Les Pavillons-sous-Bois

Les Pavillons-sous-Bois
Les pavillons de garde qui ont donné son nom à la commune.
Les pavillons de garde qui ont donné son nom à la commune.
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Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Bondy
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand Paris - Grand Est
Maire
Mandat
Katia Koppi
2017-2020
Code postal 93320
Code commune 93057
Démographie
Gentilé Pavillonnais
Population
municipale
23 135 hab. (2014)
Densité 7 923 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 21″ nord, 2° 30′ 38″ est
Altitude 55 m
Min. 50 m
Max. 64 m
Superficie 2,92 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-pavillons-sous-bois.fr

Les Pavillons-sous-Bois est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, à environ 10 kilomètres au nord-est de Paris. La ville est officiellement fondée le mais les premières traces d'activité sur son territoire actuel remontent aux XVIIe siècle. Les Pavillons-sous-Bois tire son nom des deux pavillons de garde bâtis en 1770 et qui se dressaient à l'entrée du domaine du Raincy. Ces deux pavillons, restaurés, se situent au lieu-dit la Fourche, en bordure de la RN 3.

Géographie

Localisation

La commune des Pavillons-sous-Bois, en rouge, sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France.

La commune fait partie de la banlieue nord-est de Paris, elle se situe à 9 kilomètres des boulevards des Maréchaux, et à 12,2 kilomètres au nord-est de la cathédrale Notre-Dame de Paris, centre de la capitale française[1]. Les Pavillons-sous-Bois se trouve à une dizaine de kilomètres de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle[2] et de sa zone aéroportuaire. La ville est proche d'autres pôles économiques importants : Marne-la-Vallée, la Plaine Saint-Denis.

La commune fait partie du pays d'Aulnoye. Elle est entourée par cinq communes, le Raincy au sud-est, Villemomble au sud, Bondy à l'ouest, Aulnay-sous-Bois au nord et Livry-Gargan à l'est[3].

Géologie et hydrologie

Voie de communication et transports

Réseaux routiers

La commune est traversée par la route nationale 3.

Transports en communs

Le tramway 4 à la station Gargan, aux Pavillons-sous-Bois.

L'ancienne ligne des Coquetiers qui reliait Paris-Est et Bondy à Aulnay-sous-Bois faisait un arrêt aux Pavillons-sous-Bois. Depuis novembre 2006, la ligne 4 du tramway reprend le même itinéraire et permet de rejoindre rapidement le RER E à Bondy ou le RER B à Aulnay-sous-Bois. La commune est desservie par deux stations : Les Pavillons-sous-Bois et Gargan. Cette dernière sert de départ ou de terminus à certaines missions et c'est à celle-ci que se trouve le centre d'exploitation de la ligne.

La ville est le terminus de la ligne de bus RATP 105 qui la relie à la gare RER E de Noisy-le-Sec ainsi qu'à la ligne de tramway 1. Elle est également bien desservie par les lignes de bus 146, 147, 234, 334, 347, 616a et b ainsi que par le Noctilien N41.

La commune met à la disposition des résidents, un mini-bus gratuit qui parcourt la ville toutes les cinquante minutes. Il circule de 9 h 20 à 17 h 50 en semaine et de 8 h 40 à 12 h 45 le samedi[4].

Canal

La commune est traversée par le canal de l'Ourcq et elle est desservie par le port de la Poudrette.

Le canal de l'Ourcq aux Pavillons-sous-Bois

Urbanisme

Morphologie urbaine

Le pont de l'Europe.

Les quartiers :

  • La Basoche, au centre-ville ;
  • Chanzy, à la limite de Livry-Gargan, à l'est ;
  • les Coquetiers, à la limite de Villemomble, au sud ;
  • la Fourche, à la limite de Bondy, à l'ouest.

La ville présente, selon les secteurs considérés, des aspects très divers. Le canal de l'Ourcq et la RN 3 constituent depuis la création de la ville, une double ligne de partage entre la zone nord, longtemps déshéritée, et la zone sud, vouée à l'habitat traditionnel et aux activités urbaines.

Projets d'aménagement

Au nord, les projets en cours et les récents aménagements tendent à désenclaver et à réhabiliter ce secteur désormais promis à un essor certain : les berges du canal sont progressivement réhabilitées en espace de loisirs et de promenades ; de nouveaux secteurs pavillonnaires et des voies nouvelles ont été créés ; l'implantation de bâtiments de services publics tels qu'un pôle administratif et une salle multisports sont à l'étude ou en instance de réalisation ainsi que l'installation d'industries non nuisantes. Au sud, l'habitat pavillonnaire traditionnel fort apprécié des Pavillonnais, reste largement majoritaire malgré la construction d'immeubles collectifs sur plusieurs sites de ZAC décidés par la municipalité précédente, alors que la ville avait été, jusqu'alors, largement épargnée par la prolifération systématique de constructions verticales.

