Littérature en Nouvelle-Calédonie

La littérature en Nouvelle-Calédonie est surtout écrite et récente. La littérature orale ancienne est plus difficile à évaluer.

Littérature orale

  • Aire coutumière Paici-Camuki (Alban Bensa) ː
    • ténô, poésie-récit,
    • jèmââ, récits foncdateurs historico-mythiques,
    • jékutä, histoires,
    • tägädé, contes et légendes,
    • mäpéa, anecdotes développées,
    • ololo, berceuses,
    • popai, discours,

Chant

Slam

  • Paul Wamo, Laurent Ottogalli, Erwan Botrel, Lyncey Sioremu, Mickaël Prechale Sanchez, Boukman Thonon,
  • Anthony Mira, Ludovic Simane Wenethem, Thierry InT.rimes Hoang, Fanny Battaglino, Israëla Sanchez,

Littérature écrite

1774-1914

L'ensemble des textes écrits disponibles relève de diverses catégories, principalement issus des archives publiques, civiles, diplomatiques, militaires, pénitentiaires :

  • archives publiques diplomatiques,
  • archives publiques militaires,
  • archives publiques pénitentiaires,
  • archives religieuses chrétiennes,
    • missions catholiques maristes[1],[2] :
      • R.P. Guillaume Douarre (1̠810-1853),
      • R.P. Pierre Rougeyron (1817-1902), Abrégé de la vie d'Hippolyte Bonou, chef de la tribu de Pouébo en Nouvelle-Calédonie (1996, reprise de 1868),
      • Benoît Forestier (1821-1906),
      • R.P. Pierre Lambert (1822-1903),
      • R.P. Mathieu Gagnière (1822-1867)[3], dit Père Gagnière,
      • Charles Girard (dir.), Lettres des missionnaires maristes en Océanie (1836-1854), Paris, Karthala, 2008, (NC 539-682),
      • Georges Pisier, Le témoignage de Ta'unga (la Nouvelle-Calédonie vue par un teacher polynésien, avant l'implantation européenne), EH-NC no 25, Nouméa, 1980,
      • Jacques Izoulet, Mékétépoum (Histoire de la mission catholique dans l'île de Lifou, au 19e siècle), Paris, L'Harmattan, 1996
      • Léopold Verguet, Histoire de la première mission catholique au vicariat de Mélanésie, Carcassonne, 1854, rréd. (ISBN 979-10-90704-03-9),
      • Jean Gilibert (1818-1891), Un voyage sans retour (De l'Aubrac à la Nouvelle-Calédonie), Journal, CEPAC, 2007,
    • missions protestantes, Société missionnaire de Londres,
  • archives personnelles, correspondances privées, journaux intimes,
    • Narcisse-Anténor Leloup (1823-1869) "Pionnier de Nouvelle-Calédonie 1863-1867"[4], recueil de lettres, Paris, L'Harmattan, 2016,
  • travaux scientifiques,
  • travaux historiques,
  • textes littéraires
    • poèmes
    • romans, récits, textes autobiographiques, etc,
      • Joseph Morlent (1793-1861), Les Robinsons français ou la Nouvelle-Calédonie, Paris, Mame et Fils édit., 1856,
      • Élie Berthet (1815-1891), Les Parisiennes à Nouméa, Paris, Sartorius, 1873,
      • Jules Patouillet (18??-19??), médecin de la marine, Voyage autour du monde : trois ans en Nouvelle-Calédonie (1873),
      • Jules Garnier (1839-1904), Voyage autour du monde : Océanie (1871),
      • Charles Lemire (1839-1912)[7], Voyage à pied en Nouvelle-Calédonie (...) (1884),
      • Henri Thiercelin, Chez les anthropophages ː Aventures d'une parisienne à la Nouvelle-Calédonie[8], Paris, Lachaud édit., 1872,
      • Jean Dargène (1856-19?), Sous la croix du sud ː roman de la Nouvelle-Calédonie[9], Paris, Havard, 1886,
      • Marc Le Goupils (1860-1942), Dans la brousse calédonienne (1898-1904), Les filles du pionnier, Paris, Hachette, 1910, Comment on cesse d'être colon, Souvenirs d'un planteur (1898-1904) (1928),
      • Marie Nervat[10] (1874-1909), et Jacques Nervat, Célina Landrot. Fille de Pouëmbout. Roman calédonien[11], Paris, Mercure de France, 1904,


La littérature orale kanak est plus difficilement accessible, en traduction-adaptation.

