Marcel Éric Audemard d'Alançon

Éric Audemard d'Alançon
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Marcel Éric Audemard d’Alançon (1874 † 1917), est un officier français, lieutenant-colonel durant la Première Guerre mondiale.

Selon l'historien Pierre Montagnon, en tant que chef de cabinet du général Nivelle, chef d'état-major des armées, il est l'un des inspirateurs de l’offensive du Chemin des Dames[1].

Biographie

Marcel Éric Audemard d’Alançon est né à Paris le . Il est le fils du contrôleur général des armées Frédéric Audemard d'Alançon. Il devient lui-même militaire en entrant à Saint Cyr comme élève officier (promotion Alexandre III). Il est nommé en 1898 sous-lieutenant au 20e régiment de ligne, à Nancy, puis lieutenant. Passé par l’École de Guerre de 1904 à 1906, il en sort capitaine (breveté en 1905 à l’état-major du 19e Corps).

Le 24 septembre 1907, il est affecté au 106e régiment d’infanterie pour effectuer son temps de commandement. Le 9 juin 1910, il sert à l’état-major du gouverneur militaire de Lyon, et le 20 juillet 1911, il part au Maroc.

En 1914, il quitte le Maroc sur sa demande et prend le commandement d’un des bataillons du 123e régiment d’infanterie.Au début de 1915 il est officier de liaison entre le GQG (3e bureau) et la Xe armée. Nommé chef d’état-major de la 61e division d’infanterie , alors commandée par le général Nivelle, il participe aux opérations conduisant à la réduction du saillant de Quennevières (Aisne) ; il est ensuite appelé comme sous chef d'État-Major à la IIe Armée en octobre 1916, puis en décembre détaché comme lieutenant-colonel au Grand Quartier Général (CQG). Il est lieutenant-colonel breveté d’état-major, puis devient chef de cabinet du général Nivelle, le général en chef nommé en remplacement du général Joffre le 25 décembre 1916. Alors que le ministre de la guerre devait par la suite échoir à Mr Paul Painlevé, très hostile au nouveau commandant en chef et à ses conceptions stratégiques, il eut sur celui-ci une influence certaine[1],[2].

L’échec de l’offensive du 16 avril et son enlisement aggravent sa santé[1]. Il meurt à Paris le [3]. Il avait épousé, en 1901, Hélène Saski, fille du général Saski, dont il laissa, entre autres, le colonel Éric Audemard d'Alançon, le général Robert Audemard d'Alançon, le lieutenant Marcel Audemard d'Alançon (mort pour la France) et Pierre Audemard d'Alançon, maire de Brout-Vernet de 1953 à 1971, président du C.A. de la Mutualité sociale agricole du département de l'Allier du 1965 à 1985.

Distinctions

Citation

  • Croix de guerre 1914-1918. avec la citation suivante à l’ordre de l’Armée (palme) : « Étant au moment de la mobilisation, chef d’état-major de la colonne de Taza, a immédiatement demandé à servir sur le front où il a d’abord commandé brillamment un bataillon du 123e R.I.dans un secteur difficile. Par son zèle, son intelligence claire et méthodique, rend depuis 5 mois d’éminents services comme chef d’état-major de la 6e division d’infanterie. S’est dépensé sans compter pour la préparation et l’exécution d’attaques aux succès desquelles il a largement contribué. »

Notes et références

  1. a b et c Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Grande Guerre : 1914-1918, éd. Flammarion, (lire en ligne), Alançon (Éric Audemard d’), p. 40
  2. Jacques Isorni, Louis Cadars, Histoire véridique de la Grande guerre, Volume 4, Flammarion, 1970
  3. http://www.culture.gouv.fr/LH/LH006/PG/FRDAFAN83_OL0070045v013.htm

Bibliographie

  • GQG Tome 1 et Tome 2 de Jean de Pierrefeu, de l’Édition française Illustré.
  • Nivelle, l’inconnu du chemin des Dames, de Denis Rolland.

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