Liste d'affaires politico-financières françaises

Cet article a pour objet de recenser les affaires politico-financières françaises. Les sujets traités sont à l'interface des milieux de la politique et de la finance. Ils doivent donc impliquer une (ou des) personnalités ou organisme(s) politiques ou para-politiques d'un côté ou des organismes bancaires ou financiers de l'autre. Par extension, il est admis les sujets portant sur une utilisation frauduleuse de biens ou d'argent publics par des hommes politiques visant un enrichissement personnel ou la rémunération d'une contrepartie en nature, le plus souvent occulte.

Avant la IIIe République

IIIe République : 1870-1940

Article détaillé : Troisième République (France).
  • Krach de l'Union générale : banque fondée par Paul Eugène Bontoux, elle connaît une faillite retentissante en février 1882.
  • Scandale des décorations : l'affaire porte sur le trafic de décorations orchestré par Daniel Wilson, député et gendre du président de la République Jules Grévy, en échange d'investissements financiers à son profit. La révélation du scandale en 1887, la campagne de presse qui suit et la fronde des opposants au gouvernement (notamment Georges Clemenceau) entraîne la démission de Jules Grévy[1]. Daniel Wilson est poursuivi mais acquitté en raison d'un vide juridique[2].
  • Scandale de Panama : affaire portant sur les problèmes de corruption liée au percement du canal de Panama, révélée en 1892 par La Libre Parole[3]. En difficulté financière, la compagnie chargée du projet tente d'obtenir un emprunt public par une vaste opération de corruption de la presse et de parlementaires, mise en place par l'intermédiaire de Jacques de Reinach. Le procès qui suit ne condamne réellement que Charles Baïhaut, mais l'impact sur l'opinion s'avère désastreux, et le chantier du canal du Panama est récupéré par les États-Unis[4].
  • Affaire des emprunts russes : 1,6 million de Français ruinés le 1er janvier 1918.
  • Affaire de l’héritage Crawford : qualifié par la presse de « scandale du siècle », le litige porte sur plus d'une centaine de millions de francs-or.
  • Affaire Hanau : Marthe Hanau fonde en 1925 La Gazette du franc, une feuille financière qui publie les interviews de personnalités du monde économique et politique, et prodigue des conseils aux épargnants en matière de placements boursiers qui concernent le plus souvent des actions et obligations de ses propres relations d'affaires, et sont fréquemment émises par des sociétés à l'activité fictive mais qui progressent malgré tout grâce à la promotion faite par sa feuille financière. Elle fonde ensuite l'Agence Interpresse, une agence de nouvelles financières, et émet des titres à 8 % de taux d'intérêts, qu'elle acquitte non pas sur le bénéfice d'opérations réelles, mais sur le produit de nouvelles souscriptions. Le système s'écroule à la fin de l'année 1928, après avoir escroqué des milliers de petits épargnants pour un montant de plus de 100 millions de francs, éclaboussant les milieux politiques et médiatiques, en particulier le Cartel des gauches qui ne s'en relève pas.
  • Affaire Oustric : la banqueroute frauduleuse du banquier Albert Oustric en 1929 a entraîné la démission du ministre de la Justice Raoul Péret
  • Affaire Stavisky : cette affaire concerne une fraude financière massive opérée par Serge Alexandre Stavisky et couverte par divers parlementaires et ministres corrompus[5]. Découverte fin 1933, elle contribue, après une violente campagne de presse et l'assassinat de Stavisky, à la chute du gouvernement de Camille Chautemps et, dans un contexte de crise politique, aux émeutes du 6 février 1934, durant lesquelles quinze personnes sont tuées[6].

IVe République : 1946-1958

Article détaillé : Quatrième République.

Ve République : 1958 à nos jours

Article détaillé : Cinquième République.