1914-1980

La Nouvelle-Calédonie a produit plusieurs écrivains[12] qui, quels que soient leur communauté d'appartenance et leurs styles particuliers, se sont attachés à puiser dans des références culturelles diverses (européennes, tradition orale mélanésienne, parler calédonien). Les plus célèbres historiquement restent Jean Mariotti[13] et Georges Baudoux[14].

  • Georges Baudoux (1870-1940)[14],[14], le premier écrivain calédonien, a écrit plusieurs nouvelles dans les années 1910 et 1940, dont certaines sont publiées par des revues locales (Kaavo en 1919), sous le pseudonyme de Thiosse. Elles sont pourtant compilées dans des recueils et pleinement éditées, seulement après sa mort, notamment à travers les deux tomes de Les Blancs sont venus édités par la Société d'études historiques de la Nouvelle-Calédonie en 1972 et 1979. L'essentiel de ses œuvres décrit et met en avant le cloisonnement de la société coloniale[15]. Il a entretenu des relations de respect avec Maurice Leenhardt et Lucien Lévy-Bruhl.
  • Jean Mariotti (1901-1975)[16] a écrit principalement :
    • Les Contes de Poindi, recueil de contes inspirés de légendes kanaks, publié en 1939 puis revu et corrigé en 1941 et traduit en anglais, en allemand et en slovaque notamment.
    • Takata d'Aïmos[17], roman fantastique lui aussi inspiré d'une légende traditionnelle kanake[18].
    • Remords[19], roman psychologique sur les bagnards[20].
    • À bord de l'incertaine, éd. Stock, Delamain et Boutelleau, Paris, 283 p. (réédité à Papeete en 1981 puis à Nouméa en 1996 et en 2000), récit de fiction se situant dans un pays imaginaire mais inspiré de son enfance dans le petit village calédonien de Farino[21].
    • Le Dernier voyage du Thétis, éd. Stock, Paris, 1947, 251 p., recueil comprenant 7 nouvelles : Le Dernier Voyage du "Thétis", Paysage, Le Porto du "Drafn", Toi y'en a monnaie ?, Simple histoire, L'épopée accidentelle, Nuit calédonienne[22].
    • Également plusieurs ouvrages sur l'histoire, la géographie ou l'économie de la Nouvelle-Calédonie.
  • Alain Laubreaux (1899̠-1968), qui a fait publier Georges Baudoux, et trois romans, Yan̠-le-Métis (1928), Le Rocher à la voile (1930), Wara (1932), mais au cœur d'une affaire (Jean Guiart, 2013:177),
  • Paul Bloc, Les filles de Néama et le colon Brossard (1965)[23], Les confidences d'un cannibale (1966),
  • Albert Garenne (1873-1958)[24], Idylle canaque, passions et drames coloniaux (1932),

Parmi les écrivains-poètes :

  • Georges-Eugène Bertin ()[25],
  • Jacques Nervat (1898-1982),
  • Antoine Soury-Lavergne (1879-1970)[26], Morceaux calédoniens (1953, rééd. 1998),

Parmi les essayistes et scientifiques, linguistes, ethnologues, anthropologues :

La Nouvelle-Calédonie a également vu naître ou a accueilli plusieurs auteurs renommés, en inspirant fortement tout ou partie de leur œuvre, dont

  • Francis Carco (1886-1958), qui a passé ses dix premières années dans la colonie.

Beaucoup des écrivains sont des Calédoniens d'origine européenne, pas toujours bienveillants. Le métropolitain Michel Noirot (pseudonyme d'A. Stievenard, juge) passe une mauvaise année à Nouméa et publie en 1932 Niaoulis… la plaie calédonienne, pamphlet de « petit bourgeois halluciné et bien couard, […] fonctionnaire, en délicatesse avec sa hiérarchie, étalant ses rancœurs » (Bernard Capecchi[32], pages 57 et 84, réédition commentée du pamphlet (2008))[33].

Après 1945, les auteurs kanak apparaissent souvent avec un ton engagé en faveur de la revendication identitaire mélanésienne. Les plus représentatifs restent

Depuis 1980

Bande Dessinée

La bande dessinée néo-calédonienne arrive tardivement, mais frappe fort.

