Mantes-la-Ville

Mantes-la-Ville
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Mantes-la-Ville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Mantes-la-Jolie
Intercommunalité Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Cyril Nauth (FN)
2014-2020
Code postal 78711
Code commune 78362
Démographie
Gentilé Mantevillois
Population
municipale
19 858 hab. (2014)
Densité 3 277 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 30″ nord, 1° 42′ 42″ est
Altitude 36 m (min. : 17 m) (max. : 114 m)
Superficie 6,06 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-manteslaville.fr

Mantes-la-Ville est une commune du département des Yvelines et de la région Île-de-France, située à 52 km environ à l'ouest de Paris.

Ses habitants sont appelés les Mantevillois.

Géographie

Position de Mantes-la-Ville dans les Yvelines.
Locator Dot.png

C’est une ville moyenne d’environ 20 000 habitants (surclassée 20 à 40 000 habitants), située dans les Yvelines au nord-ouest de Paris, au confluent de la Seine et de la Vaucouleurs (petit affluent de la rive gauche de la Seine).

Le territoire de Mantes-la-Ville est urbanisé mais dispose d'un parc le long de sa rivière et de hauts de collines arborés et agricoles. Il est séparé de celui de Mantes-la-Jolie par la ligne ferroviaire Paris-Mantes-Rouen et desservi par la gare de Mantes-Station, distante de quelques centaines de mètres seulement de celle de Mantes-la-Jolie. Il est traversé également par l'autoroute A13, et on y trouve aussi les deux échangeurs de Mantes-Sud et Mantes-Est. Pour limiter les nuisances, l'autoroute a été partiellement recouverte.

Climat

Le climat à Mantes-la-Ville est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[1]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Héraldique

Armes de Mantes-la-Ville

Les armes de Mantes-la-Ville se blasonnent ainsi :

D'azur à la couronne dentée d'argent remplie de gueules, accostée et engrenant deux pignons dentés aussi d'argent, surmontés chacun d'une fleur de lis d'or, à la lyre du même, cordée de sable, enfermée dans la couronne dentée et brochant en issant de la partie supérieure de la couronne dentée, à la champagne ondée d'argent chargé d'un brochet d'azur.

Le blason de Mantes-la-Ville a été réalisé en 1961 seulement. La couronne dentée évoque les industries mécaniques ; la lyre rappelle que Mantes-la-Ville fut et demeure un centre de fabrication d'instruments de musique; les deux fleurs de lis rappellent les armes de de l’Île-de-France. En pointe, la champagne ondée chargée d’un brochet symbolise la Seine et ses lieux de pêche et rappelle l’un des meubles emprunté aux armes de la famille Brochant de Villiers qui posséda les terres de Mantes-la-Ville de 1656 à la Révolution. Le cep de vigne et les gerbes de blé rappellent l’origine rurale de Mantes-la-Ville.

La devise « Urbs Artis Musicae » complète ce sens de la lyre dans l’écu.

Toponymie

Medunta en 1133, Medonta villa[2].

L’origine du nom de Mantes viendrait du latin Medenta. Son étymologie ferait référence à la notion de « protection » : Mantes serait une protection avancée sur la Seine, et Mantes-la-Ville (Medonta Villa = "Mantes-le-Domaine")[3], l’exploitation agricole située dans les environs de celle-ci, et l’alimentant. Il est à noter que les deux communes ont toujours été indépendantes l’une de l’autre[4].

Toutes ces formes semblent issues d'un primitif *Meduanta, pluriel de *Meduantum[5],[6]. Ce toponyme est issu d'un hydronyme, comme c'est souvent le cas ; en effet, Medante fluminis (de flumen « fleuve ») est mentionné au Xe siècle[7]. Sa signification possible conforterait cette hypothèse car *Meduanta reposerait sur le gaulois medu- « hydromel »[8], suivi du suffixe -anta. Le nom de la Mayenne (Meduana) serait basé sur le même élément[9].