La ville des Pavillons-sous-Bois a fêté son centenaire en 2005. Elle existe en effet officiellement depuis le mais on retrouve les premières traces d'activité sur son territoire aux alentours du XVIIe siècle.

Toponymie

Histoire

La ville des Pavillons-sous-Bois a fêté son centenaire en 2005. Elle existe en effet officiellement depuis le mais on retrouve les premières traces d'activité sur son territoire aux alentours du XVIIe siècle.

Avant les Pavillons-sous-Bois

La forêt de Bondy selon la carte de Cassini.

Vers 1600, le territoire des Pavillons-sous-Bois n'était qu'une zone marécageuse au sein de l'immense forêt de Bondy, qui avait la mauvaise réputation d'être un repaire pour brigands. Un sentier cavalier reliait le lieu-dit la Fourche au domaine du vieux manoir du Raincy construit sur les hauteurs. Celui-ci fut détruit lorsqu'un riche surintendant des finances prit possession du domaine et y construisit un somptueux château à la place.

Après que la famille des ducs d'Orléans fut devenue en 1770 propriétaire du domaine du Raincy, deux pavillons de chasse furent bâtis au lieu dit la Fourche, à l'entrée de l'allée qui reliait le château au Grand Chemin. Ces pavillons étaient alors les seuls constructions du territoire qu'occupe aujourd'hui Les Pavillons-sous-Bois. Ils se trouvent toujours, 235 ans après, à l'intersection de la RN 3 et de l'avenue Jean-Jaurès.

En 1789, le château fut abandonné par la famille des ducs d'Orléans et le domaine du Raincy vendu en parcelle. Ce n'est qu'en 1815, après les tourments révolutionnaires et le Premier Empire, que la famille d'Orléans reprit possession de la propriété.

Napoléon III confisqua les biens de la famille d'Orléans et les mit en vente en 1852. Jusqu'à la guerre franco-allemande de 1870, le domaine fut petit à petit dépecé. L'ensemble des terrains fut livré aux lotisseurs et de l'allée majestueuse bordée d'arbres et de jardins ne resta plus que l'allée centrale dévouée à la circulation publique. Cette allée fut renommée plus tard avenue Jean Jaurès.

Le château, quant à lui, fut abandonné, détruit et tomba aux mains des pillards. Les pavillons de chasse furent également vendus et des petits commerces s'y installèrent.

Lorsque le Raincy devint une commune en 1869 , les bois du domaine furent attribués à celle de Bondy. Des lotissements s'y multiplièrent et un faubourg naquit : « Bondy-Forêt ». Lors de la guerre de 1870, l'armée prussienne stationna plusieurs mois à cette limite. Ceci marqua encore un peu plus la séparation entre le territoire communal de Bondy et celui de la future commune des Pavillons-sous-Bois. La construction par Louis-Xavier Gargan[5] de la ligne des Coquetiers, voie ferrée reliant Aulnay-sous-Bois à Paris amena encore plus de Parisiens sur les lieux et le petit faubourg de « Bondy-Forêt » prit de l'importance. Il n'en fallut pas beaucoup plus pour qu'un esprit séparatiste s'empare de la population de « Bondy-Forêt » qui réclama, dès lors, l'autonomie administrative du faubourg.

La création des Pavillons-sous-Bois

Les pavillons de garde.

La séparation eu lieu en 1905 et différents noms furent proposés pour cette nouvelle ville. Le 3 janvier la ville fut créée[6]. Le conseil général choisit "Les Pavillons-Sous-Bois" plutôt que "Bondy-la-Forêt" ou "Les Pavillons", ceci en hommage aux pavillons de garde et la forêt de Bondy. En février 1905 eurent lieu les premières élections. 489 personnes s'exprimèrent sur les 644 électeurs représentant les 2 101 habitants de la nouvelle commune[7]. La ville continua à se développer et attira de plus en plus de Parisiens peu fortunés mais attirés par les terrains bon marché et la desserte par la ligne des Coquetiers et par les tramways de la Compagnie générale des omnibus puis de la STCRP. Les Pavillons-Sous-Bois comptaient 3 646 habitants en 1911.

Peu avant la Première Guerre mondiale, les anciennes installations de l'usine de traitement de vidange, situé au nord du canal de l'Ourcq, sur le secteur dit "La Poudrette" disparaissent. Le terrain libéré demeurera longtemps quasi-désertique, posant à la commune un problème majeur de salubrité. Il ne sera définitivement réglé qu'à l'ultime fin du XXe siècle par les travaux d'extension de la zone industrielle environnante et de la création d'une voie nouvelle.