La Brousse en folie de Bernard Berger (1957, Nouméa)[37] permet de découvrir les singularités de la société néo-calédonienne à travers une expression humoristique accessible à tous. Cette série de bande dessinée, née en 1984, est chaque année parmi les plus gros succès d'édition de l'île. Elle a ouvert la voie à toute une bande dessinée calédonienne également incarnée aujourd'hui par Gielbé (frère de Bernard Berger, auteur de La Tribu Mathurin en 1998 et du duo Aglaé & Sidonie qui apparait sous la forme d'un comic strip quotidien dans Les Nouvelles calédoniennes pour commenter de manière humoristique l'actualité depuis 1995) ou Niko et Solo (respectivement dessinateur et scénariste de la série Frimeurs des Îles depuis 2002) ou Jar (dessinateur depuis 1997 de la série Le Sentier des Hommes, scénarisée par Bernard Berger). Un festival biennal de la bande dessinée et de l'image est organisé depuis 2003 à Bouloupari[38].

Enfin, paraît en 2012 le premier tome de la fabuleuse histoire du destin commun, série encore inachevée.

Roman

Quelques écrivains métropolitains s'intéressent à la Nouvelle-Calédonie, dont

  • A. D. G. (1947-2004), auteur de roman noir (Le Grand Sud, Joujoux sur le Caillou, Les billet nickelés, C'est le bagne, J'ai déjà donné…), resté célèbre pour ses idées d'extrême droite véhiculées dans ses livres et pour avoir été témoin de la période de la montée de l'indépendantisme puis des Évènements des années 1980.
  • Didier Daeninckx (1949), avec Cannibale (1998), Le Retour d'Ataï (2002), Je tue Il (2003),
  • Xavière Gauthier (1942), avec L'Herbe de guerre (1992) et ses nombreux livres sur Louise Michel,


Les auteurs sont pour l'essentiel des résidents de Nouvelle-Calédonie.

