Livry-Gargan

Livry-Gargan
Livry-Gargan
L'hôtel de ville.
Blason de Livry-Gargan
Blason
Livry-Gargan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Livry-Gargan
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand Paris - Grand Est
Maire
Mandat
Pierre-Yves Martin
2014-2020
Code postal 93190
Code commune 93046
Démographie
Gentilé Livryens
Population
municipale
44 415 hab. (2015 en augmentation de 6,24 % par rapport à 2010)
Densité 6 018 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 09″ nord, 2° 32′ 10″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 125 m
Superficie 7,38 km2
Localisation

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Liens
Site web livry-gargan.fr

Livry-Gargan (anciennement Livry-en-Aulnoye) est une commune située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Au dernier recensement de population de 2015, la commune comptait 44 415 habitants. Ses habitants sont appelés les Livryens.

Lieu de séjour de Madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le XVIIe siècle, la commune a connu depuis 1875 une forte urbanisation pavillonnaire et est ainsi devenue une ville majoritairement pavillonnaire.

Livry-Gargan

Sommaire

Géographie

Localisation

Carte de la petite couronne parisienne, avec le territoire de Livry-Gargan en rouge.
Localisation de Livry-Gargan dans la petite couronne.

Livry-Gargan s’étend des Pavillons-sous-Bois à Vaujours du sud-ouest au nord-est sur 2,8 kilomètres et d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois du nord-ouest au sud-est. La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée.

Localisation de la commune de Livry-Gargan
Livry vers 1870 - carte de France dite d’état-major.

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune fait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Quartiers

La ville de Livry-Gargan s'articule autour de deux quartiers historiques, le vieux quartier de Livry avec l'abbaye et le quartier dit de Gargan du nom de l'industriel, Louis-Xavier Gargan, créé à la fin du XIXe siècle[2].

En 2009, le programme local de l'habitat (PLH) de Livry-Gargan tente de définir six quartiers en fonction des données de l'Insee soit : d'est en ouest, au nord de la RN3, Sully-Quesnay, Mairie, Jacob-Poudrerie et d'est en ouest, au sud de la RN3, Gargan-Chanzy, Sévigné, Europe-Parc-Pompidou[PLH 1].

La ville comporte cinq quartiers depuis 2014 et l’instauration des conseils de quartier : le quartier Danton au nord-ouest, le quartier Gargan au sud-ouest, le quartier Jacob situé à l'est du quartier Centre et le quartier Poudrerie à l'est[3].

Géologie et relief

Articles détaillés : Pays de France et Pays d'Aulnoye.

La superficie de la commune est de 738 hectares ; elle est une ville faiblement accidentée entre 55 mètres et 85 mètres permettant un développement communal relativement homogène, exception faite des coteaux des massifs de l’Aulnoye. L’altitude moyenne à Livry-Gargan est de 55 mètres au Nord-Ouest et sur le canal de l’Ourcq. La ville culmine au Sud-Est à 120 mètres avec une côte de 126 mètres limitrophe de la forêt de Bondy[PLU 1].

Formations superficielles

Livry-Gargan est recouvert en partie sur son territoire de dépôts accumulés, utilisées comme décharge des anciennes carrières de gypses ainsi que de colluvions polygéniques marno-gypseuses et de limons des plateaux ; l’épaisseur de ces formations peut atteindre les 11,5 mètres[PLU 1].

Formations du substrat

« Le territoire communal comprend des formations s’étendant du Stampien inférieur « sannoisien » (G1b) : formation de Brie (argile, meulière et calcaire) au Bartonien supérieur, Ludien moyen et inférieur (E7aG) : masses et marnes du gypse. L’épaisseur peut atteindre environ 65 mètres. »

— Ville de Livry-Gargan, Plan local d'urbanisme (PLU), 2015[PLU 1].

Hydrographie

La ville a sur son territoire plusieurs bassins versants, le bassin versant dit de la « Molette » sur une majeure partie de la commune et celui de la « Morée ». Livry-Gargan disposait anciennement sur son réseau de plusieurs rus.

Le ru du Rouailler est aujourd'hui canalisé et a été raccordé au réseau d’assainissement et fait transiter les eaux pluviales entre lac de Sévigné et l'étang Verchain jusqu’au canal de l’Ourcq[PLU 2].

Lac de Sévigné

Quatre sources aux vertus thérapeutiques ont été mises à jour en 1864 au lac de Sévigné. La municipalité demande en 1912 son classement en station thermale en 1912, ce qui lui est refusé. Le lac est aujourd'hui transformé en bassin de retenue afin de régulariser les débits à l’aval du cours du Rouailler.

Eaux superficielles

La communes dispose de différents plans d'eau [PLU 2],[4] :

  • L’étang Verchain (privé).
  • Le bassin du Parc Lefèvre,
  • Le bassin du Parc de la Mairie.
  • Plusieurs mares, sauvage au parc des Friches et sur le chemin de Vaujours.

Climat

Neige à Livry-Gargan.

Comme toute l'Île-de-France, la ville de Livry-Gargan est soumise à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne entraîne une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11,6 °C, le mois le plus le froid est celui de janvier avec 4,2 °C avec un record à - 22,4 °C en février 1983 ; les mois les plus chauds étant ceux de juillet et août, avec une moyenne journalière de 19,7 °C et 19,5 °C et un record août 2003 de 39 °C[5]. Sur l'année, le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C. Au Bourget, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1 719 heures[6].

Normales 1981-2010 et record depuis 1951 à Roissy Charles-de-Gaulle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,8 1,7 4,2 6,1 9,8 12,6 14,6 14,5 11,8 8,9 4,9 2,4 7,8
Température moyenne (°C) 4,2 4,7 7,9 10,5 14,3 17,3 19,7 19,5 16,2 12,4 7,6 4,7 11,6
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,7 11,6 14,9 18,9 22 24,7 24,6 20,7 16 10,3 7 15,4
Record de froid (°C)
date du record
−17,8
1985
−22,4
1983
−9,1
2013
−8,7
2009
0
2006
−6
1976
−10,7
2000
−4,7
2000
−10
1977
−3,1
1985
−8,1
1998
−11
1978
−22,4
1983
Record de chaleur (°C)
date du record
16
2003
20,1
1990
23,5
1989
28,6
2018
31,9
2005
36,5
2011
38,3
2015
39
2003
32,5
2016
28,9
2011
21,2
2015
20
1977
39
2003
Précipitations (mm) 58 46 55,8 52 65,9 57,2 61,2 51,8 53,8 67,9 56,5 67,5 693,6
Source : « données climatiques », sur infoclimat.fr (consulté le 21 octobre 2018)


Milieux naturels et biodiversité

En Seine-Saint-Denis, l’observatoire départemental de la biodiversité urbaine (ODBU) est chargé du recensement des espèces dans chaque communes[7], notamment à Livry-Gargan pour les coteaux de l'Aulnoye, les parcs existants (Lefevre, de la Mairie, des Friches, de la Poudrerie) et le Lac de Sévigné[8],[9].

Natura 2000

Le site Natura 2000 en Ile-de-France se constitue de 15 entités (parcs et forêts). Livry-Gargan est concerné par le parc de la Poudrerie et 4 sites situées en bordure de ville ses limites : le Bois de Chelles, le Bois de Bernouille, les Coteaux de l’Aulnoye et la forêt régionale de Bondy[PLU 3].

Le parc forestier de la Poudrerie est le seul site Natura 2000 français situé dans une zone dense dont 5 ha sur sont situés à Livry-Gargan sur 140 ha d'espace boisé. Le classement de ce site est réalisé par arrêté du 26 avril 2006 et constitue une zone de protection spéciale (ZPS) due à la présence de trois espèces protégées : le martin-pêcheur d’Europe, le pic noir et le pic Mar[PLU 4].

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

Livry-Gargan, comporte trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

La ZNIEFF du parc forestier de Sevran, bois de la Tussion et bois des Sablons compte notamment des boisements de type chênaie-charmaie, des allées bordées de noyers d'Amérique, de marronniers, de tilleuls et de platanes. Le parc forestier comprend des peuplements diversifiés et anciens mais rajeunis par la tempête de 1999. La faune comprend : des insectes comme le grand capricorne, clyte mystique (très rare en Île-de- France) ou l'hespérie de l'alcée ; des espèces protégées d'amphibiens comme le triturus helveticus, le triton ponctué, le triton crêté, la grenouille agile, la grenouille verte et la salamandre ; des mammifères communs comme la martre des pins, la fouine ou la pipistrelle commune, le murin de daubenton ou le murin à moustaches[10],[11],[PLU 5].

Urbanisme

Occupation des sols

L’habitat pavillonnaire est largement prédominant à Livry-Gargan, constituant pas moins de 57,7 % de la surface communale, cependant le type d’urbanisation est variable selon les quartiers. La commune ne comporte que de petits collectifs, ne représentant que 6 % de la surface occupée et aucune tour ni « grand ensemble » ce qui la différencie de la plupart des communes qui l’entourent.

Le centre-ville est caractérisé par un mélange de constructions continues basses, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, et de petits immeubles collectifs de quatre étages le plus souvent, mais atteignant parfois huit étages. Ces immeubles sont pour la plupart le résultat de la rénovation du centre-ville engagée durant les années 1960 et 1970. La quasi-totalité du reste de la surface communale est constituée de rues pavillonnaires, loties à partir de la fin du XIXe siècle.

Les zones d’activités économiques et commerciales se concentrent aux abords de la route nationale 3, essentiellement à la sortie est de la ville en direction de Meaux[12].

Voies de communication et transports

Anciens transports ferroviaires

Le terminus du tramway à Livry, au début du XXe siècle.
  • La ligne des Coquetiers

La Ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers), fut construite à l’initiative de Louis-Xavier Gargan pour desservir son usine. D’abord limitée au trafic des marchandises, la ligne fut ouverte au trafic des voyageurs en 1875 à la demande des habitants du nouveau quartier dit de « Gargan » alors en pleine expansion autour de l’usine. À cette même date fut créée la « Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay-lès-Bondy[13] ».

  • Le tramway Gargan-Livry

La ligne de tramway à vapeur de Gargan à Livry a fonctionné de 1890 à 1930 entre la gare de Gargan et le centre de Livry. Jusqu’en 1914, le trajet, de trois kilomètres et six arrêts intermédiaires, était effectué en 18 ou 19 minutes par 17 navettes quotidiennes. Elle avait son origine à la gare de Gargan, et terminait rue de Meaux, après le carrefour de la rue Jean-Jacques-Rousseau. Pour aller d’un bout à l’autre de la ligne, les habitants payaient 0,65 franc en première classe, 0,45 franc en seconde classe, 0,30 franc en troisième classe.

Rame des tramways électriques au terminus de Gargan (Chemins de fer nogentais).

En 1912, le nombre de voyageurs transportés était de 353 000 pour atteindre 516 000 voyageurs en 1928.

Le 28 août 1930, à la suite de la réfection du pavage de la route nationale, et l’exploitation de la ligne se révélant par ailleurs très déficitaire, la municipalité décida avec la Compagnie des chemins de fer de l’Est la substitution d’autobus au train qui encombrait la route, et qui occasionnait trop fréquemment des accidents d’où son surnom d’« écraseur » donné par les usagers et les riverains[14].

  • Les Chemins de fer nogentais

La gare de Gargan était également l’un des terminus des tramways électriques exploités par la compagnie des Chemins de fer nogentais (CFN).

  • La voie Schaecher

À hauteur du boulevard Berteaux et de l’avenue Turgot, la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers) était coupée par une voie édifiée par la compagnie Schaecher et Letellier afin de relier la plâtrière de la Fosse-Maussoin qu’ils exploitaient à Clichy-sous-Bois au canal de l’Ourcq afin d’acheminer leur production.

Transports ferroviaires contemporains

  • Projet avorté du métro Livry-Clichy

En juillet 1964, une ligne de métro est envisagée entre Livry-Gargan et Clichy-sous-Bois ; deux solutions sont en concurrence, un système de métro aérien sur viaduc ou un système de métro suspendu Safège. Cette ligne, longue de 2 870 m aurait comporté 3 stations et nécessité 2 ans de travaux. La solution à métro suspendu est retenue en mai 1965. Le projet est finalement abandonné, en effet, les premières études révélèrent une trop grande fragilité du sous-sol pour supporter des piliers,[16],[17],[18],[19].

  • Ligne B du RER

Livry-Gargan est desservie par la ligne B du RER à la gare de Sevran - Livry (branche B5 terminus Mitry - Claye), située sur le territoire de la commune voisine de Sevran.

La commune a adhéré à l'« Association des maires pour la défense de la ligne du RER B et la promotion du transport public », proposition faite par Alain Calmat[20]. Cette association, qui compte quinze communes, réclame 500 millions d'euros pour la rénovation de la ligne B du RER, ligne sur laquelle devrait passer le CDG Express à partir de 2012.

