Le coq sportif

Le coq sportif holding LCSH
logo de Le coq sportif

Création 1882
Fondateurs Émile Camuset
Personnages clés Yannick Noah, Marc-Henri Beausire, Robert Louis-Dreyfus
Forme juridique Société anonyme à Conseil d'administration
Siège social Entzheim (Alsace)
Drapeau de France France
Direction Marc-Henri Beausire[1]
Activité Équipementier sportif
Produits Vêtement de sport, accessoire de mode et soulier (en)
Société mère Drapeau de la Suisse Airesis[2] (depuis 2005)
Site web www.lecoqsportif.com

Chiffre d’affaires 1 450 000 (2011)[3]
Résultat net 1 667 000 (2011)

Le coq sportif est un équipementier sportif français de vêtements et de chaussures de sport, né en 1882 dans l'Aube à Romilly-sur-Seine. Fondée par Emile Camuset, la marque est l'une des premières marques de sport mondiale et devient rapidement la marque du sport français, accompagnant les amateurs, les professionnels, les clubs et les fédérations.

L'entreprise est particulièrement impliquée dans le sport professionnel mondial. Dans les années 1970 et 1980 la marque jouit d'une grande notoriété, en particulier auprès des consommateurs français. En tant qu'équipementier, elle habille la grande majorité des clubs de football et de rugby.

En 2005[4], Marc-Henri Beausire et Robert Louis-Dreyfus, relancent l'entreprise par l’intermédiaire d'une société d’investissement suisse, Airesis [5]. Aujourd'hui la marque est détenue par plusieurs actionnaires dont majoritairement par Airesis et n'est plus la propriété d'Adidas. La marque se relance dans le sport avec depuis 2012, Le Tour de France, l'AS Saint-Etienne, le Racing 92 et, à partir de 2018, la Fédération Française de Rugby[6]. La marque a rouvert un centre de développement en 2010 et un centre de production textile en 2012 à Romilly-sur-Seine. En 2017, plus de 100 personnes y travaillent et collaborent étroitement avec des partenaires troyens en charge du tricotage et de la teinture. 90 % des matières premières textiles de la marque sont développées dans l'Aube.

Histoire

Les débuts

En 1882, Émile Camuset crée un atelier de bonneterie à Romilly-sur-Seine, dans l'Aube[7]. À partir de 1920, sous l'impulsion de son fils, l'entreprise se lance dans la confection d’articles de sport, en plus des articles traditionnels, s'inspirant des Britanniques très à la pointe dans ce secteur d'activité ; dès les années 1930, elle devient l'un des fournisseurs officiels des fédérations françaises de football, de basket, de rugby et d’athlétisme.

1948 voit les premiers vêtements accompagnés d'étiquettes à l'image du coq gaulois. Le , « le Coq Sportif, bonneterie sportive romillonne » devient une marque déposée.

Naissance d'un mythe du sport tricolore

Grâce à sa présence sur les épreuves sportives les plus mythiques, telles que le Tour de France, la Coupe du monde de football, Roland-Garros ou bien encore le Tournoi des 5 Nations, la marque atteint une renommée mondiale. Elle restera longtemps associée partout dans le monde au sport français et à ses grands exploits :

