Louverné

Louverné
Louverné
L'église du Sacré-Cœur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Bonchamp-lès-Laval
Intercommunalité Laval Agglomération
Maire
Mandat
Alain Boisbouvier
2014-2020
Code postal 53950
Code commune 53140
Démographie
Gentilé Louvernéen
Population
municipale
4 163 hab. (2015 en augmentation de 5,5 % par rapport à 2010)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 22″ nord, 0° 43′ 05″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 138 m
Superficie 20,58 km2
Localisation

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Liens
Site web www.louverne.fr

Louverné est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 4 163 habitants[Note 1].

Géographie

Toponymie

La commune de Louverné n'a pas toujours porté le même nom. Le nom de la localité est attesté pour la première fois sous la forme latine de Parrochia Sancti Martini vers 1100, puis sous la forme de Parrochia de Louvernay en 1125, Prior de Loverné vers 1203-1208, Le féage de Louvernay en 1388, Ecclesia de Louverneyo au XVe siècle puis Sainct-Martin-de-Louvernaye en 1574[2]. Le toponyme peut être issu d'un anthroponyme, gaulois tel que ''Lovernos[3] ou germanique tel que Leubrannus[4].

Le gentilé est Louvernéen.

Histoire

L'abbé Angot, dans son Dictionnaire, dit que près des roches calcaires où quelques débris humains ont été trouvés, mélangés à des ossements d’animaux de l’âge du renne (17000 - 9000 av. J.-C.), on a relevé aussi des haches en pierre polie et en bronze.

Il mentionne aussi plusieurs localités de noms anciens : Niafles, Valleray, Barbé, Guicheuron, Vaubernier, Mézières, le Ronceray, la Flècheray, le Boulay, etc.

La seigneurie paroissiale de Louverné, dans la mouvance de Laval, appartient au moins dès le XIVe siècle, comme celle de Saint-Berthevin, à la famille de la Chapelle-Rainsouin. Les aveux ne comprennent que la terre de Louverné jusqu’à la création, vers le milieu du XVe siècle, du château de la Troussière, qui devint le manoir seigneurial. Une branche des La Chapelle prit alors le titre de la Troussière et Louverné.

Le 8 décembre 1433, les paroissiens prennent une sauvegarde et quatre-vingt-quinze "bullettes" des Anglais. La guerre civile, de 1589 à 1592, fait sentir ses ravages, particulièrement en la paroisse de Louverné, et l’hiver de 1593 à 1594 est désastreux.

Le sacristain, pour une rente de 20 boisseaux de seigle légués le 30 mai 1576 par François de la Chapelle, devait dire une messe le dimanche et orner la croix de la Troussière qui servait de reposoir à la procession du Sacre. Jean Deschamps et Andrée Lelièvre, sa femme, fondent en 1667 une messe du Saint-Sacrement le 1er jeudi de chaque mois. La confrérie du Rosaire est dotée d’une messe mensuelle par Renée Beucher, en 1634, et d’un ordinaire de messes par Perrine Hubert, veuve Piau, en 1661. La confrérie des fidèles trépassés reçoit un legs en 1620.

L'été pluvieux de 1725 incite les paroissiens à aller le dimanche après la Saint-Pierre en procession à Avesnières, têtes nues, par une pluie battante, pour demander la cessation du fléau.

Dans leur cahier de 1789, très pacifique, signé de François Verger, syndic, et de quatorze autres noms, ils demandent la suppression du tarif de Laval et de la milice, remplacée par un contingent de volontaires engagés par la paroisse. En 1790, les paroissiens prononcent leur refus des dîmes de paille. En 1792, la Garde nationale, unie à celle d'Argentré, va désarmer les suspects de Bonchamp. Un camp de six cents hommes est établi le 28 février 1795 à Louverné, « commune d’un excellent patriotisme », écrit le général Duhesme. Le commandant de Vergès se plaint le 16 mars des réquisitions d’hommes et de vivres que les Chouans viennent faire jusqu’à Châlons et la Chapelle-Anthenaise. Le 22 mai suivant, il est « attaqué et conduit en déroute jusqu’à Barbé … des charrettes de blessés, écrit Mlle Duchemin, viennent aux hôpitaux. »

Une affaire plus sérieuse a lieu le 1er octobre 1799. La veille, les habitants avaient appris qu’une troupe de royalistes avait quitté Martigné et ils se déclarent incapables de résister si on ne leur envoie de Laval un secours de six cents hommes. Bourmont, qui veut tenter un coup de main sur Laval, se trouve à Argentré. Le mardi 1er octobre, il adresse aux républicains de Louverné sommation d’avoir à lui rendre leurs armes, menace de pillage et de mort ceux qui résisteraient et promet protection à ceux qui lui apporteraient leurs fusils. « J’arrive, dit-il, à la tête d’un détachement considérable auquel vous ne pouvez résister ». La troupe qui vient de Martigné ne trouve pas à Louverné les forces convoquées qui n’ont pas eu le temps de s’y réunir. Elle a bien vite raison de la résistance qu’on lui oppose, perd pourtant quatre hommes, tue entre autres les sonneurs de tocsin et prend le chemin d’Argentré, suivi bientôt par une partie de la garnison de Laval et des gardes nationales du voisinage. Bourmont rejoignit les siens. La lutte s’engage entre Bonchamp et Argentré. Elle est opiniâtre. « Les républicains, d’après le rapport officiel, furent mis en déroute ; près de 100 hommes manquent à l’appel, écrit-on. La consternation est à son comble ». Le bulletin de l’armée royale dit que les républicains ont perdu 400 fusils, 20 chevaux, 180 hommes, sans compter les prisonniers et les blessés.