Ce nom évolua par la suite et subit l'évolution phonétique du gallo-roman au français, avec l'amuïssement régulier de la consonne intervocalique, d'où Maante, puis progressivement Mantes à partir de la fin du XVIIe siècle.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l’orthographe Mantelaville[4] commence à se raréfier au profit de Mante-la-Ville qui se généralisera au XIXe siècle. Très rapidement, un "s" apparaîtra pour en arriver à l’orthographe actuelle Mantes-la-Ville.

Histoire

Le Moyen Âge de Mantes-la-Ville

"Medenta Villa" était à l'origine un village rural habité dès le Ve siècle comme l'ont révélé des fouilles archéologiques. Traditionnellement, les vignerons, agriculteurs et meuniers de "Mantelaville" alimentaient non seulement leurs voisins de "Mante", mais aussi Paris et la Normandie. Le transport se faisait par la Seine, voie de communication la plus rapide à cette époque[4].

Par ses champs, "Mantelaville" se distinguait donc de sa voisine, Mantes, qui restait enserrée dans ses murailles, au point que la seule solution pour les Mantais désireux de cultiver un lopin de terre était de louer une parcelle sur le territoire de Mantes-la-Ville[4]. Cette situation était monnaie courante sous l'Ancien Régime.

La ressource principale de la commune a longtemps été la vigne plantée dans la vallée de la Vaucouleurs ainsi que les quartiers des Cordeliers, des Martrais et de Saint-Jacques, situés sur le terroir de Mantes-la-Ville jusqu'au XIXe siècle. Les vignes de Mantes-la-Ville produisaient du cépage pinot qui fut remplacé par du gamay à la suite des mauvaises conditions météorologiques, grêles et gelées, à la fin du XVIIIe siècle. Le vin blanc traditionnel de Mantes-la-Ville était consommé non seulement dans le Mantois, mais aussi à Paris, où on le retrouvait sur les tables royales, et en Normandie. Au XIXe siècle, un vin rouge de plus en plus limité remplaça ce vin blanc. il était destiné à une consommation locale. La baisse de la qualité du vin et la concurrence du cidre entraîne la fin de la viticulture. Les agriculteurs se tournent alors vers le maraîchage et l'élevage[4].

Douze moulins étaient établis sur la Vaucouleurs dont certains encore en activité au début du XXe siècle. Les femmes apportaient un revenu supplémentaire[4] à leurs familles, car elles étaient souvent les nourrices de petits Parisiens qui arrivaient par les embarcations circulant sur la Seine.

Mantes-la-Ville au XIXe siècle

L'arrivée du chemin de fer fut déterminant pour l'évolution de la ville. En 1843, la ligne Paris-Rouen a permis d'amener des biens, des marchandises et de la main-d'œuvre à Mantes-la-Ville. L'industrialisation naissante avait besoin de cette main-d'œuvre. De plus, la ligne Paris-Rouen offrait des débouchés économiques remarquables. Plusieurs industries s'implantent à proximité des gares[4]. La Compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT), originaire de Saintes, s'installe en 1929 ou l'usine Le Blan-Gringoire en 1920 (voir rubrique "Culture et patrimoine" ci-dessous). Ce sont également des industries liées à la fabrication d'instruments qui commencent à se développer (voir rubrique "Culture et patrimoine" ci-dessous). Conséquence directe, le développement de l'habitat se fait autour de la route de Houdan ou de l'avenue Jean Jaurès, qui conduisent aux gares.

