Marathon aux Jeux olympiques

Marathon aux Jeux olympiques
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Marathon masculin des Jeux olympiques de 2016.
Généralités
Sport Athlétisme
Organisateur(s) CIO
Édition 28e (en 2016)
Catégorie Jeux olympiques
Marathon

Palmarès
Tenant du titre masculinEliud Kipchoge (2016)
fémininJemima Sumgong (2016)
Plus titré(s) masculinAbebe Bikila et Waldemar Cierpinski (2)
Records masculinSamuel Wanjiru (h 6 min 32 s, 2008)
fémininTiki Gelana (h 23 min 7 s, 2012)

Le marathon des Jeux olympiques ou marathon olympique est inscrit au programme des Jeux olympiques depuis la première édition, en 1896 à Athènes. Les femmes ne participent à cette épreuve que depuis les Jeux de 1984, à Los Angeles.

Avec deux médailles d'or remportées, l'Éthiopien Abebe Bikila et l'Allemand Waldemar Cierpinski sont les athlètes les plus titrés dans cette épreuve.

Les records olympiques de la discipline sont actuellement détenus par le Kényan Samuel Wanjiru, auteur de h 6 min 32 s en finale des Jeux olympiques de 2008, à Pékin[1], et par l’Éthiopienne Tiki Gelana, créditée de h 23 min 7 s lors des Jeux olympiques de 2012, à Londres[2].

Éditions

Années 96 00 04 08 12 20 24 28 32 36 48 52 56 60 64 68 72 76 80 84 88 92 96 00 04 08 12 16 Total
Hommes X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X 28
Femmes X X X X X X X X X 9

Distances olympiques

Distances du marathon olympique
Année Distance
1896 Environ 40 km
1900 40,260 km
1904 40 km
1908 42,195 km
1912 40,200 km
1920 42,750 km
Depuis 1924 42,195 km

La distance du marathon a varié lors des premières éditions des Jeux olympiques. Elle représente 40 km environ lors des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne, en 1896 à Athènes, 40,260 km lors des Jeux olympiques de 1900 à Paris et 40 km lors des Jeux olympiques de 1904 à Saint-Louis.

Il faut attendre les Jeux de Londres en 1908 pour que la distance soit fixée à 26 miles terrestres. La fantaisie va faire valoir ses droits : la course doit partir de la pelouse du château de Windsor pour faire plaisir aux enfants de la famille royale, qui veulent assister au départ des concurrents. Mais on décide au dernier moment que l'arrivée doit se faire au White City Stadium, devant la loge royale où Édouard VII est présent. De ce fait, la distance ne tombe plus juste. Elle sera alors fixée à 26 miles et 385 yards, soit 42,195 km[3].

La distance varie lors des deux éditions suivantes ː plus courte aux Jeux olympiques de 1912 à Stockholm avec 40,200 km, elle passe à 42,750 km lors des Jeux olympiques de 1920 à Anvers[4].

Depuis les Jeux olympiques de 1924, à Paris, tous les marathons se disputent sur la distance classique de 42,195 km[5].

Hommes

Historique

1896-1912

L'épreuve du marathon fait partie des douze épreuves d'athlétisme au programme des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne, en 1896. Le départ de la course est donné le 10 avril 1896 dans la ville de Marathon et l'arrivée se déroule au Stade panathénaïque d'Athènes, soit environ 40 km à parcourir[6]. Parmi les vingt-quatre concurrents de l'épreuve, le Français Albin Lermusiaux prend progressivement la tête de la course et possède un kilomètre d'avance sur ses rivaux. Mais victime de crampes vers le 30e kilomètre, il est contraint à l'abandon[7]. L'Australien Teddy Flack prend le commandement de la course au 32e kilomètre mais se voit finalement dépassé par le Grec Spyrídon Loúis à quatre kilomètres de l'arrivée. Spyrídon Loúis se présente seul à l'entrée du Stade panathénaïque et ses 60 000 spectateurs, et franchit la ligne d'arrivée en h 58 min 50 s, devançant de près de sept minutes son compatriote Kharílaos Vasilákos et le Hongrois Gyula Kellner. Dix athlètes terminent l'épreuve, mais l'un d'entre eux, l'adolescent grec Spyrídon Belókas, est disqualifié après avoir effectué une partie de la course à l'arrière d'une charrette[8].

Le marathon des Jeux olympiques de 1900, à Paris, est remporté par le Français Michel Théato. L'épreuve, qui se déroule sous une très forte chaleur (39 °C à l'ombre)[9], se dispute sur la distance de 40,260 km ; le départ est donné Porte de Passy et l'itinéraire emprunte les boulevard extérieurs, valant à cette course le nom de « marathon des fortifs »[9]. Parmi les 13 participants, le Suédois Ernst Fast mène la course mais se fait rejoindre à quelques kilomètres de l'arrivée, Michel Théato se détache et l'emporte dans le temps de h 59 min 45 s, devançant son compatriote Émile Champion et Ernst Fast[10].