La ville est desservie depuis 1875 par la ligne dite des Coquetiers, devenue en novembre 2006, après trente-cinq mois de fermeture et de travaux d’adaptation, la ligne (T)(4). C’est également la première ligne de tram-train entièrement française. Trois stations de cette ligne desservent la commune :

Un débranchement du (T)(4) vers le plateau de Clichy-Montfermeil est acté pour 2019[21], il empruntera des voies de communications du quartier de Gargan, dont la route départementale 116, ainsi que la route nationale 403. Mais ce tracé suscitait l’opposition du maire de Livry-Gargan, semble-t-il soucieux de ne pas se mettre à dos des riverains farouchement opposés à cette extension à proximité des prochaines échéances municipales. Au cœur des enjeux électoraux de 2007, le projet a en revanche le soutien des socialistes Claude Dilain, Gilbert Roger, Pascal Popelin (alors adjoint au maire) comme des UMP Xavier Lemoine et Éric Raoult[22].

  • Ligne 16 du métro de Paris

Le ville devrait être également desservie par le projet de ligne 16 réseau métropolitain de Paris sur les stations Sevran - Beaudottes et Sevran - Livry toutes deux en correspondance avec la ligne B du RER et situées sur la commune de Sevran puis la station Clichy - Montfermeil en correspondance avec le futur débranchement du T4 située à la limite de Clichy-sous-Bois et Montfermeil. Le tunnel du métro passera sous la ville de Livry-Gargan entre Sevran et Clichy[23].

Transports routiers

Article connexe : Ligne 3 du T Zen.
La route nationale 3 en direction de Meaux.

La ville est desservie par les lignes de bus RATP 146, 147, 234, 347 et Noctilien N41 ; les lignes de bus TRA 601, 605, 613, 623 et 644 ; la ligne de bus TVF 8 et une navette municipale qui parcourt par ailleurs la ville.

Le projet T-Zen 3, bus à haut niveau de service en site propre longeant la RN 3 de Pantin à Livry-Gargan, proche du trajet de la ligne 147, avec un objectif de trajet en 30 min est initialement annoncée pour 2015[P 1],[24], déclaré projet d'intérêt général fin 2016[25] puis programmée pour la fin 2022 a vue de multiple retards[P 2].

Le territoire de la commune est traversé par la route nationale 3 (Paris - Meaux - Sarrebruck) dans toute sa longueur (sud-ouest/nord-est), à quatre voies de Paris à Claye-Souilly (Seine-et-Marne).

La route nationale 370 dont les travaux ont débuté en novembre 1997 (Ézanville - Aulnay-sous-Bois - Noisy-le-Grand) la traverse également, dans le sens nord-ouest/sud-est.

Aménagement cyclable

En 2006-2007, une piste cyclable est aménagée entre le boulevard Chanzy et le square Henri-Legrand (parc de la Poudrerie) sur itinéraire parallèle à la RN 3 longeant les avenues de Sully, Albert Camus, César Collavéri, Anatole France, Émile Zola et Maurouard[26].

Une partie de la piste cyclable longeant les berges du canal de l’Ourcq traverse le territoire de la commune[M 1]. Cette piste cyclable de 108 km elle prend son départ du parc de la Villette en direction de de Meaux, du département l'Oise puis de l’Aisne[27].

Logement

Le quartier Bellevue.
Immeuble rue du Château.

En 2015, le nombre total de logements dans la commune est de 19 068[Insee 1], il était de 17 955 en 2006 et de 14 925 en 1990[Insee 2006 1]. L’âge moyen du parc immobilier est proche des tendances régionales, cependant les constructions neuves sont un peu plus présentes que la moyenne de la région : en 2015, 23,3 % des résidences principales ont été construites entre 1991 et 2012[Insee 2] contre seulement 18,7 % en Île-de-France[Insee IDF 1] soit 1 209 constructions neuves depuis 2006. De même, les constructions antérieures à 1945 ne représente que 17,9 % du parc contre 25,5 % pour la moyenne régionale francilienne.

94,5 % des logements sont des résidences principales[Insee 1]. 58,0 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 39,8 % qui ne sont que locataires[Insee 3] (respectivement 47,3 % et 49,8 % dans la région)[Insee IDF 2].

La plupart des habitations possèdent trois pièces (29,6 %), ou quatre pièces (23 %), puis deux pièces (21 %). Les petits et grands logements restent minoritaires (studios : 7,2 % ; logements de cinq pièces ou plus : 19 %). La ville possède par conséquent des habitations légèrement plus grandes que la moyenne régionale.

En 1999, les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,6 % du parc régional, mais seulement 1,2 % à Livry-Gargan. Les logements de la commune possèdent également plus de garages et de boxes qu’ailleurs, avec 68,1 % de logements équipés contre 49,8 % en moyenne régionale.

Livry-Gargan est ainsi une commune à l’habitat pavillonnaire largement majoritaire, caractérisée par un niveau élevé de propriété privée et un confort des logements globalement supérieur à la moyenne régionale[Insee 1999 1],[Insee 1999 2].

Programme Local de l’habitat

En 1995, un programme local de l'habitat (PLH) valide jusqu'en 2006 est mis en place[PLH 2] et ayant pour but la préservation de l'habitat pavillonnaire de la commune tout en apportant une réponse à la demande croissante des logements sociaux[réf. souhaitée]. Les actions et orientations définies dans le PLH de 1995 prévoyaient entre autre la production par construction ou réhabilitation de 240 logements sociaux sur 3 ans. Entre 2006 et 2009, dans l’attente d’un nouveau PLH, les objectifs actualisés de délibérations annuelles au Conseil Municipal[PLH 2].

En 2011, la commune engage une révision du PLH, cependant, la loi libertés et responsabilités locales du 13 août 2004 soumet le document à l'approbation d’un comité régional de l’habitat, et organise le transfert de compétence aux EPCI[PLU 6]. Le PLH de 2011 ne possède donc pas de portée normative, il prévoit tout de même un objectif de construction de 176 logements par an et pour six ans sur la période 2013-2018 dont 63 % de logements sociaux[28].

Logements sociaux

En 1999, avec 1 874 logements HLM soit 12,2 % du parc (23,4 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. Ce taux de logement social est nettement supérieur dans la plupart des communes environnantes : 30,2 % à Clichy-sous-Bois et jusqu’à 38,8 % à Sevran, a contrario seulement 4,8 % au Raincy, montrant ainsi la situation sociale de Livry-Gargan : une commune à la population plus modeste que sa voisine bourgeoise Le Raincy mais plus aisée que la moyenne de ce secteur de la Seine-Saint-Denis.

Près de 556 logements sociaux ont été bâtis dans la commune en 2006. En 2009, Livry-Gargan compte 2 195 logements sociaux[PLH 2]. La question des HLM dans la commune fait débat aux municipales de 2014 à Livry-Gargan[P 3].

En 2016, la commune de Livry-Gargan signe une charte avec les bailleurs sociaux et une commission municipale du logement est aussi créée[29],[M 2]. En 2017, le bailleur social historique de Livry-Gargan, le groupe Opievoy, cède son parc de 400 logements à Seine-Saint-Denis Habitat en raison de la loi pour l'accès au logement et à un urbanisme rénové dite loi Alur[30].

En février 2017, la commune compte 3 378 logements sociaux dont 745 relevant du contingent municipal soit un total 18,85 % avec un objectif de 25 % d'ici 2015 correspondant au taux fixé par la loi SRU[30].

Planification de l'aménagement

Schéma directeur de la région Île-de-France

Le schéma directeur de la région d'Île-de-France (SDRIF) est le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la région. Le nouveau SDRIF, projet d’aménagement et de développement de l’Ile de France à l’horizon 2030 est approuvé le 28 décembre 2013 par l’Etat.

Livry-Gargan appartient au territoire d’intérêt métropolitain « du canal de l’Ourcq à Clichy-Montfermeil » et dont les objectifs sont : la régénération du tissu économique, notamment de la filière santé-biotechnologie ; le désenclavement du plateau de Clichy-Montfermeil , notamment avec le T4 ; la structuration d'une polarité élargie autour de Bobigny et le raccrochement aux secteurs de développement comme Paris et Roissy[PLU 7].

Contrat de développement territorial

Le contrat de développement territorial (CDT) dit Est Seine-Saint-Denis élaboré entre 2010 et 2014 concerne cinq communes traversées par la future ligne 16 du Grand Paris Express (Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Livry-Gargan et Sevran). Les dites communes sont partenaires en lors de l'élaboration depuis 2010 au sein l’association Paris-Porte-Nord-Est (PPNE) soit 230 700 habitants et 60 500 emplois. Le contrat concerne alors aussi les communauté d'agglomération de Clichy-sous-Bois Montfermeil et Terres de France disparus depuis janvier 2016. Le CDT finalisé en mai 2015 a pour but de préparer l'arrivée de la ligne 16 du métro automatique et prévoit notamment la construction de 1 575 logements en moyenne par an et par communes durant 15 ans pour un total de 19 900 logements de plus en 2028 dont 30 % de logements sociaux. Le document prévoit aussi une augmentation de la population de 2 400 habitants par an ainsi qu'un pic d'accueil dans les établissements scolaires entre 2029 et 2030 et donc une prévision de création de 18 écoles maternelles et 23 écoles élémentaires et la création d'un « arc paysager », reliant les 600 ha d'espaces verts[P 4],[31],[32].

Une première version du CDT a donnée lieu à la signature d'un accord cadre le 14 mars 2012 non validé par la municipalité de Livry-Gargan contre une densification trop forte de la communes et aboutissant a nouvelle mouture[PLU 8]. Le 24 septembre 2015, la municipalité de Livry-Gargan, par la voix de son conseil municipal décide de ne pas voter le contrat en protestation du découpage de la métropole du Grand Paris incluant la ville au sein du T9 (Grand Paris - Grand Est)[33],[P 5],[34]. Lors de la révision de son PLU en 2015, la ville intègre cependant le CDT a celui-ci[PLU 8].

Plan local d'urbanisme

La commune de Livry-Gargan s’est dotée d'un premier plan local d'urbanisme (PLU) en 2006. Le plan s’articule autour du maintien espaces urbains et environnementaux, zones naturelles, désenclavement à l’est du territoire et plusieurs autres zonages (zone pavillonnaire, zone d’habitat collectif, zone à vocation centrale, zone d’activité) mise en place[PLH 3].

Un nouveau plan local d'urbanisme (PLU) pour la commune de Livry-Gargan a été approuvé au conseil municipal du 17 décembre 2015, il est exécutoire depuis le 23 janvier 2016. Il est élaboré entre 2014 et 2015 de concertation avec la population par trois réunions publiques, des ateliers dans chaque conseils de quartiers, par le biais du site internet de la ville ainsi qu'une exposition permanente en mairie[M 3],[P 6],[P 7]. Il s'appuie sur 4 axes : le rayonnement métropolitain, la préservation du cadre de vie, un développement urbain mesuré et une attractivité économique de la ville[M 4].

Le 6 février 2017, un arrêté portant mise à jour des annexes du PLU est pris par l’établissement public territorial Grand Paris-Grand Est et sa modification simplifiée est prise le 28 février par délibération de l'EPT. Un nouvel arrêté de mise à jour a été pris le 4 octobre 2018, afin d'inclure les périmètres de projets urbains partenariaux (PUP) aux annexes du PLU proposés par la municipalité dans le cadre des projets d'aménagements[PLU 9].

Projets d'aménagements

En 2015, dans le cadre de la révision de son plan local d'urbanisme (PLU), la municipalité à mise en place trois orientations d’aménagement et de programmation (OAP) sur trois secteurs : « Centre-ville », « Poudrerie-Hochailles » et « Chanzy »[M 5].

Secteur Centre-ville

Les orientations prévoient de favoriser une dynamique commerciale, des restaurants, faire un lien paysager de part et d’autre de l’ancienne RN3 avec une accessibilité renforcée des gares avoisinants »[M 6].

Un périmètre de projet urbain partenarial (PUP) a été instauré sur le secteur par conseil municipal et le conseil de territoire de l'établissement public territorial Grand Paris - Grand Est en mai 2017[M 7].

Le , est approuvé une convention de PUP entre l'ETP, la municipalité et une société Kaufman & Broad pour la réalisation de programmes de logements de de 5 100 m2[M 8] et 3 900 m2[M 9].

Secteur Poudrerie-Hochailles

Dans le l'est de la ville, l'orientation d’aménagement et de programmation du secteur concerne entre autres: la zone d'activités économiques (ZAE) dite de Cora, l t leparc de la poudrerie. L’objectif de l'OAP est la mutation urbaine au nord vers une zone résidentielle et une transition paysagère et environnementale de la ZAE ; le développement de projets a échelle métropolitaine près de la gare de Sevran-Livry ; la préservation et la restructuration de la cite jardin et du parc de la Poudrerie[M 10].

Secteur Chanzy

L'OAP Chanzy concerne les entrées ouest de la ville, elle est réalisée en réaction au débranchement de la ligne de tramway T4 et du développement du T Zen 3 par la municipalité. L'objectif défini étant une meilleure intégration des futurs transports collectifs notamment de ces transports collectifs en site propre (TCSP). La commune a également mise en place un projet urbain partenarial comme aussi sur ce secteur[M 11].

