Manifestations de 2019 en Algérie

Manifestations de 2019 en Algérie
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Manifestants le à Blida.
Informations
Date Depuis le
(1 mois et 2 jours)
Localisation Drapeau de l'Algérie Algérie
Diaspora :
Drapeau de la France France[1]
Drapeau du Canada Canada[2]
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[3]
Caractéristiques
Revendications Opposition à un 5e mandat du président Bouteflika puis à son maintien au pouvoir, opposition au régime et à la corruption
Types de manifestations Manifestations à caractère politique, grève générale
Bilan humain
Morts 1
Arrestations 356

Des manifestations ont lieu en Algérie — parfois appelées révolution du sourire[4] — depuis le pour protester contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel.

Relativement pacifiques, ces manifestations sont d'une ampleur inédite depuis des décennies. Elles conduisent Abdelaziz Bouteflika à renoncer à briguer un nouveau mandat et à reporter à une date indéterminée l'élection présidentielle. Le chef de l'État appelle par ailleurs à la promulgation d'une nouvelle constitution d'ici à la fin de l'année, prolongeant ainsi son quatrième mandat.

Contexte

Abdelaziz Bouteflika (ici en 2008), président de la République depuis 1999.

Les manifestations éclatent alors qu'Abdelaziz Bouteflika est président de la République algérienne démocratique et populaire depuis 1999 et qu'une élection présidentielle doit se tenir dans le pays le .

Après des années d'incertitude, alors que l'Algérie a été peu concernée par le Printemps arabe malgré un mouvement contestataire qui aboutit à la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1992, et qu’aucune autre personnalité que le président sortant ne fait l'unanimité au sein du pouvoir, la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel est annoncée le , la révision constitutionnelle de 2016, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, lui laissant la possibilité de se présenter une nouvelle fois[5]. Or, depuis 2005, et tout particulièrement après son accident vasculaire cérébral en 2013, la capacité de Bouteflika à gouverner le pays est remise en cause : sa mort est régulièrement annoncée, il ne prononce plus de discours et n’effectue que de très rares sorties publiques[6]. Lors de ces dernières années, Bouteflika fait l'objet d'un certain culte de la personnalité par l'intermédiaire de son portrait[7],[8].

Dans ce contexte, sa candidature est jugée humiliante par un certain nombre d’Algériens[9]. La date limite du dépôt des candidatures au scrutin présidentiel est fixée au [10]. Un report du scrutin est un temps envisagé par le régime[11].

Régulièrement hospitalisé pour des « examens médicaux périodiques », Abdelaziz Bouteflika est admis aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) en Suisse le . D'une durée plus longue que les précédents, cette hospitalisation suscite d'intenses rumeurs[12].

Déroulement

Chronologie

Prémices

En , des appels à manifester dans le quartier populaire de Bab El Oued contre le cinquième mandat ne rencontrent pas d'écho auprès de la population, alors que Alger avait été bouclée[13],[14].

La contestation est d'abord limitée géographiquement au nord de l'Algérie[15]. La première manifestation d'ampleur a lieu le à Kherrata, à l'extrémité est de la wilaya de Béjaïa[16]. À Khenchela, le , un poster géant du président de la République est arraché et piétiné, tout comme d’autres portraits, le à Annaba[17]. Ceux-ci sont saccagés en réaction au culte de la personnalité dont les représentations du chef de l'État faisaient l'objet ces dernières années[18].

Débuts

Fichier:Manifestation contre le 5e mandat de Bouteflika (Batna).webmLire le média
Manifestation du 1er mars à Batna

Des rassemblements de plus grande ampleur interviennent à partir du dans les principales villes du pays, à la suite d'appels anonymes relayés sur les réseaux sociaux[9]. Alors qu’aucune évaluation indépendante n’est fournie, des militants des droits de l'homme mentionnent jusqu’à 800 000 manifestants[9],[19]. C'est notamment le cas dans la capitale, Alger, où tout rassemblement est interdit depuis 2001 ; précédemment, le , un petit groupe de citoyens avait investit la place de l'Émir-Abdelkader[20],[21]. Ce , le portrait du président est arraché et piétiné au niveau du siège du Rassemblement national démocratique (ancien siège historique du FLN), situé à la Grande Poste d'Alger[22]. Une autre manifestation d'ampleur a lieu le à l'appel du mouvement Mouwatana (« citoyenneté »)[23].

Intensification

Le , les manifestations mobilisent trois millions de personnes[24].

