Le Pré-Saint-Gervais

Le Pré-Saint-Gervais
Le Pré-Saint-Gervais
La mairie du Pré-Saint-Gervais.
Blason de Le Pré-Saint-Gervais
Blason
Le Pré-Saint-Gervais
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Pantin
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble
Maire
Mandat
Laurent Baron
2018-2020
Code postal 93310
Code commune 93061
Démographie
Gentilé Gervaisiens
Population
municipale
17 680 hab. (2015 en diminution de 2,02 % par rapport à 2010)
Densité 25 257 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 06″ nord, 2° 24′ 14″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 114 m
Superficie 0,7 km2
Localisation

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Le Pré-Saint-Gervais

Le Pré-Saint-Gervais (Écouter) est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Elle fait partie de la première couronne de l'agglomération parisienne. C'est la commune la plus proche du centre de Paris, distant de seulement 5 km.

Ses habitants, appelés les gervaisiens, l'appellent « le Pré ». Édifié sur une prairie au pied du Plateau de Romainville (géo.) — soit la « butte-témoin » de Romainville (géol.) qui prolonge les Buttes-Chaumont parisiennes. Le Pré-Saint-Gervais est réputé dès le Moyen Âge pour ses sources abondantes.

Devenue commune en 1793, le Pré-Saint-Gervais, terre agricole et de villégiature, s'est totalement transformée au cours des XIXe et XXe siècles pour devenir la banlieue ouvrière très densément peuplée et la ville tel que nous la connaissons aujourd'hui, conservant dans certains quartiers ce charme d'antan avec ses sentes et ses regards.

Le Pré-Saint-Gervais est une cité atypique : située sur un territoire de 70 hectares de superficie qu'elle a conquise en se rendant autonome de la ville de Pantin voisine, elle est la plus petite commune de Seine-Saint-Denis[1] tout en étant située au cœur de la plus grande agglomération d'Europe et limitrophe de Paris.

Le Pré-Saint-Gervais

Sommaire

Géographie

La ville est une enclave située au carrefour des portes de Paris à l'Ouest, de la Plaine de l'Ourq au Nord et du plateau de Romainville au Sud.

Localisation

Localisation du Pré-Saint-Gervais en région parisienne.

La commune du Pré-Saint-Gervais est située en première couronne de l'agglomération parisienne, au nord-est de Paris, et au sud du département de la Seine-Saint-Denis. Elle est limitrophe au sud et à l'ouest de Paris, au nord et au nord-est de Pantin, et à l'est et au sud des Lilas. La commune est édifiée sur le flanc nord de la colline de Belleville.

Le Pré-Saint-Gervais est, en superficie, la plus petite commune du département de la Seine-Saint-Denis, avec seulement 70 hectares. C'est d'autre part la commune de Seine-Saint-Denis avec la plus forte densité, et l'une les plus densément peuplées de France avec plus de 25 000 habitants au km².

La commune est longée par le boulevard périphérique de Paris et desservie par les sorties porte du Pré-Saint-Gervais (sortie chaussée intérieure), porte des Lilas ou encore porte de Pantin.

De plus, la porte Chaumont lie Paris au Pré-Saint-Gervais mais sans accès au périphérique. De même, le passage Brunet permet les accès piétons sous le périphérique au niveau de la porte Brunet.

Limites du territoire

La commune est bornée :

Communes limitrophes de Le Pré-Saint-Gervais
Paris Pantin Pantin
Paris Le Pré-Saint-Gervais Pantin et Les Lilas
Paris Les Lilas Les Lilas

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 70 hectares ; l'altitude varie entre 57 et 114 mètres[2]. Elle possède des roches volcaniques et plutoniques datant du Néogène et du Paléogène. Les roches présentes sont souvent, de l'argile, de la gypse, du calcaire et de la marne.

Le Pré-Saint-Gervais est édifié sur une prairie au pied du Plateau de Romainville (géo.) — soit la « butte-témoin » de Romainville (géol.) qui prolonge les Buttes-Chaumont parisiennes. Il s'agit d'un massif gypseux formé de marnes et d’argiles constituant une butte témoin. La partie occidentale du plateau est souvent désignée comme la butte ou colline de Belleville et de Ménilmontant, et dépasse les 128 mètres.

Le plateau culmine a des altitudes différentes selon les communes — 114 mètres au Pré-Saint-Gervais.

Le relief de la ville va influencer son hydrogaphie, tandis que la présence de gypse va inciter à l'exploitation de carrières sur la commune du Pré-Saint-Gervais.

Présence des anciennes carrières du Pré-Saint-Gervais

  • Sous la cité-jardin[3].
  • Sous la Cité de Auteurs, le long du mur du cimetière de Pantin[4].

Typologie urbaine

La ville du Pré-Saint-Gervais fait partie des villes de la Zone. Emprunté au latin zona (« ceinture »).

La zone désigne historiquement la zone non aedificandi de la ville de Paris. Cette locution latine désigne une servitude qui interdit toute construction sur une zone dénommée.

À partir de 1923, la Zone décrit une bande de terrains vagues qui s'est constituée tout autour de Paris près de l'emplacement des anciennes « fortifs' » et qu'occupa, au début du xxe siècle, une population très pauvre. Elle prend alors le sens de « quartier pauvre » occupée par des habitations de fortune. En argot, elle caractérise extensivement la banlieue elle-même décrite (pejoratif) comme un environnement urbain en désordre « C'est la zone Pour autant zoner, activité attribuée aux gens de la zone c'est, en argot, flaner en ville.

Lieux-dits

  • Les Sept Arpents
  • Les Baronnes (rue Franklin)
  • La Glacière (rue du 14 Juillet)
  • Les Mosnys (rue Henri Martin)
  • Les Hauts Mosnys (rue Henri Martin)
  • La Leu (rue Louis Blanc)
  • Les Marchais (sente des Marchais)
  • Les Blancs Murs ou les Hauts Murs (rue Baudin)
  • Le Clos Lamotte (sente du Clos Lamotte)
  • Le Louvetières (résidence Jean Jaurès)
  • Les Cornettes (sente des Cornettes)
  • La Fontaine Saint Pierre (avenue Faidherbe)
  • Les Vignes (avenue du Belvédère)

Les lieux-dits annexés par la Ville de Paris en 1860 ou en 1932 :

  • Les Dorées (extrémité de la rue Béranger)
  • Les Cheminets (rue des Cheminets et rue de la Marseillaise)
  • Les Graviers (extrémité de la rue Lamartine)
  • Le Noyer Durand (rue du Progrès et rue d'Estienne d'Orves)
  • Le Chapeau Rouge (rue Sigmund Freud Paris XIXe)
  • Les Cerisiers (sous le boulevard d'Algérie Paris XIXe)
  • La Talmouse (sous le périphérique)
  • La Fosse Bécot (sous le périphérique)
  • La Plaine (sous le périphérique)
  • Les Maussins ou les Mauxins (rue de Paris)

Les indications entre parenthèses donnent la situation des lieux-dits par rapport aux voies actuelles, sous réserve de vérification.

Les quartiers du Pré-Saint-Gervais :

  • Belvédère
  • centre-ville
  • Gabriel-Péri
  • Jean-Jaurès
  • Rabelais & 7 Arpents, cité Rabelais

Ballades au Pré-Saint-Gervais

Hydrographie

Cours d'eau

La commune n'est traversée par aucun cours d'eau.

Ruisseaux

À l'ouest du Plateau de Romainville (géo.), les hauteurs de Belleville, de Ménilmontant et du Pré Saint-Gervais avaient des sources, désignées comme les « sources du Nord » qui alimentaient le ru de Ménilmontant et furent, dès le Moyen Âge, captées pour alimenter Paris en eau potable.

Nombre de ces ruisseaux ont disparu avec l'urbanisation et l'assainissement au cours du XXe siècle. Seule la toponymie rend encore compte de ce réseau hydrographique oublié.

Climat

Située dans le bassin parisien, la commune du Pré-Saint-Gervais bénéficie d’un climat semi-océanique — climat océanique avec été tempéré (classification de Köppen : Cfb).

Ce climat, semblable à toutes les communes d’Ile-de-France, découle à la fois de la situation géographique de la Région, à l’extrême Ouest de l’Europe et de sa position au fond du creux central du Bassin Parisien. Il se caractérise par une température moyenne de 11,3 °C avec une amplitude thermique de 16,2 °C. Janvier est le mois le plus froid avec une température moyenne de 4,7 °C; juillet et août sont les mois les plus chauds avec une température moyenne de 20 °C.

Chaque année il gèle 25 jours, tandis que la température dépasse le 25 °C pendant 43 jours, dont 9 jours où elle est supérieure à 30 °C.

Voies de communication et transports

Voies routières

Pistes cyclables

Transports en commun

Métro
Plaque de station du métro de Paris - Ligne 7bis

Aucune station de métro ne se situe sur le territoire de la commune. Néanmoins, cinq stations sont proches du Pré-Saint-Gervais :

Tramway

Aucune station de tramway ne se situe sur le territoire de la commune. Néanmoins, quatre stations sont proches du Pré-Saint-Gervais :

4 stations de la ligne 3b du tramway d'Île-de-France

  • Porte de Pantin (ligne (3b))
  • Butte du Chapeau Rouge (ligne (3b))
  • Hôpital Robert-Debré (ligne (3b))
  • Porte des Lilas (ligne (3b))
Station Hôpital Robert Debré.
Bus

Cinq lignes de bus de la RATP desservent la ville : (BUS) RATP 48 61 170 249 330

Enfin, la ville met à disposition un service de bus circulant gratuitement sur son territoire : le P'tit bus du Pré.