En 1904, aux marathon des Jeux olympiques de 1904, sur la distance de 40 km, l'Américain Thomas Hicks remporte l'épreuve en h 28 min 53 s, devant Albert Corey et Arthur Newton[11]. L'Américain Frederick Lorz, arrivé le premier, est disqualifié par les juges pour avoir effectué une partie de la course en voiture[3]. À 15 km de l'arrivée, Thomas Hicks est interdit de s'arrêter par ses entraîneurs qui lui donnent plusieurs doses de strychnine et d'eau-de-vie, s'agissant de la première manifestation de dopage aux Jeux olympiques[3].

Lors des Jeux olympiques de 1908, à Londres, l'épreuve du marathon se dispute pour la première fois sur la distance de 42,195 km. L'Italien Dorando Pietri, en tête de la course, se présente inconscient en entrant dans le Stade olympique, tournant à droite au lieu de s'orienter à gauche, puis tombant à plusieurs reprises sur la piste, avant de chuter et d'être aidé par des officiels à se relever[4]. A quinze mètres de l'arrivée, il est dépassé par l'Américain John Hayes, vainqueur dans le temps de h 55 min 18 s, mais l'Italien sera disqualifié pour avoir bénéficié d'une aide illicite[4]. Le Sud-africain Charles Hefferon et l'Américain Joseph Forshaw se classent respectivement deuxième et troisième de la course[12].

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1912 à Stockholm, le Sud Africain Ken McArthur s'adjuge le titre olympique disputé sur la distance de 40,200 km, en s'imposant dans le temps de h 36 min 54 s, devant son compatriote Chris Gitsham l'Américain Gaston Strobino[13]. Le Finlandais Tatu Kolehmainen, abandonne à dix kilomètres de l'arrivée après avoir mené une grande partie de la course[4].

1920-1936

Lors des Jeux olympiques de 1920, le Finlandais Hannes Kolehmainen, qui a remporté trois médailles individuelles huit ans plus tôt aux Jeux olympiques de 1912 (5 000 m, 10 000 m et cross-country) décide de s'aligner dans la seule épreuve du marathon, disputée sur la distance de 42,750 km. À Anvers, Hannes Kolehmainen remporte le titre olympique en contrôlant la course de bout en bout[5], établissant en h 32 min 35 s la meilleure performance sur marathon. Il devance l'Estonien Jüri Lossmann (h 32 min 48 s) et l'Italien Valerio Arri (h 36 min 32 s)[14].

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1924, à Paris, la victoire revient à un autre finlandais ː Albin Stenroos qui, sur la distance devenue désormais classique de 42,195 km, l'emporte dans le temps de h 41 min 22 s, loin devant l'Italien Romeo Bertini (h 47 min 19 s) et l'Américain Clarence DeMar (h 48 min 14 s), titré à plusieurs reprises au Marathon de Boston[15].

En 1928, lors des Jeux olympiques d'Amsterdam, le Français Boughéra El Ouafi crée la surprise en décrochant le titre après avoir repris les coureurs de tête à 5 kilomètres de l'arrivée, l'Américain Joie Ray puis le Japonais Kanematsu Yamada, sujets aux crampes. Il l'emporte dans le temps de h 32 min 57 s et devance sur la ligne d'arrivée le Chilien Manuel Plaza (h 33 min 23 s) et le Finlandais Martti Marttelin (h 35 min 2 s), Kanematsu Yamada et Joie Ray terminant respectivement 4e et 5e de l'épreuve[16].

Favori du marathon des Jeux olympiques de 1932, à Los Angeles, le Finlandais Paavo Nurmi, détenteur de neuf titres olympiques, est disqualifié peu avant ces Jeux par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme pour avoir enfreint les règles de l'amateurisme[5]. En son absence, la victoire revient à l'Argentin Juan Carlos Zabala qui l'emporte dans le temps de h 31 min 36 s, nouveau record olympique, devançant de 19 secondes le Britannique Samuel Ferris (h 31 min 55 s) après avoir pris la tête de la course à quatre kilomètres de l'arrivée. Le Finlandais Armas Toivonen complète le podium en h 32 min 12 s[17].

Aux Jeux olympiques de 1936, à Berlin, Juan Carlos Zabala ne parvient pas à décrocher son deuxième titre olympique consécutif en abandonnant au 36e kilomètre après avoir mené pendant la quasi-totalité de la course[5]. Le Coréen Son Ki-chong, revenu sur tous ses adversaires de tête, remporte le marathon en établissant un nouveau record olympique en h 29 min 19 s, devançant le Britannique Ernest Harper, deuxième en h 31 min 23 s, et l'autre coréen Nam Sung-yong, troisième en h 31 min 42 s[18].

1948-1964

Lors des Jeux olympiques de 1948, à Londres, l'Argentin Delfo Cabrera, qui dispute son premier marathon, remporte le titre olympique dans le temps de h 34 min 51 s. Devancé de plus d'une minute par le Belge Étienne Gailly au 30e kilomètre, il parvient à refaire son retard mais est de nouveau distancé à un kilomètre de l'arrivée[19]. Assuré de remporter le titre, Étienne Gailly est victime d'une défaillance physique en abordant la piste du Stade de Wembley et sera dépassé par Delfo Cabrera et par le Britannique Thomas Richards, se classant seulement troisième de la course[20].