Une convention de projet urbain partenarial entre l'ETP, la municipalité évoque un développement d’environ 750 logements sur de 45 000 m2. Un programme des équipements publics (PEP) prévoit l'aménagement de venelles piétonnes (2021-2027), la création de 9 classes (2023), avec l’acquisition d’une parcelle de 2 400 m2 et l'installation d’une crèche de 22 berceaux sur une nouvelle construction (2021-2027) pour un total de 7 104 000 . Cette convention prévoit la réalisation de 128 logements dont 38 logements sociaux, 90 logements intermédiaires et 236 m2 de commerces[M 11],[M 12].

Risques naturels et technologiques

Livry-Gargan compte quatre risques majeurs. L’ensemble de ces risques est recensé dans un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM)[PLU 10].

Risque inondation

La ville est soumise à un risque par inondation pluviale urbaine (fortes pluies, orages), elle connaît de nombreux arrêtés de catastrophe naturelle notamment en 1990, 1983, 1995, 1999 et 2001.

Il existe par ailleurs une similitude entre les zones à risque inondable et les remontées de nappes phréatiques avec un secteur Danton-Vauban particulièrement vulnérable aux inondations[PLU 10].

La commune est touchée le 19 juin 2013 par un épisode orageux exceptionnelle comme de d'autres communes de Seine-Saint-Denis, le 10 septembre 2013, un arrêté porte reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Les collecteurs ont présenté des mises en charge importantes avec inondations sur l'allée Danton et le boulevard Jean-Moulin entre autre et sur la station Turgot . Le collecteur allée Chuna-Bajstock a débordé mais le lac de Sévigné a permis de stocker près de 1 400 m3 d'eau et un volume de 9 300 m3 a rejoint le canal de l’Ourcq[35],[36].

Risque mouvements de terrains

La commune est soumise à deux plans de préventions des risques naturels (PPRN)[37],[38],[39] :

  • prescrit le 23 juillet 2001 pour risques de tassements différentiels (aléa de mouvements de terrain),
  • prescrit le 22 décembre 2004 pour risques d'affaissements et effondrements (aléa de mouvements de terrain dus au retrait-gonflement des argiles) notamment liés à la présence d'anciennes carrières ou au phénomène de dissolution naturelle des horizons gypseux[PLU 11].

Risque tempête

La tempête de 1999 a abattu 10 000 arbres sur l’ensemble des parcs départementaux en Seine-Saint-Denis et près de 800 arbres pour Livry Gargan où les vents ont soufflé à près de 170 km/h engendrant des dégâts jamais vu dans la ville avec des dizaines de foyers privés d’électricité et de chauffage, des voitures endommagées par des chutes d’arbres, des arbres déracinés, des centaines de toitures endommagées, des routes coupées[PLU 10].

Risque industriel

Deux installations industrielles ayant des effets sur l’environnement (ICPE)[37] de type non-seveso sont présentes à Livry-Gargan dont une rejetant des polluants[40],[41].

Un risque existe lié au canalisations de transport de matières dangereuses, gaz ou hydrocarbures liquides, sous pression traversant le territoire de la commune ayant une incidence sur les constructions proches[PLU 12].

Toponymie

Livry-Gargan tire son nom de Livriacum, villa gallo-romaine d'un certain Liberius[42].

Le village de Livry est successivement mentionné sous les formes : Livriacus (867-875) ; Livreio, Livri (1193) ; Livry (13e siècle) ; Lyvriaco (1240) ; Livry-le-Châtel (1255) ; Livri en Lanois (1472) ; Livry en Launois (1540) ; Livry en l’Aulnay (1777) [43].

En juillet 1912, un décret ministériel accole le patronyme du premier industriel de la ville, Louis-Xavier Gargan, à celui de Livry pour former « Livry-Gargan » ; désignant les nouveaux quartiers créés à partir de sa propriété,[AG 1]. Ce choix ne fait pas l’unanimité dans les gazettes locales, le nom de « Livry-Sévigné » aurait été préféré[2].

Histoire

Antiquité

Aucun objet antique n'a été découvert dans la région de Livry. Il est donc difficile de savoir si le territoire fut occupé avant la conquête de la Gaule[44].

Mais l'origine du peuplement de la ville est certaine : elle remonte au défrichement de la forêt de Bondy.

Le village se serait développé le long d'une route ancienne, construite par les Gaulois et aménagée par les Romains, qui traversait Livry : l'actuelle route nationale 3. Cette route passait devant une clairière de la forêt de Bondy, où une exploitation agricole était installée : la villa gallo-romaine de Liberius[AG 1].

L’historien Camille Jullian, du Collège de France, fit des travaux de recherche sur les villas romaines de la forêt et notamment sur cette villa et sur son vaste domaine gallo-romain qui se nommait *Liberiacum, du nom de son propriétaire Liberius, suivi du suffixe d'origine gauloise -acum qui marque la propriété[42].

Comme tant d’autres, le domaine fut saccagé lors des invasions barbares du Ve siècle et ce n’est qu’à la fin du XIe siècle que l’on trouve les traces de Livriacus et que le nom est attesté sous cette latinisation médiévale. C'est à ce moment précis, que commence l’histoire connue de Livry[AG 1].

Moyen Âge

La maison seigneuriale de Livry (gravure de 1648).
Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Livry.

Seigneurs de Livry

Livry vers 1780 (carte de Cassini).

À la fin du XIe siècle, une communauté religieuse y est mentionnée: Notre-Dame-du Breuil, ou Notre-Dame des Brûlis. Le mot "Brûlis", signifiant "bois incendiés", indique que le défrichement de la forêt de Bondy s'effectuait déjà au profit d'une agriculture extensive.

Au XIIe siècle, Livry était sous régime féodal, mais contrairement à certains villages de la région, le terroir n’était pas morcelé en plusieurs fiefs. Guillaume de Garlande, chancelier de France, et seigneur de Livry et de Garlande-en-Brie, y construisit un manoir. Quelques habitations de serfs se regroupèrent alors autour du château. Le seigneur était très apprécié du peuple, grâce aux donations qu'il fit en 1111 au monastère de Saint-Martin-des-Champs.

Guillaume de Garlande eut quatre fils, dont Étienne de Garlande, qui prit part à un des événements les plus marquants de Livry, alors mentionné Livry-en-l'Aulnoye par l'abbé Lebeuf, au XIIIe siècle. Sénéchal et chancelier de France, il était une des personnalités les plus importantes à la Cour de Louis VI le Gros. En 1127, il tomba en disgrâce, quitta la Cour à la demande de la reine Alix de Savoie. Il transmit alors sa dignité de sénéchal à son neveu. En désaccord, Louis VI assiégea son château puis le fit raser. Étienne de Garlande le fit reconstruire et entoura le village de murs[46].

L'abbaye de Livry, fondée en 1186, fut détruite à la Révolution.

En 1200, Guillaume IV de Garlande, fils d'Étienne[réf. nécessaire][47] de Garlande, vainqueur des Anglais à Mantes en 1188, aidé par les donations de Philippe Auguste, fit bâtir près de la tombe de son père, l’abbaye Notre-Dame de Livry. Cette dernière fut desservie par les chanoines réguliers de Saint Augustin en 1197. L’église fut dédiée à Notre-Dame.

En 1213, Mahaut de Garlande (dernière titulaire du nom), épousa le comte Henri IV de Grandpré. La châtellenie de Livry devint la propriété de la famille Grandpré pendant une soixantaine d'années. En 1285, le roi de France, Philippe le Hardi leur acheta le château et la terre, alors laissés à l'abandon. Il les offrit à un fidèle serviteur, Pierre VI de Chambly, accompagnés de la concession de Coubron et d'Aulnay.

Philippe le Bel était à Livry en 1305 et 1311, et Philippe le Long en 1317.

En 1317, le fils aîné, Pierre de Chambly hérita des biens. C'est donc au tout début du XIVe siècle, que les terres de Coubron et d'Aulnay furent rattachées à celles de Livry.

Abbaye de Livry vers 1900.

Propriété des Chambly au XVe siècle, la seigneurie de Livry et de Coubron fut donnée à Guiot de Chambly, seul héritier en 1412.

Onze ans plus tard, ce dernier céda une partie à maître Hugues Rapiot, alors président des requêtes du Palais. En 1425, il posséda l'ensemble de la seigneurie.

Époque moderne

En 1473, le comte de Dammartin reprit le domaine, alors pillé et détruit par la guerre de Cent Ans. Ne pouvant s'occuper de ses biens, il confia la gestion au seigneur de Villemomble à partir de 1479.

En 1499, à sa mort, les biens furent cédés au fils du seigneur gestionnaire, Simon Sanguin, bourgeois de Paris.

En 1510, cette terre passa à la famille Sanguin de Paris, qui y fit construire un château.

En 1518, Nicolas Sanguin, fils de Simon Sanguin, ne mentionna, devant la Cour des comptes, que les terres de Livry et omit de parler de Coubron. C'est à partir de cette époque, que la scission entre les deux domaines se fit.

En 1574, le domaine connut deux seigneurs : Jacques Sanguin, qui fut Échevin de Paris en 1567, et Georges le Picart, un de ses neveux. Ce partage entraîna de nombreux conflits qui ne furent résolus par la mort de Jacques Sanguin. Un de ses fils, Jacques II Sanguin hérita d'une moitié du domaine, et Anne de Picart, de l'autre moitié. Mais en 1620, Jacques II Sanguin réussit à récupérer le domaine entier, grâce au soutien de Louis XIII[AG 2].

De 1624 à 1686, Christophe de Coulanges fut titulaire de l’abbaye. Il était l’oncle et tuteur de Marie de Rabutin-Chantal, devenue en 1644, marquise de Sévigné. Madame de Sévigné, passa sa jeunesse à l’abbaye et revint souvent après la mort de son mari. Elle y écrivit de nombreuses lettres (Lettres de la Marquise de Sévigné), dans lesquelles elle ne tarissait pas d’éloges sur Livry[20]. Il est vrai que ce petit village, qui s’appelait encore Livry en Aulnoye, situé sur le vieux chemin d’Allemagne, au cœur de l’antique forêt de Bondy et du Pays d’Aulnoye, devait être bien sympathique au XVIIe siècle. Sa situation élevée, offrait alors aux visiteurs quelques beaux panoramas.

En 1661, le comte Godefroi d'Estrades, ambassadeur de France en Angleterre, acquit la seigneurie. Il la revendit en 1663, au marquis de Mailly, capitaine de chasse de Livry et Bondy. Le marquis établit alors un plan terrier de la ville, ce qui permettait une visite touristique de la seigneurie. Mais le marquis finit par démissionner, et Jacques Sanguin retrouva ses terres. En 1676, il devint maître d'hôtel de Louis XIV et entretint une relation amicale avec Madame de Sévigné qui l'avait en estime. Il mourut en 1680. Ce fut son fils, Louis Sanguin qui hérita du patrimoine. En 1688, il obtint du roi que ses terres deviennent un marquisat. Ce fut à cette époque que le Dauphin séjourna brièvement au château, le temps d'une splendide fête en son honneur.

Six ans plus tard, Louis Sanguin acquit le domaine du Raincy, obtint du roi l'union des terres de Livry et celles du Raincy et vendit le château de Livry. Il mourut en 1723, et son fils, Louis Sanguin, deuxième du nom hérita. Lieutenant général des armées du roi, il obtint la charge de son père : maître d'hôtel du roi. Il vécut à Livry-le-Château, où il reçut d'illustres personnages, tels que le tsar Pierre le Grand, le poète Alexis Piron. Il mourut en 1717, et ses enfants dilapidèrent sa fortune. Le dernier petit-fils céda le domaine au Duc d'Orléans, le futur Philippe-Égalité, en 1769. En 1784, la seigneurie appartenait à Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui résidait au château du Raincy. Antoinette Sanguin fille de Antoine Sanguin et de Marie Simon, grand prévôt de Chablis[48], co-seigneur de Livry (avec son frère Jacques) épouse Nicolas de Pardieu[49].

En 1789, Louis XVI promit la réunion des États Généraux. Le 16 avril, l'assemblée municipale rédigea le Cahier de Doléances[50], sur lequel vingt-six signataires apposèrent leur nom. Ce cahier réclamait l'abolition des capitaineries de chasse, revendiquait la propriété des arbres le long des chemins, les droits des habitants sur la forêt, la destruction du gibier, le droit du colombier, la nécessité d'avoir un vicaire, et un marché qui satisfasse le public. Quelques mois plus tard, la Révolution éclata. Le 19 novembre de la même année, un décret ordonna la vente des biens du clergé. Celle-ci eut lieu un an plus tard. Le 7 janvier 1790, un décret créa le canton de Livry au sein du département de la Seine et de l'Oise. Cette même année, la ville connut son premier maire, Joseph Dufaut.

Révolution française et Empire

Livry - rue de l’église et la mairie, vers 1900.
L'avenue Victor-Hugo, vers 1904.
Les rails sont ceux de la compagnie des tramways de l'Est parisien.