  • Marguerite Bastogi, Soleils du Pacifique (1978),
  • Laurence Leroux, Une saison folle (1986), L'archipel oublié(1989),
  • Jacqueline Sénès, Un pays nommé caillou (1981), La Patache (1982), Terre et hommes de Nouvelle-Calédonie (1984),
  • Jean Vanmai (1940, Koumac), Chân Dâng (1980), Fils de Chân Dâng (1983), Nouméa-Guadalcanal (1988), trilogie Pilou-Pilou (1998-2002, Chapeau de paille, L'île de l'oubli, La ville aux mille collines,
  • Marc Bouan (1946, Konè), L'écharpe et le kriss (2003),
  • Déwé Gorodey ou Déwé Gordodé (1949, Ponérihouën)[39], actuellement membre du Gouvernement local chargé de la Culture,
    • Roman : L’épave (2005), Graines de pin colonnaire (2009), Tâdo, Tâdo, wéé ! Pirae (2012),
    • Nouvelles : Ûte Mûrûnû, petite fleur de cocotier (1994), L’Agenda (2015), Le Vol de la parole (avec Weniko Ihage)(2002),
    • Poésie : Sous les cendres des conques (1985), Dire le vrai / To Tell the Truth (avec Nicolas Kurtovitch)(édition bilingue de 18 poèmes (traduction anglaise de Raylene Ramsay et Brian Mackay)(1999), À l’orée du sable & La paix en soi (texte écrit avec Nicolas Kurtovitch)(2014),
    • Recueil d’aphorismes : Par les temps qui courent (1996),
    • Théâtre : Kënâké 2000 (pièce inédite, mise en scène par Pierre Gope lors du Festival des Arts mélanésiens à Nouméa en 2000),
  • Claudine Jacques (1953, Belfort)[40],
    • Romans : Les Cœurs barbelés (1998), L’Homme-lézard (2002), L’Âge du perroquet-banane, parabole païenne (2003), Nouméa – Mangrove (2009),
    • Recueils de nouvelles : Nos Silences sont si fragiles (1995), Ce ne sont que des histoires d’amour (1996), Ce n’est pas la faute de la lune (1997), La Chasse (1998), À l’Ancre de nos vies (2000), Le cri de l’acacia (2007),
  • Anne Bihan (1955, Le Pellerin)[41], Miroirs d’îles (1984),
  • Pascal Gonthier (1955, Roanne), Lapérouse, un destin égaré (1996), La dernière mort d'Eloi Machoro (1997), La chute de Drexell Neuman (1998), La trilogie du bout du monde (2006),
  • Nicolas Kurtovitch (1955, Nouméa)[42], lui-même issu d'une famille implantée dans l'archipel depuis le XIXe siècle, et auteur contemporain néo-calédonien le plus productif et peut-être le plus connu. Son style est décrit par Jean-Claude Bourdais comme « une écriture en marche qui permet toujours une ascension », un itinéraire initiatique « toujours ancré dans l’espace ou le lieu dont il parle » qui débouche et se poursuit « par la défense et le combat permanent pour ce que le rêve a laissé entrevoir et permis d’atteindre. Seule la vigilance permet d’éviter que le rêve ne soit qu’un mirage »[43]. Son œuvre, mêlant culture occidentale et influences océaniennes ou orientales, cherche à « réconcilier deux mondes et rêve d'une fraternité universelle qui ne contredirait pas le lien au sol natal »[44]. Elle comprend[45] :
    • essentiellement des recueils de poésie : Sloboda en 1973, Vision d'Insulaire en 1983, Souffle de la nuit en 1985, L'Arme qui me fera vaincre en 1988, Homme montagne en 1993, Assis dans la barque en 1994, Avec le masque en 1997, Dire le vrai / To Tell the Truth qui est une édition bilingue de 18 poèmes avec l'auteur kanak Déwé Gorodey en 1999, On marchera le long du mur en 2000, Poème de la solitude et de l'exil en 2001, Autour Uluru et Ode aux pauvres en 2002, Le Piéton du Dharma qui a reçu le prix 2003 du Salon du livre insulaire d'Ouessant[46], Le dit du cafard taoïste, 2005,
    • des recueils de nouvelles : Forêt, Terre et Tabac en 1993 qui défend l'idée d'une « relation symbiotique avec l'univers naturel et spirituel »[47], Lieux en 1994 puis réédité en 2006 avec d'autres nouvelles et Totem en 1997,
    • des pièces de théâtre : Le Sentier Kaawenya en 1998 mis en scène pour l'inauguration du Centre culturel Tjibaou, Les dieux sont borgnes avec le dramaturge et metteur en scène kanak Pierre Gope en 2002 et La Commande en 2004,
    • un recueil de récits, Seulement des mots en 1977,
    • un roman, Good night friends, paru aux éditions « Au Vent des Îles » à Papeete en 2006, sur le thème d'un kanak qui a quitté sa terre pour aller à la ville et tombe dans une histoire d'envoûtement avec un meurtre, avec en toile de fonds les questions du nom et de la terre dans la société kanak, du mélange des cultures (des mélanésiens qui aiment l'opéra), entre autres[48].
    • et des participations à plusieurs anthologies, ouvrages collectifs et revues, en Nouvelle-Calédonie et en France (notamment la revue Autrement et Passerelles),
  • Jacqueline Exbroyat (1931-2013[49],[50],), Albert Lavigne, négociant, poète et communard (2002), Une île si longue (2006), le colonel Gally-Passebosc (2007)[52], Le caillou sauvage (2010), Le feu de brindilles (2013),
  • Frédéric Ohlen (1959, Nouméa)), Brûlures (2000), Premier sang (2001), Fils du ciel (2011), Quintet (2014),
  • Catherine Laurent (1962, Lorraine), Dernière Campagne (2003),
  • Catherine Régent, Valesdir (1993), Justine ou un chapeau de paille (1995),
  • Gonzague Phélip, Le Choc,
  • Enguerrand Guépy (1974),
  • Dany Dalmayrac[53] (1958), juriste, anthropologue, Les sentiers de l'espoir (Kanak et Nippo-kanak) (2003), L'île monde (2004, nouvelles),
  • José Lopez-Aguilera, récits autobiographiques sur la Nouvelle-Calédonie, les Îles Cook et Vanuatu,
  • Samir Bouhadjadj (Maroc, 1977), Le poids des rêves (2007), Le nouveau nez (2009), Le bal des innocents (2011),
  • Arlette Peirano (1951, Agen), L'ensorceleuse des étoiles (1999), Kanak blanc (2001), Tabou suprême (2002), Métis de toi (2003), Le gardien de l'île noire (2005), Esclavardage (une arobase entre nous),
  • Viviane Siorat-Dijou, Un jour, j'irai à Salazie (1999),
  • Isabelle Flamand, Les rescapés (2010),
  • Léopold Hnacipan, De séduction en séduction, Humanis éd., 2015, nouvelles,
  • Evelyne André-Guidici, Okaï et choda, sur la route de l'ancienne légende, Humanis éd, 2016,
  • Georges NURDIN, ( Nouméa, 1954) , Wanamatcha! , éd L' Harmattan 2018