Vélib'

L'utilisation du Vélib' est possible à partir de trois sites au cœur du Pré depuis à partir de :

  • la station no 33102 au carrefour des rues G.-Péri et F. -errer,
  • la station no 33103 à la Poste (face à l'école J.-Jaurès),
  • la station no 33104 à la Mairie.

Les stations parisiennes à proximité du Pré sont :

Une station + (no 20029) sera ouverte à la porte des Lilas en fonction de l'avancement des travaux de cette esplanade. Sinon, d'autres stations sont disponibles à Pantin et aux Lilas.

Histoire des transports au Pré-Saint-Gervais
Un tramway des TPDS, ancêtres de la RATP, reliait au début du XXe siècle le Pré-Saint-Gervais à la porte de Pantin (autrefois dénommée porte d'Allemagne).

Urbanisme et architecture

Le Pré-Saint-Gervais, terre agricole et de villégiature, s'est totalement transformée au cours des XIXe et XXe siècle pour devenir une ville de banlieue ouvrière très peuplée. En 2009, Le Pré-Saint-Gervais est la 9e commune de Seine-Saint-Denis pour son taux de logements sociaux supérieur à 42,8 %.

Morphologie urbaine

La commune du Pré-Saint-Gervais comprend cinq quartiers : le Belvédère, le Centre-Ville, Jean-Jaurès, Gabriel-Péri et Rabelais/7Arpents.

L'urbanisation au Pré-Saint-Gervais se traduit par des formes très diversifiées. Dans la moitié Nord, un tissu urbain qui se compose d'un bâti diversifié et très imbriqué — la maison côtoie l'atelier, tandis que le Sud se caractérise par des formes bâties contrastées et juxtaposées les unes aux autres.

Le quartier Gabriel-Péri

Situé au nord-est de la ville, il est limitrophe de la ville de Pantin et longe le cimetière du Pré. Plusieurs routes mènent au centre ville, et à Paris par l'avenue Jean-Jaurès. Ce quartier est desservi par les transports en commun avec le bus 61 ou encore la ligne 5 du métro à Hoche. Il compte aussi la cité Gabriel-Péri, une HLM construite par l'OPHLM 93, qui compte plusieurs bâtiments en R+4 ainsi qu'une Tour en R+7 et R+15.

Le quartier Jean-Jaurès

Situé au sud de la ville en limite des Lilas, ce quartier monte de la cité Gabriel-Péri jusqu'à la porte des Lilas.

Il est le plus grand quartier HLM de la ville du Pré et contient la cité Jean-Jaurès ainsi que la cité-jardin Henri-Sellier, un ensemble de petits bâtiments de 1933 en brique rouge (du R+3 au R+5) de 1 256 logements conçue par Felix Dumail (1883-1953).

La cité Jean-Jaurès est composée de 9 tours (de R+8 à R+10) construites dans les années 1960-1970 sur la colline de Belleville. Elle contient 336 logements qui s'ajoutent aux 1 256 des deux autres cités du quartier. Ce grand ensemble totalise 2 200 logements pour 9 000 habitants environ dans le quartier le plus défavorisé de la ville. Mal reliée au centre ville, mais bien desservie en transports en commun par les bus RATP 170 et 61, la cité contient quelques boutiques, des supérettes, un coiffeur, un gymnase, une poste et un restaurant japonais.

Le quartier du Belvédère

Le quartier du Belvédère longe le boulevard périphérique à partir de la porte des Lilas. Il est actuellement en cours de travaux sur le territoire de Paris, (bureaux et jardins sur le périphérique). Ce quartier contient la résidence Babylone (un immense ensemble dominant la porte des Lilas), et plus bas les grandes tours "Les Marronniers", puis une longue barre de 13 étages construite par l'OPHLM 93. Ce quartier dispose du centre commercial Babylone (grande surface Carrefour Market et autres commerces, salon de coiffure, téléphones, Babylone Scooter etc.). En contrebas, on y trouve également les vieux quartiers bourgeois de la ville, avec ses villas cossues et ses petites avenues pavées, bordées d'arbres centenaires.

Le quartier Rabelais & 7 Arpents, cité Rabelais

Située au nord-ouest de la commune à la limite entre la porte Chaumont Paris, la porte de Pantin et le quartier Hoche de Pantin, ce quartier est desservi par le bus 170 et la station de métro Hoche. Il n'est pas très éloigné du tramway t3b. Traversé du nord au sud par l'ancienne Grande Rue (rue André-Joineau) prolongée par la rue du Pré-Saint-Gervais à Pantin, c'est avec le centre-ville le quartier le plus vivant. Il est proche du centre commercial Verpantin, de boutiques et du marché sur la RN 3.

Les vieux ateliers (Guitel) et les immeubles faubourg de style 1900 en font un exemple intéressent d’urbanisme notamment sur la rue du 14-Juillet 1789 et la place de l'église Art déco de la sainte famille.

La cité Rabelais-7 Arpents s'étend sur trois communes (Le Pré, Pantin et Paris 19e).

Le quartier du centre-ville

Situé à la porte du Pré-Saint-Gervais non loin de l'hôpital parisien Robert-Debré, ce vieux quartier est bordé par le boulevard périphérique à l'ouest, et se confond parfois avec le quartier du Belvédère, qui le domine de la colline de Belleville. La place Anatole-France, avec sa mairie à l'architecture du XIXe siècle, son marché, son collège, sa fontaine ancienne et la rue commerçante André-Joineau, la maison des associations et ses nombreux commerces, a conservé tout le charme d'un vieux quartier de Belleville. Il jouxte les petites rues aux villas anciennes du quartier du Belvédère ainsi que l'église de la Sainte famille et la rue du 14-Juillet.

En plein cœur de son centre-ville, La Villa du Pré-Saint-Gervais, ensemble de rues privées ouvertes au passage du public, réserve une surprise de taille : véritable poumon vert au sein de la cité, la Villa du Pré-Saint-Gervais est composée de rues et ruelles étroites bordées d'arbres centenaires où cohabitent des maisons avec jardins.

Dans cet ensemble de rues on y trouve : la Grande Avenue, l'avenue des Acacias, l'avenue des Marronniers, l'avenue de l'Aigle, l'avenue de Bellevue, l'avenue des Sycomores, l'avenue des Soupirs, l'avenue Beausoleil.

La Villa du Pré-Saint-Gervais est gérée par l'ASA (association syndicale autorisée) Villa du Pré-Saint-Gervais financée par une taxe syndicale votée par le conseil syndical et payée par les propriétaires.

Immeubles de grande hauteur

La commune du Pré-Saint-Gervais compte un certain nombre de gratte-ciel, mais leur nombre et leur taille reste très faible par rapport à l'ensemble des gratte-ciel de grande hauteur à travers le monde. À ce titre, les immeubles de grande hauteur commencent à partir de 50 m.

  • Tour 2 de la Résidence Les Marronniers 1985 19 étages 65 m ;
  • Résidence Babylone 1980 16 étages 51 m ;
  • Tour de la Résidence Gabriel-Péri 1985 16 étages 51 m.

Logement

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 8 672, alors qu'il était de 8 294 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 92,8 % étaient des résidences principales, 1,0 % des résidences secondaires et 6,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 8,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 90,2 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 27,2 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (23,6 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 42,8 % constant par rapport à 1999[a 3].

Toponymie

Au IXe siècle le Pré-Saint-Gervais s'appelle Leudelincourt[5],[6].

Il existe en France un très grand nombre de localités nommées le Pré ; pour la plupart un surnom distinctif s'ajoute à ce vocable et c'est le cas pour cette commune du département de la Seine-Saint-Denis.

La naissance du nom de « Pré-Saint-Gervais » remonte à 1217; il provient du latin pratum, prairie, et de Gervasius, martyr et saint milanais dont une relique fut offerte à l'église du lieu par l'abbaye de Saint-Denis.

Le nom du lieu y est toujours orthographié au singulier : le Pré, ce qui prouve que la notation parfois employée les Prés, comme dans l'édition de 1876 du Dictionnaire des Postes, est fautive. La nomenclature adoptée par le ministère de l'Intérieur à la même époque n'admet elle que la forme : le Pré-Saint-Gervais.

C'est dans la plaine que se trouve la principale agglomération d'habitants, d'où le nom du lieu. Quant au surnom, Saint-Gervais, il est certainement dû au don par l'abbaye de Saint-Denis d'une relique de ce saint à la chapelle qu'elle avait fondée en ce lieu.

La commune est instituée par la Révolution française sous le nom de Les Prés-le-Peletier , puis, en 1793, Le Pré Pelletier. Après la tourmente révolutionnaire, la commune devient Pré-Saint-Gervais avant de prendre sa toponymie actuelle Le Pré-Saint-Gervais[7].

Histoire

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Moyen Âge

Cette période s'étend du Ve siècle au XVe siècle inclus.

Au IXe siècle le Pré-Saint-Gervais est un hameau propriété de l'abbaye de Saint-Denis, qui lui avait été cédé par Charles le Chauve[6].

Les habitants doivent se rendre à Pantin pour assister à la messe. Ils demandent donc la fondation d'un édifice religieux au sein du hameau. L'abbé de Saint-Denis accède à cette demande en 851 et une chapelle est bâtie.