La ville depuis la Libération

Dans les années qui suivirent, une nouvelle zone industrielle apparut au nord du canal de l'Ourcq grâce à la construction du pont de l'Europe et la rénovation du pont de la Forêt. Pour satisfaire les besoins d'une population croissante, de nouveaux équipements scolaires et sportifs sont construits.

Après la guerre, la ville continua à se développer et dans les années 1960 une nouvelle mairie fut construite ainsi que de nouveaux équipements pour la culture et les spectacles. Un des problèmes récurrent de la ville, l'assainissement des eaux de ruissellement des plateaux du Raincy et de Montfermeil, ne fut résolu qu'à compter des années 1990 avec un programme de travaux d'au moins dix ans.

C'est avec beaucoup de persévérance que les historiens obtiendront le classement des pavillons de chasse au patrimoine historique. La ville a acheté le pavillon Est en 1986 et l'a rénové en 1998. Le second, à l'ouest de l'ancienne allée, a été restauré mi 2009.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune était depuis 1967 le chef-lieu du canton des Pavillons-sous-Bois. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Bondy

.

Intercommunalité

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[8], à laquelle la commune, qui n'était membre d'aucune intercommunalité, a été intégrée.

Dans le cadre de la mise en place de la métropole du Grand Paris, la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit la création d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale.

La commune a donc également été intégrée le à l'Établissement public territorial Grand Paris - Grand Est[9].

Tendances politiques et résultats

Lors du second tour de l’élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy est arrivé en tête avec 56,85 % (la moyenne nationale étant de 53,06 %) et Ségolène Royal avec 43,15 % (moyenne nationale 46,94 %) .

Liste des maires

Liste des maires successifs des Pavillons-sous-Bois[11]
Période Identité Étiquette Qualité
1905 1908 Edouart-Charles Philibert    
1908 1915 Charles-Armand Ducastel Robillard    
1916 1925 Philippe Charlot    
1925 1940 Eugène Fischer    
1940 1944 Eugène Espinard    
1944 1945 Francis Bernard    
1945 1953 Célestin Ferré SFIO  
1953 1956 Louis Glineur PSD  
1956 1971 Marcel Delphien DVD  
1971 janvier 1979[12] Martial Daire PS Conseiller général des Pavillons-sous-Bois (1967 → 1979)
Démissionnaire
1979 1983 Jean Eynard PS  
1983 1989 Serge Cantoni RPR  
1989[13] 1995 Bernard Portel PS Conseiller général des Pavillons-sous-Bois (1992 → 1998)
1995 2017[14] Philippe Dallier[15],[16] UMP puis LR[17] Chef de projet en informatique
Sénateur de la Seine-Saint-Denis (2004 → )
Conseiller général des Pavillons-sous-Bois (1998 → 2004)
Vice-président de la métropole du Grand Paris (2016 → )
Démissionnaire à la suite de sa réélection comme sénateur
2017 en cours Katia Coppi[18] LR Conseillère générale des Pavillons-sous-Bois (2004 → 2015)
Conseillère départementale du canton de Bondy (2015 → )

Conseil municipal des jeunes

Le Conseil municipal des jeunes est composé de trente-cinq enfants de neuf à treize ans élus par d’autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Ces jeunes conseillers sont répartis en quatre commissions: sport-loisirs-culture, environnement, vie scolaire-sécurité et solidarité. Le CMJ a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d’échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire des Pavillons-sous-Bois. La commune a ainsi fêté les dix ans d'existence du CMJ[réf. nécessaire].

Politique environnementale

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L'actuelle volonté municipale[Quand ?] de protéger la qualité de vie dans un environnement entretenu et amélioré s'exprime par un nouveau plan d'occupation des sols conçu pour préserver le caractère pavillonnaire de la ville, par un programme suivi de rénovation systématique des voies et des équipements publics, au même titre que la création récente du nouveau conservatoire Hector Berlioz avec son jardin public, et en attente du lancement des travaux de réhabilitation de l'entrée de la ville, dit secteur de la Fourche, à hauteur des pavillons de garde.

Ainsi se trouvent garantis le dynamisme de la ville et la préservation de ce qui fait son originalité en petite couronne de la Seine-Saint-Denis : son caractère de paisible bourgade provinciale, à quelques minutes de Paris.

La commune milite activement pour le tri sélectif. D'autre part, elle lutte contre les graffitis en prenant en charge le nettoyage des équipements publics et privés sur demande.

Jumelages


Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1906. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 23 135 habitants, en augmentation de 8,99 % par rapport à 2009 (Seine-Saint-Denis : 3,5 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 644 5 389 7 850 10 920 14 334 15 175 15 093 16 862 19 022
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
19 084 18 638 17 185 17 375 18 420 20 204 22 117 23 135 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Collège Anatole-France.

La commune dépend de l'académie de Créteil.

Elle gère plusieurs écoles primaires :

Enseignement public :