Le Tchécoslovaque Emil Zátopek remporte le marathon des Jeux olympiques de 1952, à Helsinki, après s'être imposé quelques jours plus tôt sur 5 000 m et 10 000 m. Alors qu'il dispute le premier marathon de sa carrière, il prend le commandement de la course dès le 15e kilomètre en compagnie du Suédois Gustaf Jansson, avant d'occuper seul la tête à partir du 23e kilomètre. Il s'impose dans le temps de h 23 min 2 s, devançant de plus de deux minutes et demie l'Argentin Reinaldo Gorno (h 25 min 35 s) et près de trois minutes Gustaf Jansson (h 26 min 7 s)[21]. Delfo Cabrera, le tenant du titre, se classe 7e de l'épreuve.

Favori des Jeux olympiques de 1956, à Melbourne, Emil Zátopek ne se classe que 6e de la course, laissant la victoire au Français Alain Mimoun, qui sous une chaleur accablante (36 °C à l'ombre), l'emporte dans le temps de h 25 min 0 s après s'être retrouvé seul en tête de la course à mi-parcours[22]. Le Yougoslave Franjo Mihalić remporte la médaille d'argent en h 26 min 32 s et le Finlandais Veikko Karvonen la médaille de bronze en h 27 min 47 s[23].

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1960, à Rome, l’Éthiopien Abebe Bikila devient le premier athlète africain à remporter le titre olympique du marathon. Sélectionné pour les Jeux olympiques en remplacement d'un coureur blessé, il prend rapidement la tête de la course en compagnie du Marocain Abdeslam Radi. À 500 m de l'arrivée, qui pour la première fois ne se situe pas dans le stade olympique, Bikila accélère et remporte la course dans le temps de h 15 min 16 s, établissant la meilleure performance sur marathon. Abdeslam Radi se classe deuxième en h 15 min 41 s et le Néo-Zélandais Barry Magee troisième en h 17 min 18 s[24]. Lors de cette épreuve disputée en nocturne, Abebe Bikila court pieds nus, ne trouvant pas de chaussures qui lui convienne[25].

Abebe Bikila est le premier athlète à décrocher un second titre olympique sur le marathon à l'occasion des Jeux olympiques de 1964, à Tokyo. Opéré d'une appendicite aiguë 35 jours avant le début de la compétition, il parvient à se rétablir rapidement et remporter l'épreuve dans le temps de h 12 min 11 s, signant une nouvelle fois la meilleure performance mondiale sur cette distance. Il devance de près de quatre minutes le Britannique Basil Heatley, médaillé d'argent en h 16 min 19 s, et le Japonais Kōkichi Tsuburaya, médaillé de bronze en h 16 min 22 s[26]. Le Britannique Brian Kilby, champion d'Europe et du Commonwealth en 1962, termine au pied du podium.

1968-1984

Le marathon des Jeux olympiques de 1968, disputé à Mexico à plus de 2 000 m d'altitude, est remporté par l'Éthiopien Mamo Wolde, médaillé d'argent sur 10 000 m une semaine plus tôt, qui s'impose dans le temps de h 20 min 26 s, devançant largement le Japonais Kenji Kimihara (h 23 min 31 s) et le Néo-Zélandais Mike Ryan (h 23 min 45 s). Abebe Bikila, le double tenant du titre, abandonne peu avant le 15e kilomètre pour ce qui constituait la dernière course de sa carrière[27]. L'Australien Derek Clayton, détenteur depuis 1967 de la meilleure performance mondiale sur le marathon, termine 7e de l'épreuve.

En 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, l'Américain Frank Shorter s'adjuge le titre olympique dans le temps de h 12 min 19 s et devance de près de deux minutes le champion d'Europe en titre belge Karel Lismont, médaillé d'argent en h 14 min 31 s, et de près de trois minutes le tenant du titre Mamo Wolde[28]. Shorter, né à Munich, avait pris la tête de la course dès le 15e kilomètre.

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1976, à Montréal, l'Est-Allemand Waldemar Cierpinski, spécialiste jusqu'alors des épreuves sur piste (steeple, 10 000 m) crée la surprise en décrochant le titre olympique du marathon. Il s'impose dans le temps de h 9 min 55 s, améliorant de plus de 2 minutes le record olympique établi en 1964 par Abebe Bikila. Le tenant du titre Frank Shorter se classe deuxième en h 10 min 45 s alors que Karel Lismont obtient la médaille d'argent en h 11 min 12 s[29]. Le Finlandais Lasse Virén, titré sur 5 000 m et 10 000 m à Munich, se classe 5e de l'épreuve. Cette édition est marquée par l'absence des meilleurs spécialiste africains de la discipline pour cause de boycott[30].

En 1980, Waldemar Cierpinski devient le second athlète après Abebe Bikila à remporter un deuxième titre olympique sur le marathon. Aux Jeux olympiques de Moscou, il s'impose dans le temps de h 11 min 3 s, devançant dans les derniers mètres de la course le Néerlandais Gerard Nijboer (h 11 min 20 s) et le Soviétique Satymkul Jumanazarov (h 11 min 35 s)[31]. L’Éthiopien Dereje Nedi, le premier africain, se classe 7e de l'épreuve alors que Bill Rodgers, l'un des favoris au titre olympique, ne participe pas à ces Jeux en raison du boycott des États-Unis.