À cette époque, la notoriété du village, bâti sur une prairie au pied de la colline de Belleville, repose sur ses sources abondantes.

Époque moderne

Cette période s'étend du XVIe siècle au XVIIIe siècle inclus.

Le village est longtemps resté une simple dépendance de Pantin, tant au niveau administratif que spirituel, ce qui fut à l'origine du combat des habitants pour obtenir l'indépendance de leur paroisse dès 1588 par la construction d'une chapelle (consacrée en 1613). Celle-ci ne fut obtenue qu'en 1787.

Ses sites champêtres et ses haies de lilas, détruites en grande partie ensuite par les fortifications, y attiraient, les jours de fêtes, une foule de promeneurs parisiens, qui y venaient jusqu'au début du XXe siècle pour s'y livrer à la danse.

On connaît ce charme des champs, qu'y venaient goûter les Parisiens, par quelques extraits d'ouvrages datant de la première moitié du XIXe siècle : « Ce Hameau est environné de coteaux, chargés de vignes & de vergés, entourés d'une infinité de chemins étroits, mais ombragés & bordés de haies, dont l'ensemble offre une promenade pleine d'agrémens (sic) pour l'homme qui préfère un air pur & embaumé, la vue des fruits, des fleurs, un site varié, & la nature dans sa plus simple beauté, aux promenades de la Capitale, où l'on respire un air crasse, où les yeux, fatigué d'une infinité d'objets pour trop en voir, n'en distinguent aucun[réf. nécessaire] ».

Dans les Environs de Paris de Charles Nodier et Louis Lurine, Maurice Alhoy a consacré aux « Prés-Saint-Gervais » plusieurs pages véritablement lyriques : « Fillettes, fillettes
Trop lire est mauvais.
Cueillez des violettes
Au pré Saint-Gervais.»

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, écrivain et botaniste louait « la quantité de fruits, de racines, de légumes, d'herbes et de graines qu'on recueille toute l'année et en tout temps sur le terrain des environs de Paris appelé le Pré Saint-Gervais, dont le fonds, d'ailleurs médiocre, est situé à mi-côte et exposé au nord[8] ».

II parait qu'on y élevait aussi des dindons fort estimés des gourmets.

Révolution française et Empire

En 1787, grâce à une récente réorganisation administrative, les Gervaisiens créent leur propre municipalité, malgré tout dépendante de la paroisse de Pantin[C'est-à-dire ?]. Pour manifester leur autonomie, ils déposent en 1789 un cahier de doléances, dont une copie est toujours disponible à la bibliothèque de la ville.

« Le Pré » est décrit par Jacques-Antoine Dulaure en 1786 comme « presque entièrement composé de guinguettes ». Elles sont dites « fort fréquentées, pendant la belle saison, par les habitans (sic) de la capitale ». C'est dans les mêmes termes qu'il décrit la commune de Belleville de l'époque qu'il associe toutes deux en raison de leur proximité. Avant l'agrandissement de Paris en 1860 qui absorbe un certain nombre de petites localités voisines, un grand nombre de guinguettes se trouvent juste au-delà des barrières, pour échapper à l'octroi sur les vins.

En 1790, un nouveau découpage administratif libère temporairement le Pré-Saint-Gervais du joug[non neutre] de Pantin. Cette émancipation est suivie en 1794 d’un changement de nom : La commune prend le nom de Les Prés-le-Peletier en 1794 en hommage au révolutionnaire Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau assassiné pour avoir voté la mort du roi et dont la propriété était voisine du village ; elle reprit son nom d'origine en 1801.

En 1814, lors de la bataille de Paris, à la fin de l'épopée napoléonienne, le Pré est ravagé par les combats que le général Compans y livra contre les troupes wurtembergeoises.

Époque contemporaine

Cette période s'étend du XIXe au XXIe siècle inclus.

Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, la ville connaît enfin une période paisible. Les Parisiens viennent y flâner ou se divertir dans ses guinguettes. Charles Nodier, Bernardin de Saint-Pierre et Jacques Offenbach, parmi tant d’autres, participent à ces excursions campagnardes.

En 1840, la construction de l'Enceinte de Thiers l'isola de Belleville. Le , en application de la loi du 16 juin 1859, la commune, déjà exiguë, perd vingt-sept hectares annexés par la ville de Paris au-delà des fortifications de Paris. Sa superficie est alors réduite à 109 hectares, avant d'être encore limitée à 72 hectares en 1870 après l'annexion par Paris des terrains militaires.

Les premières plaques de rue sont apparues dans la commune du Pré-Saint-Gervais en 1881.

Encore en 1816, les productions du Pré sont agricole et sont pour ainsi dire nulles ; elles consistent en vins, fruits, légumes et fleurs, tous objets qui ne produisent pas un gros revenu. Le voisinage de Paris fait seul la richesse de ce village.

Un omnibus au début du XIXe siècle
La mairie du Pré-Saint-Gervais et un tramway électrique au tout début du XXe siècle.
Rassemblement contre les « trois ans » et la guerre au Pré-Saint-Gervais (1913).
La Cité-Jardin, au début des années 1930.

Le , le conseil municipal autorise une souscription volontaire des habitants destinée à payer l'indemnité demandée par M. Marmillion, entrepreneur de voitures à Pantin, pour créer un service public d'omnibus, à raison de quatre départs et quatre retour en été, deux départs et deux retours en hiver. Le service commença le [réf. nécessaire].

En 1840, le conseil municipal achète au plâtrier Jean-Baptiste Robert une ancienne maison bourgeoise pour en faire une école ainsi que le logement de l'instituteur-secrétaire de mairie. Elle deviendra la mairie du Pré.

En 1894, une ligne de tramway reliant la porte de Pantin est créée par la compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine (TPDS), suivie par la ligne du tramway de Romainville, qui avait son origine place de la République à Paris, empruntait l'avenue de la République puis l'avenue Gambetta, franchissait la Porte des Lilas puis desservait Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas et Romainville Ces lignes contribuent à désenclaver la commune, et la seconde cessera son service le , à l'époque où l'ancien réseau de tramway parisien est supprimé.

En 1914, c'est à la veille de la Première Guerre mondiale que Jean Jaurès donna son célèbre discours sur la paix au Pré, sur la colline du Belvédère[9],[10]. Il était déjà intervenu au balcon de la mairie en mai 1913 contre le passage du service militaire à 3 ans[11],[12]. La ville participe cependant à l'effort de guerre, grâce à l'usine Rateau (turbocompresseurs pour l'aviation).

Industries et commerces

La commune du Pré-Saint-Gervais, qui, au point de vue territorial, est la plus petite du département, n'est d'autre part desservie directement par aucune ligne de chemin de fer et par aucune voie navigable. Il semble donc que, dans ces conditions, elle ne puisse être appelée à prendre, au point de vue industriel et commercial, un grand développement.

Les exploitations de gypse Depuis l'époque gallo-romaine, le gypse, pierre dont est tiré le plâtre, est exploité à Paris. Au XVIIIe siècle, les filons parisiens ne suffisent plus et les carrières s’installent en banlieue. On peut estimer qu'entre 1782 et 1850 une quinzaine de sites sont en service. La ville souhaitant récupérer une partie de l'argent dégagé par cette activité, une taxe sur le plâtre gervaisien est prélevée en 1829.

Quelques grandes entreprises

Au XIXe siècle, un mouvement industriel s'amorce, qui voit nombre d'usines s'implanter. N'étant desservie par aucune voie ferrée ou navigable, la commune du Pré-Saint-Gervais n'a connu qu'un développement modeste de son industrie. On peut signaler :
  • Les fameux « Aux Jambons français », spécialisés dans les salaisons, fondé au 10 rue de Pantin, désormais 8 rue Gabriel-Peri.
  • A la fin du XIXe siècle, Le Pré-Saint-Gervais, commune essentiellement rurale, entre dans l'ère industrielle avec l'implantation d'une usine de cycle, le constructeur de cycles et d'automobiles « Gladiator ». Le nom Gladiator fait référence à un cheval de course français « Gladiateur ». Premier cheval étranger à s'imposer en Grande-Bretagne, pur sang le plus titré de l'histoire des courses de galop. L'entreprise édifie dans la ville ses premiers ateliers entre 1891 et 1920. En quelques années, Gladiator ne cesse de croître. Elle passe de 3000 m2 en 1905 à 19 000 m2 en 1905. L’entreprise possède un bureau d’études très performant installé au 5, rue François-Henri (aujourd’hui, rue Jean-Baptiste-Sémanaz). De nombreux prototypes de bicycles, tricycles et quadricycles à moteurs à essence et électriques y sont créés.Sous l'impulsion des entrepreneurs Alexandre Darracq et Jean Aucoc, les fondements de l'industrie automobile française sont posés. Lorsque éclate la guerre en 1914, l'usine qui produit une gamme très étendues de vélos, motos et voitures, commence à fabriquer des fusils mitrailleurs pour l'armée : le fameux fusil Chauchat. L'usine sera détruite à la fin des années 1950 pour faire place à un marché couvert inauguré en 1960. La partie basse du marché qui recevait les fleuristes et les poissonniers, deviendra la P'tite crée, aujourd'hui dédiée aux manifestations culturelles.
  • Depuis 1909, sont installés les ateliers du fabricant de literie haut de gamme, « Le lit national ».
  • L'usine Rateau[13], puis Guitel et Étienne[14], fondée en 1917, qui fabriquait de la quincaillerie, rare témoin industriel sur la commune du Pré-Saint-Gervais.