À la Révolution, le village se présente comme une petite agglomération de 1 500 âmes à l’orée de la forêt et entourée de quatre grandes propriétés : l’abbaye, le domaine seigneurial, l’Écu de France et le Grand Berceau. La paroisse de Livry dépend alors du doyenné de Chelles et de la généralité de Paris. Ses habitants vivent pour l’essentiel de l’agriculture sur de petites parcelles, de petits labours, de l’élevage laitier et de la viticulture en particulier. Une plâtrière apporte également un complément d’activité non négligeable.

Le 25 juin 1791, le cortège ramenant Louis XVI de Varennes traversa Livry par la grande route de Meaux à Paris. Les Livryens, curieux, se massèrent sur le parcours, et regardèrent le cortège passer, « le chapeau sur la tête, tout en gardant un lugubre silence, conformément à cet ordre affiché et répété sur tout le passage du roi » (Mémoires du général Paul Thiébault)[51],[52].

En 1792, Blaquière succéda au premier maire de la commune. Quelques mois plus tard, la Convention s'établit dans le pays. Le 26 août 1792, neuf citoyens (dont trois Livryens) furent élus à l'assemblée cantonale de Livry.

En 1793, de nouvelles élections ont lieu. Mais les municipalités virent leurs existences abrégées, sans doute, par la chute de Robespierre. De nouvelles élections eurent lieu, et certains membres des assemblées précédentes y participèrent. Parallèlement, la disette fit de nombreux dégâts dans les campagnes.

Le 9 septembre 1795 (22 fructidor an III), de nouvelles élections cantonales amenèrent le Directoire. Peltier, alors maire de la commune, en désaccord avec les idées prônées, démissionna et fut remplacé par Blondel, procureur de Livry et réélu aux élections de 1797. Le coup d'état du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) entraîna des élections, qui furent annulées successivement. En 1798, Grivellé fut élu et stabilisa la situation tant politique qu'économique de la ville.

À cette période, la nouvelle assemblée obligea les membres du clergé à prêter serment à la Constitution. Puis la Convention tenta de remplacer le culte catholique par celui de la Déesse de la Raison, puis par le culte de l'Être Suprême. Sans succès. Parallèlement, les bâtiments conventuels de l’abbaye furent détruits et les biens nationaux vendus (les meubles, les cloches, les livres, l’horloge, etc.) ; seule la maison abbatiale fut épargnée et achetée par l’amiral Jacob, ministre de la Marine, où il se retira en 1842 et y mourut en 1854. La maison fut démolie en 1924 et les derniers restes de l’abbaye disparurent en 1962.

En 1800, la vie politique de Livry changea radicalement. Le 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), la loi divisa le département en arrondissements, créant ainsi l'arrondissement de Pontoise. Le canton de Livry en fit partie mais ses communes (Livry, Tremblay, Villepinte, Sevran, Vaujours, Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Gagny, Neuilly-sur-Marne, Gournay[Lequel ?], Noisy-le-Grand) furent réunies au canton de Gonesse.

En 1802, débuta le creusement du canal de l'Ourcq. L'idée de ce canal remonterait au XVIe siècle, sous le règne de François Ier, puis reprise sous le règne de Louis XIV, en 1673. Bonaparte, alors premier Consul, confia les travaux à Pierre-Simon Girard, ingénieur en chef des Ponts-et-chaussées. Les travaux commencèrent le 23 septembre 1802. Le 2 décembre 1808, les eaux arrivèrent à Paris. Le canal fut terminé en 1822[AG 3].

En 1805, le comte Dillon fut élu maire de Livry et résida au château. Il devint maréchal de camp.

Le comte d’Artois, futur Charles X, y arriva le 11 avril 1814, et s'arrêta au château du comte Damas.

En 1860, un industriel, Louis-Xavier Gargan, acheta un terrain boisé le long de la route de Meaux où il édifia une scierie mécanique, à l’angle des actuels boulevards de la République et Marx-Dormoy. Autour, apparut rapidement un nouveau quartier[2].

En 1869, le territoire de la commune fut amputé par la création de la commune du Raincy. Dès lors, une rivalité s’établit entre les deux communes. De nombreuses notabilités désertèrent Livry, dénoncées par « Les lamentations de Tardu»[AG 4].

Les carrières de gypse de Livry-Gargan, au tout début du XXe siècle.

En 1870, l’invasion prussienne débuta : Livry souffrit beaucoup et vit les usines Gargan saccagées et ses arbres coupés. L'occupation dura du 19 septembre 1870 au 24 septembre 1871. La voie ferrée de la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois (dite aussi ligne des Coquetiers)[53] vit le jour en 1875 et desservit le nouveau quartier de Gargan.

Exploitation des eaux

En 1878, Livry voulut concurrencer Enghien-les-Bains en exploitant la source de l’actuel lac de Sévigné. Le maire de Livry fit construire une station thermale appelée « Sévigné-les-Eaux » (à l’angle de la rue Stalingrad et de l’allée Jeanne), ainsi que deux hospices, pour le traitement des maladies du larynx et de la poitrine. Mais les thermes n’eurent pas le succès escompté. En 1912, le conseil municipal sollicita la reconnaissance de la commune comme « station hydrominérale ». Mais par décret, du 17 novembre 1912, l’Académie de médecine et le Conseil d’hygiène refusèrent, et la proposition fut rejetée par le Conseil d’État et le gouvernement. Selon la rumeur, cette décision fut influencée par les dirigeants politiques d’Enghien-les-Bains. Aujourd'hui, le siège de la société d'exploitation des eaux sulfureuses (qui perdura de 1893 à 1912) abrite le siège de l'Inspection académique de la ville.

Époque contemporaine

En juillet 1912, un décret ministériel institua le nom de « Livry-Gargan », officialisant un nom entré dans le langage local pour désigner les lotissements édifiés autour de l’usine de l’industriel de la ville Louis-Xavier Gargan. Ce choix ne fit pas l’unanimité, beaucoup ayant préféré le nom de « Livry-Sévigné ».
Mais la Première Guerre mondiale effaça momentanément cette dissension...

Le 3 septembre 1914, 250 hommes de réserve appartenant au 10e régiment de hussards passèrent par Livry-Gargan et se dirigèrent vers Aulnay. Dans la nuit du 7 au 8 septembre, les Livryens furent réveillés par 500 taxis parisiens, les célèbres «taxis de la Marne»[AG 5] qui, partis de Gagny, transportaient chacun 500 combattants jusqu’à Nanteuil-le-Haudouin. Le 13 septembre, les Allemands se replièrent.

Après la Première Guerre mondiale, le nombre des maisons doubla passant de 2 822 en 1921 à 4 751 en 1931. De même, la population augmenta considérablement passant de 11 752 habitants en 1921 à 21 213 habitants en 1931[AG 6]. À cette époque, Livry-Gargan était déjà une vraie ville de banlieue, avec ses lotissements, ses écoles, ses travaux de voirie, etc. Mais la guerre de 1939 ralentit considérablement cette progression.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, durant l’été 1940, quelques Livryens résolus, dont Camille Nicolas, décidèrent de résister à l’occupant allemand. Ils créèrent le réseau M-4.

En 1942, les réseaux de résistance étaient bien organisés, jusqu’en décembre 1943, où certains résistants furent arrêtés par la Gestapo. Plusieurs élus communistes ont été fusillés dont Lucien Michard au Mont-Valérien en 1942[54], ancien président du groupe communiste avant la guerre et Eugène Massé secrétaire de la section du PCF.

En juillet 1944, Maurice Carité, ancien rédacteur à L’Aube et chef de la résistance de Livry, organisa plusieurs réunions du C.N.R. (Conseil national de la Résistance, présidé par Jean Moulin, jusqu’en 1943) à Livry, au bureau de la Maison de Famille (à l’angle du boulevard Jean-Jaurès et de l’avenue Vauban). Les résistants de la compagnie Robespierre menèrent assez tardivement, en juin 1944, des actions de sabotage à Sevran et Livry-Gargan notamment. Ces jeunes francs-tireurs et partisans (FTP) commandés par Louis Hême, animateur de la résistance locale, menèrent à la suite de ces actions un combat armé contre les troupes allemandes qui facilita l’arrivée des premiers Américains. Les combats de la libération des 27, 28 et 29 août 1944 firent plusieurs victimes ; ils eurent lieu sur le site de l’actuel hypermarché Cora à la sortie Est de la ville. Livry-Gargan fut ainsi libérée par les Américains le 27 août 1944[55].

De 1945 à 1947 le comité de libération présidé par Gabriel Beillon assura la gestion municipale à laquelle participait le champion cycliste Antonin Magne. Mais l’alliance de la gauche (SFIO) avec la droite (MRP) redonna alors le pouvoir à la SFIO. En 1971 la droite locale rompit son alliance et mena sous le sigle « UCMPT » une violente campagne contre la gestion municipale du maire socialiste Alfred-Marcel Vincent. Depuis lors, la ville fut gérée par l’union de la gauche (majorité socialiste).

Après la Seconde Guerre mondiale, la commune s’urbanisa fortement, par le lotissement de ses grandes propriétés en particulier celle de l’Abbaye. En 1954, le quartier de l’Abbaye avait encore un caractère de hameau. Néanmoins, la ville conserva un caractère vert par la présence de nombreux parcs et jardins, et son urbanisation, essentiellement pavillonnaire, n’ayant pas été bouleversée par l’édification de « grands ensembles » comme dans de nombreuses communes voisines.

Plaque inaugurée le 30 avril 2017 sur l'ancienne maison d'enfants de l'UJRE de livry-Gargan.

Lors des émeutes de novembre 2005 les trois jeunes poursuivis par la police ont été signalés par un habitant de la ville rôdant autour d’un chantier[56],[57], à proximité du stade Alfred-Marcel Vincent dont ils revenaient à pied vers leurs domiciles de Clichy-sous-Bois, la commune voisine[58]. Durant ces émeutes urbaines, les deux collèges de la ville ainsi que le gymnase stade Alfred-Marcel Vincent et un autre bâtiment municipal[réf. nécessaire] ont subi quelques dégâts restés relativement « mineurs » (de l’ordre de quelques dizaines de milliers d’euros selon la commune[réf. nécessaire]), en particulier en comparaison avec la plupart des villes voisines (Sevran, Aulnay-sous-Bois ou Clichy-sous-Bois) qui ont comptabilisé de nombreuses destructions de biens publics ou privés.

Le est inaugurée une plaque commémorative sur la maison située au no 81 de l'avenue du Colonel-Fabien. Elle rappelle qu'en ce lieu ont été hébergés de 1947 à 1954 par l'Union des juifs pour la résistance et l'entraide des enfants de victimes de la Shoah[59].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

L’hôtel de ville de Livry-Gargan.

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[1], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. Le remodelage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fit que la commune appartiendra désormais au département de la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif au .

La ville fait partie de la XIIe circonscription électorale de la Seine-Saint-Denis (avec Clichy-sous-Bois, Coubron, Montfermeil, Le Raincy et Vaujours).

Le canton de Livry-Gargan ne comprenait que cette seule commune jusqu'en mars 2015 où, par suite du redécoupage cantonal de 2014 en France, le canton intègre également Clichy-sous-Bois[60].

Livry-Gargan abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : deux bureaux de poste, une caserne de sapeurs-pompiers, un commissariat de police, une police municipale, un centre des impôts, une trésorerie principale, une agence nationale pour l’emploi (ANPE), un accueil Pôle emploi, un centre de sécurité sociale, un point d’accueil EDF-GDF[réf. souhaitée], etc.

Intercommunalité

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune, qui n'était membre d'aucune intercommunalité, a été intégrée[61].

Dans le cadre de la mise en place de la métropole du Grand Paris, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit la création d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale.

La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Grand Paris - Grand Est[62].

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 40 000 et 49 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 43[63].

Le maire de la commune depuis 2014 est Pierre-Yves Martin (UMP, puis LR) ; il est assisté pour la mandature 2014-2020 par 14 adjoints[64].

Conseil municipal de Livry-Gargan - 2014[65],[66]
Liste Tendance Conduite par Effectif Statut
« Ensemble, reveillons Livry-Gargan » UMP-UDI Pierre-Yves Martin 34 Majorité
« Pour Livry-Gargan en toute confiance » DVG Alain Calmat [Note 1] 9 Opposition

Le premier adjoint au maire, Gérard Prudhomme (UDI), est conseiller départemental de la Seine-Saint-Denis depuis 2015[67]. En décembre 2017, Gérard Prudhomme, menace de quitter ses fonctions[P 10]. En juillet 2018, il crée avec deux autres élus le nouveau groupe « Livry-Gargan, et maintenant ? » au sein de la majorité du conseil municipal[P 11]. En octobre 2018, il fonde avec Mohamed Ayyadi un groupe « Agir » au conseil départemental de Seine-Saint-Denis[P 12].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1945 Émile Gérard SFIO  
1945 1947 Gabriel Beillon PCF  
1947 1961 César Collavéri SFIO Conseiller général du Raincy (1958 → 1961)
1961 1995 Alfred-Marcel Vincent PS Conseiller général de Livry-Gargan (1964 → 1994)
Président du SEDIF (1965 → 1983)
1995 2014 Alain Calmat DVG Médecin
Député de la Seine-Saint-Denis (12e circ.) (1986 → 1993 et 1997 → 2002)
Ministre délégué à la jeunesse et aux sports (1984 → 1986)
2014 en cours
(au 12 janvier 2016)
Pierre-Yves Martin[P 13],[P 14] UMP, puis LR Vice-Président de l'établissement public territorial Grand-Paris-Grand-Est

Président de l'AM 93 (Association des maires - AMF)

Instances de démocratie participative

Conseils de quartier

Livry-Gargan dispose depuis avril 2015 de cinq conseils de quartier réparties sur cinq secteurs nouvellement créés : Gargan, Danton, Centre, Jacob et Poudrerie[M 13].