Le marathon des Jeux olympiques de 1984, à Los Angeles, qui se dispute par très forte chaleur (près de 30 °C à l'ombre)[32], est remporté par le Portugais Carlos Lopes qui établit un nouveau record olympique en parcourant la distance en h 9 min 21 s. Après avoir porté une attaque à 5 km de l'arrivée, il lâche progressivement l'Irlandais John Treacy et le Britannique Charles Spedding qui terminent derrière lui, en respectivement h 9 min 56 s et h 9 min 58 s[33]. L'Australien Robert de Castella, champion du monde en 1983 et détenteur depuis 1981 de la meilleure performance sur marathon, se classe 5e de la course.

1988-2004

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1988, à Séoul, l'Italien Gelindo Bordin, double champion d'Europe en titre, s'adjuge le titre olympique dans le temps de h 10 min 32 s[34]. Troisième de la course au 38e kilomètre, il refait progressivement son retard sur les deux hommes de tête, le champion du monde en titre kényan Douglas Wakiihuri et le Djiboutien Hussein Ahmed Salah, et les dépassent à moins de 2 km de l'arrivée. Wakiihuri est médaillé d'argent en h 10 min 47 s et Hussein Ahmed Salah médaillé de bronze en h 10 min 59 s[35].

Le Sud-coréen Hwang Young-cho remporte le titre des Jeux olympiques de 1992, à Barcelone . Dans une course rendue pénible par l'ascension de la colline de Montjuïc peu avant l'entrée au stade olympique, Hwang Young-cho se détache du Japonais Kōichi Morishita à 1 500 m de l'arrivée et l'emporte en h 13 min 23 s, devant Koichi Morishita (h 13 min 45 s) et l'Allemand Stephan Freigang (h 14 min 0 s)[36]. Le Japonais Takeyuki Nakayama termine au pied du podium, comme en 1988, alors que son compatriote Hiromi Taniguchi, champion du monde en 1991, se classe 8e de l'épreuve. Le tenant du titre Gelindo Bordin ne termine pas la course.

Le marathon des Jeux olympiques de 1996, à Atlanta, est remporté par le Sud-africain Josia Thugwane dans le temps de h 12 min 36 s, devançant dans les derniers mètres de course le Sud-coréen Lee Bong-ju (h 12 min 39 s) et le Kényan Erick Wainaina (h 12 min 44 s), soit les marges les plus infimes entre trois médaillés olympique sur marathon. En raison de la chaleur, le départ de la course est donné à 7 heures du matin[37].

En 2000, lors des Jeux olympiques de Sydney, Gezahegne Abera s'adjuge le titre olympique, succédant 32 ans après à son compatriote Mamo Wolde, dernier vainqueur éthiopien du marathon aux Jeux. Il l'emporte dans le temps de h 10 min 11 s et devance le Kényan Erick Wainaina, troisième à Atlanta en 1996 qui remporte la médaille d'argent en h 10 min 31 s, et l'autre éthiopien Tesfaye Tola, médaillé de bronze en h 11 min 10 s[38]. Le tenant du titre Josia Thugwane termine 20e de la course alors que l'Espagnol Abel Antón, champion du monde en 1997 et 1999, se classe 53e.

Comme en 1896, le départ du marathon des Jeux olympiques de 2004, dernière épreuve des Jeux olympiques de 2004, est donné depuis la ville de Marathon et l'arrivée a lieu au Stade panathénaïque d'Athènes. La victoire revient à l'Italien Stefano Baldini, qui sur un parcours sélectif (forte montée jusqu'au 32e km et chaleur estivale) l'emporte dans le temps de h 10 min 55 s, devant l'Américain Meb Keflezighi (h 11 min 29 s) et le Brésilien Vanderlei de Lima (h 12 min 11 s)[39]. En tête de la course au 35e kilomètre, Vanderlei de Lima compte 28 secondes d'avance sur ses poursuivants lorsqu'un spectateur surgit et l'entraîne dans la foule, lui faisant perdre plusieurs secondes[40]. Dépassé ensuite par Baldini et Keflezighi au 38e kilomètre, il parvient néanmoins à conserver sa médaille de bronze. Le Marocain Jaouad Gharib, champion du monde en 2003, se classe 11e de la course alors que le Kényan Paul Tergat, détenteur du record du monde depuis 2003, termine en 10e position.

Depuis 2008

Lors des Jeux olympiques de 2008, à Pékin, Samuel Wanjiru devient à 21 ans seulement le premier Kényan champion olympique du marathon. Dans une course disputée dès le départ sur un rythme soutenu, cinq concurrents sont en tête à la mi-course ː Samuel Wanjiru, Jaouad Gharib, champion du monde en 2003 et 2005, l'Érythréen Yonas Kifle, l'Éthiopien Deriba Mergaet le Kényan Martin Lel, triple vainqueur du marathon de Londres. Samuel Wanjiru, détenteur du record du monde du semi-marathon depuis 2017, se retrouve avec Jaouad Gharib au 35e kilomètre, puis prend seul le commandement de la course au 38e kilomètre pour s'imposer dans le temps de h 6 min 32 s, établissant un nouveau record olympique[41]. Jaouad Gharib remporte la médaille d'argent en h 7 min 16 s et Tsegay Kebede la médaille de bronze en h 10 min 0 s[42]. L’Éthiopien Haile Gebrselassie, détenteur du record du monde depuis 2007, renonce à participer à ce marathon en raison de la chaleur et des risques de pollution[43].