La petite industrie est notamment marquée par :

  • « Petit Jean », une conserverie de petits pois ;
  • « Les Couleurs de Paris », une fabrique de couleurs ;
  • « Tête et Leroy », fabricant de cafetières et autres plats. Aucune de ces entreprises n'a survécu au plan d'urbanisation élaboré dans la deuxième moitié du XXe siècle.
  • La manufacture de pianos Focké, fondée à Paris en 1860, transférée au Pré-Saint-Gervais en 1902 au 27 rue Danton. Activité terminée en 1909.
  • Les « Savonneries d'Alesia », fondée en 1875, 46 rue Charles-Nodier. Une partie de cette rue étant devenue la rue de Stalingrad, l'ancien site est désormais le 46 rue de Stalingrad. Elle fut agrandie en 1888. « Quand il pleuvait, ça sentait le savon dans toute la ville avec l'usine Alésia »[15].Pierre Bailly, maire du Pré-Saint-Gervais, fut directeur des Savonneries d’Alésia à la fin du XIXe siècle. Activité terminé en 1980.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[16], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis à la suite d'un transfert administratif effectif le . Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Elle faisait partie de 1801 à 1967 du canton de Pantin. Dans le cadre de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, la commune devient en 1967 le chef-lieu du canton du Pré-Saint-Gervais.

Celui-ci est démembré en 1976 pour permettre la création des cantons de Pantin-Ouest et des Lilas où est rattaché la commune[7]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre à nouveau le canton de Pantin.

Intercommunalité

Avant 2016

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin, Romainville et Rosny-sous-Bois ont entamé des réflexions en vue de la création d'une intercommunalité dans le centre du département de la Seine-Saint-Denis. Cette réflexion succède à un projet avorté en 2005, qui aurait pu réunir Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas et Romainville.

La communauté d'agglomération Est Ensemble, créée par arrêté préfectoral du qui prend effet le , regroupe les 9 villes du centre-ouest du département qui s'étaient réunies pour former le projet de la communauté d'agglomération (sauf Rosny-sous-Bois).

Comptant 399 300 habitants en 2012, elle est alors la deuxième intercommunalité à fiscalité propre d'Île-de-France par sa population après la communauté d'agglomération Plaine Commune, située dans le même département.

Depuis 2016

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[17].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui sont des EPCI sans fiscalité propre et à statut particulier et regroupent l'ensemble des communes de la métropole (à l'exception de Paris), et remplacent les anciennes intercommunalités à fiscalité propre de leur territoire.

La commune fait donc également partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, qui est créé par un décret du 11 décembre 2016[18]et qui succède à la communauté d'agglomération éponyme,avec les mêmes communes.

L'établissement public territorial exerce les compétences qui lui sont assignées par la loi, et qui relèvent essentiellement de la politique de la ville, de la construction et de la gestion d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs d'intérêt territorial, de l'assainissement et de l'eau, de la gestion des déchets ménagers et assimilé et de l'action sociale d'intérêt territorial, ainsi que de compétences non exercées par la Métropole. Il a également la charge d'élaborer un plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Il exerce également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées.

Tendances politiques et résultats

Élections municipales de 2014
  • Maire sortant : Gérard Cosme (PS)
  • 33 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2011 : 18 075 habitants)
  • 8 sièges à pourvoir au conseil communautaire (Communauté d'agglomération Est Ensemble)
Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 au Pré-Saint-Gervais[19]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Gérard Cosme * PS-PCF-EELV 2 031 50,45 26 6
Thu Van Blanchard UMP 1 041 25,86 4 1
Catherine Sire DVG 762 18,93 3 1
Patrice Zahn LO 191 4,74
Inscrits 8 592 100,00
Abstentions 4 367 50,83
Votants 4 225 49,17
Blancs et nuls 200 4,73
Exprimés 4 025 95,27
* Liste du maire sortant

Administration municipale

Conseil municipal du Pré-Saint-Gervais (mandature 2014-2020)[réf. nécessaire].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« La gauche plus Pré de vous » PS-PCF Gérard Cosme 26 Majorité
« Une nouvelle équipe, un nouveau souffle au Pré Saint-Gervais » UMP Thu Van BLANCHARD 4 Opposition
« A gauche autrement » Divers gauche Catherine SIRE 3 Opposition

Liste des maires

Liste des maires successifs du Pré-Saint-Gervais[20]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1793 Jean-Baptiste Fromin   Laboureur.
1793   M. Guingand    
1795   Pierre Cottin    
1800   M. Maurice    
1802   M. Guingand    
1804   François Cottin    
1808 1814 Louis Hardy    
1814 1818 Joachim Simonnot    
1818 1826 Jean-Hyacinthe Beaugrand    
1826 1831 A Videl    
1831 1865 Antoine Jean-Baptiste Simonnot[Note 1]    
1865 1869 Poulet-Dufour    
1869 1870 Eugène Augustin Bureau   Fabriquant de plâtre
1870 1871 M. Jolly    
1871 1876 Eugène Tronchet    
1876 1896 Charles Eugène Alexandre Guérin[Note 2]   Propriétaire, dessinateur et fabricant de passementerie
1896 1904 Pierre Bailly[21]   Directeur des Savonneries d’Alésia
1904 1914 Jean Baptiste Marie Semanaz[Note 3] SFIO Ouvrier égoutier
1914 1919 J.B. Tortorat SFIO  
1920 1944 Eugène Boistard[Note 4] SFIO Traceur mécanicien ; syndicaliste
1944 1965 Edmond Pépin[Note 5] SFIO  
1965 1977 Fernand Blanluet[Note 6] SFIO Ouvrier ébéniste, artisan puis industriel
1977 octobre 1995[22] Marcel Debarge[23] PS Sénateur de la Seine-Saint-Denis (1977 → 2004)
Ministre (1981 et 1991 → 1993)
Démissionnaire
1995 1998 Claude Bartolone PS Député de la Seine-Saint-Denis (6e puis 7e circ) (1981 → 1998 et 2002 → 2017)
Ministre délégué à la Ville (1998[24] → 2002)

Conseiller général des Lilas (1985 → 1992) Conseiller général de Pantin-Est (2008 → 2014[25])
Présient du conseil général de la Seine-Saint-Denis (2008 → 2012)
Démissionnaire à la suite de son élection comme ministre

1998 septembre 2018[26] Gérard Cosme[27] PS Artisan chocolatier
Président de la communauté d'agglomération (2012 → 2015)
Président de l'EPT Est Ensemble (2016 →)
Démissionnaire
septembre 2018[28],[29] en cours
(au 10 septembre 2018)
Laurent Baron PS Coordinateur technique dans un grand groupe de l’industrie aéronautique, syndicaliste

Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2011[30].

Démocratie participative

La commune est divisée administrativement en trois quartiers « Liberté », « Égalité », « Fraternité », qui comportent chacun un conseil de quartier[réf. nécessaire].

Jumelages

La ville est jumellée avec Drapeau de l'Allemagne Giengen an der Brenz (Allemagne) depuis 1970[31].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[32],[Note 7].

En 2015, la commune comptait 17 680 habitants[Note 8], en diminution de 2,02 % par rapport à 2010 (Seine-Saint-Denis : +4,64 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4603542902233698051 6431 0281 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7041 9213 1204 1364 4476 3967 4338 1389 444
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
11 07811 66913 86514 99315 46513 30214 79014 69115 037
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
15 25814 77213 27113 07815 37316 37717 24018 07517 680
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Du début du XVIIIe à aujourd'hui (2013), la population est en croissance continue passant de 223 habitants (1821) à 18 075 (2011), sauf entre 1841 et 1846 où l'on peut supposer que l'épidémie de choléra est en partie responsable de la perte de 615 habitants.

Équipements scolaires

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Quatre écoles maternelles, 3 écoles élémentaires, 1 collège, 1 école privée Montessori (maternelle) et 1 établissement privé (maternelle, élémentaire, collège).

Équipements culturels

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  • Une bibliothèque intercommunale, la bibliothèque François-Mitterrand, est située au 46 avenue Jean-Jaurès
  • Une salle municipale de 100 places
  • Une école de musique, l'École de Musique du Pré-Saint-Gervais, est située 3 place Anatole-France
  • Un espace d’exposition et de spectacle : la P’tite criée, est sis 13 rue Jean-Baptiste-Semanaz dans la halle au marché couvert
  • Une compagnie théâtrale (la Compagnie Mystère Bouffe)
  • Depuis janvier 2014, les archives de la Préfecture de police de Paris sont installées au no 25-27 de la rue Baudin.

Équipements sportifs

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  • Un stade, le « Stade Leo-Lagrange » ;
  • Deux gymnases, le « Gymnase Séverine » et le « Gymnase Charles-Nodier » ;
  • Une piscine, la « Piscine Fernant-Blanluet » ;
  • Deux courts de tennis municipaux non couverts.

La piscine « Fernant-Blanluet », du nom du 22e maire du Pré-Saint-Gervais, a été inaugurée le 5 novembre 1977. Elle a été dans le contexte sportif des Jeux Olympiques d'été de 1968, au cours desquels les résultats de l'équipe de France furent catastrophiques. Le Secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports lança donc en 1968 un projet national d'équipement en piscine municipales.

La piscine est située en bordure de la commune, en face du périphérique. Le territoire de la commune étant exigu la piscine est construite pour partie sur celui de Paris (2 191 m2), le reste (222 m2) au Pré-Saint-Gervais.