Lors de leur instauration, une charte définie les règles et principes de fonctionnement des conseils de quartiers[M 14]. Chaque conseil est composé de 16 membres répartis en deux collèges chacun composé équitablement de huit membres[M 15],[69] :

  • un collège d'acteurs locaux issus de la société civile (désignés par le conseil municipal),
  • un collège d'habitants (désignés par tirage au sort) .

Les participants aux conseils de quartiers sont aussi chargés de l’organisation des fêtes de quartiers dans leur quartier respectif chaque année[P 15],[P 16].

En mars-avril 2016, la municipalité de Livry-Gargan lance une série de cinq réunions publiques de quartiers correspondant à l'instaurations des cinq quartiers livryens[P 17].

En septembre 2017, les conseils de quartier sont renouvelés pour une larges partie[P 18], la charte est changée, la répartition en deux collèges distincts est supprimée laissant l’entièreté de la composition à un collège d'habitants tirés au sort[M 16],[70].

Conseil municipal des jeunes

Le conseil municipal des jeunes a été voulu et annoncé par Alain Calmat en 1995 et mis en place par Albert Derrien, conseiller municipal, en février 1996. Il est composé de trente-cinq enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et sixième de la ville. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Livry-Gargan.

Tendances politiques et résultats

Politiquement, Livry-Gargan a longtemps été une ville socialiste, les électeurs ayant continuellement renouvelé leur soutien aux majorités municipales socialistes depuis 1961 et de gauche depuis 1919.

Aux municipales de 2001, Alain Calmat (DVG) est réélu au premier tour avec 54,67 % des suffrages, soit 6 493 voix. Pascal Popelin, adjoint au maire PS chargé des finances et des affaires économiques est réélu conseiller général du canton de Livry-Gargan. Il est reconduit vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis[71].

En 1995, les Livryens avaient préféré au second tour de l’élection présidentielle Jacques Chirac (55,94 %) à Lionel Jospin (44,06 %)[72].

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 22,1 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,9 %, Lionel Jospin avec 16,6 % puis Jean-Pierre Chevènement avec 7,1 %, François Bayrou avec 6,4 % et Arlette Laguiller avec 5,5 %, les autres candidats ne dépassant pas le seuil de 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 79,1 % pour Jacques Chirac contre 20,9 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 20,7 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant trois points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen[73].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Livryens ont voté Non à 59,16 % contre 40,84 % de Oui avec un taux d’abstention de 32,18 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont conformes à la tendance départementale (Non à 61,52 % ; Oui à 38,48 %) mais à peu près inverse aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %) démontrant le caractère populaire de la ville, les votes négatifs ayant été majoritairement le fait de l’électorat le plus modeste en France selon les analystes[74].

Cependant, lors de l'élection présidentielle de 2007, les habitants de Livry-Gargan ont nettement voté en faveur de Nicolas Sarkozy contre sa concurrente Ségolène Royal, cette dernière obtenant 43,42 % des suffrages contre 56,58 % pour Nicolas Sarkozy[75].

Aux élections municipales de 2008, la liste conduite par Alain Calmat (DVG) est réélue au premier tour avec 63,58 % des suffrages[76].

Aux élections législatives françaises de 2012, Pascal Popelin bat le sortant UMP Éric Raoult et confirme l'ancrage de la ville à gauche[77].

Aux municipales de 2014, la liste conduite par Pierre-Yves Martin (UMP-UDI) l'emporte face au maire sortant, Alain Calmat, avec 56,16 % des suffrages[P 19].

Élections municipales

Élections cantonales et départementales

Canton de Livry-Gargan

Élection présidentielle

Résultats des seconds tours :

Référendums

Finances communales

Le budget

Lors du vote du budget 2006, de nombreuses dépenses ont été prévues : 5,4 millions d’euros pour l’équipement, et 479 000 euros pour des acquisitions foncières (notamment pour les logements sociaux). 2,2 millions d’euros sont destinés au remboursement de la dette, estimée au 1er janvier 2006 à 15,9 millions d’euros.

D’autres investissements ont lieu notamment pour l’amélioration du cadre de la vie et de l’environnement, à hauteur de 2,6 millions d’euros; pour l’animation de la ville, le développement du sport, de la culture, de la vie associative, à hauteur de 1,3 million d’euros ; pour l’éducation et l’amélioration du cadre scolaire, s’élevant à 1 million d’euros ; pour l’amélioration des équipements et des politiques sociales à hauteur de 180 000 euros; pour le fonctionnement et la modernisation du service public s’élevant à 900 000 euros[92].

La fiscalité directe locale se situe dans la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Le taux de taxe d’habitation de 15,66 % en 2003 n’a pas été augmenté depuis quatre années ce qui traduit une volonté municipale de ne pas accroître la pression fiscale. Ce taux a été reconduit lors du vote du budget 2007. En revanche, le taux départemental de 6,53 % en 2005 a été augmenté de 9,49 % lors du vote du budget 2007 ce qui le porte à un taux d’imposition de 7,15 % de la valeur locative[93].

Capacité d'autofinancement

Livry-Gargan appartient à la strate des communes ayant une population comprise entre 20 000 et 50 000 habitants. Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de la ville, sur une période de neuf ans[94] :

Capacité d'autofinancement à Livry-Gargan de 2007 à 2016 Résultats exprimés en €/habitant. Strate : communes de 20 000 et 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Livry-Gargan 73 81 88 114 127 105 124 62 125 77
Moyenne de la strate 188 194 192 231 239 214 222 192 228 180

La capacité d'autofinancement de la commune[Note 2], comparée à la moyenne de la strate, est supérieure à la moyenne depuis 2007. Depuis 2010, le fonds de roulement[Note 3], par contre, est significativement inférieur à la moyenne de la strate et inférieur à 0 de façon ponctuelle.

Jumelages

Équipements et services publics

Eau et déchets

En 2016, la commune s’est engagée dans la création d'un Agenda 21 dont les attentes ont été réunies dans un « le livre blanc 21 »[M 17].

Gestion de l'eau

Le gestionnaire de la distribution d'eau à Livry-Gargan est Véolia Eau d’île de France, délégataire du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF)[98].

La communes dépend de l'agence de l'eau Seine-Normandie (AESN) avec laquelle elle signe en mars 2005 avec le département de la Seine-Saint-Denis une convention dite de « partenariat pour la qualité d'exploitation des réseaux d'assainissement » d'aide dite « Aquex » pour cinq ans[99], dans le cadre la mise en œuvre du schéma pour l'assainissement urbain départemental et actions concertées pour l’eau (AUDACE) mise en place par le département. La convention Aquex a été renouvelée en 2011[100].

Livry-Gargan a adhéré à l'association « Une eau pour tous - objectif 2010 » [101],[102] , par vote du conseil municipal. Cette association a pour objectif de mettre en place une capacité d'expertise indépendante sur les conditions de fourniture de l'eau, dans la mesure où le contrat de régie prendra fin en 2010 entre le SEDIF[103] et Veolia Environnement[104].

Gestion des déchets

La gestion des déchets à Livry-Gargan est une compétence transférée à l'établissement public territorial Grand Paris-Grand depuis janvier 2018.

Un service de ramassage de porte à porte est mise en place pour les emballages recyclables et les ordures ménagères[M 18],[M 19]. La collecte de verre est effectuée par bornes[M 20].

Le service de collecte des déchets végétaux, présent dans sept communes de l'ETP, est étendu en 2018 aux cinq autres communes de l’intercommunalité dont Livry-Gargan[105].

L’intercommunalité a reprit le service de mise à disposition de composteurs domestiques pour la valorisation des déchets verts autrefois proposée par la municipalité[M 21].

L'ancienne déchetterie municipale de Livry-Gargan se voit fermée en avril 2018 pour être entièrement reconstruite en 2018-2019 et ainsi rejoindre le réseaux des déchetterie du territoire du Grand Paris - Grand Est[106].

Espaces publics

Parcs et espaces verts

Le parc Lefèvre.
Parc de la Mairie.

Livry-Gargan a su conserver une certaine qualité de vie, en préservant son caractère résidentiel mais aussi ses nombreux parcs. Avec près de 80 hectares d’espaces verts, la ville offre à ses habitants un environnement vert relativement important et varié :

  • le parc Lefèvre, (dix hectares) « poumon vert » de la ville ;
  • le parc de la Mairie ;
  • le parc des sports A-M.Vincent ;
  • le parc Vincent-Auriol ;
  • le parc Pierre-Bérégovoy (cinq hectares) situé au bord du canal de l’Ourcq ;
  • le parc Bellevue, (plus de deux hectares) à la limite sud-est de la ville ;
  • le parc des Friches, (plus de cinq hectares) zone boisée naturelle ;
  • le parc Georges-Pompidou, (cinq hectares) situé à l’est de la commune ;
  • le parc Georges-Clemenceau ;
  • le parc de la Glaisière ;
  • le parc de la Poudrerie, débutant au nord-est de la ville, et qui inclut dorénavant un golf ;
  • Cèdre du Liban, planté en 1750 d'une hauteur de 28 mètres, envergure 30 mètres, et d'une circonférence de 4,55 mètres, à l'angle de l'avenue Aristide-Briand, et de l'allée Géo-André[107];
  • Le square Léo Ferré, près de la Ligne 4 du tramway parisien et de la gare de Gargan ;
  • Le plateau de l’Aulnoye (ou Aulnoy) regroupe le bois de Livry-Gargan, la forêt de Bondy et le bois de Bernouille, un des quatre biotopes protégés du département.

La commune est une ville fleurie ayant continuellement obtenu quatre fleurs au concours national dans sa catégorie depuis 1985, distinction à nouveau été attribuée le 20 octobre 2015[108]. La ville s'est aussi dotée d'une charte dite « ville fleurie, ville propre » [M 22],[M 23] et organise un concours des maisons et des balcons fleuris[M 24].

Enseignement

L’école Jacob.
L’ESPE.

La ville de Livry-Gargan relève de l’académie de Créteil[109].

Grâce à la générosité du vice-amiral Jacob, Livry construit un groupe scolaire très important à partir de 1888. En 1902, les écoles « Jacob » comptaient 184 garçons et 108 filles. En 1894, les écoles « Abbaye » sont créées puis renommées « Gutenberg »[110]. Les deux groupes scolaires devenant insuffisants pour accueillir tous les enfants, d’autres écoles furent construites : « Sévigné-Rougemont », future école « Jean-Jaurès ».

De 1932 à 1935, d’autres écoles virent le jour : « Bayard », « Gutenberg », « Vauban ». Livry-Gargan compte encore deux collèges en 2006, mais un troisième établissement, le collège Lucie-Aubrac, est créé en 2008 à hauteur du golf de la Poudrerie. Enfin, le collège Germaine-Tillion est créé en 2018[P 20]. À la rentrée 2018, la ville compte 5 415 élèves[111].

Ces écoles sont gérées par l'inspection départementale de l’Éducation nationale sise boulevard Roger-Salengro[112].

En 2006, un projet de construction d'un lycée franco-arménien dit « Lycée Nevarte Gulbenkianf » et d'un espace culturel a été lancé, la pose de la première pierre du futur établissement est effectuée le 10 décembre en présence de l'ambassadeur d'Arménie[113],[P 21]. En juillet 2008, le chantier est arrêté pour cause de conflit entre l'association franco-arménienne, gestionnaire du site, et l'architecte[P 22]. Le 23 mai 2014, une décision de justice est rendue par le tribunal de grande instance de Paris[114].

Écoles maternelles publiques

  • École maternelle Bayard
  • École maternelle Bellevue / Victor-Hugo
  • École maternelle Benoît-Malon
  • École maternelle Jacob
  • École maternelle Jean-Jaurès
  • École maternelle Vauban
  • École maternelle Jean-de-la Fontaine

Écoles primaires publiques

  • École primaire Bayard (agrandie en 1952, groupe de deux écoles depuis 2018) [111]
  • École primaire Bellevue / Victor-Hugo
  • École primaire Benoît-Malon (créée en 1969, groupe de deux écoles)
  • École primaire Danton (Gutenberg-Danton surélevée en 1958)
  • École primaire Jacob (groupe de deux écoles)
  • École primaire Jean-Jaurès (groupe de deux écoles)

Livry-Gargan gère deux centres de colonies de vacances : l’un situé à Briançon (Hautes-Alpes), l’autre situé à Sciotot Les Pieux (Cotentin). Dans ces deux centres sont organisées « des classes de neige » et « des classes de mer » par les écoles de la commune.

