Les Attaques

Les Attaques
Les Attaques
L'église Saint-Pierre-ès-Liens.
Blason de Les Attaques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Canton Calais-2
Intercommunalité Grand Calais Terres et Mers
Maire
Mandat
Nadine Deniele-Vampouille
2019-2020
Code postal 62730
Code commune 62043
Démographie
Gentilé Attaquois
Population
municipale
1 948 hab. (2016 en diminution de 0,51 % par rapport à 2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 54′ 28″ nord, 1° 56′ 05″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 6 m
Superficie 20,81 km2
Localisation

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Liens
Site web lesattaques.fr

Les Attaques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie

Entrée de la commune

Les Attaques se trouve à 7 km de Calais et est desservie par l'ancienne RN 43 (actuelle RD 943).

Les Attaques est traversée par la ligne de Lille aux Fontinettes sur laquelle se trouvait autrefois un arrêt pour la commune. La gare la plus proche est désormais la gare de Pont-d'Ardres, desservie par des trains TER Hauts-de-France de la liaison Lille / Hazebrouck - Calais, mais une meilleure desserte est assurée par la gare de Calais-Ville. Elle est également traversée par l'autoroute A26.

Hydrographie

La commune se trouve sur un sol marécageux drainé par de nombreux canaux qui se rejettent dans le canal de Calais à Saint-Omer.

Communes limitrophes

Toponymie

Pendant longtemps le village porta simplement un nom renvoyant à sa chapelle :

  • Capella (1173), Estachies (1319), Caple parish (1556), Couswade and Capeel (1556)[1].

Selon Haigneré, Les Attaques serait la « corruption » du mot Les Estaches, c’est-à-dire le pieux ou pilotis, en référence au « pont sur estaches » qui servait jadis aux communications entre la terre de Merck et le comté de Guînes.

Selon l’Almanach de 1844, le nom Les Attaques viendrait du mot patois « attaqué », c’est-à-dire « resté attaquer », car autrefois la partie dite du marais se trouvait couverte d’eau six mois de l’année et les terres étaient argileuses.

Selon certaines personnes du pays, les estaches désignent les pieux qui servaient à attacher les bateaux dans les marais. La contraction progressive a donné Les Estaques et enfin Les Attaques[2].

Histoire de la région

Les recherches archéologiques permettent d’apprécier l’ancienneté de la présence humaine sur le terroir ; elles essayent d’en préciser l’évolution historique. L’époque néolithique (5000 ans av. J.-C.) est signée de quelques pointes de flèches retrouvées dans la tourbe mais l’époque gallo-romaine n’est que probable.

Sur le site des Cappes (la petite et la grande Cappe), les dernières fouilles ont pu apprécier l’importance régionale de l’abbaye de la Capelle.

Monastère en l’honneur de la Vierge, il fut bâti en 1090 par sainte Ide, épouse du comte de Boulogne Eustache II et mère de Godefroy de Bouillon. Les moines bénédictins, venus de l’abbaye de Ham-en-Artois, se consacraient non seulement à la prière mais aussi aux travaux agricoles et d’assèchement.

On raconte que sainte Ide aimait séjourner à l’abbaye et y déposa une boîte d’or renfermant onze cheveux de la Vierge, don du roi des Asturies Alphonse VI.

Cependant le monastère ne fut pas à l’abri des guerres ; la plus terrible fut la guerre de Cent Ans et c’est en 1346 que les Anglais ruinèrent l’abbaye.

C’est en 1814 que nous trouvons une première pétition des habitants du « Bas Marck » adressée à monsieur le préfet. Eprouvant de grandes difficultés à se déplacer sur un territoire marécageux et souvent inondé, les habitants du Bas Marck ne pouvaient gagner régulièrement le chef-lieu pour leurs démarches administratives. De-là, retards, ignorance des lois et des arrêtés du gouvernement et parfois à leur insu.

Irrités par cette situation, propriétaires et notables réclamèrent leur autonomie. Les démarches furent longues et l’indépendance de la commune fut obtenue sous Louis Philippe le 18 aout 1835.

Au XVIIIe siècle, la commune est un hameau de Marck et s’appelle le Bas Marck.

En 1718, la paroisse de Marck est trop vaste (4 400 ha environ), le curé ne pouvait assurer son service à tous. On décidera de scinder la cure en deux paroisses avec une nouvelle église ou plutôt une chapelle, sous l’invocation de Saint Pierre-ès-Liens. Le vicaire du Bas Marck avait ses fonts baptismaux, son cimetière, son presbytère.