Cultes

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Une église catholique, une église protestante, une synagogue, une mosquée :

  • l'Église de la Sainte-Famille, culte catholique ;
  • l'Église protestante évangélique, culte protestant ;
  • la Synagogue Heikhal Chlomo, culte israélite ;
  • la Mosquée du Pré-Saint-Gervais, culte islamique.

Marché

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Le marché du Pré-Saint-Gervais est un marché couvert qui a lieu toute l'année les mardi, jeudi et samedi entre 8 h et 12 h. Il fut inauguré le 1er octobre 1960. Outre le commerce alimentaire organisé les mardi, jeudi et samedi matin, il s'agit du principal espace culturel de la ville où sont organisés toute l'année des concerts et des expositions dans un espace aménagé, appelé « la petite criée ».

Nature en ville

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Six squares se répartissent sur le territoire communal. Ils sont plutôt de petite taille, allant de 600 m2 à 3 000 m2. Cela s'explique par le manque d'espace disponible le territoire d'une si petite commune, si densément peuplé.

  • le « Square Allende » ;
  • le « Square Edmond-Pépin » ;
  • le « Square Feidherbe » ;
  • le « Square Henri-Sellier » ;
  • le « Square Jean-Moulin ».
  • le « Square Lucienne-Noublanche » ;
  • Les jardins partagés.
    Ils sont situés à l'emplacement d'anciennes friches. La plupart sont situés dans des quartiers qui seront transformés à l'avenir. Ils sont au nombre de 5[Quand ?],[réf. nécessaire] :
    • « Le jardin divers » rue Paul de Kock, 194 m2 ;
    • rue Henri Martin, 130 m2 ;
    • Jardin du Clos-Lamotte, 545 m2 ;
    • Haut Jules-Jacquemin, 200 m2 ;
    • Bas Jules-Jacquemin, 200 m2.

On peut également noter le « Stade Leo-Lagrange ».

En contrepartie du fait de la petitesse de la commune les Gervaisiens profitent également des parcs et des squares des communes voisines, facilement accessibles :

  • Le « Parc de la Butte du Chapeau Rouge », situé à Paris de l'autre coté du périphérique par la Porte du Pré-Saint-Gervais, à quelques minutes à pieds ;
  • Le « Parc des Buttes Chaumont », situé à Paris de l'autre coté du périphérique par le passage Brunet (accès piétons sous le périphérique au niveau de la porte Brunet) ;
  • Le « Square de la Marseillaise », situé à Paris le long du périphérique.
  • Le « Parc de la Vilette », situé à Paris ;
  • Le « Parc Lucie Aubrac », situé aux Lilas.

Manifestations culturelles et festivités

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Une fois par an la ville organise un marché du livre auquel participent des auteurs et éditeurs associés à la vie de la ville, qu'ils en soient résidants, ou qu'ils aient fait partie des écrivains en résidence de la ville.

L'écrivain de littérature pour jeunesse Gaël Aymon, la poétesse Delphine Backer, le romancier Rachel Daniel, Constance Khazarian, Anne Lauricella, la romancière Rouja Lazarova, Thomas Legrand, l'écrivain de littérature pour jeunesse Francis Nibart, la journaliste et romancière Laure Watrin, l'auteure de livres d'art Charlotte Vannier, Nathalie Picard, Daniel Nadaud et Claire Nadaud, le romancier Didier Daeninckx, l'historienne Christine Misselyn y ont participé.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2010, le revenu net déclaré moyen est de 21 130 euros, et 54 % de la population est imposable[34].

Emploi

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 12 617 personnes, parmi lesquelles on comptait 77,5 % d'actifs dont 64,0 % ayant un emploi et 13,6 % de chômeurs[a 4].

On comptait 3 471 emplois dans la zone d'emploi, contre 3 354 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 8 104, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 9] est de 42,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un peu moins d'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces

Le Pré-Saint-Gervais a longtemps connu une forte activité industrielle. Dans les années 1950, ces industries ont commencé à décliner au profit du secteur tertiaire. Aujourd'hui, on ne compte plus que 5,3 % d'activités industrielles.

Au 31 décembre 2010, Le Pré-Saint-Gervais comptait 1 279 établissements : 2 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 70 dans l'industrie, 174 dans la construction, 925 dans le commerce-transports-services divers et 108 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, 216 entreprises ont été créées à Le Pré-Saint-Gervais[a 7], dont 112 par des autoentrepreneurs[a 8].

En 2017, la fondation WWF France installe son siège d'une centaine de salariés dans les anciens locaux de MBK rue Baudin[35].

Médias

Un studio de télévision de 600 m2 est situé en ville. Il s'agit du Studio des Lilas, qui malgré son nom n'est pas situé dans la commune voisine des Lilas, mais bien sur le territoire gervaisien. De nombreuses émissions de télévision y sont ou y ont été tournées, comme c'est le cas de :

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La mairie du Pré-Saint-Gervais, à son fronton la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

Douze bornes touristiques ont été installées dans la ville. Elles constituent un « chemin historique » qui permet une première découverte de la ville pour des touristes et des Gervaisiens, ses particularités, ses attraits et une partie de son histoire.

La Mairie

Fontaine de Pré-Saint-Gervais.
Fontaine de Pré-Saint-Gervais.
Place du Général-Leclerc
Regard du Trou-Morin, 1899, 01.

D'abord une maison bourgeoise construite par une famille anglaise qui recherchait un lieu de villégiature non loin de Paris. Une belle bâtisse, située à l'époque au « 50 grande avenue » et entourée d'un parc d'un hectare et demi. En 1815, la propriété est vendue à Jean-Baptiste Robert, plâtrier de profession. Le conseil municipal en quête d'une maison commune la rachète en 1840.

Les édiles décident que le bâtiment servira d'abord à loger une école et l'instituteur-secrétaire de mairie.

En face, la place du Général-Leclerc et sa fontaine médiévale.

Les eaux du Pré-Saint-Gervais

Église de la Sainte-Famille - Pré-Saint-Gervais - 002.
Article détaillé : Eaux du Pré-Saint-Gervais.

Les eaux du Pré-Saint-Gervais sont un ensemble d'aménagements hydrauliques construit au Moyen Âge, situés à Paris et au Pré-Saint-Gervais, permettant de conduire les eaux des sources des collines du Pré-Saint-Gervais vers les zones en contrebas.

Au XIXe siècle, son réseau des eaux compte vingt-et-un regards — c'est-à-dire des dispositifs maçonnés permettant d'inspecter une canalisation.

Aujourd'hui il n'en reste que quatre, dont deux situés au Pré-Saint-Gervais un premier regard dits de la « fontaine du Pré-Saint-Gervais » (place du Général Leclerc, 48° 52′ 59″ nord, 2° 24′ 13″ est), un second regard le « regard du Trou Morin » (sente des Cornettes, 48° 52′ 53″ nord, 2° 24′ 37″ est) et les deux autres situés sur le XIXe arrondissement de Paris : le « regard des Maussins » (boulevard Sérurier, 48° 52′ 39″ N, 2° 24′ 25″ E) et le « regard du Bernage » (avenue du Belvédère, 48° 52′ 53″ N, 2° 24′ 12″ E).

La cité jardin

La cité-jardin est un concept théorisé par l'urbaniste britannique Ebenezer Howard en 1898, dans son livre To-morrow : A peaceful path to real reform. C'est une manière de penser la ville qui s'oppose à la ville industrielle polluée et dont on ne contrôle plus le développement pendant la révolution industrielle et qui s'oppose également à la campagne (considérée comme trop loin des villes).

En France, le livre d'Ebenezer Howard a un important retentissement. Georges Benoit-Lévy (1880-1970), juriste et journaliste de métier, à la suite d'un séjour en Angleterre à la demande du Musée social, publie son ouvrage fondateur La Cité-jardin, en 1904, préfacé par le théoricien du coopératisme Charles Gide. Il fonde la même année l'« Association des cités jardin de France ».

La cité-jardin du Pré-Saint-Gervais - Pantin - Les Lilas (1927-1933 puis 1947-1952) fait partie de la quinzaine construite par l'Office HBM de la Seine dirigé depuis sa fondation par Henri Sellier, conseiller général socialiste.

Le terrain définitivement acquis par l'office HBM en 1928, s'étend sur trois communes : Le Pré-Saint-Gervais (66 000 m2), Pantin (47 000 m2) et Les Lilas (6 000 m2). La conception de la cité-jardin est confiée à l'architecte Félix Dumail en 1927. La cité est constituée de 1 200 logements collectifs et de 56 pavillons individuels (contre 243 prévus à l'origine). Une partie de la cité est construite à Pantin après la Seconde Guerre mondiale mais dans un style très différent, partie appelée de nos jours "cité des auteurs" (228 logements). La cité comporte comme équipements collectifs des boutiques, une école (actuel groupe scolaire Jean-Jaurès - Pierre-Brossolette) et un stade. Mais le projet d'édifier en plus une maison des services sociaux, un dispensaire et un théâtre de plein air ne sera pas réalisé. La cité est partiellement protégée au titre des sites.

