Louis Bastoul

Louis Bastoul
Louis Bastoul

Naissance
Montolieu (Aude)
Décès (à 47 ans)
Munich (Électorat de Bavière)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1773-1801
Conflits Guerres de la Révolution
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 8e colonne.

Louis Bastoul, né le à Montolieu (Aude), et mort le à Munich (électorat de Bavière), est un général de brigade de la Révolution française.

Biographie

Engagé volontaire dans le régiment de Vivarais infanterie le , il passe caporal le , et sergent de grenadiers le . Cassé et remis grenadier le , il redevient caporal le 1er septembre, sergent le 8 et il est congédié le .

Il reprend du service, comme adjudant-major dans la Garde nationale de Béthune en 1790, et il est élu lieutenant-colonel en second du 2e bataillon de volontaires du Pas-de-Calais le . Il prend le commandement de ce bataillon le , et il est employé à l'armée du Nord.

Il est promu Général de brigade le , et le , il est envoyé à l'armée de Sambre-et-Meuse, sous les ordres du général Jourdan. Il contribue à la reprise de Landrecies le et du Quesnoy le . Le , il est chargé par le général Jourdan de veiller à la sûreté du pont de Cologne et de protéger l'arrivée des convois.

En 1796, il est affecté à l'armée du Rhin, et le , au combat d'Uckerath en Westphalie, sous les ordres du général Jean-Baptiste Kléber, il met en déroute l'aile gauche de l'armée autrichienne commandée par le général Pal Kray et reprend le village de Kirchpruh. le , combat de Friedberg, sous les ordres du général Moreau, il contribue au gain de la bataille en chassant, avec peu de troupes, l'ennemi qui s'était retranché dans un bois. Le , sous les ordres du général Championnet, sa brigade combat vaillamment à la bataille de Würzburg, et le suivant au combat de Sulzbach, près d'Amberg, il est cité avec éloge pour le courage qu'il a déployé sur le terrain. Il y est blessé et a son cheval tué sous lui.

Le , lors de la bataille de Neuwied (Rhénanie-Palatinat), il prend une part importante à la réussite du passage du Rhin pendant le repli de l'armée commandée par Hoche. À cette occasion, le général Grenier, chargé d'une attaque sur Hettersdorf, place sous ses ordres, 9 compagnies de grenadiers, qu'il fait appuyer par les demi-brigades auxquelles elles appartiennent, et à la tête de ces troupes, il enlève à la baïonnette les retranchements ennemis. Le , il est employé à l'armée d'Allemagne, puis à celle de Mayence le , avant de rejoindre l'armée du Danube le .

Le , il participe à la bataille d'Engen (Bade-Wurtemberg), et sa division engage avec l'ennemi un combat acharné. Ayant pénétré avec une partie de ses troupes dans un bois qui domine un plateau, il fait prendre en queue et en flanc 8 bataillons autrichiens présents sur le terrain et les met en complète déroute. les 4 et , à la bataille de Moesskirch, il se porte avec célérité au soutien de la division du général Delmas, qui se trouve débordée, et repousse avec succès tous les assauts autrichiens contre l'extrême gauche de l'armée française, et le au combat de Landshut, le général Leclerc reçoit l'ordre de s'emparer de la ville de Landshut (Bavière). Placé à l'aile gauche de l'attaque et fort de deux escadrons de cavalerie, d'un bataillon de la 53e demi-brigade, de trois compagnies de grenadiers, les troupes qu'il commande emportent dans leur charge deux portes et un pont, et ils rejettent les Autrichiens au-dehors de la ville. Le , il retourne à l'armée du Rhin, et le , il commande une division d'infanterie à la bataille de Hohenlinden, sous les ordres de Moreau. Une de ses brigades se trouvant en forte difficulté, il forme sa troupe en colonne d'attaque et marche sur la ligne autrichienne, aidé par la brigade d'infanterie du général Bonnet et celle de cavalerie du général Fauconnet. Il réussit, par cette action, à mettre en déroute les Autrichiens qui abandonnent plusieurs canons et des prisonniers.

Lors de cette charge, il est grièvement blessé, atteint par un boulet qui lui broie la jambe, il est transporté à Munich, mais il refuse de se laisser amputer, déclarant « vivre ou mourir tout entier », et meurt des suites de ses blessures le .

Distinctions

Notes et références

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Voir aussi

Bibliographie

  • Jacques Charavay, Les généraux morts pour la patrie, 1792-1871 : notice biographiques, Au siège de la société, , 160 p. (lire en ligne), p. 131.

Liens externes