Réseau Comète

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Réseau Comète
Logo de l'organisation
Andrée De Jongh
portant la Médaille de George
Situation
Création 1941
Dissolution 1944
Dirigeant Andrée De Jongh
Dirigeant Frédéric De Jongh

Le réseau Comète est un groupe de résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Actif en Belgique et en France, ses membres ont aidé les soldats et aviateurs alliés à retourner au Royaume-Uni.

La ligne fut fondée par la Belge Andrée De Jongh avec Arnold Deppé en juin-juillet 1941. Elle sera plus tard aidée par son père, Frédéric De Jongh.

La ligne commençait à Bruxelles où les hommes étaient nourris, vêtus et recevaient de faux papiers d'identité avant d'être cachés. Le réseau les guidait ensuite vers le sud par la France occupée jusqu'en Espagne neutre et Gibraltar (sous contrôle britannique).


Les principaux délateurs du réseau

Le réseau fut infiltré par des agents doubles à la solde de l'Abwehr dont les trois principaux sont[1]: Jacques Desoubrie (alias "Jean Masson" ou "Pierre Boulain") conduisit à l'arrestation et à la déportation de 150 pilotes alliés qui avaient rejoint le réseau Comète. En tout, ce sont plus de mille arrestations qui doivent lui être attribuées. Il infiltra le réseau en avril 1943 mais en fut écarté à la suite d'un contact qu'il avait eu avec Prosper Dezitter, autre délateur du réseau. Il revint à deux reprises encore, sous de fausses identités et conduisit au démantèlement quasi complet du réseau bruxellois en janvier-février 1944. Enfin, un troisième agent à la solde des nazis, Eugène Sterckmans dont le nom de guerre était "Coco" fut également à l'origine d'arrestations au sein du réseau. Après guerre, il sera jugé et condamné mais en raison de son âge, il ne purgera pas la totalité de sa peine[2].

Le rôle du réseau au printemps 1944

Le débarquement allié étant en préparation, il fut décidé de ne plus exfiltrer les pilotes alliés mais de les acheminer dans des camps secrets dans les Ardennes belges et à Fréteval près de Châteaudun. Cette opération fut appelée Sherwood en Angleterre et Marathon sur le continent. Elle ne fut jamais éventée.

Principales figures du réseau

  • Pierre Aguerre
  • Katalin Aguirre
  • Robert Aylé
  • Ivan Colmant
  • Jean-Edouard Dassié
  • Marthe-Céline Dassié
  • Lucienne Dassié
  • Marguerite Debertrand, morte à Ravensbrück en déportation. Une plaque est érigée à son effigie dans la ville de Dourdan.
  • Monique de Bissy, arrêtée en mars 1944, libérée en septembre 1944.
  • Jean de Blommaert
  • Andrée de Jongh, (Dédée) Mit sur pied la ligne. Arrêtée le , elle survécut à plusieurs camps nazis.
  • Frédéric de Jongh, (Paul). Père de Dédée. Arrêté le , exécuté le au Mont-Valérien.
  • Elvire de Greef, (Tante Go). Coordinatrice pour le sud de la France. Elle parvint à s'échapper lors de son arrestation.
  • Arnold Deppé, co-fondateur de la ligne. Il fut arrêté en 1941 mais survécut à la déportation.
  • Andrée Dumon (Nadine), arrêtée en , elle sera déportée et ne sera libérée qu'en .
  • Micheline Dumon (Michou), s'échappa et partit en Grande-Bretagne après une tentative d'arrestation en 1944.
  • Antoine d'Ursel (Jacques Cartier). Succéda à Némo à Bruxelles. Mourut en traversant la frontière franco-hispanique le .
  • Florentino Goikoetxea
  • Baron Jean Greindl, (Némo). Chef de la ligne pour Bruxelles. Arrêté le , tué le .
  • Henriette Hanotte
  • Comte Jacques Legrelle (Jérôme), coordinateur de la ligne pour la région de Paris, il établissait la jonction entre la Belgique et le sud de la France. Fut capturé, torturé et envoyé dans différents camps auxquels il survécut.
  • Marthe Mendiara
  • Henri Michelli, reprend les opérations à Bruxelles avec Charles Morelle, arrêté, il survécut à sa déportation.
  • Charles Morelle, responsable des opérations à Valenciennes puis à Bruxelles, arrêté et déporté, il meurt à Dachau, le .
  • Jean-François Nothomb, (Franco). Succéda à Dédée en France. Arrêté le . Il fut condamné à mort mais survécut à plusieurs prisons nazies.
  • Amanda Stassart
  • Frantxua Usandizaga

Notes et références

  1. REMY, Adeline. L’engagement des femmes dans la ligne d'évasion Comète (1941-1944) : entre mythe et réalité ? In : Femmes et Résistance en Belgique et en zone interdite [en ligne]. Lille : Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2007 (généré le 19 juillet 2018). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/irhis/2182>. (ISBN 9782490296125).
  2. Andrée Dumon, "Je ne vous ai pas oubliés", éditions Mols, collection histoire, 2018.