Après la confirmation de la candidature de Bouteflika, le , et le retrait de plusieurs candidats d'opposition, dont Ali Benflis et Louisa Hanoune[25], un appel anonyme à la grève générale est lancé pour le lendemain, ainsi qu’un appel à manifester le [26]. Avant même l'officialisation de la candidature, des dizaines de milliers de manifestants étaient sortis dans les rues[27]. Lors de la nuit du 3 au 4 mars, des centaines de protestataires marchent pacifiquement[28]. Ceux-ci dénoncent une « provocation », une « insulte » et une « mascarade »[29]. Le lendemain, beaucoup d'étudiants boycottent leurs cours[30]. Pour sa part, l'opposition, réunie au siège du Front de la justice et du développement, appelle les candidats à se retirer du scrutin[31]. Le même jour, suivant l'exemple de la démission la veille de Khaled Tazaghart, député du parti El Moustakbal, Sid Ahmed Ferroukhi, ancien ministre et député du FLN, démissionne de son mandat de député et du parti[32]. Zahir Kherraz, maire FLN de Oued Amizour, déclare ne pas soutenir le cinquième mandat[33]. Amar Benadouda (1931), doyen des maires du pays, démissionne de la mairie de Guenzet[34].

Les manifestations et les grèves estudiantines se poursuivent le 5 mars, mobilisant des milliers de manifestants[35], notamment à Alger, Constantine[36], Oran, Annaba, Béjaïa, Tizi Ouzou, Bouira, Blida, Sétif, ou encore Tlemcen[37]. Le 7 mars, un millier d'avocats manifestent à Alger[38]. Abdelkrim Abada démissionne alors de la direction du FLN[39]. Les jours suivants, la contestation continue à gagner en ampleur.

Renoncement de Bouteflika

Le 8 mars 2019, pour le troisième vendredi de suite, une manifestation rassemble près de cinq millions de personnes[40]. Le jour même, le maire de Constantine[41], Seif-Eddine Rihani démissionne du FLN. Le 10 mars, des milliers sortent dans les rues[42]. Une grève générale est lancée[43]. Le lendemain, des juges et des avocats protestent[44].

Abdelaziz Bouteflika annonce le 11 mars 2019 qu'il renonce à briguer un cinquième mandat : il promet la tenue d'une conférence nationale chargée de mener d'ici à la fin de l'année à la promulgation d'une nouvelle constitution, prolongeant ainsi son quatrième mandat, dont la fin est prévue le 27 avril 2019. Des centaines de personnes manifestent alors, jugant cette réponse insuffisante et inconstitutionnelle[45]. Le même jour, le sénateur Bachir Chebli avait démissionné du FLN[46].

Le 12 mars, de nouvelles manifestations estudiantines rassemblant des milliers de personnes ont lieu à Alger pour s'opposer au maintien au pouvoir de Bouteflika[47],[48]. Le 13 mars, des milliers d'étudiants et d'enseignants marchent dans les rues[49].

Le 15 mars, selon une source sécuritaire, quelque sept millions de manifestants[50]— à Alger, Oran et Bejaïa, et presque autant à travers le reste du pays —, participent aux marches à travers le pays pour le quatrième vendredi de suite, notamment à Alger, Oran, Constantine et Annaba[51].

De nouvelles manifestations sont prévues pour le 19 mars[52].

Participants

Alors que le dernier mouvement contestataire d’ampleur remonte à 2011-2014, dans le contexte du Printemps arabe, les manifestations de 2019 sont décrites comme étant les plus importantes depuis deux décennies[9]. Durant les jours qui suivent, la protestation s'intensifie : la chaîne privée Dzaïr News évoque le nombre d'un million de personnes le [53].

Au début de la contestation, les manifestations réunissent principalement des jeunes n'ayant pas connu la guerre civile algérienne (« décennie noire »), qui s'est achevée avec l'arrivée au pouvoir de Bouteflika et dont le souvenir a limité les contestations envers le pouvoir de celui-ci[9]. Des rassemblements ont également lieu chez les Algériens de l'étranger, notamment en France et au Canada[54],[55].

Les stades de football servent depuis des années à véhiculer des idées politiques, sont les précurseurs de la contestation et leurs slogans ont été repris pendant les manifestations[56].

Par ailleurs, des participants se distinguent par leur nettoyage des lieux publics pendant et à la fin des marches, et donnent à boire et à manger aux manifestants[51]. Ce service de nettoyage et d'assistance aux manifestants blessés est parfois assuré par le collectif des Brassards verts[57].

Revendications

Manifestants le à Batna.