Années 1970

Années 1980

  • Affaire de la Société générale : un raid boursier contre la Société générale mené en 1988, révéla une affaires de délits d'initiés dans laquelle plusieurs hommes politiques du Parti socialiste étaient impliqués. Cette affaire fut conclue par un procès.
  • Affaire des écoutes de l'Élysée : affaire révélé en 1993 sur des faits remontant à 1983-86 mettant en cause directement François Mitterrand et se concluant par la condamnation de quelques-uns de ses proches collaborateurs
  • Affaire des otages du Liban
  • Affaire du Carrefour du développement : l'affaire porte sur un détournement de 27 millions de francs entre 1984 et 1986 par Christian Nucci, jeune ministre délégué à la Coopération et au développement sous François Mitterrand. Inculpé de détournement de fonds, de faux en écritures publiques et privées par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice, Christian Nucci bénéficie d'une loi d'amnistie sur les délits de financement illégal de campagnes électorales (loi prise dans le même cadre que celle relative au financement des partis politiques français, votée le 15 janvier 1990 spécialement pour lui et les élus socialistes impliqués dans l'affaire Urba) : la Haute Cour rend un non-lieu le 4 avril 1990.
  • Affaire du circuit de Magny-Cours[10]
  • Affaire Escota
  • Affaire Jacques Pilhan[11]
  • Affaire Jeanny Lorgeaux[12]
  • Affaire Luchaire[13]: entre 1982 et 1986, des ventes dissimulées d'armes à l'Iran auraient alimenté les caisses du Parti socialiste, mettant en cause directement le ministre de la Défense Charles Hernu.
  • Affaire Noblepac
  • Affaire Pechiney-Triangle
  • Affaire Pierre Botton
  • Affaire René Lucet
  • Affaire Robert Boulin
  • Affaire SORMAE-SAE
  • Affaire Urba : Le volet marseillais de l'affaire qui a débuté en 1971, sur la période de janvier 1987 à février 1989.
  • Affaire UTA
  • Affaire Vibrachoc[14]
  • Affaire MEYRIGNAC : tragédie politico- judiciaire - escroquerie - spoliation de biens Château Gaillard Montfort l'amaury) par riche iranien Djahanguir RIAHI voir articles sur Notaire en coma (A Dubreuilh) - SOS Victimes de notaires (Gisèle Néron)

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Notes et références

  1. Jean-Marie Mayeur, Les débuts de la Troisième République, 1871-1898, Seuil, 1973, p. 171
  2. Maurice Toesca, Le scandale des décorations, Mame, 1971, p. 79
  3. Ivan Chupin et Jérémie Nollet, Journalisme et dépendances , L'Harmattan, 2006, p. 121-123
  4. Affaire de Panama, Encyclopædia Universalis
  5. Paul Baquiast, La Troisième République: 1870-1940, L'Harmattan, 2002, p. 127-130
  6. Éric Nguyen, 100 événements du XXe siècle, Studyrama, 2006, p. 60-61
  7. Jean-Michel Gaillard, « Enquête : qui a profité du trafic des piastres ? », L'Histoire, no 251,‎ (résumé)
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  9. http://bases.ourouk.fr/unite/u-result_frame.php?catalogueID=13308&NumeroJournal=217
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  22. Enquête sur les réseaux de la compagnie : Elf, banquier du pétrole et de la guerre en Afrique. Créée dans les années 70, la Fiba, banque contrôlée par Elf et le président du Gabon, brasse en coulisses les millions de l'or noir (Libération), Décryptage de la stratégie africaine d’Elf / La FIBA
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  33. Nouailhac : La CGT d'EDF lourdement condamnée Le Point
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  45. http://www.sudouest.fr/2011/01/27/cub-sous-les-paves-les-fausses-factures-301517-7.php
  46. « Affaire du tramway de Bordeaux : l’ancien trésorier du PCF placé en garde à vue », sur SudOuest.fr (consulté le 18 février 2017)
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  49. « Les documents Takieddine. L'émissaire du clan Sarkozy en Libye rétribué secrètement par Total », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  50. « Lamblin, son copain rockeur, son argent et ses sex-toys », Angélique Négroni, Le Figaro.fr, 23 octobre 2012.
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  54. « Les six affaires qui plombent François Fillon », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  55. Schéma des flux de rémunérations dans l'affaire Fillon - AFP Graphics

Articles connexes