sort « Père Système »[3].

Le 4 novembre, à Villacoublay, il débute ses cours de pilotage, effectués sur Morane-Saulnier 315 et Potez 25. Nommé caporal le 4 avril 1936, il effectue son stage de pilotage à Avord, d’avril à août 1936 ; il y fut breveté pilote le 3 juillet, peu avant d’être promu sergent ()[3].

Promu au grade de sous-lieutenant et breveté observateur en avion le , Marcel d’Alançon quitte Villacoublay ce même mois d’octobre, muté à la 23e escadre de bombardement basée à Toulouse. D’octobre 1937 à janvier 1938, il est détaché à Istres pour y être transformé sur appareils multimoteurs, notamment sur Lioré et Olivier LeO 20 BN3. Reconnu pour ses qualités, il est détaché à Salon-de-Provence pour y être instructeur chasse pendant l’année scolaire 1937-1938. Le 24 juin 1938, il quitte Salon-de-Provence pour la base aérienne de Reims où, le , il rejoint sa nouvelle affectation : l’escadrille SPA 153, deuxième escadrille du groupe de chasse I/4, où il vole sur Dewoitine D.501. Il se marie avec Eliane Bouffet (1915-2004) le 4 mars 1939[3]., dont il aura une fille et un fils. Elle se remariera avec l'un de ses frères cadets.

Le 27 août 1939, le groupe de chasse I/4, fraîchement équipé de Curtiss H-75, part en opérations de guerre et se déploie sur le terrain d’opérations marnais de Wez-Thuizy (aujourd’hui : Val-de-Vesle) avant d’être transféré en novembre sur le front de Belgique et en Artois, d’abord sur le terrain de Rely-Norrent-Fontes dans le Pas-de-Calais, puis sur celui de Mardyck près de Dunkerque. Promu au grade de lieutenant le , il abat le 5 juin 1940 un Messerschmitt Bf 109E au cours d’une mission de protection[3].

Le 6 juin 1940

Il est abattu par deux Messerschmitt Bf 109 le , vers 19 h 30. Avec douze autres Curtiss H.75 de son groupe de chasse, il participait ce jour-là en tant que chef de patrouille à la protection d’une mission de reconnaissance effectuée par un Potez 63.11 du groupe de reconnaissance I/36. Son avion s’écrase en piqué sur le territoire de la commune de Morvillers-Saint-Saturnin[2].

Ce n'est que fin 1940, après de longues recherches menées avec l’aide de témoins, que les gendarmes de Poix-de-Picardie retrouveront le Curtiss H-75 et son pilote, ensevelis à plusieurs mètres de profondeur[3].

Marcel Audemard d'Alançon repose depuis le 29 décembre 1940 dans le petit cimetière de Morvillers-Saint-Saturnin.

Honneur

L’une des pales de l'hélice du Curtiss H-75 à bord duquel cet officier pilote a trouvé la mort fut longtemps exposée à Reims, au musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale.

La promotion 1966 de l’Ecole de l’Air de Salon-de-Provence porte le nom de cet officier.

Distinctions

Notes et références

Notes

  1. son père Éric Audemard d’Alançon (1874 † 1917), militaire français, l’inspirateur de l’offensive du Chemin des Dames, avait épousé la fille du comte Saski[1],[2]. De ce mariage sont nés plusieurs enfants, dont deux autres furent également officiers : le colonel Éric Audemard d'Alançon et le général Robert Audemard d'Alançon.

Références

  1. a et b de Longuemar 2001, p. 30.
  2. a et b Le Figaro 1941, p. 2.
  3. a b c d et e Lafarge 2008.
  4. Site www.traditions-air.fr.

Voir aussi

Bibliographie

  • Frédéric Lafarge, « Un pilote du I/4 : le lieutenant Audemard d’Alançon », magazine trimestriel Air de Champagne de la Base aérienne 112 de Reims, no 289,‎ .
  • Pierre de Longuemar, Mémorial 1939-1945: l'engagement des membres de la noblesse et de leurs alliés, Ehret, , 310 p., p. 30
  • Rédaction Le Figaro, « Deuils », Le Figaro,‎ , p. 2 (lire en ligne).

Webographie

Articles connexes