Les manifestants réclament en premier lieu la non-candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat et la démission du Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

De façon plus générale, ils appellent à plus de démocratie et à une société moins corrompue. Des slogans dénonçant la corruption sont ainsi scandés à l'adresse des membres du pouvoir : le Premier ministre est notamment traité de « voleur ». Le président sortant est qualifié de « Marocain » du fait de son lieu de naissance[58]. D'autres protestataires crient « pouvoir assassin », et dénoncent une « mafia »[59]. Des cadres vides sont également utilisés lors des rassemblements[60]. Le , des étudiants simulent les funérailles du président à l'aide d'un cercueil[61]. Par ailleurs, ils dénoncent la corruption à l'aide de cachir, un saucisson[62]. D'autres slogans, comme « ramenez les commandos de l'armée et la BRI, il n’y aura pas de cinquième mandat » sont également entonnés[63], ou encore « vous avez mangé le pays »[64]. Ils s'écrient également : « Ils ont des millions, nous sommes les millions »[65], ou encore « c'est une république pas un royaume »[66].

La chanson, Libérer l'Algérie, écrite par des artistes soutenant le mouvement, fait un carton auprès des manifestants[67], au même titre que celle de la chanteuse algérienne engagée Raja Meziane, Allo, le système, qui interpelle le régime de Bouteflika et l'enjoint à écouter le peuple[68]. C'est également le cas de Casa del Mouradia, œuvre des supporters de l'USM Alger, en référence à La casa de papel, qui est régulièrement entonnée par les manifestants[69].

Débordements

Si les rassemblements se déroulent globalement dans le calme — se déroulant sans incidents hors de la capitale[70] —, quelques incidents sont relevés à Alger, avec au moins un véhicule incendié et un commerce vandalisé au soir des manifestations[21],[71]. Le , des affrontements ont lieu entre la police et des groupes de jeunes leur lançant des pierres[21].

41 arrestations sont recensées le [72], 45 le [73], 195 le [74], puis 75 le [51].

Traitement médiatique

Jusqu’au , la télévision et la radio publiques font totalement abstraction des manifestations, tandis que les chaînes privées liées au pouvoir en traitent de façon limitée[75]. Une campagne de boycott est alors lancée à leur encontre[76]. Dans le même temps, plusieurs journalistes sont arrêtés et la rédactrice en chef d'Alger Chaîne 3 démissionne le en guise de protestation contre le traitement du mouvement par sa radio[75]. Une centaine de journalistes et l’ONG Reporters sans frontières dénoncent publiquement la censure pratiquée par l’exécutif algérien[77]. Les chaînes d’État évoquent finalement la contestation en se montrant critiques envers les manifestants et en ne faisant pas référence à leurs motivations[21],[77]. Par ailleurs, malgré l'ouverture de l'audiovisuel à la concurrence en 2011, les chaînes sont toujours de droit étranger et non agréées, le régime pouvant à tout moment les fermer[78].

À l'inverse, la presse écrite privée et les sites d'informations font largement état des événements dès leurs débuts[75].

Le , Nadia Madassi, présentatrice du journal sur la chaîne publique depuis 15 ans, démissionne, après avoir été contrainte la veille de lire la lettre attribuée au président[79]. Le lendemain, Echorouk El Yawmi et El Bilad sont sanctionnés par le ministère de la Communication pour avoir couvert les manifestations, et sont ainsi privés de publicité de l'ANEP[80].

La télévision publique organise le 10 mars un débat contradictoire sur la transition post-Bouteflika ; lors de l'émission, le président sortant est accusé d'être responsable de la situation en cours[81].

Analyses

Manifestant enveloppé du drapeau algérien.

Un parallèle est effectué avec les événements du 5 octobre 1988 en Algérie[82].

Le , l'économiste Omar Benderra indique : « L'opinion algérienne est depuis longtemps au-delà de l'exaspération et ce n'est que par les traditions de patience et de refus de la violence que la société s'est maintenue par elle-même dans une posture de retrait par rapport au régime et ses parodies. […]. Les Algériens se sont sentis insultés par cette indigne mascarade d’un cinquième mandat qui consiste à imposer un vieillard à l'agonie en tant que candidat de l’espoir et du renouvellement. Cet élément a joué comme un détonateur de mécontentement, la goutte d’eau qui a fait déborder un vase d’indignation et d’amertume. »[82].