Le 14 janvier 1847 a lieu à Louverné un soulèvement au sujet de la cherté du grain. Le 17 janvier 1871, apparaissent les éclaireurs prussiens. Les Français s’établissent à la Gare, le 20, pour protéger les communications avec Mayenne. Le typhus, communiqué par les bestiaux de la troupe, dépeuple les étables[2].

Héraldique

Blason de Louverné Blason D'azur à l'épée haute d'or accostée de deux navettes du même, posées en pal ; au chef d'argent bastillé de trois pièces et chargé d'une chauve souris, les ailes étendues, de sable[5].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Liste des maires[6]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1953 Jules Bigot    
1953 1976 Pierre Bourre    
1976 1977 Paul Gaulier    
1977 1983 Victor Landais SE  
1983 1985 Émile Landais    
1985 mars 2008 Victor Landais SE  
mars 2008[7] en cours Alain Boisbouvier[8] PS Directeur adjoint du centre d’économie rurale Mayenne-Sarthe

Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et huit adjoints[9].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2015, la commune comptait 4 163 habitants[Note 2], en augmentation de 5,5 % par rapport à 2010 (Mayenne : +0,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0769991 2131 1641 2681 3531 4781 4701 478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5601 6311 6881 7501 9701 6801 6051 5771 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4121 2891 2681 0651 0591 0389491 1311 121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 0961 2151 8082 5362 6792 9123 5383 9834 163
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

L'ancien four à chaux sis la gare.

Longtemps, les fours à chaux, dont les vestiges sont toujours visibles aujourd'hui, ont participé à l'économie de cette commune essentiellement rurale. Depuis quelques années, le dynamisme démographique, l'amélioration des transports en commun, la proximité de l'autoroute A 81, et le voisinage de la commune avec le chef-lieu de la Mayenne, Laval, ont fait de ce village rural une ville à la campagne de plus en plus attractive grâce aux zones d'activité implantées sur la commune : zone d'activités de Beausoleil, parc d'activités de l'Océane, zone autoroutière, parc Pont-Saint-Martin.

Le siège social de l'entreprise Pronuptia est situé dans la zone d'activité autoroutière.

Lieux et monuments

  • Anciennes carrières : marbre noir de Louverné.
  • Église du Sacré-Cœur.
  • Ancienne église aujourd'hui disparue, dédiée à saint Martin, qui comprenait une nef et un chœur rectangulaires, d’égale largeur, séparés par une arcade romane étroite et basse. Le chœur avait la même longueur que la nef et était plus élevé ; presque tous les hommes y avaient leur places et deux portes s’y ouvraient. Extérieurement ce qu’on remarquait dans cette modeste église, c’était ses pignons aigus et ses toits surélevés, hauts de 13 à 14 m, sur des murs côtiers qui n’en avaient guère que 6. Le clocher était planté sur la charpente du chœur. Un petit auvent protégeait la porte, datée de 1758 et surmontée dans une niche d’un saint Martin à cheval, en pierre. Le maitre-autel s’adossait au pignon oriental où s’ouvrait primitivement une large fenêtre : à l’entrée du chœur étaient les autels de la Vierge ou du Rosaire et de saint Eutrope, celui-ci objet d’une dévotion antique et régionale. Marguerite Berthereau, de Jublains, demande par testament en 1600 un voyage à Saint-Eutrope de Louverné. Une cloche portant l’inscription gothique : « L’an 1571, haut et puissant seigneur François de la Chapelle, sieur de la Troussière, et dame Renée de Launay, son épouse, me ont nommée… » a été brisée accidentellement en 1852. Plusieurs pierres tombales relevées de cette église, l’une avec écusson chargé d’annelets, l’autre datée d’avril 1606, forment le socle de la croix de mission de la Chapelle-Anthenaise. Une horloge avait été posée au clocher en 1757 par André Saudray, dit la Montagne. L’église et le cimetière, dont l’emplacement a été vendu au grand dommage du quartier et de la maison d’école, forment aujourd’hui un jardin clos avec maisonnette[2].
  • Borne de banlieue, en granite, de 1751, classée à titre d'objet aux Monuments historiques[14]. Elle indiquait la limite du tarif de Laval.

Activité, labels et manifestations

Labels

La commune est une ville fleurie (deux fleurs) au concours des villes et villages fleuris[15].

Sports

Louverné Sports fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[16].

Manifestations

  • Défi louvernéen : course pédestre rassemblant près de 500 coureurs chaque année, le dernier week-end de mai.

Associations

  • Tennis Club louvernéen.
  • Louverné Running : course à pied.
  • Louverné-sport : club de foot et de volley
  • Louverné Tennis de Table, présent en régionale 3 saison 2017-2018[réf. souhaitée]

Jumelages

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  • Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a, b et c Alphonse-Victor Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne ; tome deuxième ; Laval ; 1901.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 748
  5. « 53140 Louverné », sur L'Armorial des villes et des villages de France (consulté le 17 avril 2016)
  6. « Les maires de Louverné », sur louverne.fr, mairie de Louverné (consulté le 17 avril 2016)
  7. « Alain Boisbouvier est le nouveau maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
  8. Réélection 2014 : « Louverné (53950) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
  9. « Louverné (53950) - Municipales 2014 », sur Ouest-france.fr - Municipales 2014 (consulté le 17 avril 2016)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. « Borne de banlieue », notice no PM53000358, base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris », sur villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 17 avril 2016)
  16. « Louverné Sp. », sur Site officiel de la Ligue de Maine (consulté le 17 avril 2016)

Lien externe