L'ancienne usine Guitel

L'ancienne usine Guitel, situé de part et d'autre de la rue Carnot, débouchant sur la rue du 14-Juillet, prés du quartier des 7-Arpents, est implantée sur près d'un hectare. D'abord propriété d'Auguste Rateau en 1904, l'usine fournira différentes pièces pour l'aviation militaire et comptera vers 1930 jusqu'à 2 000 ouvriers. En 1947, les terrains et les bâtiments sont revendus pour la partie ouest à la manufacture de quincaillerie F. Guitel et Étienne Frères Réunis, et pour la partie est à la Société de construction métallique Mobilor. Ces deux sociétés finiront par fusionner en 1962 et se spécialisent dans la fabrication des roulettes (Caddie) et des chariots (SNCF). D'un point de vue architectural, l'ensemble constitue un exemple unique d'usine-rue. « Les constructions de 1916 et 1917 – l’essentiel de l’usine – sont de deux types. De part et d’autre de la rue Carnot, du côté de la rue Franklin, les façades des bâtiments se répondent [...] l’oculus percé dans le pan coupé de l’atelier, ouvrant sur la rue Franklin, portait l’horloge de l’usine »[36],[37]. En 2012, la réhabilitation du site historique sera entamé par la Mairie qui aménagera la rue, et transformera les bâtiment ouvragés en bureaux et en habitation tout en y introduisant de nouveaux squares et espaces verts redonnant vie aux vénérables arabesques de briques.

La villa du Pré

Par le porche voûté du 73 de la rue André-Joineau, vous pénétrez dans une havre de quatre hectares au cœur du Pré-Saint-Gervais. Vous cheminerez au travers d'allées plantées d'arbres.

La Villa du Pré-Saint-Gervais, est créée en 1830 par monsieur Gide, un riche entrepreneur parisien. Monsieur Gide possédait à cet emplacement une grande propriété agricole dont il voulut exploiter le sous-sol en carrière de gypse, mais la municipalité de l'époque lui en refusa l'autorisation d'exploitation. C'est alors qu'il décida de lotir sa propriété en deux cents lots pour y réaliser maisons avec jardinet, qu’il va vendre à des petits bourgeois et des rentiers modestes attirés par le cadre de vie gervaisien. C'est ainsi que naquit la Villa du Pré.

La Villa du Pré-Saint-Gervais, ruelles bordée de jolie maisons xixe siècle est une ville dans la ville et un exemple du mode de vie de la classe moyenne et « petit-bourgeois » sous Napoléon III. Il s'agit d'un ensemble pittoresque de maisons individuelles construites autour de petites rues plantées de grands arbres auquel on accède principalement par un porche voûté de la rue André-Joineau. La Villa du Pré compte deux cents pavillons et jardinets. La diversité architecturale, d’implantation, de volume des pavillons et les accès confidentiels du site (porches, escaliers, chemins étroits) lui confèrent une ambiance particulière très prisée par les Gervaisiens.

Ancienne Villa Gide, la Villa du Pré-Saint-Gervais devint au XIXe siècle une propriété gérée par un syndic. En 1955, le syndic accepte qu'elle fasse partie intégrante de la commune.

Des tournages de cinéma et de télévision ont souvent lieu au sein de la villa du Pré-Saint-Gervais en raison de sa qualité architecturale et environnementale.

La Villa du Pré-Saint-Gervais fut le quartier de résidence de Lucienne Noublanche.

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais

L’église communale, dédiée à saint Gervais et à saint Protais, a été construite de 1825 à 1830 sur l'emplacement de l'ancienne, démolie en 1814-1815. À l'entrée du hameau bucolique de la rue du 14-Juillet, l'architecte Barbier dessine les plans de la nouvelle église. Placé sous la protection de la Sainte-Famille, le bâtiment est construit en moellons de granit. Son aspect robuste et sobre s’inspire des formes romanes Art déco. La nef se compose de quatre travées éclairées par les vitraux du maître verrier Barillet. Le trésor : une « pietà » du XVIe siècle, un « saint Sébastien » et une « sainte Anne et la Vierge » datée des XVe – XVIe siècles. Une toile du XVIIe siècle, un christ en croix de Philippe de Champaigne.

Monuments et lieux disparus

Il parait qu'autrefois le Pré-Saint-Gervais recevait des personnages illustres.

  • La maison de Gabrielle d'Estrées
Le nombre est grand des localités avoisinant Paris qui se flattent d'avoir été habitées par la célèbre Gabrielle d'Estrées, l'amie d'Henri IV.
Il semble, toutefois, que le Pré ait des titres sérieux à y prétendre. On a démoli, en 1901, une maison portant le numéro 20 de la rue Plâtrière (aujourd'hui rue Emile-Augier) dont l'architecture soignée indiquait des hôtes de marque. Une des pièces avait un plafond peint en 1678 et signé Dupuis ; la façade était ornée d'un buste d'Henri IV ; la tradition, enfin, qu'il ne faut pas toujours dédaigner, s'était transmise de père en fils, attestant que la belle Gabrielle d'Estrées avait demeuré là. Ne fût-ce que d'un point de vue artistique, il est fâcheux que la spéculation n'ait pas respecté ce vieux logis[non neutre],[réf. nécessaire].
  • La maison du duc de Charost
Le duc de Charost[Qui ?] avait aussi une maison de campagne au Pre-Saint-Gervais, en 1695[réf. nécessaire].
  • Le cinéma Le Succès
Il y avait[Quand ?] sur la place de la mairie, juste derrière la fontaine, un cinéma nommé Le Succès, puis Le Béarn[réf. nécessaire].

Le Pré dans les arts et la culture

Le Pré dans la littérature
  • Didier Daeninckx, Un parfum de bonheur, photographies de France Demay, Gallimard, 2016. Récit inspiré par les photographies de France Demay. France Demay, photographe amateur gervaisien, photographie ses camarades membres d'un club sportif ouvrier à la veille du front populaire et des Jeux Olympiques de 1936, organisés à Berlin. Quand arrivent les premiers congés payés... Un parfum de bonheur par France Demay, exposition à la Maison Européenne de la Photographie, commissariat d'exposition : Pierre-Jérome Jehel et Françoise Agnelot.
Le Pré dans la peinture et la sculpture
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Léon Alphonse Quizet, Artiste peintre, avec son ami Maurice Utrillo ont grandi ensemble dans le maquis de Montmartre. De cette amitié enfantine est née une complicité qui à résonné tout au long de leurs deux existences marquées par la même vocation : la peinture. Alphonse Quizet habitait la villa Félix Faure dans le 19e arrondissement de Paris. Ses promenades l'attirent dans la commune voisine. Là, il croque paysages pittoresques et scènes de la vie quotidienne d'un village paisible. Quatre de ses peintures ornent la salle des mariages de la mairie du Pré-Saint-Gervais.

D'autres peintures, estampes et aquarelles représentent la ville. On peut notamment citer :

  • Leon Alphonse Quizet, Vieille rue au Pré-Saint-Gervais, peinture sur isorel, 19 x 24 cm ;
  • Leon Alphonse Quizet, Le Pré-Saint-Gervais, lavis d'encre de chine sur papier ;
  • Leon Alphonse Quizet, Intérieur au Pré-Saint-Gervais ;
  • Leon Alphonse Quizet, La sente au Pré-Saint-Gervais ;
  • Leon Alphonse Quizet, Paysage au Pré-Saint-Gervais ;
  • Leon Alphonse Quizet, Paysage, route au Pré-Saint-Gervais ;
  • Leon Alphonse Quizet, Roulottes au Pré-Saint-Gervais ;
  • Leon Alphonse Quizet, Vieilles maisons au Pré-Saint-Gervais ;
  • Leon Alphonse Quizet, Au Pré-Saint-Gervais, Titre attribué : Intérieur ou Masures au Pré-Saint-Gervais (avant 1928), huile sur toile, 60 x 73 cm ;
  • Ernest-Marie Herscher, Au Pré-Saint-Gervais, eau forte, 30 x 45 cm ;
  • Charles Blondel, Regard de la Prise des Eaux au Pré-Saint-Gervais, aquarelle et mine de plomb sur carton, 1898 ;
  • Charles André Igounet-de-Villiers, Vue des fortifications du Pré-Saint-Gervais ;
  • Charles André Igounet-de-Villiers, Sur les fortifs, Le Pré-Saint-Gervais, 1910 ;
  • Auguste Xavier Leprince, Vue du village du Pré-Saint-Gervais ;
  • Frédéric Jousset, Neige au Pré-Saint-Gervais ;
  • Gabriel Jacques de Saint-Aubin, La Fontaine Saint-Pierre au Pré-Saint-Gervais ;
  • Auguste Lepère, Le Prés-Saint-Gervais (sic), eau-forte.
  • Les Prés-Saint-Gervais : opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq, estampe, 18 x 25 cm, 1874 ;
  • Jaget, Paul-André Basset, Promenade au Pré Saint-Gervais ;
  • Langlumé, Vue de l'entrée du village des Prés Saint-Gervais ;
  • Victor Baltard, vue des Prés Saint-Gervais près de Paris.
  • Auguste Lepère, Le ballon qui descend, Dimanche au Prés Saint-Gervais, Paris, 1912 ;
  • Jean-Robert Ithier, Vieille maison du Pré Saint Gervais ;
  • Serge Delaveau, Pavillon de Gabrielle d'Estrée au Pré Saint-Gervais ;
  • Gaston Prunier, Manifestation pacifiste au Pré-Saint-Gervais en 1913, huile sur carton marouflé, 1913.
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq : Christian (Harpin), aquarelle : en couleur ; 30 x 24 cm, 1874 ;
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq : Dumagny (témoin), aquarelle : en coul. ; 31 x 24 cm, 1874 ;
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille, Lecoq : Coste (témoin), aquarelle : en couleur ; 31 x 24 cm, 1874 ;
  • Draner, Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe de Sardou, Gille et Lecoq : costumes, 16 aquarelles de format divers, 1874.
Le Pré dans la musique et la chanson
  • Paul Blétry, Les Prés-Saint-Gervais : gavotte pour violon et piano, Paris, Léon Langlois, 1893.
Le Pré au cinéma

Films tournés au Pré-Saint-Gervais :

Street art, peintures murales et sculpture au Pré-Saint-Gervais

On peut les voir[réf. nécessaire] :

  • Rue Chardanne.
  • Monument aux morts, rue Émile-Zola.
  • Mairie du Pré-Saint-Gervais.