Dans Le Figaro du , l'écrivain algérien Boualem Sansal affirme : « De telles manifs dans toutes les villes du pays et jusque dans la capitale, pas loin d'El Mouradia (le quartier du palais présidentiel), des Tagarins (le quartier du ministère de la Défense), d'Alger-Centre (le quartier du palais du gouvernement), est une insupportable humiliation pour le président, ses frères, son armée, sa police, ses députés, ses sénateurs, ses oligarques, ses fonctionnaires, ses milices d'appoint, bref la « famille révolutionnaire » (c'est le nom qu'ils se donnent), à qui jamais personne n'a manqué de respect sans le payer de sa vie. Leur silence a un air de veillée d'armes qui n'augure rien de bon. »[12],[83].

Réactions

En Algérie, l'Organisation nationale des moudjahidine apporte son soutien aux manifestations[84].

Les réactions internationales sont assez prudentes, et la plupart des pays et organisations internationales restent silencieux jusqu’au  :

  • Drapeau de la France France ː la porte-parole du ministère des Affaires étrangères indique : « C’est au peuple algérien qu'il appartient de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir »[85]. Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, déclare : « Il s’agit d’un moment essentiel pour l’histoire de l’Algérie. Il faut que l’Algérie trouve l’impulsion nécessaire pour faire face aux défis qui sont devant elle et l’impulsion nécessaire pour répondre aux aspirations profondes de son peuple » et il a ajouté « Je souhaite vraiment que cet esprit de responsabilité puisse perdurer et que le peuple algérien trouve les voies de sortie de cette crise. C’est pourquoi nous souhaitons que le processus électoral puisse se dérouler dans de bonnes conditions avec toute la transparence et la sérénité nécessaires. »[86].
  • Drapeau de l’Union européenne Union européenne : la Commission européenne appelle au respect de l’État de droit et notamment des libertés d’expression et de réunion[87].
  • Drapeau des États-Unis États-Unisː Robert Palladino, porte-parole de la diplomatie américaine, affirme : « Les États-Unis soutiennent le peuple algérien et son droit à manifester pacifiquement »[88].

Conséquences

Bilan humain

Le ministère de la Santé algérien fait état d'un mort (Hassan Benkhedda, 56 ans, fils de l'ancien président du gouvernement provisoire, Benyoucef Benkhedda, tué à la suite d’une intervention de police contre des casseurs[89]) et de 183 blessés pour la journée du [90].

Réponses du gouvernement

Le , alors que le pouvoir déclare ne pas vouloir reculer face à la rue et que le Premier ministre rappelle la guerre civile algérienne, Abdelaziz Bouteflika remplace son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, qui occupait cette fonction depuis la campagne présidentielle de 2004, par Abdelghani Zaalane, peu connu du grand public. Considéré comme étant une réponse à la contestation en cours[10], ce limogeage fait suite à la divulgation d'un enregistrement entre Sellal et Ali Haddad dans lequel le premier menace les manifestants[91]. Le 3 mars, la candidature de Bouteflika est déposée par son directeur de campagne, ce qui suscite une polémique puisque la législation prévoit que le candidat soit physiquement présent pour cette démarche[92]. Un message à son nom annonce que s'il est réélu, une conférence nationale sera convoquée afin d’adopter des réformes ainsi qu’une nouvelle Constitution — devant être approuvée par référendum — puis que sera organisée une présidentielle anticipée à laquelle il ne prendra pas part[93].

Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce le 9 mars 2019 qu'il avance les vacances universitaires de printemps au 10 mars 2019 (la date initiale était le 21 mars) et allonge leur durée (quatre semaines au lieu de deux), ce qui est analysé comme une tentative d'affaiblir la contestation[94].

Renoncement de Bouteflika à un nouveau mandat

Le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, prononce le 10 mars 2019 un discours dans lequel il déclare que « l’armée et le peuple algérien partagent les mêmes valeurs et principes, et qu’ils ont une vision commune du futur du pays ». La déclaration est vue comme une façon détournée de montrer le soutien de l'armée aux manifestants[95].

Le lendemain, le 11 mars, le président Bouteflika, revenu la veille après une hospitalisation en Suisse, annonce le retrait de sa candidature et le report de l'élection à une date indéterminée[96]. Ce départ du pouvoir doit toutefois avoir lieu « dans le prolongement d'une conférence nationale » ayant pour objectif de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution soumis par la suite à référendum. Ces travaux devraient s'étendre jusqu'à la fin 2019[97]. La nouvelle déclenche la joie puis des critiques[98], cette décision conduisant à la prolongation du quatrième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, censé se terminer le 28 avril 2019[99]. Le journal El Watan titre : « Il annule la présidentielle mais reste au pouvoir : la dernière ruse de Bouteflika »[100]. Plusieurs analystes et opposants jugent la décision anticonstitutionnelle, et appellent à continuer la mobilisation[101].

Notes et références

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Articles connexes