Collèges publics

  • Collège Édouard-Herriot (créé en 1966)
  • Collège Léon-Jouhaux (créé en 1965)
  • Collège Lucie-Aubrac (créé en 2008)
  • Collège Germaine-Tillion (créé en 2018) [M 25]

Lycées publics

  • Lycée général et technologique André-Boulloche (créé de 1975-1979)[115]
  • Lycée professionnel et technologique Henri-Sellier (créé en 1971)[116]

Enseignement privé

  • École maternelle et primaire Notre-Dame

Enseignement spécialisé

  • Externat médico-pédagogique pour les enfants handicapés moteurs, créé en 1963.

Enseignement universitaire

Postes et télécommunications

Postes

La ville est pourvue de deux bureaux de poste, le bureau principal sis place François-Mitterrand en face de l'hôtel de ville[119] et le second, situé en entrée de ville, avenue Aristide Briand ancienne RN3[120].

Fibre optique

Le déploiement de la fibre optique est en cours a Livry-Gargan, c'est l'opérateur Orange (anciennement SFR) qui en assure les travaux. Il est prévu que la totalité du territoire livryen soit couverte fin 2018[121],[M 26],[M 27].

Santé

La commune de Livry-Gargan abrite deux cliniques : la clinique Livry-Sully[122] et la polyclinique Vauban[123]; une maison de retraite : Émile-Gérard[M 28] ; un centre médico-social[M 29] ; un centre de radiologie ; un centre de rééducation fonctionnelle et deux laboratoires d’analyses médicales.

En 2006, la commune comptait trente médecins généralistes ; cinquante-deux médecins spécialistes ; cinquante-cinq auxiliaires médicaux et douze pharmacies.

Le centre médico-social (CMS), situé 36 rue Saint-Claude est aménagé en 1948 par la municipalité en lieu et place d'un ancien dispensaire créé par la commune en 1928 pour y soigner les indigents et y prévenir la tuberculose. Le centre connaît des travaux d'agrandissement en 1976. Entre 2016 et 2018, il se modernise et voit de nouveau travaux d'agrandissement[124],[125].

La clinique Vauban crée en 1956, est plusieurs fois menacée de fermeture depuis sa création. En 2003, la SAS Vauban 2020 se porte acquéreur de l'établissement et fonde en 2006 un centre de rééducation fonctionnelle, vendu en 2010. En 2012, la clinique est à nouveau menacée de fermeture[P 23] et est placée en redressement pour la troisième fois depuis sa création[P 24]. En juillet 2013, le groupe Docte Gestio rachète la clinique Vauban et des travaux de rénovation sont menés[P 25]. Depuis 2014, l'établissement ne pratique plus les actes de chirurgie en cancérologie digestive par décision de l'Agence régionale de santé[P 26]. Une moyenne de 1 400 naissances, 2 500 interventions en hospitalisation complète et 7 500 en ambulatoire sont observée depuis lors[126].

Début 2017, un centre d'imagerie médicale attenant à la clinique Vauban avec scanner et IRM est créé[127].

La ville de Livry-Gargan a reçu le « label commune donneur » de l’établissement français du sang (EFS) en 2016 et 2017[128],[129].

La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil et à l'hôpital Jean-Verdier à Bondy.

Justice, sécurité, secours et défense

Justice

Livry-Gargan fait partie de la juridiction d’instance du Raincy, et de grande instance ainsi que de commerce de Bobigny[réf. souhaitée].

Sécurité

Livry-Gargan regroupe un commissariat de police (avenue Aristide Briand) et une police municipale (vieux Chemin de Meaux).

Jusqu'en 1920, la protection des personnes et des biens est assurée dans la ville par un Garde Champêtre, deux appariteurs et à l'occasion par le commissaire de Police du Raincy. En 1921, lors du recensement, le conseil municipal fut mis en demeure de créer un commissariat de police obligatoire à partir de 5 000 habitants alors que la population livryenne dépassait 10 000. Le nouveau commissariat créé était implanté dans le bâtiment de l'ancienne mairie[130] (devenu syndicat d'initiative-office de tourisme puis maison de la citoyenneté en 2018)[131]. Une brigade de police municipale a été créé en 1922, composée de 6 hommes l'effectif est progressivement étendu à 8,10 et 12 agents en fin d'année. En 1930, la construction d'un bâtiment comprenant le commissariat de police et les pompes à incendie est effectuée. Le commissariat est de nouveau agrandi en 1999[130].

En 2005, le taux de criminalité de la commune est de 81,63 actes pour 1 000 habitants (crimes et délits, chiffres incluant Coubron et Vaujours dépendant de la même circonscription de police)[132], avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 26,13 %, ce qui est très légèrement inférieur à la moyenne nationale (83 ), et nettement inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67 .

Le taux de criminalité des principales villes voisines est supérieur : Aulnay-sous-Bois et Sevran atteignent 89,16  ; Le Raincy et Clichy-sous-Bois 84  et Saint-Denis près du double avec 150,71 .

Ce taux est néanmoins nettement supérieur à celui de Gagny et Montfermeil avec 59,78 [133] ou Neuilly-sur-Marne et Neuilly-Plaisance avec 68,41 [134].

Plusieurs événements et agressions marquent la ville au cours des années 2010. En novembre 2011, un policier est tué avec son arme[135]. En février 2012, une mère et ses deux enfants sont retrouvés tués par balle[136]. En septembre 2017, trois membres d’une même famille de confession juive sont séquestrés et agressés[137]. L'agression est alors considérée comme étant probablement à « caractère antisémite » notamment par le préfet de police de Paris Michel Delpuech et le ministre de l’intérieur Gérard Collomb[138],[139]. En octobre, un homme est blessé par balles lors d'une fusillade près du collège Lucie Aubrac[140],[141] et une autre famille est agressée à son domicile[P 27]. Des tirs au fusil[P 28] ou rixes sont aussi déplorés[P 29],[P 30].

En octobre 2018, un important réseau d'extorsion de fonds auprès de sociétés de transport arrivant des pays de l’Est est démantelé, 23 tchétchènes sont interpellés en flagrant délit[142].

Commissariat de police

Livry-Gargan bénéficie d'un nouveau commissariat inauguré par le ministre de l'intérieur, Bruno Le Roux le 18 mars 2017, anciennement situé 2 avenue du Consul Général Nordling à l'angle de la place François-Mitterand ; le commissariat est déplacé avenue Aristide-Briand. Ce commissariat abrite 115 fonctionnaires et un nouveau laboratoire scientifique et technique[P 31].

Police municipale

Le poste de police municipale de la ville a lui aussi été agrandi et rénové, inauguré le 15 juillet 2017 en présence du préfet Pierre-André Durand[143]. Le bâtiment de 320 m2 abrite le centre de supervision de vidéosurveillance qui a été agrandi et compte 169 écrans[P 32].

Une brigade cynophile, l'unique du département, a été constituée au printemps 2015[P 33], une brigade motorisée au printemps 2016 ainsi qu'une brigade de l'environnement en juin 2017. Une opération dite « tranquillité vacances » a également été instituée. Les effectifs de la police municipale sont de 31 agents de police municipale, 2 agents administratifs, 6 agents de vidéo-protection et de surveillance de la voie publique et 20 agents de sécurité école en février 2018 [144].

Les chiffres annoncés par la municipalité concernant les actes de police entre 2015 et 2017 sont de 1 200 interpellations, 3 000 mise en fourrière de véhicules, une diminutions des cambriolages de 20 %, des vols avec violences et des vols de véhicules de 25 %. La vidéo-verbalisation est effective depuis septembre 2017 et la mise en place de la méthode LAP (Lecture automatisé de plaques d'immatriculation) est effective depuis mars 2018[144].

Vidéo-protection

Livry-Gargan compte 50 caméras en février 2018, l'objectif de la commune est d'« atteindre un contingent d'une centaine de caméras » pour 2020[144]. Les 54 premières caméras ont été financées à hauteur de 30 % de subventions d'aide avec le fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), subventions non renouvelées en 2018 pour la commune de Livry-Gargan. L’installation des 20 caméras supplémentaires prévues pour 2018 est ainsi revue à 15 caméras du fait de cette suppression de subventions correspondant à 250 000 [P 34].

Voisins-vigilants

La municipalité a votée son adhésion au réseau « Voisins vigilants - Sécurité Solidaire » pendant l'été 2016[P 35], le dispositif compte 356 inscrits en février 2018 [P 36],[144].

Secours

Une caserne de pompiers sise 32-34 avenue Lucie-Aubrac[M 30] est installée à Livry-Gargan.

En mars 2015, deux jeunes pompiers de la caserne de Bondy,Aurélie Salel et Florian Dumont sont décédés suite à une intervention dans un pavillon de Livry-Gargan. Aurélie Salel, a été décorée de la Légion d'honneur et élevée à titre posthume au grade de sergent, Florian Dumont (25 ans) est promu caporal-chef aussi à titre posthume[145],[P 37],[146].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Livry-Gargan a connu plusieurs phases successives d’urbanisation qui amenèrent une augmentation notable de la population.

Une première vague fait suite à l’industrialisation de la commune dans les années 1870 et à la construction de lotissements afin de loger la population ouvrière. Ainsi, la commune a vu sa population décupler en à peine cinquante ans, de 2 195 habitants en 1876 à 21 366 en 1931. Après une stabilisation durant une vingtaine d’années, une seconde phase d’augmentation après la Seconde Guerre mondiale fait suite à la poursuite de l’urbanisation de la commune avec des immeubles collectifs, comme la plupart des communes urbaines de l’agglomération parisienne. Cette « modernisation » de la ville selon les idées de l’époque, sous l’impulsion du maire César Collavéri, fait passer la population de 20 698 habitants en 1946 à 32 063 en 1968. Après vingt années de stabilisation, une troisième phase d’augmentation a lieu depuis les années 1980. Elle est la conséquence du remplacement de pavillons individuels ou de friches industrielles par de petits collectifs, et a fait augmenter la population de la ville de 32 778 habitants en 1982 à 41 893 en 2007[147].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[148],[Note 4].

En 2015, la commune comptait 44 415 habitants[Note 5], en augmentation de 6,24 % par rapport à 2010 (Seine-Saint-Denis : +4,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9127968537209751 0221 0121 0781 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3692 2072 9181 7922 1952 8253 0623 2384 056
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 1886 6738 87211 57316 86921 36620 97020 69825 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
29 67932 06332 91732 77835 38737 28841 55642 03644 415
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[149] puis Insee à partir de 2006[150].)
Histogramme de l'évolution démographique

La pyramide des âges de la commune suit globalement la tendance régionale, avec cependant quelques légères nuances. La ville, comme la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des adolescents et jeunes adultes (15 à 29 ans) régresser entre les deux recensements de 1999 et 2006. Le nombre d’enfants en revanche reste stable. A contrario, la part des 45 à 75 ans a connu une augmentation de deux points en moyenne entre les deux recensements, tout à fait conforme à la moyenne régionale. Seule la tranche des 60 à 74 ans est surreprésentée par rapport à la moyenne de la région, à raison d'un point supplémentaire (10,2 % des hommes et 12 % des femmes à Livry-Gargan, contre respectivement 10,2 % et 10,9 % en Île-de-France).

En 1999, la pyramide des âges de la population de Livry-Gargan est à peu près conforme à la moyenne régionale pour la part des moins de 15 ans, mais connaît un léger déficit dans la tranche des 15 à 44 ans, et une surreprésentation des plus de 60 ans[Insee 1999 3],[Insee 1999 4].

La population au recensement de 2006 comptait 52 % de femmes et 48 % d’hommes.

Répartition par âge en 1975 :

  • de 0 à 19 ans : 27,6 % ;
  • de 20 à 64 ans : 59,7 % ;
  • de 65 ans et plus : 12,7 %.

Répartition par âge en 2006 :

  • de 0 à 19 ans : 24,9 % ;
  • de 20 à 64 ans : 60,9 % ;
  • de 65 ans et plus : 14,2 %.

Immigration

C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d'œuvre saisonnière, etc. La Seine-et-Oise et notamment Livry-Gargan accueillent alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915[151] ; et une communauté italienne entre les années 1930 et années 1950[M 31],[152]. Elle accueille également une forte population d'origine africaine à Pierre Mendès-France (l'Abbaye)[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités

Manifestations culturelles

Le château de la forêt : chaque mois, le château de la forêt organise des expositions de peinture, de sculpture ou encore de bande dessinée proposant une rencontre avec l’artiste. Chaque année, au mois de mai, le Salon de la BD est organisé en ces lieux.

L’office du tourisme : chaque semaine, l’office du tourisme propose des sorties dans différents théâtres ou salles de spectacle à Paris, ou des loisirs : dégustations de produits terroirs à certaines périodes, expositions de peinture, des après-midi dansants, etc.[153].

