Marc David Lasource

Marc David Alba Lasource
Fonctions
Député du Tarn

(1 an et 21 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(1 an, 1 mois et 28 jours)
Président de la Convention nationale

(14 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Anglès (Tarn)
Date de décès (à 30 ans)
Lieu de décès Paris
Nature du décès Guillotiné
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Gauche
Girondins
Profession Pasteur
députés du Tarn

Marc David Alba Lasource, né à Anglès (actuel département du Tarn) le , guillotiné à Paris, le , est député du Tarn à la Convention nationale.

Avant la Révolution

Pasteur protestant (calviniste) respecté, secrétaire du Synode provincial du Haut-Languedoc, pasteur à Castres. Sous l'Ancien Régime, il fut dans l'obligation de se cacher sous un faux nom, il choisit celui de Lasource et le garda pendant la Révolution.

Sous la Révolution

Il fut élu député à l'Assemblée législative par le département du Tarn. Il y proposa le décret d'accusation contre La Fayette, dont, pourtant il avait été un grand admirateur au temps du succès de ce dernier. Le , à la tribune de l'Assemblée législative pour l'accusation de La Fayette, il propose : « Je viens briser l'idole que j'ai longtemps encensée. Je me ferais d'éternels reproches d'avoir été le partisan et l'admirateur du plus perfide des hommes ».

Élu député de la Convention nationale par le département du Tarn, il siégea d'abord aux côtés des Montagnards. Partisan de la guerre, il se rapprocha des Girondins. Il attaqua les interrupteurs qui peuplaient les tribunes : « Je ne m'abaisse pas plus devant une section du peuple que devant la cour d'un roi. Je ne courbe pas mon front en vil courtisan devant la faction du souverain qui m'entoure : mon souverain c'est la nation tout entière !». Il dénonça l'existence dans la Convention d'un parti tendant à la dictature.

En mission à l'armée du Var, il ne prit pas part aux scrutins sur la culpabilité du roi Louis XVI et sur l'appel au peuple mais vota sur la peine à appliquer et se prononça pour la mort sans sursis. Il devint membre suppléant du Comité de sûreté générale et fut l'artisan de la réunion du comté de Nice à la France. Le , il fit partie des vingt-cinq membres du nouveau Comité de défense générale, appelé Commission de salut public, ancêtre du Comité de salut public, instauré par le décret du , il en fait partie de janvier à avril 1793. Le 1er avril 1793, il attaqua Georges Jacques Danton. Ensuite Marc David Lasource attaqua Jean-Paul Marat puis Maximilien de Robespierre. Parlant de Jean-Paul Marat, il s'écria : « Au-dessus des clameurs et des injures, au-dessus des craintes et des terreurs, je déclare qu'à mes yeux Marat est un homme très dangereux pour la liberté, un homme qui tend à détruire par le désordre et à ramener le despotisme par l'anarchie ».

Lasource s'abstint dans le scrutin à appel nominal sur la mise en accusation de Marat. Il devint président de l'Assemblée du 18 avril au 2 mai 1793 et vota sur le rétablissement de la Commission des Douze. Après l'arrestation des Girondins, il accusa Maximilien de Robespierre d'être responsable de la rédaction de la demande de proscription concernant vingt-deux députés girondins : « Si l'on fait expulser aujourd'hui vingt-deux membres par une intrigue, rien n'empêchera qu'une nouvelle intrigue n'en expulse demain cent et que l'existence de la Convention ne se trouve à la merci des manœuvres des intrigants ».
Son nom figurant sur cette liste de proscription, il fut décrété d'arrestation le avec les Girondins, il fut traduit devant le Tribunal révolutionnaire du 3 au 9 brumaire an II (24-30 octobre 1793), condamné à mort et guillotiné le 10 brumaire an II ().

Sur l'échafaud, il s'écria : « Je meurs le jour où le peuple a perdu la raison ; vous mourrez le jour où il l'aura recouvrée ».

Iconographie

  • s.d. - Portrait de David Albin Lasource, hst, par anonyme ' école française du XIXe 61 x41[1]

Sources

Notes et références

  1. Vente publique succession Aristide Briand