Théâtre

  • Claudine Jacques (1953, Belfort), Ataï et moi (2011),
  • Anne Bihan (1955, Le Pellerin), Le Café du phare (1983), Port-Nazaire (1986), Traversées (1997), L’Endormi-du-Bout-du-Ciel (1999), Crash (1999), Concordances, synopsis du spectacle d’entrée de la Nouvelle-Calédonie en l’an 2000 (1999), Théâtre pour la vie (2000), La Leçon de l’Inévitable (2000), Façades (2001), Parades (À)(2002), Nouméa: Traversées (2004), V ou Portraits de famille au couteau de cuisine (2003), Lieux-dits (Eau de vie et Et le chant des oiseaux sur l’arbre du monde)(2002), Collision (2004), Collision et autres traversées (2007),
  • Catherine Laurent (1962, Lorraine), Les jours perdus (2014),
  • Pierre Gope (1966, Maré)[54],[55], poète et dramaturge, kanak de Maré. Une de ses pièces, Les Champs de la Terre, fable poétique inspiré du folklore calédonien et surtout kanak, a ainsi été représentée au Festival d'Avignon en 2006 et a fait ensuite l'objet d'une tournée en Europe. Autres œuvres : Où est le droit ? Okorentit ? (1997), Les dieux sont borgnes (2002, avec Nicolas Kurtovitch, Wamirat, le fils du chef de Pénélo (1992), Les Murs de l'oubli (2003)...
  • Emmanuel Istivie[56],

Des spectacles kanak réinventent des formes moins littéraires d'art vivant sur scène, mêlant danse, musique et chant.

Poésie

  • Wanir Wélépane, pasteur, Aux vents des îles (1993),
  • Marc Bouan (1946, Konè), Planète inquiète (2004),
  • Jean-Claude Bourdais (1949, banlieue parisienne), L'arbre à bière (1997), L'arbre à souvenirs (2000), Nouméa culpa (2002),
  • Anne Bihan (1955), Ton ventre est l’océan (2011),
  • Frédéric Ohlen (1959, Nouméa))[57], La Voie solaire (1996), La peau qui marche et autres poèmes (1999), Le Marcheur insolent (2002), La Lumière du monde (2005), Anima aeterna (2010 ?),
  • Catherine Laurent (1962, Lorraine), Le Cœur tranquille (1999), Jardin intérieur (2005),
  • Katia Imasango (1964, Nouvelle-Calédonie), Comme un arbre dans la ville (2000), La main qui parle (2002), En Chemin (2002), Pour tes mains sources (2011),
  • Denis Pourawa (1974, Nouméa), Entre voir : les mots des murs (2006), La Tarodière (2010),
  • Paul Wamo (1981, Wetr/Lifou)[58], Le Pleurnicheur (2006), J’aime les mots (2008),
  • Fabienne Bétend, Ataïa (2001),
  • Luc Enoka Camoui,

Essais

  • Louis-José Barbançon (1950, Nouméa), Le Pays du non-dit: Regards sur la Nouvelle-Calédonie (1992), La Terre du lézard (1995), Le Javelot brisé (1997),

Sciences

Études en sciences humaines :

Presse

La presse ne se limite pas au quotidien Les Nouvelles calédoniennes[90] ni au mensuel satirique Le Chien bleu[91].

Associations

L'Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie[92] a été fondée en 1996 par un collectif autour de Nicolas Kurtovitch[93].

En 1996 a été créé le prix Livre Mon Ami décerné par des enfants âgés de 9 à 13 ans vivant en Nouvelle-Calédonie à un ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse de parution récente et de langue française. L'auteur qui remporte le prix est ensuite invité à se rendre en Nouvelle-Calédonie pour rencontrer ses jeunes lecteurs.

La Maison Célières, 21 rue du Port-Despointes (Nouméa) est devenue la Maison du Livre de Nouvelle-Calédonie[95]. Depuis 2007, l'association (loi de 1901) MC-MLNC fédère associations, auteur, éditeurs, imprimeurs, relieurs, diffuseurs, distributeurs, libraires, bibliothèques, médiathèques, afin de favoriser l'accès de tous au livre et à la lecture.

L'association Écrire en Océanie[96], association néo-calédonienne, vise à la promotion de l'écrit en Océanie, publie la revue trimestrielle Épisodes. Elle publie aussi de très nombreux auteurs comme Léopold Hnacipan, Frédérique Viole, Evelyne André-Guidici, Noëlla Poemate et promeut les écrivains émergents comme Isa Quala ou Dick Samuel Ukeiwé.

