Les dieux sont tombés sur la tête

Les dieux sont tombés sur la tête

Titre original The Gods Must Be Crazy
Réalisation Jamie Uys
Scénario Jamie Uys
Acteurs principaux

N!xau
Sandra Prinsloo
Marius Weyers
Louw Verwey
Michael Thys
Paddy O'Byrne (narrateur)

Pays d’origine Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Drapeau du Botswana Botswana
Genre Comédie
Durée 109 minutes
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les dieux sont tombés sur la tête est un film botswanais et sud-africain écrit et réalisé par le Sud-Africain Jamie Uys, sorti en 1980.

Synopsis

Dans une tribu isolée de Bochimans du désert du Kalahari, qui a peu de contact avec le reste du monde, une bouteille de Coca-Cola en verre jetée d'un avion tombe à côté de Xi, un membre de la tribu. Ignorant sa provenance, la tribu imagine que c'est un cadeau des dieux. Transparent et très dur, il sert de pilon, de flûte, de récipient et de bien d’autres choses encore. Cette bouteille est si utile que tout le monde en a besoin en même temps, faisant émerger des querelles, inhabituelles dans la tribu. Le conseil se réunit, Xi décide d'aller jeter la bouteille aux portes du monde.

Pendant ce temps, la journaliste sud-africaine Kate Thompson apprend que le Botswana a une pénurie d'enseignants. Elle décide de tenter sa chance. Andrew Steyn, qui réalise une thèse, a établi un camp dans la brousse. Il est chargé d'aller chercher Kate à l'arrêt de bus. Sur le chemin du retour, ils croisent Xi qui veut leur remettre la bouteille, mais ils refusent. Xi continue sa route, et chasse une chèvre pour la manger. Voyant l'action, le chevrier va chercher la police, et Xi est condamné à trois semaines de prison, sans qu'il comprenne pleinement le déroulement des évènements. Mpudi, l'assistant d'Andrew, est appelé pour servir d'interprète. Il convainc le juge, avec l'aide d'Andrew, de commuer la peine de prison en travail obligatoire.

Sam Boga et ses hommes tentent un coup d’État qui échoue. En fuite, ses poursuivants le rattrapent près de l'école de Kate. Il prend alors Kate et les écoliers en otage, et tous se mettent en marche. Andrew, Mpudi et Xi font des observations de terrain dans la nature. Ils ignorent la situation, et lorsqu'ils voient au télescope le groupe, ils décident d'intervenir et réussissent à neutraliser les preneurs d'otages.

Finalement, Andrew et Kate entament une relation amoureuse. Xi est libéré à la fin de sa peine, reprend la bouteille, et finit par arriver devant une falaise. Le contrebas recouvert par les nuages lui laisse penser qu'il est arrivé au bout du monde. Il jette la bouteille et retourne dans sa tribu.[réf. nécessaire]

Fiche technique

  • Titre original : The Gods Must Be Crazy
  • Titre français : Les Dieux sont tombés sur la tête
  • Réalisation : Jamie Uys
  • Scénario : Jamie Uys
  • Photographie : Robert Lewis, Buster Reynolds
  • Montage : Jamie Uys
  • Musique originale : John Boshoff
  • Production : Jamie Uys
  • Sociétés de distribution : Jensen Farley Pictures, Twentieth Century Fox
  • Budget : 5 000 000 $
  • Langue : anglais, afrikaans, juǀʼhoan et ungwatsi [réf. nécessaire]
  • Format : couleur - 2:35 - mono
  • Genre : comédie
  • Durée : 109 minutes
  • Dates de sortie :

Distribution

  • Marius Weyers : Andrew Steyn
  • Sandra Prinsloo : Kate Thompson
  • N!xau : Xi
  • Louw Verwey : Sam Boga
  • Michael Thys : Mpudi
  • Nic De Jager : Jack Hind

Commentaires

Le narrateur dans la version française est le cinéaste Yves Robert.[réf. nécessaire]

Le film a connu un succès considérable dans le monde et en France (5 950 000 entrées[1]), rendant le réalisateur et son interprète bochiman N!xau célèbres. La tentation fut grande d’exploiter le filon. Uys n’y résista pas et une suite sortit en 1989. D’autres films du même réalisateur furent accusés d’appuyer les thèses de l’apartheid encore en vigueur à cette époque, Les dieux sont tombés sur la tête montrant comment les noirs sont plus heureux en étant séparés des blancs (apartheid).

Bien que ce film fût entièrement financé par des capitaux sud-africains, il fut présenté comme un film du Botswana (où il fut en partie tourné) afin de contourner l'embargo décrété par nombre de pays à l'encontre de l'Afrique du Sud pour cause d'apartheid.[réf. nécessaire]

En France, les distributeurs exploitèrent à l'époque la soudaine notoriété de Jamie Uys en projetant dans les salles deux films qui étaient en fait des montages de séquences tirées d'une émission appelée Camera X créée par Uys à la télévision sud-africaine sur le modèle de La Caméra Invisible chère à Jacques Rouland. Ces films furent nommés Dieu me savonne et Les anges se fendent la gueule.[réf. nécessaire]

Au début du film, certains plans sont tournés dans l'usine BMW de Rosslyn, près de Pretoria. Cette usine était à l'époque la seule de la marque située hors du territoire allemand.[réf. nécessaire]

Afin de faciliter la commercialisation du film à l'étranger, il fut tourné en anglais. Néanmoins, le fort accent afrikaner de l'actrice Sandra Prinsloo incita les distributeurs américains à faire redoubler toutes les lignes de dialogue de cette dernière par une actrice à l'accent plus « neutre »[réf. nécessaire].

Liens externes

Notes et références

  1. « Le box-office français au 1er janvier 1990 », sur le site www.cine-directors.net d'un anonyme (consulté le 12 février 2015)