Le marathon des Jeux olympiques de 2012, à Londres, est remporté par l'Ougandais Stephen Kiprotich en h 8 min 1 s après avoir placé une attaque à six kilomètres de l’arrivée pour devancer sur la ligne deux Kényans ː Abel Kirui, champion du monde en 2009 et 2011, médaillé d’argent en h 8 min 27 s, et Wilson Kiprotich, vainqueur du Marathon de Londres 2012, médaillé de bronze en h 9 min 37 s[44]. Meb Keflezighi, deuxième à Athènes en 2004, termine au pied du podium alors que Patrick Makau, détenteur du record du monde depuis 2011, ne fait pas partie de la sélection kényane.

Le Kényan Eliud Kipchoge est le favori du marathon des Jeux olympiques de 2016 après avoir notamment remporté le Marathon de Chicago 2014, le Marathon de Berlin 2015, et le Marathon de Londres 2015 et 2016. À Rio de Janeiro, il s'impose dans le temps de h 8 min 44 s après avoir déposé l’Éthiopien Feyisa Lilesa au 38e kilomètre de la course[45]. Feyisa Lilesa, qui se classe deuxième en h 9 min 54 s, effectue sur la ligne d'arrivée un geste de soutien à des manifestations en cours contre le gouvernement éthiopien en croisant ses poings au dessus de sa tête[46]. L'Américain Galen Rupp remporte la médaille de bronze en établissant un nouveau record personnel en h 10 min 5 s, devançant l'Érythréen Ghirmay Ghebreslassie, champion du monde en 2015, qui termine au pied du podium. Le tenant du titre Stephen Kiprotich se classe 14e de la course.