Maisons d'édition

La Nouvelle-Calédonie, vieille terre d'édition, publie les productions contemporaines auprès d'éditeurs variés :

  • France : L'Harmattan, Karthala, La Table ronde, Le Serpent à Plumes, Vents du sud[97]...
  • Papeete : Au Vent des îles[98], Les éditions du Pacifique[99]...
  • Nouméa : Éditions du Cagou, Grain de sable[100], Plume de notou[101], Joy[102], Imprimeries réunies de Nouméa[103], Solaris[104], IRD[105], ADCK, Globasia, Madrépores, , l'Éclectique[107], Éditions Humanis[108], Pearl, Tiaa-Manu, Île de Lumière, Expressions, Le Rocher-à-la-voile, Bois de jade, La Brousse en folie, L’Herbier de Feu,...

Recherche

  • Revue Notre Librairie (Revue des littératures du Sud), no 134, mai-août 1998, Littérature de Nouvelle-Calédonie,
  • CORAIL, Coordination pour la recherche dans les arts et lettres en Océanie,
  • Transcultures, centre de recherche de l'Université française du Pacifique (UFP) puis de l'université de la Nouvelle-Calédonie jusqu'en 2088, devenu ensuite le Centre des nouvelles études sur le Pacifique (CNEP),
  • François Bogliolo, Paroles et écritures. Anthologie de la littérature calédonienne, Nouméa, Cagou éd., 1994,
  • Anne-Marie Nisbet, Littérature néo-calédonienne (Québec, éd; Naaman, 1995),
  • Collectif (dir. Orso Filippi), Chroniques du pays kanak, 4 tomes, dont le no 3 sur Arts et Lettres, Nouméa, 1999, Planète Mémo éd,

Références

  1. https://www.cairn.info/revue-histoire-monde-et-cultures-religieuses1-2008-4-page-159.htm
  2. http://www.persee.fr/doc/rhef_0300-9505_1993_num_79_202_1097
  3. https://books.google.fr/books?id=BZ9CAQAAMAAJ&pg=PA143&lpg=PA143&dq=gagni%C3%A8re+missionnaire&source=bl&ots=60yp7SvuRu&sig=amMfli9HMAj3WbhqqSOSKipgwfs&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiKjs3SxNnPAhVO2GMKHRZGBj0Q6AEIKDAC#v=onepage&q&f=false
  4. http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&isbn=978-2-343-08692-7
  5. http://www.mncparis.fr/actualites/archives/2009/sur-les-traces-de-fritz-sarrasin
  6. http://data.bnf.fr/13534643/karl_friedrich_sarasin/
  7. http://data.bnf.fr/13013946/charles_lemire/
  8. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1053718
  9. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k69154k
  10. http://pacific-bookin.nc/histoire/906-l-oeuvre-caledonienne-de-marie-jacques-nervat-1898-1902-ecrit-par-marie-jacques-nervat-societe-d-etudes-historiques-de-la-nouvelle-caledonie-histoire-pacific-book-in-librairie-en-ligne-noumea-9782917373286poesie-nouvelle-caledonie-etudes-histotiques-jacques-nervat-marie-nervat.html
  11. https://catalog.hathitrust.org/Record/012203268
  12. http://ile-en-ile.org/litterature-kanaky/
  13. Association pour l'édition des œuvres de Jean Mariotti
  14. a, b et c http://ile-en-ile.org/baudoux/
  15. Présentation de Les Blancs sont venus par le site jacbayle.club.fr « Copie archivée » (version du 10 avril 2009 sur l'Internet Archive)
  16. http://ile-en-ile.org/mariotti/
  17. Takata d'Aïmos, éd. Flammarion, Paris, 1930, 249 p. (réédité à Nouméa en 1995 puis de nouveau en 1999)
  18. Takata d'Aïmos
  19. Remords, éd. Flammarion, Paris, 1931, 283 p. (réédité à Nouméa en 1997)
  20. Remords
  21. A bord de l'incertaine
  22. Le Dernier voyage du Thétis
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Voir aussi

Bibliographie

  • Virginie Soula, Histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie (1853-2005), éd. Karthala, 2014,
  • Sylvie André, Le roman autochtone dans le Pacifique Sud. Penser la continuité, l'Harmattan, Pis, 2008, 300 p. (C.R. 477-488 de Jean Guiart, Ça plaît ou ça plaît pas, III, 2010),

Articles connexes

Liens externes

  • J-F Vernay, Pour une contre-histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie, 2015