Archéologie

Plusieurs sites sont repérés comme des sites archéologiques : quatre sont situés dans le centre-ville (le village, l’église médiévale, une fontaine et la croix de chemin) et une fontaine est repérée comme tel dans le Sud de la commune.

Personnalités liées à la commune

Avant le XXe siècle

Le XXe siècle et après

Les écrivains et philosophes
Les chercheurs
  • Henri Maler, ancien maître de conférences, y réside.
les artistes plasticiens
Les compositeurs, musiciens et chanteurs
Les chorégraphes
Les réalisateurs
  • Daniel Karlin, réalisateur et documentariste de télévision, y réside.
Les comédiens et acteurs
Les présentateurs de télévision
Les personnes décorées par la République
  • Gérard Cosme, maire du Pré-Saint-Gervais[40].
  • Serge Incerti, président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)[41].
  • Albert Sellam-Balouka, président de la Synagogue du Pré-Saint-Gervais[42].
Les autres
Militante socialiste, entrée en politique au cours de la seconde guerre mondiale. Elle s'occupe à cette époque du rapatriement des soldats déportés.
Elle fut adjointe au maire dès 1947, alors que les femmes n’ont le droit de se présenter et de voter que depuis trois ans. Elle devient conseillère municipale en 1971 et se retire de la vie politique en 1977. Elle reçoit la médaille du Mérite des mains de Georgina Dufoix, secrétaire d’État à la famille, En octobre 1982.
La ville du Pré-Saint-Gervais lui doit une grande partie de ses institutions sociales d'après guerre. Création des premières colonies de vacances municipales, mise en place du jumelage avec Giengen, qui voit le jour en 1970, construction de l’école Suzanne-Lacore dans les années 60, elle fait bâtir la nouvelle bibliothèque en 1971 (inaugurée en 1976 dans la Villadu Pré), crée des institutions pour le troisième âge à la fin de sa carrière politique (foyer-résidence du Clos-Lamotte en 1976).
  • Marcel Lefranc, architecte (1904-1994)[réf. nécessaire].
Marcel Lefranc a travaillé avant tout au Pré-Saint-Gervais où se trouvait son agence, sise au 17 rue Émile-Augier. Son lien avec la commune en fait sans doute un témoin intéressant, notamment pendant les années d’après guerre jusqu’en 1970 où la reconstruction et l’urbanisme ont pris un grand essor. Marcel Lefranc est né au Pré-Saint-Gervais en novembre 1904. et son père Lucien, y exerce déjà le métier d'architecte depuis 1898. De 1926 à 1932, il fait ses études d’architecture à l’École des Beaux Arts de Paris puis commence à exercer dans l'agence de son père jusqu'au décès de celui-ci en 1939. À partir de 1949, il devient architecte communal, Inspecteur de la Salubrité. À ce titre il construit de nombreux bâtiments communaux. Sa carrière s’étend de 1940 à 1972. Il décède en 1994.
Ses réalisations se situent essentiellement au Pré-Saint-Gervais, dans les communes avoisinantes et le proche Paris. Son architecture s’apparente à celle des années 1930. Toutefois, il utilise déjà beaucoup le béton armé.
Le fonds Marcel Lefranc est conservé aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis.

Héraldique, logotype et devise

Armes de Le Pré-Saint-Gervais

Les armes de la commune de Le Pré-Saint-Gervais se blasonnent ainsi[Note 10] :De sinople aux cinq fasces ondées abaissées d'argent surmontées d'un rencontre de bélier du même. La devise du Pré-Saint-Gervais est "Pré je fus, Ville je suis"[43].

Pour approfondir

Bibliographie

Monographies

  • Christine Misselyn, Le Pré Saint-Gervais : chronique citoyenne (1904-2004), Cinisello Balsamo, Milano : Silvana, 2014
  • Valérie Perlès (dir.) et Christine Misselyn, Le Pré, entre Paris et banlieue : histoire(s) du Pré-Saint-Gervais, Paris, Créaphis, , 239 p. (ISBN 2913610544, OCLC 60824539).
  • Aleth Riandey, Monographie d'une ville de banlieue au XIXe siècle : Le Pré-Saint-Gervais, 1988, Maîtrise de l'université de Paris X-Nanterre (Dir. Vigier), 126 p.
  • Fernand Bournon, État des communes à la fin du XIXe siècle., Le Pré-Saint-Gervais : notice historique et renseignements administratifs, Montévrain, Imprimerie de l'école d'Alembert, 1903, 122 p.

Ouvrages touristiques historiques

  • Les Environs de Paris, paysage, histoire, monuments, mœurs, chroniques et traditions, sous la direction de Charles Nodier et Louis Lurine, illustré de 200 dessins (1844) Texte en ligne, p. 201-206.
  • Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, depuis les premiers temps historiques jusqu'à nos jours, Paris, Guillaume, 1825-1828, 7 volumes in-octavo (notice BnF no FRBNF36396330), tome 5, p. 263.
  • Pierre-Joseph-Spiridion Dufey, Nouveau dictionnaire historique des environs de Paris, Paris, Charles Perrotin, 1825, 384 p., p. 164-165.
  • Pierre Piétresson de Saint-Aubin, Dictionnaire de tous les environs de Paris, 1816, 649 p., p. 513-516.
  • Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France : contenant sa description, sa population, sa minéralogie, son hydrographie, son commerce, ses produits naturels et industriels ; une généalogie de tous ceux qui l'ont gouvernée depuis plus de quatre cents ans avant Jésus-Christ jusqu'à ce jour, avec les principaux événements qui se sont passés sous les différents règnes et gouvernements ; les coutumes, les institutions civiles, militaires et ecclésiastiques ; des tableaux comparatifs de la France monarchique avec la France en république ; tous les grands hommes célèbres ou fameux depuis plusieurs siècles, avec une notice des ouvrages qu'ils ont publiés ; les sièges, les batailles, le lieu où elles se sont données, le nom des généraux qui y ont commandé ; l'Histoire de tous les pays conquis et réunis à la France ; la Constitution française, le Sénatus-Consulte organique de la Constitution, le Sénatus-Consulte qui nomme Napoléon Bonaparte empereur des Français ; toutes les institutions sous ce dernier gouvernement ; les Traités de paix conclus jusqu'à ce jour avec toutes les puissances étrangères ; un dictionnaire des colonies : avec une carte générale, etc. t. 4e, Paris, chez l’imprimeur Baudouin et le libraire Laporte, 1804, p. 235
  • Jacques-Antoine Dulaure, Nouvelle description des environs de Paris, contenant les détails historiques & descriptifs des maisons royales, des villes, bourgs, villages, châteaux, etc. remarquables par des usages ou des évènemens singuliers, & par des beautés de la nature et des arts ; Dédié au Roi de Suède, t. 2, Paris, Lejeay, 1786, 310 p., p. 190-191.

Autres ouvrages

  • Laurent Pierre Bérenger, La Morale en exemples, ou Élite d'anecdotes anciennes et modernes, de préceptes et de discours propres à former la jeunesse, 3 volumes, 1801, volume 1, p. 161.
  • Georges Cuvier & Alexandre Brogniart, Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris : avec une carte géognostique et des coupes de terrains 1811.

Sur les cités-jardins

  • (en) Ebenezer Howard, To-Morrow, A peaceful Path to real Reform (Demain, une voie pacifique vers la réforme sociale), Routeledge, Londres, New York, 2003, 220 p. (1re édition 1898)
  • (en) Ebenezer Howard, Garden Cities of To-Morrow (Cités-jardins de demain), Book for business, New York, 2001, 167 p. (1re édition 1902, édition française : éd. Sens & Tonka, 1998)
  • Georges Benoît-Lévy, La Cité-jardin, éd. H. Jouve, 1904, 287 p., rééd. et augmenté en 1910
  • Benoît Pouvreau, Marc Couronné, Marie-Françoise Laborde, Guillaume Gaudry, Les cités-jardins de la banlieue du nord-est parisien, 144 p., Éditions du Moniteur, 2007.
  • Benoît Pouvreau, La cité-jardin du Pré-Saint-Gervais : Une cité moderne à flanc des coteaux du Pré-Saint-Gervais, de Pantin et des Lilas, 12 p., Département de la Seine-Saint-Denis. Direction de la culture, du patrimoine, du sport et des loisirs. Service du patrimoine culturel, 2009.