Mantes-la-Ville au XXe siècle

Avant 1940

Des industries chimiques se développent à Mantes-la-Ville. Les peintures Minsen (devenues Herberts par la suite, puis DuPont Performance Coatings) en sont un exemple[4]. Mais c'est l'usine de la Cellophane, spécialisée dans la fabrication de pellicules cellulosiques, qui devint l'un des symboles de l'industrie mantevilloise. Cette usine fut construite en 1926 en bord de Seine près de la ferme de Chantereine. La fabrication démarra effectivement en 1929, et s'arrêta le 6 juin 1940 à cause de l'invasion allemande. Elle fut gravement endommagée par les bombardements alliés en 1944[10], puis reprit son expansion jusqu'en 1976. C'est le second choc pétrolier et l'arrivée de matériaux concurrents qui précipitèrent sa fin. La production fut arrêtée définitivement en 1985 et l'usine complètement détruite en 1986.[réf. nécessaire]

La Seconde Guerre Mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mantes-la-Ville fut occupée par l'armée allemande. Elle paya un lourd tribut à la guerre. Du fait de sa position stratégique, la ville fut bombardée à plusieurs reprises. Ainsi, les ponts dits d'Argenteuil, qui permettaient de franchir les deux bras de la Seine, ainsi que le pont des Cinq-Arches furent les cibles de bombardements répétés. La CIMT fut également écrasée sous les bombardements. Une station-magasin militaire, un terrain d'aviation et un poste de DCA sont installés non loin de la ville. Carrefour de multiples routes, centre important de communication, Mantes-la-Ville a donc subi une quarantaine de bombardements pendant la guerre.

Les 3 et 8 juin 1940, Mantes-la-Ville subit les premiers bombardements, qui feront 38 morts, dont 28 militaires. Le centre-ville est également bombardé, sans que celui-ci ne représente un objectif militaire. Suite à la décision du commandement français de détruire les ponts pour ralentir les Allemands, l'exode des Mantevillois commence.

Le château de la Vallée, vendu par la famille Brochant de Villiers (voir la rubrique "Personnalités liées à la commune" ci-dessous) à la famille Le Blan en 1921, devint le siège de l'Organisation Todt. Le château de la Vallée fut bombardé le 3 août 1944 ; il ne fut jamais reconstruit.

Le 20 avril 1944 de nouveaux bombardements alliés commencent. Le dimanche 7 mai 1944, eut lieu le bombardement appelé "le bombardement de Gassicourt" en raison des destruction qu'il commit dans le quartier de Gassicourt. Ce bombardement toucha la quasi-totalité de la ville et fit 40 morts. Le lendemain, alors que de nombreux Mantais se réunissaient dans la collégiale de Mantes-la-Jolie pour la messe de funérailles, un bombardement est signalé : il s'attaque aux ponts. La violence des détonations provoque le bris des vitraux. Le mardi 30 mai 1944, alors que se préparait le Débarquement, commence un bombardement visant le pont des Cinq-Arches. Alors que l'objectif est atteint et que le pont est détruit dès la première vague, une seconde vague de bombardement s'abat sur le centre-ville, provoquant d'immenses dégâts, notamment autour de l'Hôtel de Ville. Une bombe sectionne le clocher de l'église et tombe sans exploser. La maison d'arrêt, qui comprenait de nombreux prisonniers de droit commun coupable de délits mineurs, fut particulièrement touchée, provoquant la mort de plus de 200 personnes. Les bombardements s'arrêtent le 13 août 1944. Les militaires américains entrent dans la ville le samedi 19 août 1944, par l'avenue Aristide Briand. Le 22 août, une quinzaine d'avions allemands mitraillent encore certaines rues de Mantes-la-Ville sans résultat.

Après guerre

Progressivement, les zones agricoles s'effacent pour laisser la place à l'habitat. dans les années 1950, les cités des Orgemonts, celle des Bâtes et celle des Barbiettes sont achevées. Dans les années 1960, c'est au tour du quartier des Brouets, des Merisiers et des Plaisances de sortir de terre. Le Village et le Domaine de la Vallée sont construits dans les années 1970 et 1980[4].