  • 1951, la marque Le Coq Sportif enregistre sa première commande de prestige, celle des maillots des concurrents du Tour de France, soit 12 équipes nationales chacune composée de 10 coureurs à habiller, parmi lesquels des vedettes comme le Suisse Hugo Koblet ou le Français Raphaël Géminiani. Le Tour de France passe cette année par la commune de Romilly-sur-Seine où sont confectionnés les maillots[8].
  • En 1955, l'équipe de France de football dispute un match contre l'URSS. Pour la première fois les joueurs portent un maillot bleu de la marque. La même année, le Stade de Reims, emmené par l'attaquant vedette Raymond Kopa, donne à la marque son premier titre de Champion de France de football.
  • En 1960, la marque tricolore compte désormais 137 employés et fait son entrée aux Jeux Olympiques de Rome, tous les athlètes français sélectionnés sont équipés en exclusivité par l'entreprise. À cette occasion, la marque confectionne le premier survêtement en fibre synthétique et crée un nouveau logo : un Coq au milieu des cinq anneaux olympiques. Le champion de course de fond Michel Jazy devient un partenaire idéal de la marque, il rejoindra d'ailleurs l'équipe Le Coq Sportif huit année plus tard. Quatre années plus tard, la marque sera toujours l'équipementier exclusif des athlètes français présents aux Jeux olympiques de Tokyo.
  • La marque fait son entrée en 1955 sur les courts de tennis de la Coupe Davis ou de Roland-Garros grâce à de jeunes et talentueux joueurs comme Daniel Contet. Cette même année Le Coq Sportif est champion de France de football avec le FC Nantes, vainqueur de la Coupe de France avec le Stade rennais, champion de France de rugby avec le SU Agen et champion de France de basket-ball avec Denain.
  • La Société du Tour de France accepte en 1966 que le logo du petit coq dans son triangle apparaisse sur les maillots du Tour, la victoire du Français Lucien Aimar dans cette édition 1966 est largement relayée par la télévision et les magazines assurant à la marque une notoriété nouvelle. Celle-ci s'associe avec la société Adidas à l'occasion de la Coupe du monde de football 1966. L'objectif est de développer la marque à l'étranger. À cette époque les deux marques présentent des CA comparables, Le Coq Sportif est leader dans le textile, Adidas l'est sur les produits en cuir.
  • En 1969 la société passe la cap des 500 employés.
  • En 1971 l'Ajax d'Amsterdam donne à la marque sa première victoire en Coupe d'Europe des clubs champions. En effet, la société française, désireuse de s'implanter sur le marché néerlandais, avait signé un partenariat avec ce club qui était l'un des plus prestigieux clubs européens de l'époque.
  • Le boxeur français Jean-Claude Bouttier devient champion d'Europe en 1972 sous les couleurs de la marque tricolore. La nouvelle star française du ring s'attaque à Carlos Monzon et à son titre mondial assurant un peu plus encore la notoriété de la marque. Cette année-là la première campagne de publicité télévisée pour Le Coq Sportif est lancée sur la télévision française : On y voit Michel Jazy vanter les bienfaits de la « Première marque européenne, voire mondiale pour les équipements sportifs ».
  • 1973 : Création des « Coqs d'Or », trophées récompensant les meilleurs sportifs français et étrangers désignés par un jury de spécialistes. Le journal L'Équipe du fait sa une sur le Coq d'Or remis à l'Américain Dwight Stones.
  • 1974 : La marque doit faire face à la concurrence asiatique sur le marché du textile et à l'augmentation du prix des matières premières due au choc pétrolier de 1973. La Société, alors 100 % familiale, s'était toujours autofinancée. Malgré son expansion exceptionnelle, la société restait particulièrement fragile en raison de marges nettes trop réduites. Le , un montage financier est constitué, réunissant des banques et des actionnaires. Le tribunal de commerce de Paris accepte la proposition d'Adidas et confie la gérance de la société nouvelle des Établissements Camuset à « La Société d'Exploitation du Coq Sportif ».
  • En 1976, les joueurs de l'AS Saint-Etienne, habillés par la marque, échouent de justesse en finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions face au Bayern de Munich. La même année, le Français Guy Drut remporte la médaille d'or en 110 mètres haies aux Jeux olympiques de Montréal, assurant un peu plus la notoriété de la marque.
  • 1977 : le XV de France, équipé par la marque au coq et emmené par son emblématique capitaine Jean-Pierre Rives, remporte le Grand Chelem lors du Tournoi des 5 Nations, sans encaisser un seul essai. Le cycliste Bernard Thévenet remporte son deuxième Tour de France, son équipe Peugeot est également équipée par la marque.

Années 1980, les heures de gloire

Déclin et renouveau

L'équipe Quick Step (avec ici Tom Boonen) sponsorisée par Le Coq Sportif.
Véhicule promotionnel du Coq Sportif dans la caravane du Tour de France, (1re étape, le ) au passage à Tohogne (commune de Durbuy).

