Lislet

Lislet
Lislet
L'église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de la Thiérache
Maire
Mandat
Jean-Michel Potard
2020-2026
Code postal 02340
Code commune 02433
Démographie
Gentilé Lisletois(es)
Population
municipale
223 hab. (2018 en diminution de 6,69 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 14″ nord, 4° 01′ 19″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 162 m
Superficie 8,2 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vervins
Législatives Première circonscription
Localisation
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Lislet est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie

Localisation

Communes limitrophes de Lislet[1]
Montcornet
Lislet
La Ville-aux-Bois-lès-Dizy Dizy-le-Gros

Lislet est située à proximité immédiate de Montcornet. Lillet (XIVe siècle), L'Islet, village de l'ancien Laonnois situé sur la rive gauche du Hurtaut. Le village de Lislet jadis entouré de mares d'eau et d'étangs ressemblait à une île. Sol fertile. Il y avait un moulin à eau.

Des hauteurs de Lislet, on voit parfaitement la vallée de la Serre avec les églises de Chaourse et Montcornet.

Urbanisme

Typologie

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Lislet est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Histoire

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

Toponymie
Le village est cité pour la première fois en 1188 sous l'appellation de In territorio ville de Lislel dans un Cartulaire de l'abbaye de Thenailles. Le nom variera encore ensuite: Lilet, Lillet, Lilletum, Lillel, Lylet, Lislet-lès-Moncornet-en-Thiérache puis l'orthographe actuelle Lislet sur la carte de Cassini au XVIIIè siècle [6].
Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIè siècle, Lislet est une paroisse située sur la rive gauche du Riu d'Hurtaut ou de Maramée.
Un moulin à eau, dont les vestiges sont encore présents, est symbolisé par une roue dentée sur la rivière qu'un pont en bois permet de franchir.
Le château est également représenté.

Autrefois faisait partie du balliage du Vermandois de la province de Champagne et de la Généralité de Soissons.

Avant la révolution, le chapitre de la collégiale de Rozoy, dîmait dans la paroisse pour deux tiers et le curé, pour l'autre tiers. En 1768, la cure valait 525 livres[7].

Terre de batailles et d'invasions : guerre de Trente Ans, La Fronde, 1815, 1870, guerre 1914-1918 etc. dont la dernière celle de la bataille de Montcornet en 1940 avec le colonel Charles de Gaulle.

Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement de Laon pour intégrer l'arrondissement de Vervins[8].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Lislet est membre de la communauté de communes des Portes de la Thiérache, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Rozoy-sur-Serre. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[9].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[10]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Vervins pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[10], et de la première circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[11].

Administration municipale

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Jean Lecuyer DVG Retraité Fonction publique
Réélu pour le mandat 2014-2020[12],[13]
mai 2020 En cours
(au 12 juillet 2020)
Jean-Michel Potard    

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 223 habitants[Note 2], en diminution de 6,69 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
162167188205230220236223207
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
219222218234231198190182184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
195203186115135170195174190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
224212206237242232245239227
2018 - - - - - - - -
223--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

L'église : l'église Saint-Nicolas, en pierres blanches des carrières de Dizy et en briques pour le soubassement fut construite en 1614. Après le Concordat, la paroisse de Lislet va rejoindre celle de Montcornet pour l'exercice du culte mais est réhabilitée en . Une cloche fondue en 1741 nommée Henriette Gabrielle (de la Fontaine) et une seconde en 1860 nommée Marie. Dans la sacristie se trouve une pierre tombale qui porte l'effigie gravée du défunt en costume militaire. Elle se trouvait jusqu'à la fin du XIXe siècle dans la chapelle proche du château de Lislet placée en l'an 1616 en mémoire de Urbain du Dresna, sg de Chollet ou de Néron, sg de Lislet[18]. L'église fut très endommagée, comme le montrent des photos de l'époque, durant la guerre 1914-1918.

Le château de Lislet :
Depuis de longs siècles, il a dû exister à Lislet une maison seigneuriale. Mien Péon rapporte qu'au-dessus d'une des portes de la grange du château on pouvait lire le millésime 1404 gravé sur une pierre. En creusant dans la cour près de l'entrée principale à une profondeur de deux mètres, on a découvert un pavage très bien conservé, des traces de fondations très étendues se retrouvent sous la même cour. Quoi qu'il en soit, ce château fut reconstruit presque entièrement en 1729 et 1730 par Jean Gabriel de La Fontaine, à la sollicitation de sa seconde femme Marie Antoinette de Caruel. Il se composait d'un long bâtiment, flanqué de deux ailes très courtes construit en briques recouvertes d'enduit.

Au mois d', une terrible explosion de munitions allemandes détruisit une partie du village de Lislet et endommagea gravement le château. Mme de Mussan se propose de le raser pour le remplacer par une villa[19]. Une plaque à la mémoire des victimes se trouve dans l'église.