En 1962, le premier supermarché Promodès est ouvert à Mantes-la-Ville.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 19 858 habitants, en augmentation de 5,23 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
811 832 725 788 838 909 938 971 1 001
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
748 788 844 932 990 1 058 1 211 1 303 1 610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 859 2 088 2 322 2 720 3 604 5 414 6 011 5 780 6 670
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 319 14 632 16 708 17 360 19 081 19 231 18 506 19 839 19 858
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,6 %, 15 à 29 ans = 20 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 16 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 20,7 %, 15 à 29 ans = 21,2 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 19,3 %).
Pyramide des âges à Mantes-la-Ville en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,6 
75 à 89 ans
6,6 
11,1 
60 à 74 ans
11,7 
19,8 
45 à 59 ans
18,7 
21,6 
30 à 44 ans
20,0 
20,0 
15 à 29 ans
21,2 
22,6 
0 à 14 ans
20,7 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[16]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Politique et administration

Mantes-la-Ville est l'une des douze communes de la communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines jusqu'en 2016, quand la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise est créée, intégrant ces communes.

Tendances politiques et résultats

En mars 2014, se tiennent les élections municipales. Quatre listes se maintiennent au second tour (quadrangulaire), dont deux sont classées à gauche. Profitant de la division de la gauche[17], la liste Front National - Rassemblement Bleu Marine remporte l'élection. Cyril Nauth est élu maire lors du Conseil municipal du vendredi 4 avril 2014[18],[19]. Pendant le premier Conseil municipal du nouveau maire, où la CGT et Solidaires avaient appelé à manifester, huit personnes perturbant la séance sont interpellées[20].

Liste des maires

liste des maires de Mantes-la-Ville
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1892 Daniel Constant-Gautier    
1892 1908 Charles Mallèvre    
1908 1919 Ulysse Morin    
1919 1932 Henri Dolnet    
1932 1935 Henri Mouletin    
1935 1941 Henri Feuille    
1941 1944 Gaston Genestre    
1945 1947 Prosper Lacroix    
1947 1953 Armand Gaillard    
1953 1973 Aimé Bergeal SFIO puis PS  
1973 1977 André Peulvast PS  
1977 1984 René Martin PCF  
1984 1989 Georges Godin PCF  
1989 1995 Jacques Boyer PS  
1995 2008 Annette Peulvast-Bergeal PS Enseignante
2008 2014 Monique Brochot PS  
2014   Cyril Nauth FN Enseignant

Transports et voies de communications

Réseau routier

La commune de Mantes-la-Ville est desservie notamment par l'autoroute A13 qui relie Paris à Caen via Rouen.

Desserte ferroviaire

La gare de Mantes-Station desservis par 2 lignes du Transilien : la ligne J accessible depuis Paris Saint-Lazare et la ligne N accessible depuis Paris Montparnasse.La gare de Mantes la Jolie est située à deux pas et est desservie par le TER Haute-Normandie allant à Paris Saint-Lazare sans arrêt.

Dans le cadre du projet Grand Paris, il était prévu que le RER E (Eole) arrive[21] à la gare de Mantes-la-Jolie ainsi qu'à la gare de Mantes Station à l'horizon 2022. En juillet 2016, le projet annonce deux ans de retard[22].

Bus

La commune est desservie par :

  • les lignes 60, 501 et SMTS de la société de transport Transdev Houdan ;
  • la ligne 78 qui est exploitée par les sociétés de transports Transdev Houdan et Hourtoule ;
  • la ligne Express A14 qui est exploitée par les sociétés de transports Transdev Houdan et Keolis.

Mantes-la-Ville bénéficie du service de bus Tam en Yvelines, de la communauté d'agglomération (CAMY) qui dessert la commune et la relie également aux communes voisines.

Communication

Logo de Mantes-la-Ville.

L'ancien logo, adopté en 1989, symbolise l’élan vers l’avenir comme le souligne le double « V » de ville et de vie. Le vert et le bleu, déjà présents dans le blason, sont traditionnellement associés aux espaces verts, aux cours d'eau (la Seine et la Vaucouleurs), en bref, à l’environnement. Quant à la note de musique, elle exprime la présence à Mantes-la-Ville d’entreprises célèbres dans la fabrication d'instruments de musique.