Le centre culturel Yves-Montand : chaque mois, le centre culturel propose des représentations de pièces de théâtre classique et moderne.

La bibliothèque René-Cassin : chaque mercredi, la bibliothèque propose la lecture de contes pour les enfants; et chaque mois, elle organise des expositions thématiques[M 32].

Le Concours départemental des écoles fleuries : fin novembre de chaque année, les lauréats du Concours départemental des écoles fleuries sont récompensés d'une distinction et de manuels de jardinage.

Sidaction

Chaque année, le 1er décembre, le lycée André-Boulloche organise différentes actions : information, prévention, conférence, débat, jeux concours, collecte de fonds[154].

Le 18 janvier 2017, la ville obtient le label « Ville engagée contre le sida » de l’association « Élus Locaux Contre le sida (ELCS) »[P 38].

Téléthon

La ville participe activement au Téléthon début décembre depuis plusieurs années[Quand ?], offrant un programme festif et varié pour récolter le maximum de fonds pour la recherche : animations, marché, attractions, thé dansant, etc. Le programme est élaboré par le Collectif d’associations livryennes pour le Téléthon (CALT).

En 2017, la ville, l’AFM de Seine-Saint-Denis, le rugby club Livry-Gargan et le comité Île-de-France de rugby lancent un appel pour battre le record du monde de la plus grande mêlée de rugby pour faire une levée de fonds dans le cadre du Téléthon[P 39].

Fête des quartiers

Depuis 2015, la municipalité organise de concours avec les conseillers de quartier la fête des quartiers dans plusieurs endroits de la ville correspondant chacun à un quartier existant[156],[P 40].

Autres festivités

Le rendez-vous des collectionneurs : chaque année, vers la mi-novembre, la municipalité organise un rassemblement des collectionneurs de toute la région : collections de fèves de galettes, d’échantillons de parfum, de cartes postales, etc.

Les marchés de Noël : les marchés de Noël ont lieu chaque année au marché Jacob et au marché de Chanzy.

Le concours des illuminations de fin d’année : depuis 1999, la ville organise le concours des illuminations des maisons et jardins.

L'année de l'Arménie en France, et à laquelle participe pleinement Livry-Gargan, en offrant trois mois d'animations et de manifestations culturelles autour de ce thème.

Sports

Le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent.

Les équipements sportifs

Livry-Gargan compte plusieurs équipements sportifs : un centre nautique (49 avenue du Consul-Général-Nordling) ; le parc des sports Alfred-Marcel-Vincent (43/47 avenue du Maréchal-Leclerc) comprenant un stand de tir, des courts de tennis, un terrain de rugby, trois terrains de football, un terrain de basket-ball, un gymnase, et une piste de courses[M 33] ; le parc et stade Pierre-Bérégovoy (56 allée Rémond), ainsi que six gymnases, une salle de tennis de table, une salle de billard et un boulodrome.

Vie sportive

La ville possède une équipe de handball, de football, de volley-ball, de water-polo, d’athlétisme, d’escrime et organise de nombreuses rencontres sportives dans chacune de ces disciplines[M 34].

Le 25 juillet 2004, Livry-Gargan est une ville de passage du Tour de France. Les participants ont ainsi salué la mémoire d’Antonin Magne, célèbre cycliste des années 1930 qui habita la ville durant de nombreuses années[réf. souhaitée].

  • Escrime

Le cercle d'escrime Jean-Moret a remporté la médaille de bronze aux derniers Championnats de France Nationale 1 à l'épée. L'équipe 2 est vice-championne de France de Nationale 3 et accède en Nationale 2[157]. Le club possède également plusieurs titre de champion départemental en individuel et en équipe[réf. souhaitée].

  • Football

Le FC Livry-Gargan fait partie du groupe B, dans la section DHR[réf. souhaitée].

  • Handball

Livry-Gargan handball a conclu une alliance avec son voisin du Real Villepinte Vert Galant pour la saison 2006-2007. L’équipe commune à ces deux clubs, nommée Livry-Villepinte 93, évolue en championnat de France de handball de Division 2[réf. souhaitée].

  • Patinage

Le cercle des patineurs livryens, club sportif municipal de Livry-Gargan (CSMLG) est créé en octobre 1987, il est affilié à la fédération française de roller skating (FFR) depuis 1988. En février 2005, le club coorganise la demie finale des championnats de France de patinage artistique de groupe et le coorganise en avril 2006. En 2010, le club obtient la labellisation fédérale[158]. Le club propose du patinage artistique sur roulettes (ou Roller Artistique)[159].

  • Plongée

Le centre nautique municipal offre une formation de qualité aux 113 licenciés du « Nautique Plongée », qui vient de fêter ses huit ans d'existence[réf. souhaitée].

  • Rugby à XV

Le RCLG[160] évolue en première série et accueille les petits de 5 à 15 ans dans son école de rugby[161]

  • Water-polo

Le Cercle nautique de Livry-Gargan a passé une saison en Elite (2006-2007). Il a été champion de France national 1 en 2006 et meilleur club formateur de l'Île-de-France depuis 2004[réf. souhaitée].

Sportifs

De nombreux sportifs remarquables sont liés à la ville : Alain Calmat (patinage sur glace), Antonin Magne, Pierre Magne et Cyril Saugrain (cyclisme), Pascal Popelin (escrime), Olivier Girault et Sébastien Ostertag (handball), Nouredine Smaïl (course de fond), Grégory Arnolin (footballeur du Real Sporting de Gijón)... Danseur professionnel: Marwan De

Médias

La commune possède plusieurs moyens de communication, le magazine municipal, le site Internet de la ville ainsi qu'une présence sur les réseaux sociaux.

Le magazine municipal d’information est un média écrit spécifiquement livryen dénommé « LG Magazine » depuis 2015[162] et anciennement « Livry-Gargan Le magazine ».

La ville s'est dotée de comptes sur des médias sociaux en 2014[163],[164], son site internet s'est renouvelé en 2017[P 41] et la commune obtient le label « Ville internet » avec une arobase (@) en 2018[165].

Cultes

Culte catholique

Le culte catholique gérées par le père Jean-Claude Boivin s'exerce en l’église Notre-Dame-de-Livry (rue Croix-Richard), en l’église Saint-Michel-de-Gargan (avenue Camille Desmoulins), et en la chapelle Saint-Joseph (rue Graffan), .

Culte protestant

Le culte protestant, gérée par le pasteur Roynel s'exerce au temple protestant du Raincy (allée de l’Ermitage), et en l’église évangélique (avenue Sully), .

Culte israélite

Le culte israélite, gérés par le rabbin Marciano Bénichou s'exerce dans la synagogue et centre communautaire (allée Gallieni).

Cimetières

Il y à deux cimetières : l’ancien cimetière (rue de Vaujours) et le nouveau cimetière (allée de l’Est).

Économie

Livry - La carrière et la passerelle.

Au début du XXe siècle, la ville comptait quatre carrières de gypse : Ragourdin, Leclaire, Chevallier et Aubry-Pachot. Les sociétés d'exploitation remplissaient les decauvilles (petits wagonnets) en haut de la rue Firmin-Didot, traversait la commune du nord-est au nord-ouest par une voie ferrée, et déchargeaient les wagonnets dans des péniches amarrées sur un bras du canal de l'Ourcq, situé près de l'actuel jardin Bérégovoy[168]. L’ancienne carrière de gypse, ouverte à partir de 1870, est aujourd’hui exploitée en galeries souterraines. Certaines galeries abritent des champignonnières.

Au XIXe siècle, la Westinghouse Air Brake Company (Compagnie des Freins et Signaux Westinghouse), spécialisée dans les applications de l’air comprimé, est construite à la limite de Sevran (qui donnera au quartier son nom de Freinville). Le siège social est déplacé à Sevran en 1968. Cette même année, l’effectif de l’usine est de 1 700 personnes. En 1979, elle est divisée en trois sections : ferroviaire, automobile et pneumatique industrielle. Elle est fermée depuis quelques années.

Ainsi, on assiste ces dernières années à un glissement du secteur secondaire vers le tertiaire.

La commune possède une importante zone commerciale à la sortie est de la ville le long de la route nationale 3 comprenant un hypermarché Cora, un magasin Leroy Merlin ainsi que diverses grandes enseignes (prêt-à-porter, accessoires de pêche, restauration rapide, etc.). Des commerçants indépendants sont pour l’essentiel situés sur la place de la Libération ou l’avenue de Chanzy.

Emploi

Pour mémoire, le nombre de chômeurs à Livry-Gargan n’a cessé d’augmenter dans les années 1930 : 35 en 1931, 500 en 1932, 700 l’année suivante, 850 en 1934, pour atteindre 1 075 en 1935. On note ensuite une stabilisation pendant plusieurs années, puis un taux qui fléchit à partir des années 1970 pour n’atteindre que 674 chômeurs en 1975. Cinq ans plus tard, Le chômage augmente avec un nombre de 877 demandeurs d’emploi[AG 7].

En 1999, seuls 17,7 % des Livryens actifs ayant un emploi travaillaient dans la commune. Ce chiffre a reculé de 26,7 % entre 1990 et 1999. Plus de onze mille Livryens occupent un emploi à Paris, ou dans les bureaux, commerces ou zones industrielles de la périphérie. Livry-Gargan est devenue avec le temps une ville-dortoir[169].

En 1999, la municipalité a créé le Livry-Gargan Insertion (LGI), un lieu de réinsertion pour les 450 bénéficiaires du RMI sur le territoire de la commune. Cette structure a pour but de favoriser le suivi des personnes en grandes difficultés (aide à la formation, au logement, à la couverture sociale, etc.).

Le taux de chômage était de 10,4 % pour l'estimation de 2005, soit 1 918 personnes. Le revenu moyen par ménage est inférieur à la moyenne nationale à environ 17 707  par an (moyenne nationale : 20 363  par an).

Le taux d’activité de la commune est passé de 74 % en 1999 à 76 % en 2007 à Livry-Gargan mais baisse dans les communes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil ; il est en stagnation au niveau départemental et en augmentation au niveau régional, mais de manière moins significative[PLH 4].

Au recensement de 2006, les cadres et professions intellectuelles sont représentés à un niveau très légèrement inférieur à la moyenne nationale avec un taux de 13,8 % (contre 14,5 % en moyenne en France mais 25,3 % en moyenne régionale). Les professions intermédiaires représentent 30,6 % des actifs livryens (26,1 % en moyenne régionale et 24 % en moyenne nationale). Les employés représentaient 31,0 % des habitants de la commune (contre 28,4 % en Île-de-France et 29,4 % en France).

Les ouvriers ne représentent plus que 18,9 % des actifs de la commune (15,6 % en région Île-de-France et 24,6 % en France), ce qui correspond à un niveau supérieur à la moyenne régionale[170].

Le taux de Livryens non scolarisés de plus de 15 ans ayant suivi des études supérieures est de 21,6 %, contre 33,4 % en moyenne régionale et 22,4 % en moyenne en France métropolitaine[171].

La population de la ville correspond dans sa globalité à la moyenne nationale mais est plus populaire et moins formée que la moyenne régionale francilienne.

Entreprises et commerces

En 2004, 178 entreprises ont été créées à Livry-Gargan (sur 8 682  au total pour le département de la Seine-Saint-Denis). La ville détient ainsi un modeste 245e rang national (alors qu’elle se situe au 172e rang pour sa population) montrant une vitalité économique relativement limitée. Le nombre total d’entreprises sur le territoire communal s’élève à 1 587.

La ville ne comporte qu'un seul siège social de grande entreprise (le siège social régional de l’entreprise de BTP Eurovia, 56e entreprise du département avec 141 926 000  de chiffre d’affaires)[172].

La majorité des entreprises fait partie du secteur tertiaire, notamment le commerce (28,2 %), les services aux entreprises (12 %), et aux particuliers (9,9 %), ou encore l’éducation, la santé, l’action sociale (12,4 %) et les activités immobilières (3 %). D’autres secteurs ne sont pourtant pas dépourvus d’activité : la construction (18,3 %), le transport (7 %), l’industrie des biens de consommation (3,7 %) ou l’industrie des biens intermédiaires (2,2 %). Quelques secteurs d’activité cependant subsistent difficilement : l’industrie des biens d’équipement (1,7 %), l’industrie agricole et alimentaire (1,4 %), l’industrie automobile (0,1 %) et l’énergie (0,1 %)[173].

La commune regroupe deux hôtels : l'hôtel « Campanile » et le « Rendez-vous des Chauffeurs », et plus d'une quarantaine de restaurants.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le lac de Sévigné à Livry-Gargan.
Le château de la forêt.
Le lac de Sévigné.
Le cèdre du Liban.

Le Château de la forêt (de style Louis XIII) a été construit en 1864, par le docteur Lefèvre. La ville en est devenue propriétaire en 1956. Il abrite aujourd’hui le musée d’histoire locale, le musée de la Marquise de Sévigné (qui expose lettres et portraits de l’intéressée lors de son séjour à Livry), la salle du conseil municipal et des salles d’exposition. Son parc, d’une vingtaine d’hectares à l’origine en mesure la moitié aujourd’hui et est devenu parc municipal (60 avenue du Consul-Général-Nordling).