Sur les fortifications

  • Charvet Marie, Les fortifications de Paris : De l'hygiénisme à l'urbanisme, 1880-1919, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Histoire, 2005.
  • Cohen Jean-Louis & Lortie André, Des Forrtifs au périfs : Paris, les seuils de la ville, Paris, Picard/ Pavillon de l'Arsenal, 1991.
  • Fernandez-Leveau Madeleine, La zone et les fortifs, Paris, Le Temps des Cerises, 2006.
  • Fourcaud Annie (direction) & Bourillon Florence (direction), Agrandir Paris 1860-1970, Publication de la Sorbonne, Comité d'histoire de la ville de Paris, 2012.
  • Gagneux Renaud, Prouvosta Denis, Sur les traces des enceintes de Paris : promenades au long des murs disparus, Paris, éditions Parigramme, 2004.
  • Moch François-Gilles, « « Les Fortifs » » dans Bulletin de l'association archéologique de l'histoire du XXe arrondissement de Paris, Paris, Union des Artistes et Associations Culturelles du XXe, N°13, 4e trimestre 1998.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Antoine Jean-Baptiste Simmonot, ancien maire du Pré-Saint-Gervais de 1831 à 1865. On lui doit la création du cimetière communal en offrant la première partie du terrain (450 mètres carrés). Il demanda qu'on lui réserve une concession gratuite et perpétuelle pour sa sépulture familiale. En séance du 5 mai 1841, le conseil municipal reconnaissant émit le vœu unanime de lui voir attribuer la croix de la Légion d'honneur. Une rue de la ville porte son nom[réf. nécessaire].
  2. Charles Eugène Alexandre Guérin. Né le 6 avril 1828 à Champseru (Eure-et-Loir), mort le 18 janvier 1896 au Pré-Saint-Gervais. Il était propriétaire, dessinateur et fabricant de passementerie. Maire de 1876 à 1896 (mort en fonction). Il n'a pas été inquiété par la loi de 1881 sur les élections des maires au suffrage universel, ayant été réélu sans difficulté[réf. nécessaire].
  3. Jean Baptiste Marie Semanaz (1874-1914). Né à Lyon, Soldat au 13e R.I.T, il succombe à ses blessures de guerre à l’hôpital complémentaire retranché à Maubeuge. Ouvrier égoutier[réf. nécessaire].
  4. Joseph Prudent Eugène Boistard (1868-1956) ; né le 5 avril 1868 à La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire), mort le 1er janvier 1956 à Paris, traceur mécanicien ; syndicaliste, militant socialiste, communiste puis de nouveau socialiste[réf. nécessaire].
  5. Edmond Pépin (1885-1965) ; né le 25 mars 1885 à Pantin (Seine), mort le 22 octobre 1965 à Villeparisis (Seine-et-Marne) ; ouvrier ébéniste, artisan puis industriel ; dirigeant du sport travailliste ; conseiller municipal de 1919 à 1939 puis maire de 1945 à 1965. Homme de conviction, militant politique, il participe aux luttes ouvrières. Grand amateur de ballon rond et grand militant de la cause sportive. Il fut le premier président de l'Éducation Physique Populaire Gervaisienne, association sportive créée en 1905. En 1926, il est parmi les créateurs de l'Union des Sociétés Sportives et Gymnastiques du Travail qui deviendra la F.S.G.T., où il collabore avec Léo Lagrange. Pilote pendant la Première Guerre mondiale, il est décoré de la Légion d'honneur pour son courage. Lors de son élection en 1945, il était chef des bases aériennes. Il enseignait à titre bénévole la mandoline à l'Université populaire gervaisienne. Élu président du Syndicat des eaux d'Île-de-France en 1953. Un square de la ville porte son nom.[réf. nécessaire]
  6. La piscine municipale porte le nom de Fernand Blanluet, maire de 1965 à 1977
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  9. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  10. Le fond vert rappelle les prés où étaient parqués les moutons, principale ressource du village. Les ondes d'argent représentent les ruisseaux qui alimentaient les cinq fontaines.

Références

Insee

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources

  1. C'est la deuxième plus petite commune de la région Île-de-France. Seule, Vaudherland (95500) est plus petite avec seulement 9 ha
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Ministère de l'Intérieur, « Le périmètre de risques anciennes carrières du Pré-Saint-Gervais / Les périmètres de risques liés aux anciennes carrières ou à la dissolution du gypse / Les plans de prévention des risques mouvements de terrain / Les plans de prévention des risques (PPR) approuvés / Les risques naturels et technologiques en Seine-Saint-Denis / Environnement, paysage, risques naturels et technologiques, bruit, nuisances, publicité / Politiques publiques / Accueil - Les services de l'État en Seine-Saint-Denis », sur www.seine-saint-denis.gouv.fr (consulté le 18 juin 2018)
  4. Ministère de l'Intérieur, « Le Pré-Saint-Gervais / Les informations par commune / Etat des risques naturels, miniers et technologiques / Les risques naturels et technologiques en Seine-Saint-Denis / Environnement, paysage, risques naturels et technologiques, bruit, nuisances, publicité / Politiques publiques / Accueil - Les services de l'État en Seine-Saint-Denis », sur www.seine-saint-denis.gouv.fr (consulté le 18 juin 2018)
  5. « Église Saint-Gervais Saint-Protais », sur http://www.villedupre.fr (consulté le 10 décembre 2017).
  6. a et b Martin Bouquet, Recueil des historiens des Gaules et de la France : Rerum gallicarum et francicarum scriptores, t. 8, Paris, (lire en ligne) sur Google Books.
  7. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Œuvres de Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre : mises en ordre par L. Aimé-Martin, Paris, Lefèvre, libraire-imprimeur, , 1404 p. (lire en ligne), p. 427 sur Google books.
  9. Pierre Clavilier, « Il y a un siècle, Jean Jaurès enflammait Le Pré-Saint-Gervais », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  10. « Cent ans après, le Pré revit le discours de Jaurès », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  11. « Contre la loi de trois ans (1913) », sur http://www.jaures.eu (consulté le 10 décembre 2017).
  12. « Discours de Jean Jaurès au Pré Saint-Gervais contre la loi de 3 ans de service militaire devant 150 000 personnes », La guerre 14-18, sur Bibliothèque nationale de France, (consulté le 10 décembre 2017).
  13. Robert Mahl, « Auguste Camille Edmond Rateau (1863-1930) », Histoire des Ingénieurs des Mines, sur http://www.annales.org (consulté le 10 décembre 2017).
  14. « Facture de la société Guitel et Étienne frères Réunis », sur https://www.delcampe.fr, (consulté le 10 décembre 2017).
  15. Le Ptit Pré, le journal des écoliers du Pré-Saint-Gervais, n°5, janvier-février-mars-2018, p. 3
  16. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  17. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  18. Décret n° 2015-1661 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Romainville sur Légifrance.
  19. Résultats officiels pour la commune Le Pré-Saint-Gervais
  20. Liste des maires du Pré-Saint-Gervais sur http://www.francegenweb.org
  21. Pierre Bailly, ancien maire du Pré-Saint-Gervais de 1896 à 1904 et directeur des Savonneries d’Alésia à la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire].
  22. « Marcel Debarge quitte son poste de maire », Libération (journal),‎ (lire en ligne).
  23. « Décès du socialiste Marcel Debarge, figure de la Mitterrandie : Marcel Debarge, figure du mitterrandisme, sénateur-maire PS du Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis, pendant plus de vingt ans et plusieurs fois ministre, s'est éteint mercredi à l'âge de 86 ans », France-Soir,‎ (lire en ligne).
  24. « Claude Bartolone et Nicole Péry entrent au gouvernement », L'Humanité,‎ (lire en ligne) « Agé de quarante-six ans, longtemps membre du secrétariat national du PS, il siège à l'Assemblée depuis 1981, où il préside la commission des Affaires culturelles, sociales et familiales. Devenu maire du Pré-Saint-Gervais en octobre 1995, après la démission de Marcel Debarge, il a secondé Marie-George Buffet sur la liste de gauche aux élections régionales en Seine-Saint-Denis et a donc été élu le 15 mars conseiller régional d'Ile-de-France ».
  25. « Seine-Saint-Denis : Bartolone démissionne du conseil général », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  26. Elsa Marnette, « Le Pré-Saint-Gervais : maire depuis vingt ans, Gérard Cosme démissionne : Le socialiste reste conseiller municipal et président d’Est Ensemble. Son successeur sera désigné le 10 septembre », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  27. Réélu pour le mandat 2014-2020 : CG et Marie-Pierre Bologna, « 18 maires déjà sur le pont », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎ , p. IV
  28. Elsa Marnette, « Le Pré-Saint-Gervais : Laurent Baron pressenti pour succéder au maire sortant : Gérard Cosme a démissionné lundi. Son successeur sera élu ce lundi », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  29. Elsa Marnette, « Le Pré-Saint-Gervais : un nouveau maire et une majorité éclatée : Laurent Baron a été élu maire ce lundi soir. Trois principaux adjoints ont perdu leurs délégations », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne) « On savait les négociations difficiles au sein de la majorité municipale du Pré-Saint-Gervais après la démission du maire (PS) Gérard Cosme il y a tout juste une semaine. Ce lundi soir, ces tensions se sont affichées publiquement devant un parterre d’élus du département et d’habitants lors de l’élection du nouveau maire, Laurent Baron, 44 ans, jusque-là conseiller municipal délégué aux affaires scolaires et périscolaires ».
  30. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Le Pré-Saint-Gervais, consultée le 30 octobre 2017
  31. (de) Site de Giengen an der Brenz
  32. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  34. http://insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-93061
  35. 'lamia Barbot, « WWF s'installe au Pré-Saint-Gervais », lesechos.fr (consulté le 3 janvier 2018)
  36. N. Pierrot, Inventaire Général, DRAC⁷, 2005, p. 8
  37. Le site de l'usine Guitel
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