En 2009, un nouveau logo de la Ville a été créé. Il offre un visage souriant et des courbes dynamiques, afin d'illustrer le développement (économique, social et culturel) de la Ville. Les deux notes permettent de conserver l'identité musicale. Enfin, le slogan "un accord durable" définit la volonté d'agir pour l'environnement et le développement durable.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 110 , ce qui plaçait Mantes-la-Ville au 15 655e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[23].

Entreprises et commerces

Mantes-la-Ville est le siège de deux facteurs d'instruments à vent de renommée mondiale : Buffet Crampon pour les clarinettes, et Selmer pour les saxophones.

Une zone industrielle diversifiée s'est installée sur l'ancien site de la Cellophane.

Écologie

La ville Mantes-la-Ville remplace une grande partie du fioul domestique utilisé pour le chauffage de ses bâtiments par de la biomasse (des plaquettes de bois déchiqueté et des granulés). Elle réchauffe une partie de l'eau chaude sanitaire avec des panneaux solaire (pour les vestiaires du stade Aimé-Bergeal).

Enseignement supérieur

La ville abrite un des deux campus de l'Institut des sciences et techniques des Yvelines.

Culture et patrimoine

Musique

L'Ensemble orchestral de Mantes-la-Ville, ou EOM, est né de l'initiative d'un groupe de musiciens qui ont créé en 1885 l'harmonie de Mantes-la-Ville. L'ensemble a pris son nouveau nom en 1990, sous la direction de Jean-Luc Fillon, directeur et chef d'orchestre depuis 1984, artiste multi-instrumentiste (hautbois, cor anglais, contrebasse) et compositeur au parcours original.

Buffet Crampon, entreprise française créée en 1825, spécialisée dans la fabrication d'instruments à vent (bassons, clarinettes, hautbois et saxophones), est située à Mantes-la-Ville.

Le premier fabricant français d'instruments à vent (clarinettes, saxophones, cuivres, bassons français) et de becs, Henri Selmer Paris, entreprise fondée en 1885 par Henri Selmer, est également implanté à Mantes-la-Ville depuis 1919. Il produit environ 22 000 instruments par an, dont 80 % de saxophones, et plus de 100 000 becs de saxophone et de clarinette. Les quatre cinquièmes de la production sont exportés.

Installations culturelles

Salle Jacques Brel

Avec ses 800 places assises, la salle Jacques-Brel est la plus grande du Mantois. Chaque année, la salle propose des spectacles, des pièces de théâtre ou des concerts pour un public large et varié.

École municipale d'arts plastiques

L'EMAP.

Patrimoine architectural

Église Saint-Étienne

Église Saint-Étienne.

La paroisse Saint-Étienne aurait été fondée en 974 par une comtesse de Houdan, mais les textes les plus anciens mentionnant l’existence de l’église Saint-Étienne de Mantes-la-Ville datent de 1238. De l’église initiale du XIIe siècle ne subsiste que la nef et quelques éléments de l’abside. L’église médiévale est remaniée et agrandie au XVIe siècle, pour aboutir à peu de chose près à l’édifice actuel.

La conception de l’église Saint-Étienne, qu’il s’agisse de l’architecture ou des matériaux utilisés, est typique de l’époque et de la région : il en est ainsi par exemple de la voûte de bois, voûte en berceau de style roman. L’arc en plein cintre et la croisée d'ogives du chœur témoignent quant à eux des prémices du gothique dans le Mantois. Quant au vitraux, réalisés par J. Gaudin et P. Potet, ils sont tout à fait contemporains de l’immédiat après guerre : ils diffusent une clarté colorée dans l’église depuis 1948.