Conservée en 1802 comme vicariat indépendant, la chapelle fut érigée en succursale le . Devenue insuffisante pour les paroissiens, on prit le parti de construire l’église actuelle sur les plans de M. Steusmagt, architecte de Saint-Pierre-les-Calais. La pose de la première pierre eu lieu le 28 mai 1866. Le 16 avril 1868 l’église est consacrée solennellement par Monseigneur Lequette[2].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1935[3] juillet 1976[3] Gustave Rivenet    
Les données manquantes sont à compléter.
  1981[3] René Norel   Décédé en fonction
1981[3] décembre 2018 Jacques Rivenet[4] DVD Démissionnaire
janvier 2019[5] En cours
(au 10 janvier 2019)
Nadine Deniele-Vampouille   Salariée dans le conseil d'entreprise
Vice-présidente de Grand Calais Terres et Mers

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 1 948 habitants[Note 1], en diminution de 0,51 % par rapport à 2011 (Pas-de-Calais : +0,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
1 2301 2591 3441 3591 3001 3291 3961 4211 505
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 5421 5961 6141 6661 6991 8191 8001 8561 720
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 6981 6981 7871 7181 8071 7901 7751 8781 887
1999 2006 2011 2016 - - - - -
1 8211 9611 9581 948-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (48,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 80,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 15,6 %) ;
  • 69,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 47,3 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Les Attaques en 2007 en pourcentage[10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
4,4 
75 à 89 ans
7,8 
10,9 
60 à 74 ans
12,5 
21,5 
45 à 59 ans
20,3 
22,2 
30 à 44 ans
21,4 
19,3 
15 à 29 ans
17,3 
21,5 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Associations

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  • ACPG (anciens combattants et prisonniers de guerre
  • Aiki Goshindo
  • Les Archers des Estaches
  • Calais Respire
  • Le Club Détente
  • Le Comité des Loisirs
  • Les Gazelles
  • Les Attaques Basket Club (LABC)
  • Les parents d'élèves
  • Les Quinqu'Attaquois & Cie
  • Sports pour tous
  • Toutes au Sport
  • US Les Attaques

Économie

  • Zone Industrielle Les Estaches : Véritable carrefour culturel et économique du sud du calaisis, elle a donné à la ville ses lettres de noblesse et l'attractivité suffisante pour dominer les villages rivaux de la région, notamment Hames-Boucres.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église.
  • L'église Saint-Pierre-ès-Liens.
  • Le pont Sans-Pareil.
    En 1681, le roi décide d’établir une communication fluviale entre Saint-Omer et Calais plus directe que celle existante par l’Aa, l’Oye et le canal de Marck. En 1747, une inondation causa de nombreux dommages et ravages, particulièrement dans le bas pays privé de voies de communication. Le gouvernement envoya un ingénieur des ponts et chaussés reconnaître les lieux et apporter une solution. Monsieur Barbier eu l’idée remarquable d’élever un pont au point même où les canaux de Saint Omer-Calais, Ardres-Marck se coupent à angle droit. Ouvrage extraordinaire, pont à quatre branches, pont Sans-Pareil, carrefour de l’eau et de la terre, il n’avait qu’une seule voûte en cul-de-four pénétrée par deux cylindres qui forment quatre issues pour le passage d’autant de cours d’eau. Commencé le 10 juin 1749, il fut terminé en 1752[12].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Les Attaques Blason De gueules au bateau de pêche (chalutier) d’argent.
Détails
Blason suggéré par les Archives du Pas-de-Calais en 1996, il rappellerait le don qui fut fait par le comte de Flandre, Philippe d'Alsace, d'un bateau de pêche aux religieux de l'abbaye de La Capelle, fondée au XIe siècle et détruite en 1347 par les Anglais.
Le champ de gueules est celui des armes dudit comte.
Adopté par la municipalité.

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 17
  2. a et b Source : site de la commune http://www.lesattaques.fr/histoire_patrimoine.aspx
  3. a b c et d Bruno Mallet, « Bilan du maire des Attaques: un mandat marqué par une gestion foncière ingénieuse : Nous poursuivons notre série sur le bilan des maires avec aujourd’hui Jacques Rivenet, maire des Attaques depuis mars 1981, qui achève son cinquième mandat complet. Est-ce le dernier ? Il affirme ne pas avoir pris sa décision. », La Voix du Nord,‎ .
  4. BE. B. (CLP), « À Les Attaques, Jacques Rivenet entame un sixième mandat consécutif : Avec 55,66% des voix, la Liste d’union et de défense des intérêts communaux menée par le maire sortant Jacques Rivenet, a remporté le scrutin des dernières municipales dès le premier tour, devançant d’un peu plus de cinq points la liste d’opposition dont quatre membres ont été élus au conseil municipal », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  5. « Nadine Deniele-Vampouille élue maire des Attaques : Nadine Deniele-Vampouille a été désignée hier soir par le conseil municipal pour prendre la succession de Jacques Rivenet en tant que maire de la commune », Nord Littoral,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mai 2019) « À la suite de l’annonce de la démission de Jacques Rivenet en décembre après 37 années de mandat, sa première adjointe depuis 2015 Nadine Deniele-Vampouille, 63 ans, avait annoncé dans nos colonnes sa volonté d’être candidate à sa succession, à la demande de l’ancien édile. C'est donc sans surprise que Nadine Deniele-Vampouille a été élue, par 14 voix contre 4 pour Eliane Krasinski, jeudi soir maire de la commune après en avoir assuré l'intérim depuis le 29 décembre ».
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Évolution et structure de la population à Les Attaques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  11. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  12. Source : http://www.lesattaques.fr/histoire_patrimoine.aspx