Lucifer et Ahriman

Lucifer et Ahriman, sous-titré leur influence dans la vie de l'âme
Auteur Rudolf Steiner
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Genre Recueil de conférences
Éditeur Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève
Date de parution 1977 pour l'édition française
ISBN 9782881890192
Groupe en bois d'orme sculpté par Rudolf Steiner et Edith Maryon, situé au Goetheanum, à Dornach, en Suisse.
Il montre le représentant de l'humanité (le Christ) situé entre Lucifer et Ahriman pour les équilibrer. Ce combat se déroule à l'intérieur de chaque homme, qui a le choix de favoriser l'un ou les deux autres protagonistes par sa manière de vivre. En haut à gauche est représenté le regard du monde spirituel sur ce combat, ce regard est aussi décrit comme l'humour du monde.
Nüwa avec l'attribut du compas et Fuxi avec l'équerre

« Lucifer et Ahriman » est un recueil de 10 conférences de Rudolf Steiner faites à Zurich, Bern, Dornach et Londres en 1919, 1921 et 1922[1] sur le rôle de ces entités spirituelles par rapport à l'évolution des humains.

Résumé

La série de conférences mentionne une incarnation de Lucifer en Chine au IIIe millénaire av. J.-C.. (probablement en Fuxi (-2852/-2820), le fondateur des huit trigrammes du yi-king et des premières lois chinoises et dont les attributs sont l'équerre et le compas)[réf. nécessaire], une incarnation du Christ en l'an 33 de notre ère et une incarnation d'Ahriman au début du IIIe millénaire en Occident. Concernant cette dernière incarnation, Steiner précise qu'elle peut être positive pour l'humanité si elle sait reconnaître l'être incarné et si elle discerne les limites de ce qu'Ahriman propose (s'alimenter pour devenir plus intelligent, obtenir une clairvoyance personnelle, ne reconnaître que le domaine physique). Si les hommes comprennent la véritable évolution spirituelle, alors ils pourront utiliser à bon escient l'incarnation d'Ahriman. Ahriman est l'une des deux entités, avec Lucifer, qui s'opposent à l'évolution de l'humanité, mais qui la rendent aussi possible. Steiner identifie Ahriman à Satan, lequel est bien distinct de Lucifer. Il est l'être qui fait de l'homme un être terrestre assujetti à la matière, alors que Lucifer et les forces lucifériennes tendent à l'en détacher.

Steiner décrit la puissance de Lucifer comme celle qui excite dans l'homme toutes les exaltations, tous les faux mysticismes, l'orgueil qui pousse l'homme à s'élever au-dessus de lui-même[2]. Il décrit la puissance d'Ahriman comme celle qui rend l'homme aride, prosaïque, "philistin", qui ossifie exagérément les corps et qui entraîne l'homme aux superstitions matérialistes[2]. Il explique que la tâche propre de l'homme est de se maintenir en équilibre entre les puissances lucifériennes et les puissances ahrimaniennes; et l'impulsion du Christ aide l'humanité actuelle à garder cet équilibre[2]. Ahriman agirait tout spécialement depuis et dans le corps éthérique. Il conférerait aux humains une intelligence froide et abstraite, dénuée de sentiments, et amorale. Steiner le considère aussi comme l'esprit du mensonge, de l'erreur, et de la corruption.

Compléments

Selon Steiner, l'action d'Ahriman au cours de la vie terrestre mène en effet à considérer le monde sensible comme le seul réel et à s'interdire ainsi toute vision du monde spirituel. Dans ce monde spirituel même, la puissance d'Ahriman a pour effet l'isolement total, la concentration sur soi-même de tout intérêt[3]. Plus quelqu'un se focalise au monde physique, plus Ahriman a la possibilité de s'insinuer dans son âme pendant sa vie terrestre et de conserver son pouvoir sur lui au-delà de la mort[4].

Données techniques

La traduction de l'allemand est de Germaine Claretie.

Notes et références

  1. Rudolf Steiner, Lucifer et Ahriman, Éditions Anthroposophiques Romandes, 1977, p. 5,6,7,8
  2. a, b et c Rudolf Steiner, Lucifer et Ahriman, Éditions Anthroposophiques Romandes, 1977, p. 16
  3. Rudolf Steiner, La science de l'occulte, 1910, Éditions Triades, Paris, réédition 1976, p.301
  4. Rudolf Steiner, La science de l'occulte, 1910, Éditions Triades, Paris, réédition 1976, p.300