Au cours des XIXe et XXe siècles, l’église a subi plusieurs restaurations plus ou moins ponctuelles. Une grande campagne de restauration a eu lieu entre 1968 et 1981, dont l’objectif était de rendre à Saint-Étienne son état initial du XVIe siècle.

Tous les ajouts des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles ont été supprimés. Notamment, le porche qui précédait l’église, et qui tombait en ruine, a été supprimé, ainsi que la tribune qui, à l’intérieur de l’église, surplombait la nef. De même, la nef et le transept ont été réaménagés dans un souci d’authenticité.

L’église Saint-Étienne est le plus ancien témoin du patrimoine mantevillois.

Ancienne usine Le Blan - Gringoire

Usine Le Blan - Gringoire.

C'est en 1920 que l'entreprise Le Blan, filature de coton installée dans la commune depuis 1916 fait construire cette usine par Fourre et Rhodes entre la rue de Dammartin (rue Camélinat aujourd'hui) et la rue des Neffetières (actuelle rue Louise-Michel). En 1939, l'entreprise employait 504 personnes. Le bâtiment a bien résisté aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale et, en 1944, les alliés installèrent trois batteries d'artillerie qui tirèrent sans interruption pendant deux jours. En 1947, 590 employés traitent dix tonnes de coton par jour. En 1959, le nombre d'employés est tombé à 300 et la filature ferme en 1961.

En septembre de la même année, la société Gringoire reprend l'usine et les salariés pour fabriquer des biscottes. La société ferme l'usine en 1974 qui est alors divisée entre AVIAC puis Sagem et un centre de formation des apprentis et diverses entreprises.

En 2009 la municipalité rachète l'usine pour la sauver d'un projet immobilier devant la détruire et la réhabiliter en maison des associations. Mais, après deux études évaluant le surcoût de la réhabilitation à deux millions d'euros, la municipalité a lancé un appel d'offres incluant la construction d'une maison des associations et la démolition de l'usine. Un collectif[24] de Mantevillois s'est constitué pour tenter de sauver le bâtiment.

Patrimoine naturel

Carrière des Orgemonts

La carrière des Orgemonts.

Au sud-ouest de Mantes-la-Ville, à l'extrémité nord-est du plateau de Soindres, la carrière est accessible à mi-côte de la rue des Orgemonts. Elle présente une falaise de dix à quatorze mètres de hauteur, constituée de couches géologiques formées au cours de l'ère quaternaire, essentiellement par dépôt de limons (particules fines calcaires et siliceuses) charriés par les vents pendant les périodes froides[25]. Entre ces couches s'intercalent des paléosols plus fins formés lors de périodes plus tempérés[26]. On trouve des dépôts similaires à Rosny, Rolleboise et Jouy Mauvoisin[26]. Des silex taillés ont été trouvés dans la carrière en 1898, mais dès 1869, le site attire l'attention de géologues qui l'étudieront à plusieurs reprises[26] :

  • 1869 : E. Belgrand.
  • 1898 : A. Laville, Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, Gisement de silex taillés dans les limons à brique de Mantes-la-Ville.
  • 1950 : F. Bordes.
  • 1964 : M. Ters, Bulletin de l'Association française pour l'étude du quaternaire, Les limons de Mantes-la-Ville.
  • 1983 : H. Vazard.

C'est la briqueterie Cauzard-Blanchard, implantée à Mantes-la-Ville en 1860[27] qui l'exploitera à partir de 1863[28] avant de prendre le nom de Tuilerie des Cordeliers en 1868[25],[29]. En 1899 un accident coûtât la vie à deux ouvriers qui meurent ensevelis sous un éboulement dans la carrière (article du Journal de Mantes du 27 décembre 1899 consultable sur le Ky'osque)[25]. La société fût reprise entre les deux guerre par D. Ramazzina qui dû réduire la production par manque de charbon en 1939-1940. L'exploitation s'arrêta le 19 juillet 1944 avec la destruction de la maison du directeur lors d'un bombardement allié et les fours furent démolis en 1946[25],[30]. La commune de Mantes-la-Ville acquit les anciennes carrières en 1985 auprès de la société Rhône-Poulenc qui en était devenue propriétaire[25].