Palmarès

Édition Or Argent Bronze
1896 Drapeau de Grèce Spyrídon Loúis (GRE)
h 58 min 50 s
Drapeau de Grèce Kharílaos Vasilákos (GRE)
h 6 min 3 s
Drapeau de Hongrie Gyula Kellner (HUN)
h 6 min 35 s
1900 Drapeau de France Michel Théato (FRA)
h 59 min 45 s
Drapeau de France Émile Champion (FRA)
h 4 min 17 s
Drapeau de Suède Ernst Fast (SWE)
h 37 min 14 s
1904 Drapeau des États-Unis Thomas Hicks (USA)
h 28 min 53 s
Drapeau de France Albert Corey (FRA)
h 34 min 52 s
Drapeau des États-Unis Arthur Newton (USA)
h 47 min 33 s
1908 Drapeau des États-Unis Johnny Hayes (USA)
h 55 min 18 s
Drapeau d'Afrique du Sud Charles Hefferon (RSA)
h 56 min 6 s
Drapeau des États-Unis Joseph Forshaw (USA)
h 57 min 10 s
1912 Drapeau d'Afrique du Sud Ken McArthur (RSA)
h 36 min 54 s
Drapeau d'Afrique du Sud Chris Gitsham (RSA)
h 37 min 52 s
Drapeau des États-Unis Gaston Strobino (USA)
h 38 min 42 s
1920 Drapeau de Finlande Hannes Kolehmainen (FIN)
h 32 min 35 s
Drapeau d'Estonie Jüri Lossmann (EST)
h 32 min 48 s
Drapeau d'Italie Valerio Arri (ITA)
h 36 min 32 s
1924 Drapeau de Finlande Albin Stenroos (FIN)
h 41 min 22 s
Drapeau d'Italie Romeo Bertini (ITA)
h 47 min 19 s
Drapeau des États-Unis Clarence DeMar (USA)
h 48 min 14 s
1928 Drapeau de France Boughéra El Ouafi (FRA)
h 32 min 57 s
Drapeau du Chili Manuel Plaza (CHI)
h 33 min 23 s
Drapeau de Finlande Martti Marttelin (FIN)
h 35 min 2 s
1932 Drapeau d'Argentine Juan Carlos Zabala (ARG)
h 31 min 36 s
Drapeau de Grande-Bretagne Samuel Ferris (GBR)
h 31 min 55 s
Drapeau de Finlande Armas Toivonen (FIN)
h 32 min 12 s
1936 Drapeau de Corée du Sud Son Ki-chong (KOR)
h 29 min 19 s
Drapeau de Grande-Bretagne Ernest Harper (GBR)
h 31 min 23 s
Drapeau de Corée du Sud Nam Sung-yong (KOR)
h 31 min 42 s
1948 Drapeau d'Argentine Delfo Cabrera (ARG)
h 34 min 51 s
Drapeau de Grande-Bretagne Thomas Richards (GBR)
h 35 min 7 s
Drapeau de Belgique Étienne Gailly (BEL)
h 35 min 33 s
1952 Drapeau de République tchèque Emil Zátopek (CZE)
h 23 min 2 s
Drapeau d'Argentine Reinaldo Gorno (ARG)
h 25 min 35 s
Drapeau de Suède Gustaf Jansson (SWE)
h 26 min 7 s
1956 Drapeau de France Alain Mimoun (FRA)
h 25 min 0 s
Drapeau Franjo Mihalić (YUG)
h 26 min 32 s
Drapeau de Finlande Veikko Karvonen (FIN)
h 27 min 47 s
1960 Drapeau d'Éthiopie Abebe Bikila (ETH)
h 15 min 16 s
Drapeau du Maroc Abdeslam Radi (MAR)
h 15 min 41 s
Drapeau de Nouvelle-Zélande Barry Magee (NZL)
h 17 min 18 s
1964 Drapeau d'Éthiopie Abebe Bikila (ETH)
h 12 min 11 s
Drapeau de Grande-Bretagne Basil Heatley (GBR)
h 16 min 19 s
Drapeau du Japon Kōkichi Tsuburaya (JPN)
h 16 min 22 s
1968 Drapeau d'Éthiopie Mamo Wolde (ETH)
h 20 min 26 s
Drapeau du Japon Kenji Kimihara (JPN)
h 23 min 31 s
Drapeau de Nouvelle-Zélande Mike Ryan (NZL)
h 23 min 45 s
1972 Drapeau des États-Unis Frank Shorter (USA)
h 12 min 19 s
Drapeau de Belgique Karel Lismont (BEL)
h 14 min 31 s
Drapeau d'Éthiopie Mamo Wolde (ETH)
h 15 min 8 s
1976 Drapeau d'Allemagne de l'Est Waldemar Cierpinski (GDR)
h 9 min 55 s
Drapeau des États-Unis Frank Shorter (USA)
h 10 min 45 s
Drapeau de Belgique Karel Lismont (BEL)
h 11 min 12 s
1980 Drapeau d'Allemagne de l'Est Waldemar Cierpinski (GDR)
h 11 min 3 s
Drapeau des Pays-Bas Gerard Nijboer (NED)
h 11 min 20 s
Drapeau Satymkul Dzhumanazarov (URS)
h 11 min 35 s
1984 Drapeau du Portugal Carlos Lopes (POR)
h 9 min 21 s
Drapeau d'Irlande John Treacy (IRL)
h 9 min 56 s
Drapeau de Grande-Bretagne Charles Spedding (GBR)
h 9 min 58 s
1988 Drapeau d'Italie Gelindo Bordin (ITA)
h 10 min 32 s
Drapeau du Kenya Douglas Wakiihuri (KEN)
h 10 min 47 s
Drapeau de Djibouti Hussein Ahmed Salah (DJI)
h 10 min 59 s
1992 Drapeau de Corée du Sud Hwang Young-cho (KOR)
h 13 min 23 s
Drapeau du Japon Kōichi Morishita (JPN)
h 13 min 45 s
Drapeau d'Allemagne Stephan Freigang (GER)
h 14 min 0 s
1996 Drapeau d'Afrique du Sud Josia Thugwane (RSA)
h 12 min 36 s
Drapeau de Corée du Sud Lee Bong-ju (KOR)
h 12 min 39 s
Drapeau du Kenya Erick Wainaina (KEN)
h 12 min 44 s
2000 Drapeau d'Éthiopie Gezahegne Abera (ETH)
h 10 min 11 s
Drapeau du Kenya Erick Wainaina (KEN)
h 10 min 31 s
Drapeau d'Éthiopie Tesfaye Tola (ETH)
h 11 min 10 s
2004 Drapeau d'Italie Stefano Baldini (ITA)
h 10 min 55 s
Drapeau des États-Unis Meb Keflezighi (USA)
h 11 min 29 s
Drapeau du Brésil Vanderlei de Lima (BRA)
h 12 min 11 s
2008 Drapeau du Kenya Samuel Wanjiru (KEN)
h 6 min 32 s
Drapeau du Maroc Jaouad Gharib (MAR)
h 7 min 16 s
Drapeau d'Éthiopie Tsegay Kebede (ETH)
h 10 min 0 s
2012 Drapeau d'Ouganda Stephen Kiprotich (UGA)
h 8 min 1 s
Drapeau du Kenya Abel Kirui (KEN)
h 8 min 27 s
Drapeau du Kenya Wilson Kiprotich (KEN)
h 9 min 37 s
2016 Drapeau du Kenya Eliud Kipchoge (KEN)
h 8 min 44 s
Drapeau d'Éthiopie Feyisa Lilesa (ETH)
h 9 min 54 s
Drapeau des États-Unis Galen Rupp (USA)
h 10 min 5 s

Multiples médaillés

Hommes
Rang Athlète Pays Période Or Argent Bronze Total
1= Bikila, AbebeAbebe Bikila Drapeau d'Éthiopie Éthiopie 1960–1964 2 0 0 2
1= Cierpinski, WaldemarWaldemar Cierpinski Drapeau d'Allemagne de l'Est Allemagne de l'Est 1976–1980 2 0 0 2
3 Shorter, FrankFrank Shorter Drapeau des États-Unis États-Unis 1972–1976 1 1 0 2
4 Wolde, MamoMamo Wolde Drapeau d'Éthiopie Éthiopie 1968–1972 1 0 1 2
5= Lismont, KarelKarel Lismont Drapeau de Belgique Belgique 1972–1976 0 1 1 2
5= Wainaina, ErickErick Wainaina Drapeau du Kenya Kenya 1996–2000 0 1 1 2

Record olympique

Évolution du record olympique masculin[47]
Temps Athlète Lieu Date Record
h 58 min 50 s Drapeau : Grèce Spyrídon Loúis Athènes 10 avril 1896
h 55 min 18 s Drapeau : États-Unis John Hayes Londres 24 juillet 1908 MPM[48]
h 36 min 54 s Red Ensign of South Africa (1912–1951).svg Ken McArthur Stockholm 14 juillet 1912
h 32 min 35 s Drapeau : Finlande Hannes Kolehmainen Anvers 22 août 1920 MPM
h 31 min 36 s Drapeau : Argentine Juan Carlos Zabala Los Angeles 7 août 1932
h 29 min 19 s Drapeau : Corée du Sud Son Ki-chong Berlin 9 août 1936
h 23 min 3 s Drapeau : Tchécoslovaquie Emil Zátopek Helsinki 27 juillet 1952
h 15 min 16 s Drapeau : Éthiopie Abebe Bikila Rome 10 septembre 1960 MPM
h 12 min 11 s Drapeau : Éthiopie Abebe Bikila Tokyo 21 octobre 1964 MPM
h 9 min 55 s Drapeau : Allemagne de l'Est Waldemar Cierpinski Montréal 31 juillet 1976
h 9 min 21 s Drapeau : Portugal Carlos Lopes Los Angeles 12 août 1984
h 6 min 32 s Drapeau : Kenya Samuel Wanjiru Pékin 24 août 2008

Femmes

Historique

1984-2004

Depuis 2008

La Kényane Jemima Sumgong remporte le marathon des Jeux olympiques de 2016, à Rio de Janeiro, en h 24 min 4 s, devant la Bahreïnienne d'origine Kényane Eunice Kirwa (h 24 min 13 s) et l'Éthiopienne Mare Dibaba (h 24 min 30 s), permettant au Kenya, qui domine la scène internationale du marathon depuis deux décennies, d'obtenir sa première médaille d'or olympique sur le marathon féminin, après trois médailles d'argent, en 2004, 2008 et 2012[49].

Palmarès

Édition Or Argent Bronze
1984 Drapeau des États-Unis Joan Benoit (USA)
h 24 min 52 s
Drapeau de Norvège Grete Waitz (NOR)
h 26 min 18 s
Drapeau du Portugal Rosa Mota (POR)
h 26 min 57 s
1988 Drapeau du Portugal Rosa Mota (POR)
h 25 min 40 s
Drapeau d'Australie Lisa Martin (AUS)
h 25 min 53 s
Drapeau d'Allemagne de l'Est Katrin Dörre (GDR)
h 26 min 21 s
1992 Drapeau Valentina Yegorova (EUN)
h 32 min 41 s
Drapeau du Japon Yūko Arimori (JPN)
h 32 min 49 s
Drapeau de Nouvelle-Zélande Lorraine Moller (NZL)
h 33 min 59 s
1996 Drapeau d'Éthiopie Fatuma Roba (ETH)
h 26 min 5 s
Drapeau de Russie Valentina Yegorova (RUS)
h 28 min 5 s
Drapeau du Japon Yūko Arimori (JPN)
h 28 min 39 s
2000 Drapeau du Japon Naoko Takahashi (JPN)
h 23 min 14 s
Drapeau de Roumanie Lidia Șimon (ROU)
h 23 min 22 s
Drapeau du Kenya Joyce Chepchumba (KEN)
h 24 min 45 s
2004 Drapeau du Japon Mizuki Noguchi (JPN)
h 26 min 20 s
Drapeau du Kenya Catherine Ndereba (KEN)
h 26 min 32 s
Drapeau des États-Unis Deena Kastor (USA)
h 27 min 20 s
2008 Drapeau de Roumanie Constantina Tomescu (ROU)
h 26 min 44 s
Drapeau du Kenya Catherine Ndereba (KEN)
h 27 min 6 s
Drapeau de Chine Zhou Chunxiu (CHN)
h 27 min 7 s
2012 Drapeau d'Éthiopie Tiki Gelana (ETH)
h 23 min 7 s
Drapeau du Kenya Priscah Jeptoo (KEN)
h 23 min 12 s
Drapeau de Russie Tatyana Arkhipova (RUS)
h 23 min 29 s
2016 Drapeau du Kenya Jemima Sumgong (KEN)
h 24 min 4 s
Drapeau de Bahreïn Eunice Kirwa (BRN)
h 24 min 13 s
Drapeau d'Éthiopie Mare Dibaba (ETH)
h 24 min 30 s

