Louis de Gonzague

Louis de Gonzague
Saint catholique
Image illustrative de l’article Louis de Gonzague
Saint Louis Gonzague - Tableau de Goya, ca 1781-1785, Museo Provincial (Saragosse, Espagne)
Saint
Naissance 9 mars 1568
Castiglione delle Stiviere, Lombardie, Italie
Décès 21 juin 1591  (23 ans)
Rome, Italie
Nationalité Flag of Most Serene Republic of Venice.svg République de Venise
Ordre religieux Compagnie de Jésus
Vénéré à Église Saint-Ignace-de-Loyola, Rome
Béatification 12 mai 1604 Mantoue
par Clément VIII
Canonisation 26 avril 1726
par Benoît XIII
Fête 21 juin
Saint patron jeunesse, personnes atteintes par le virus du sida
Châsse en lapis-lazuli de saint Louis de Gonzague, église Saint-Ignace, Rome.

Louis de Gonzague[1] (en italien : Luigi Gonzaga), né le à Castiglione delle Stiviere et mort le à Rome, est un étudiant jésuite mort au service des pestiférés. Il est reconnu saint par l'Église catholique en 1726.

Biographie

Il est le fils, premier-né, de Ferdinand Ier Gonzague (1544-1586), seigneur puis marquis de Castiglione (sous la république de Venise, aujourd'hui province de Lombardie, en Italie) et de Marta Tana de Santena (1550-1605), et l'aîné d'une famille de dix enfants. Sa mère prend un soin particulier de son éducation religieuse.

En 1581, à l'âge de treize ans, il devient page à la cour de Philippe II d'Espagne. La vie de cour, avec son luxe et laxisme moral, le laisse profondément insatisfait. Il s’impose déjà des pénitences pour se prémunir contre l’indolence des mœurs de la cour de Philippe II. Il souhaite un style de vie plus évangélique.

Sa vocation religieuse arrivant à maturité, le il renonce solennellement, en faveur de son frère cadet Rodolphe II de Castiglione (1569-1593), à ses droits héréditaires au marquisat de Mantoue et part pour Rome. Son père, d’abord opposé à cette vocation religieuse, l’acceptera plus tard.

Par l'entremise du comte d'Olivarès, ambassadeur d'Espagne auprès du Saint-Siège, il est présenté au pape Sixte Quint, qui lui donne sa bénédiction le . Deux jours plus tard, il entre au noviciat de Saint-André du Quirinal.

À part quelques interruptions pour raison de santé ou de famille, Louis de Gonzague passe six ans à Rome. Il prononce ses premiers vœux le , à l'âge de 19 ans, et commence ensuite au Collège romain ses études universitaires, où il est placé sous la direction spirituelle de Robert Bellarmin. Par tradition familiale, il est habitué au commandement ; aussi, dans la vie religieuse, il doit souvent lutter contre sa volonté propre dans l’obéissance religieuse qui lui est demandée. Au cours des années, comme tout autre étudiant jésuite, il exerce les fonctions de lecteur et d'acolyte. Le temps qui n’est pas pris par les études est passé dans la prière et les œuvres de charité.

En 1591, une épidémie de peste se déclarant à Rome, les jésuites du Collège romain se mettent au service des malades. Un témoin se souvient avoir vu Louis de Gonzague, surmontant un dégoût personnel, porter un pestiféré sur ses épaules pour le conduire à l’hôpital. Il est lui-même atteint par la peste et en meurt le , âgé de seulement vingt-trois ans.

Vénération

Louis de Gonzague est béatifié le , lors d'un synode à Mantoue, par le pape Clément VIII. Sa dévotion se répand rapidement, par exemple à Monaco, où Ippolita Trivulzio, fille de Catherine de Gonzague, cousine germaine du bienheureux, épouse le prince Honoré II. La célébration solennelle du bienheureux en principauté est accordée par l’évêque de Nice, Mgr Marenco, et un oratoire privé lui est dédié au Palais[2].

Louis de Gonzague est canonisé le par Benoît XIII. Liturgiquement, saint Louis de Gonzague est commémoré le 21 juin. Il est le saint patron de la jeunesse catholique. En 1991, le pape Jean-Paul II le déclare également saint patron des personnes atteintes du SIDA.

La chambre qui fut la sienne lors de ses études au Collège romain a été transformée en chapelle et peut être visitée, à partir de la sacristie de l'église Saint-Ignace, à Rome.

Postérité

De nombreux lieux ont été nommés en sa mémoire :

En 1606, soit deux ans après sa béatification, paraît à Rome la Vie du bienheureux Louis de Gonzague (en italien : Vita del beato Luigi Gonzaga), sa première biographie, rédigée par Virgile Cépari, qui fut l'un de ses compagnons au Collège romain. Elle reste aujourd'hui la référence sur la vie du saint.

Représentation dans l'art

Notes et références

  1. À l'instar d'une grande partie de sa famille, Louis Gonzague est appelé, dans les pays francophones, Louis de Gonzague, comme l'on dit Catherine de Médicis. La famille ne porte pas de particule en italien. L'analogie vient de ce que le duc de Nevers Charles III (1580-1637) est appelé, en France, Charles de Nevers-Gonzague.
  2. Claude Passet, Philippe Blanc, Luc Thévenon, La Cathédrale de Monaco, Monaco, Editions du Rocher, , 336 p. (ISBN 9-782268-070704), p. 109.

Voir aussi

Liens externes

  • (fr) Nominis.cef.fr : Vie de Saint Louis de Gonzague
  • (fr) Vie de Saint Louis de Gonzague (1568−1591) racontée aux enfants.
  • (it) Itis.mn.it : Luigi il Santo
  • (en) Catholic-forum.com : Aloysius Gonzaga