Personnalités liées à la commune

  • Alain Barrière - Auteur-compositeur-interprète ayant vécu à Mantes-la-Ville dans un moulin visible dans le jeu « du plus beau et du plus laid » ayant pour thème Dix maisons de vedettes diffusé le 12 mars 1972. Il fut également dirigeant et animateur du Club Athlétique de Mantes-la-Ville (C.A.M.V.) pour lequel il composa une « Chanson du C.A.M.V. » en 1971.
  • Jacques Boyer.
  • André Brochant de Villiers, géologue et minéralogiste français, né à Mantes-la-Ville le 6 août 1772.
  • Olivier Enguerrand, ministre et écrivain calviniste du XVIIe siècle.
  • Georges Auguste Charles Guibourg dit Georgius (° 1891 - † 1970) - Chanteur français, chansonnier et comédien natif de Mantes-la-Ville.
  • Rachida Khalil - Comédienne ayant vécu à Mantes-la-Ville.
  • Annette Peulvast-Bergeal - maire de Mantes-la-Ville de 1995 à 2008 et députée de la huitième circonscription des Yvelines de 1997 à 2002. Elle est connue pour son altercation avec Jean-Marie Le Pen le 30 mai 1997 qui valut à ce dernier d'être condamné à un an d'inéligibilité, 8 000 F d'amende et trois mois de prison avec sursis pour « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions ».
  • Augustin Serre.

Jumelages

Drapeau de l'Allemagne Neunkirchen (Allemagne) depuis 1970.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Mantes-la-Ville sur le site de l'INSEE

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Claude Guizard, Lexique toponymique de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, page 20
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Le patrimoine de Mantes-la-Ville » (consulté le 2 août 2016)
  5. Henri d'Arbois de Jubainville, Georges Dottin, Émile Ernault, Les Noms gaulois chez César et Hirtius De bello gallico, 1891
  6. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance, 2003, p. 221
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  8. Xavier Delamarre, op. cit.
  9. ibidem
  10. Bombardements de Lyon, Marseille, Mantes et Rouen
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population à Mantes-la-Ville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 avril 2011)
  15. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 avril 2011)
  16. Maxime Goldbaum, « A Mantes-la-Ville, le naufrage du PS a offert la commune au FN », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  17. « A Mantes-la-Ville, le maire FN bloque la vente d'une salle de prière », sur Libération.fr (consulté le 26 mai 2016)
  18. Jean-Baptiste de Montvalon, « Le maire FN de Mantes-la-Ville fait triompher le vide », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  19. « Mantes-la-Ville : tensions lors de l'élection officielle du maire FN », sur francetv info, (consulté le 26 mai 2016)
  20. « Eole, un grand projet pour la mobilité en Île-de-France », sur RER-Eole.fr, le site officiel du prolongement du RER E vers l’ouest (consulté le 2 août 2016)
  21. « RER E : le prolongement sera financé… et retardé » (consulté le 2 août 2016)
  22. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2010 », sur site de l'Insee, (consulté le 13 novembre 2016)
  23. http://www.patrimoine-mantois.org/
  24. a, b, c, d et e « La carrière des Orgemonts », sur le site de la mairie de Mantes-la-Ville
  25. a, b et c « Les lœss des Orgemonts de Mantes la Ville », sur le site des sciences de la vie et de la terre de l'académie de Versialles
  26. « Industrie et urbanisation », sur le site de la mairie de Mantes-la-Ville
  27. Tourisme en Mantois, Groupe de Recherche et d'Éditions Mantaises,
  28. « Balade aux Enfers », sur le site de la maison du tourisme du Mantois
  29. « Un bref historique de la carrière des Orgemonts », sur le site des sciences de la vie et de la terre de l'académie de Versialles