Multiples médaillées

Femmes
Rang Athlète Pays Période Or Argent Bronze Total
1 Yegorova, ValentinaValentina Yegorova Drapeau Équipe unifiée
Drapeau de Russie Russie
1992–1996 1 1 0 2
2 Mota, RosaRosa Mota Drapeau du Portugal Portugal 1984–1988 1 0 1 2
3 Ndereba, CatherineCatherine Ndereba Drapeau du Kenya Kenya 2004–2008 0 2 0 2
4 Arimori, YukoYuko Arimori Drapeau du Japon Japon 1992–1996 0 1 1 2

Record olympique

Évolution du record olympique féminin[50]
Temps Athlète Lieu Date
2 h 24 min 52 s Drapeau : États-Unis Joan Benoit Los Angeles 5 août 1984
2 h 23 min 14 s Drapeau : Japon Naoko Takahashi Sydney 24 septembre 2000
2 h 23 min 07 s Drapeau : Éthiopie Tiki Gelana Londres 5 août 2012

Notes et références

  1. (en)« Record olympique masculin », sur iaaf.org (consulté le 12 avril 2012)
  2. (en)« Record olympique féminin », sur iaaf.org (consulté le 12 avril 2012)
  3. a b et c Parienté et Billouin 2003, p. 411.
  4. a b c et d Parienté et Billouin 2003, p. 412.
  5. a b c et d Parienté et Billouin 2003, p. 413.
  6. (en) « Athletics at the 1896 Athina Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 15 janvier 2016)
  7. Parienté et Billouin 2003, p. 409.
  8. LLewellyn Smith 2004, p. 188.
  9. a et b Parienté et Billouin 2003, p. 410.
  10. (en) « Athletics at the 1900 Paris Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  11. (en) « Athletics at the 1904 St. Louis Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  12. (en) « Athletics at the 1908 London Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  13. (en) « Athletics at the 1912 Stockholm Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  14. (en) « Athletics at the 1920 Antwerpen Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  15. (en) « Athletics at the 1924 Paris Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  16. (en) « Athletics at the 1928 Amsterdam Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 3 juin 2019)
  17. (en) « Athletics at the 1932 Los Angeles Summer Games:Men's Marathon » (consulté le 3 juin 2019)
  18. (en) « Athletics at the 1936 Berlin Summer Games:Men's Marathon » (consulté le 3 juin 2019)
  19. Parienté et Billouin 2003, p. 414.
  20. (en) « Athletics at the 1948 London Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  21. (en) « Athletics at the 1952 Helsinki Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  22. Parienté et Billouin 2003, p. 417.
  23. (en) « Athletics at the 1956 Melbourne Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  24. (en) « Athletics at the 1960 Roma Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  25. Parienté et Billouin 2003, p. 418.
  26. (en) « Athletics at the 1964 Tokyo Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  27. (en) « Athletics at the 1968 Ciudad de Mexico Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  28. (en) « Athletics at the 1972 Munchen Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  29. (en) « Athletics at the 1976 Montreal Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  30. Parienté et Billouin 2003, p. 420.
  31. (en) « Athletics at the 1980 Moskva Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  32. Parienté et Billouin 2003, p. 422.
  33. (en) « Athletics at the 1984 Los Angeles Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  34. (en) « Athletics at the 1988 Seoul Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  35. Parienté et Billouin 2003, p. 424.
  36. (en) « Athletics at the 1992 Barcelona Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  37. (en) « Athletics at the 1996 Atlanta Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  38. (en) « Athletics at the 2000 Sydney Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  39. (en) « Athletics at the 2004 Athina Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  40. Claire Gatinois, « JO 2016 : le marathonien Vanderlei de Lima, héros malgré lui », sur lemonde.fr, (consulté le 2 juin 2019)
  41. (en) « Athletics at the 2008 Beijing Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  42. « Marathon : Wanjiru, 21 ans, champion olympique », sur leparisien.fr,
  43. « JO 2008 : Haile Gebrselassie boycotte le marathon », sur marathons.fr, (consulté le 2 juin 2019)
  44. (en) « Athletics at the 2012 London Summer Games:Men's Marathon », sur sports-reference.com (consulté le 2 juin 2019)
  45. (en) « Athletics at the 2016 Rio de Janeiro Summer Games:Men's Marathon » (consulté le 2 juin 2019)
  46. Laureline Savoye, « JO 2016 : les grands moments africains du week-end », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  47. (en)« Progression du record olympique masculin du marathon », sur trackfield.brinkster.net (consulté le 14 avril 2012)
  48. Les records du monde du marathon ne sont homologués par l'IAAF que depuis le 1er janvier 2003. Les records antérieurs sont considérés comme des meilleures performances mondiales (MPM).
  49. « JO de Rio 2016-Marathon : la Kényane Jemima Jelagat Sumgong remporte l'or du marathon », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  50. (en)« Progression du record olympique féminin du marathon », sur trackfield.brinkster.net (consulté le 14 avril 2012)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Robert Parienté et Alain Billouin, La Fabuleuse Histoire de l'athlétisme, Minerva, , 1021 p. (ISBN 978-2-8307-0727-4)
  • Michael LLewellyn Smith, Olympics in Athens. 1896, Profile Books, (ISBN 1-8619-7342-X)

Liens externes