L’église Notre-Dame fut bâtie en 1820 à l’emplacement d’un édifice antérieur datant de 1697. Le clocher date de 1874. Le bâtiment, d’une architecture très sobre et aux murs peints en blanc, abrite un tableau du XVIIe siècle, représentant la Cène.

Le cèdre du Liban a été planté en 1750, dans l’enclos du Grand-Berceau, propriété à la fin du XVIIIe siècle de Hérault de Séchelles. Aujourd’hui, ce cèdre n’est plus la composante d’un parc mais un arbre isolé en pleine ville et situé en bordure de la route nationale 3.

Le lac de Sévigné (boulevard Roger-Salengro) est le seul vestige de l’abbaye de Livry.

L’ancienne station thermale (11 allée de Stalingrad) fut créée par Robert de Vey, héritier de l’amiral Jacob et maire de Livry. La station « Sévigné-les-Eaux » exploite la source du lac Sévigné, mais le public ne se presse pas. L’établissement est déclaré en faillite dès 1878. Les anciennes salles de bains ont été transformées en pièces d’habitation, puis abritent depuis la police municipale.

La gare de l’Abbaye, inaugurée le 7 août 1875 sur la ligne dite des « Coquetiers », a été menacée de démolition à la suite de la transformation de cette ligne de chemin de fer en tram-train (ligne 4 du tramway d'Île-de-France). Le bâtiment a été sauvé par la municipalité et devait être transformé en espace culturel en 2007 après restauration.

La tombe de l’amiral Jacob est située dans le cimetière depuis le 3 juillet 1898, à la suite de son transfert de la butte de l’ancien moulin de l’abbaye où il fut d’abord inhumé à sa demande en 1854. Les ancres enchaînées rappellent que cet homme fut l’un des plus valeureux marins de la Révolution et de l’Empire. Bienfaiteur de la commune, il livra à sa mort 100 000 francs pour l’édification d’écoles gratuites. La ville par reconnaissance édifia une statue à sa mémoire qui fut inaugurée le 15 août 1891. Cette statue fut enlevée par les Allemands pendant la dernière guerre et il n’en reste qu’une plaque apposée sur une des écoles construites grâce à son legs et une ancre posée sur la place Jacob.

L’église Saint-Michel, dans le quartier de Gargan, fut édifiée en 1965 par Robert Danis. Elle possède des parois en polyester décoré de François Chapuis.

À ce jour, aucun monument ou site naturel de la ville n’est classé. Le parc de la Poudrerie est en revanche le seul site classé du département de la Seine-Saint-Denis depuis 1994 ; mais il s’étend majoritairement sur le territoire des communes voisines de Sevran, Villepinte et Vaujours. Seule une infime fraction du parc est située sur le territoire de Livry-Gargan[174].

Personnalités liées à la commune

En 1688, Louis Sanguin invita Monseigneur le Dauphin, Louis de France, fils de Louis XIV au château de Livry, dans lequel il séjourna quelque temps. En 1717, Louis Sanguin, deuxième du nom, accueillit le tsar Pierre le Grand, avant que celui-ci n’atteigne Charleville puis Spa où l’attendait la tsarine.

Famille Sanguin de Livry

  • Denis Sanguin de Livry (1622-1702), évêque de Senlis de 1651 à sa mort.
  • Louis II Sanguin (1679-1741), marquis de Livry, seigneur du Raincy, de Sevran et du Génitoy et militaire ;
  • François-Hyppolite Sanguin (1714-1789), marquis de Livry, seigneur honoraire de Bénouville, seigneur et patron de Blainville, seigneur en partie d'Ouistreham et de Saint-Aubin-d'Arquenay, seigneur et patron de Soignolles, de Rouvres et Biéville.

Ecclésiastiques de Notre-Dame de Livry

Résidence à Livry-Gargan

Monument de l'Amiral-Jacob.
  • Madame de Sévigné (1626-1696), épistolière française ;
  • Robert Guillaume Dillon (1768-1854), militaire de guerre d'indépendance des États-Unis et maire Livry-Gargan ;
  • Amiral Louis Jacob (1768-1854), ministre de la marine en 1834 (un groupe scolaire et une place portent d’ailleurs son nom) ;
  • Général Jean-Andoche Junot (1771-1813), général des hussards du Premier Empire ;
  • Paul Dupont (1796-1879), imprimeur ;
  • Louis-Xavier Gargan (1816-1886), le créateur du wagon-citerne, utilisé lors du percement du canal de Suez. Son nom est resté attaché à celui de Livry par la création d’une grande industrie aujourd’hui disparue[réf. souhaitée] ;
  • César Collavéri (1901-1961), homme politique et maire Livry-Gargan de 1947 à 1961 est assassiné par un habitant de la ville ;
  • Antonin Magne (1904-1983), célèbre cycliste, champion du monde sur route en 1936, vécut à Livry-Gargan à partir des années 1910. Aujourd’hui, une voie porte son nom ("rue Antonin-et-Pierre-Magne", près du lac de Sévigné) et une plaque commémorative lui est dédiée.
  • Alfred-Marcel Vincent (1908-1999), homme politique et maire Livry-Gargan de 1961 à 1995.
  • Raymond Meyer (1918-2002), militaire de la Seconde Guerre mondiale[175].
  • Alain Calmat (1940), patineur artistique, médaillé d’argent aux Jeux olympiques d’hiver à Innsbruck en 1964, champion du monde en 1965, médecin, ancien ministre, député et maire de la commune ;
  • Sylvie Ehleringer, (1963), championne du monde de culturisme (catégorie : moins de 52 kg) en 2007 ;
  • Victoria Kayser (1977), pédagogue a vécu une quinzaine d'années à Livry et a fréquenté le collège Léon-Jouhaux pendant trois années.

Naissance à Livry-Gargan

  • Gabriel Dauchot (1927-2005), peintre expressionniste ;
  • Claude Durand (1938-2015), ancien instituteur, lecteur aux éditions du Seuil, éditeur, directeur général des éditions Grasset en 1978, puis de Fayard en 1980. Il a obtenu le prix Médicis en 1979 pour La Nuit zoologique ;
  • Mario Didò (1926-2007), vice-président du Parlement européen est à né Livry avant guerre avant de fuir l'occupation allemande ;
  • Laurent Lafargeas (1960), nouvelliste, auteur des Pays sombres et fondateur du Club Littéraire d'Ile-de-France ;
  • Rachid Ferrache (1972), acteur, chanteur et réalisateur ;
  • Ahmed Merabet (1974-2015), policier né en 1974 dans la commune et y a grandi, exécuté froidement le 7 janvier 2015 sur le boulevard Richard-Lenoir à Paris, par l'un des auteurs d'une l'attaque terroriste qui venait de s'achever et perpétrée dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo ;
  • Kamel le Magicien (1980), magicien.

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Equipements culturels

La bibliothèque René-Cassin.
Le conservatoire municipal de musique et de danse.

La ville possède un riche tissu associatif. Pas moins de soixante-quinze associations se retrouvent chaque année au parc des sports pour la fête des associations[M 35].

La ville offre en outre une importante infrastructure culturelle :

  • le musée d'histoire locale ainsi que le musée de la Marquise de Sévigné dans le château de la forêt (60 avenue du Consul-Général-Nordling). De nombreuses expositions temporaires y sont organisées ;
  • la bibliothèque municipale René-Cassin (10 avenue du Consul-Général-Nordling) qui met à la disposition du public un fonds encyclopédique ainsi que des disques. Des expositions y sont régulièrement organisées ;
  • l'ancienne piscine : un espace composé de salles polyvalentes dédié aux manifestations culturelles associatives ;
  • le centre culturel Yves-Montand (36 rue Eugène-Massé) qui propose des ateliers d’expression culturelle et de loisirs pour enfants et/ou adultes ;
  • le cinéma Yves-Montand (36 rue Eugène-Massé) propose des films d’auteur ainsi que de divertissement[176] ;
  • le conservatoire municipal agréé de musique et de danse (41 rue Édouard-Herriot)[M 36] ;
  • le club d'échecs La Dame de Sévigné (Castel Guy-Mollet, rond-point des Bosquets), le seul de la ville, qui tient son nom du jeu de dames et de la figure féminine emblématique de la ville, la Marquise de Sévigné[177].

Le département de la Seine-Saint-Denis propose une carte culture annuelle qui, pour un prix modique, offre l’accès à tarif réduit à toutes les séances du cinéma et pour les spectacles organisés par le centre culturel ainsi que des invitations à des avant-premières.

Livry-Gargan dans la littérature

Madame de Sévigné séjourna régulièrement chez son oncle Christophe de Coulanges à l’abbaye de Livry. Elle cita plusieurs fois le village d’alors dans son œuvre :

« C’est mon lieu favori pour écrire, mon esprit et mon corps y sont en paix. […] La beauté de Livry est au-dessus de tout ce que vous avez vu. Les arbres sont d’un vert admirable, tout est plein de chèvrefeuille. Cette odeur ne m’a point encore dégoûtée. »

Le premier roman de Faïza Guène, Kiffe kiffe demain, publié en 2004 et traduit en vingt langues, se déroule dans une cité de HLM de Livry-Gargan.

Héraldique, logotype et devise

Armoiries

Armes de la ville.

Au cours des siècles, les armes de Livry se sont modifiées au gré des appartenances seigneuriales. Les plus anciennes reprenaient les armes de la famille de Garlande (Étienne de Garlande), seigneurs de Livry de 1100 à 1213 ; puis virent s’ajouter les armes de la famille Sanguin, seigneurs de Livry de 1499 à 1769 ; la grappe de raisin qui rappela la présence des vignes à Livry et les deux quintefeuilles faisant allusion à la forêt de Bondy qui recouvrait une grande partie de l’est parisien ; enfin les armes de Madame de Sévigné qui séjourna une grande partie de sa vie à Livry[20].

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

Parti d'or à deux fasces de gueules et d'azur à la bande d'argent accompagnée en chef de trois glands d'or posés en barre et rangées en orle, et en pointe de deux serres d'aigle du même posées en barre et rangées en bande ; au chef de gueules chargé d'une grappe de raisin tigée et feuillée d'or, accostée de deux quintefeuilles d'argent ; en cœur, un écusson écartelé de sable et d'argent brochant sur le tout.

En novembre 2012, une médaille représentant les armoiries des communes de Bondy, des Pavillons-sous-Bois et Livry-Gargan est émise par le club numismate de Bondy en collaboration avec la Monnaie de Paris à l'occasion du Téléthon[178].

Logotype

  • Logo de Livry-Gargan depuis 2015
    • Description : « Calligraphie et initiales se rejoignent et s'équilibrent pour faire passer l'idée d'une ville en mouvement, tournée vers la modernité mais qui se construit dans le respect de l'esprit du Livry-Gargan d'hier. » [179]
    • Note : Ce logotype n'est plus usité pour la une du journal municipal depuis mai 2018 [162].
  • Ancien logo de Livry-Gargan [180]
  • La Police nationale de Livry-Gargan est dotée d'un écusson dessiné par l'un de ses membre, Éric Gillet. il représente le cédre du Liban de Livry-Gargan ainsi que les armoiries des communes de Livry-Gargan, Vaujours et Coubron. Un prototype de blason pour la brigade anti-criminalité de Livry-Gargan a été réalisé mais n'a jamais été porté et n'a pas été validé par la direction centrale de la Sécurité publique (DDSP)[181].

Pour approfondir

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Denise Almonzi-Grossard, En Île-De-France : Livry-Gargan et son Histoire, Ville de Livry-Gargan., 1982, 286 p. (ASIN B0014YRNV0). 
  • Jean Astruc, J.J.A Bougon et Pierre Jacquet (préf. Jacques Levron), Livry en Launoy et Madame de Sévigné, Clichy-sous-Bois, Société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye (SHRPA), Impr. Cavillon, 64 p.
  • L. Augé de Lassus, « Madame de Sévigné à Livry », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Paris, vol. XVIII,‎ , p. 79-86 (lire en ligne)
  • Clotilde Brégeau, Laurence Jankowski de Niewmierzycki, Didier Lamare et al., Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Charenton-le-Pont, Flohic, , 448 p. (ISBN 2908958775)
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Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Site du comité des Fêtes de Livry-Gargan
  • Site de la médiathèque municipale René-Cassin
  • Site de l'établissement public territorial Grand Paris - Grand Est

Notes et références

Notes

  1. Les conseillers municipaux d'opposition, Alain Calmat, ancien maire et Pascal Popelin, ancien député de Livry-Gargan ne siègent plus au conseil municipal[P 8],[P 9].
  2. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[95].
  3. Le « fonds de roulement », différence entre les financements à plus d'un an et les immobilisations, permet de combler le décalage entre l'encaissement des recettes et le paiement des dépenses[96].
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

Site de l'Insee

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  2. LOG T7, Résidences principales selon le statut d'occupation.
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Autres sources

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