Après son rachat par Adidas en 1974, l’entreprise périclite face à la concurrence mondiale dans la seconde moitié des années 1980, l'image de marque du Coq Sportif déclinant significativement jusqu’à la délocalisation de sa production et la fermeture de son site historique de Romilly-sur-Seine en 1988[9]. La marque demeure la plus visible sur les maillots de tennis, par exemple lors de la victoire de la France en Coupe Davis en 1991, ou à la suite d'un contrat signé en 2001 avec Justine Henin, alors à ses débuts de championne.

En 1999, Olivier Jacques et deux investisseurs alsaciens relancent la marque en rachetant tous les droits de distribution à l'américain Brown Shoe.

En 2005, Robert Louis-Dreyfus décide de relancer l'entreprise par l’intermédiaire d'une société d’investissement suisse, Airesis[5]. L'année suivante, quelques icônes du sport tricolore, et pour la plupart anciens représentants de la marque (Noah, Rives, Loeb ou Michalak) deviennent les nouveaux ambassadeurs du Coq Sportif. Un fort accent est mis sur la communication Internet (refonte du site officiel, stratégie e-commerce, blogs promotionnels), visant à rappeler les heures de gloire de la marque depuis le début du XXe siècle, mais aussi à créer de nouvelles disciplines sportives (le « ludo escrime », en partenariat avec la Fédération française d'escrime[10]).

En septembre 2010, l'entreprise décide de rouvrir le site de Romilly-sur-Seine et réalise ainsi une partie de sa production en France après plus de vingt ans d'exil. Frédéric Bazin, le directeur commercial de la marque, met en avant la qualité du savoir-faire du Made in France et notamment celle du bassin troyen. L'État et les collectivités locales versent de l'argent pour la réouverture de l'usine historique de la marque. Le rachat et la rénovation du site de l'Aube aurait coûté 1 100 000 euros[11].

Au Japon et en Corée du Sud, la marque emploie des designers locaux pour adapter au mieux ses collections aux goûts du marché asiatique, voire à fabriquer des produits spécifiques.

À partir de 2012, la marque signe son grand retour sur le Tour de France. En effet, le , Le coq sportif et la société Amaury Sport Organisation (A.S.O.) annoncent la signature d'un accord[12]. Cet accord stipule que la marque fournira à partir de 2012 les maillots de leader de toutes les épreuves cyclistes organisées par A.S.O., dont le Tour de France, Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné, voire le Tour d'Espagne. La marque fournissait les maillots de leader du Tour de France de 1951 à 1988, il s'agit donc d'un grand retour pour l'année du 130e anniversaire de la marque[13]. Le contrat a été prolongé en 2016 pour plusieurs années.

Le retour de la marque au premier plan est concrétisé notamment par le contrat signé en 2012 avec le nageur français Yannick Agnel[14] (le pensionnaire de l'Olympic Nice Natation fut l'une des grandes vedettes des Jeux Olympiques de Londres 2012 en remportant deux médailles d'or et une médaille d'argent) et par le choix, en 2014, du tennisman français Richard Gasquet comme ambassadeur de la marque[15].

En 2015-2016, pour la nouvelle saison de football, le Coq Sportif est de retour pour équiper les équipes de l'AS Saint-Etienne et de la Fiorentina[réf. souhaitée]. Equipementier emblématique des Verts avec lequel le club a remporté neuf de ses dix titres de Champion de France lors de sa grande épopée. Les maillots de l'AS Saint-Etienne sont fabriqués en France, entre Troyes et Romilly-sur-Seine, là même où la marque est née.

Début , la marque annonce le transfert de son siège social d'Entzheim, près de Strasbourg, à Romilly-sur-Seine pour le [16]. Le , le Coq Sportif renonce à son projet de transfert. Le siège social pourrait se retrouver à Romilly-sur-Seine[17],[18].

En 2016-2017, la marque fait son grand retour dans le rugby en devenant l'équipementier du Racing 92. Equipementier du XV de France jusqu'en 1975, puis de 1980 à 1986, et avec lequel elle remporte un Grand Chelem en 1981, la marque reviendra sur les maillots du XV de France, du Rugby à 7 et du Rugby amateur à compter du 1er avril 2018 et ce pour au minimum six ans. Les tenues seront également fabriquées en France. Aujourd'hui Le coq sportif produit 90 % de ses matières premières en France, cela comprend le tricotage et la teinture.