Personnalités liées à la commune

Seigneurie de Lislet : Jean Gabriel de La Fontaine (fils de Gabriel de la Fontaine décédé en 1728 à l'âge de 80 ans et de Jeanne Catherine de Vignolles, qui eut pour seconde épouse dame Anne Boudinot, veuve de Charles-Louis de Roncin, qui est inhumée en 1703 à Paris dans l'église Saint-Leu Saint-Gilles et dont le cœur fut ramené en mémoire de Lislet), chevalier, seigneur de Lislet, Saint-Clément (Aisne), Livergny, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment royal étranger, gouverneur et lieutenant pour le Roy des ville et citadelle de Laon, né en 1701 et mourut en 1740. Son corps fut inhumé dans l'église de Lislet. Il épousa dame Charlotte de La Simonne de Saint-Pierre-lès-Franqueville décédée à Lislet l'avant-veille de Noël 1722 peu de temps après la naissance de sa seconde fille et inhumée dans l'église dont Gabrielle Magdeleine née en 1721 à St Pierre-lès-Franqueville et Henriette Gabrielle née à Lislet le . Henriette Gabrielle, décédée en 1791 au château de Lislet avec la célébration religieuse à l'église malgré cette période tourmentée de la Terreur, avait épousé en l'église de Richecourt le Nicolas de Facq, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, officier de cavalerie, lieutenant de Roi de la ville de Vervins en 1766 qui mourut également au château de Lislet en 1781.Il était né à Sévigny Waleppe le , fils de Antoine de Facq mort centenaire et inhumé au mois de décembre 1774 dans l'église Saint-Martin de Montcornet[20] et de Louise Vuillaume (fille de Jacques et Appoline de la Forest). Leur première fille Henriette Scholastique de Facq épouse à Lislet en Noel Michel de Brialmont docteur en médecine de l'université de Reims, né et décédé à Liège dont descendance dans les familles du Chevalier H.van der Maesen au château d'Avionpuits, François Louis de Villelongue, Halkin De Hareng. La seconde fille Augustine Henriette décède à l'âge de quatorze ans et est inhumée dans l'église.
C'est Jean-François de Colnet sieur de Magny de la famille des maîtres de verrerie, fils de Pierre Charles et Apolline de Mussan, époux de M.A.Charlotte Marquette de Marcy, qui acquit de Mme de Brialmont le château en 1801 et l'habita jusqu'en 1830 ainsi que sa fille Bathilde[21] et son gendre Alexandre de Surirey de Saint Remy qui lui succéderont. Il fut également maire de Lislet de 1807 à 1810 et juge de paix du canton de Rozoy. Ernest de Mussan l'acquit en 1920 attiré à Lislet par le souvenir de plusieurs de ses ancêtres.
Jean Gabriel de La Fontaine s'était remarié à Marie Antoinette de Caruel veuve de Gilles de Fay d'Athies, autres illustres familles de Champagne.
Voir également l'ascendance dans la famille Aubert seigneurs de Lislet, dont Adam Aubert qui avait épousé Isabeau de Coucy Vervins, lieutenant général des armées espagnoles et tué à la bataille de Nieuport (et inhumé) le ou Pierre Aubert auteur du Chemin de Croix à Montcornet, d'où la rue du Calvaire en mémoire, à la suite de son pèlerinage en 1508 à Jérusalem avec son épouse.

blason La Fontaine : « De gueules à la fasce d'or, brisé en chef d'un lambel d'argent »[22].
La famille La Fontaine par son fief de Belestre (Belaistre) à Neuvizy a la qualité de chevalier de l'ordre de la Sainte Ampoule : Hubert de La Fontaine, baron, chevalier de l'ordre de la Sainte Ampoule est présent au sacre du roi François II en 1559 [23] et Raoul, son petit-fils, frère de Gabriel, au sacre du roi Louis XIII à Reims le pour s'acquitter de la charge et des devoirs qu'ils devaient à sa Majesté.

Citons les curés de la paroisse de Lislet et de Soize au XVIIIe siècle : Jean-Louis Jacquier pendant trente-trois ans, Tellier et François Rigault à partir de 1771 et pendant la Révolution.

référence : Maxime de Sars Le Laonnois féodal, tome II

Voir aussi

Notes et références

Notes

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  6. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f201.item
  7. Isidore-Philoximène Mien-Péon, Le Canton de Rozoy-sur-Serre : histoire, géographie, biographie, statistique, Saint-Quentin, Jules Moureau, , 519 p. (lire en ligne)
  8. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de l'Aisne - Recueil n°195 des actes administratifs du 21 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 12 janvier 2017).
  9. « communauté de communes des Portes de la Thiérache - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 avril 2020)
  10. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Lislet », sur le site de l'Insee (consulté le 20 avril 2020).
  11. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 20 avril 2020).
  12. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  13. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Le canton de Rozoy-sur-Serre de I.P. Mien-Peon
  19. Le Lannois féodal de Maxime de Sars
  20. registres paroissiaux Montcornet
  21. mariage à lislet le 29 janvier 1816 acte état civil
  22. armorial général d'Hozier Soissons volume XXXII
  23. Dictionnaire des familles françaises anciennes. Gustave Chaix d'Est Ange

Liens externes