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Équipementier officiel

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Football

Clubs

Rugby

Fédérations

Le Coq Sportif Madrid
Le Coq Sportif Madrid

Club

Joueurs

Autres sports

Compétitions de cyclisme (depuis 2012)

Le Coq Sportif, sponsor officiel des maillots distinctifs du Tour de France.

Équipes cyclistes professionnelles

Athlètes

Autres célébrités

Notes et références

  1. [1].
  2. Airesis Rapport intermédiaire de gestion Juin 2007
  3. http://www.societe.com/societe/le-coq-sportif-holding-lcsh-423388388.html Consulté le 23/12/2012
  4. Site officiel Le Coq Sportif
  5. a et b Airesis est également propriétaire de Boards & More, regroupe les marques Mistral, F2, Fanatic et North Sails.
  6. a et b « Le Coq Sportif remplacera Adidas comme équipementier du XV de France (officiel) », sur lequipe.fr, (consulté le 13 juin 2017).
  7. Les informations de cette parties sont issues du site officiel Coq Sportif (historique)
  8. « Le Tour de France passe commande », sur archives.lecoqsportif.com/portal/portal06
  9. Agence France-Presse, le 29 septembre 2010.
  10. ludoescrime.com
  11. « Le Coq Sportif est de retour dans l'Aube », BFMTV.
  12. « Le coq sportif de retour », sur www.letour.fr, (consulté le 8 juin 2011)
  13. « Le Coq Sportif sera l'équipementier officiel d'ASO », sur cyclismactu.net, (consulté le 7 juin 2011)
  14. « Le Coq Sportif ajoute le nageur Yannick Agnel à son équipe d’ambassadeurs », sur peopleinside.fr, (consulté le 17 juin 2014)
  15. « Le Coq sportif, une histoire tricolore », sur metronews.fr, (consulté le 17 juin 2014)
  16. « Le Coq Sportif quitte l’Alsace », article des DNA du 12 janvier 2016.
  17. « Le Coq Sportif renonce à son projet de transfert », article des DNA du 20 janvier 2016.
  18. « Le siège social du Coq Sportif transféré dans son berceau de Romilly-sur-Seine - France 3 Champagne-Ardenne » (consulté le 7 juillet 2016)
  19. « Infographie des équipementiers de la Ligue 1 : Nike & adidas dominent », sur www.footpack.fr (consulté le 11 octobre 2016)
  20. « Collection Football Fiorentina - le coq sportif ® - Achetez en ligne », sur www.lecoqsportif.com (consulté le 11 octobre 2016)
  21. « Top 14 : Le Coq Sportif devient le nouvel équipementier du Racing 92 », sur lequipe.fr, (consulté le 13 juin 2017).
  22. Alexandre Bailleul, « Frédéric Michalak prolonge avec le coq sportif jusqu’en 2026 », sur sportbuzzbusiness.fr, (consulté le 13 juin 2017).
  23. a, b, c et d « Le Coq Sportif et A.S.O. reconduisent leur collaboration », sur letour.fr, (consulté le 13 juin 2017).
  24. « Le Coq Sportif habille le Tour », sur sportsatrégies.com, (consulté le 13 juin 2017).
  25. « Yannick Agnel, ambassadeur du Coq Sportif », sur eurosport.fr (consulté le 13 juin 2017).
  26. a et b « Le Coq Sportif rhabille Alizée Lim et Richard Gasquet », sur eurosport.fr (consulté le 13 juin 2017).
  27. « le Français Joakim Noah quitte le Coq Sportif ! », sur africatopsports.com, (consulté le 8 octobre 2013)
  28. « Le Coq Sportif partenaire de Sébastien Loeb », sur sportsatrégies.com, (consulté le 13 juin 2017).
  29. « Yannick Noah Ambassadeur le coq sportif », sur lecoqsportif.com (consulté le 13 juin 2017).
  30. « Le Coq Sportif : le sport à la française », sur sports-village.com (consulté le 13 juin 2017).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes