Le Pecq

Le Pecq
Le Pecq
L'église Saint-Wandrille -  Inscrit MH (1965).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Saint-Germain-en-Laye
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Laurence Bernard
2014-2020
Code postal 78230
Code commune 78481
Démographie
Gentilé Alpicois
Population
municipale
16 131 hab. (2015 en diminution de 2,21 % par rapport à 2010)
Densité 5 524 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 39″ nord, 2° 06′ 56″ est
Altitude Min. 25 m
Max. 97,65 m
Superficie 2,92 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte administrative des Yvelines
City locator 14.svg
Le Pecq

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

Voir sur la carte topographique des Yvelines
City locator 14.svg
Le Pecq

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Pecq

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Pecq
Liens
Site web ville-lepecq.fr

Le Pecq est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Alpicois.

Géographie

Localisation

Le Pecq vue de la Terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye (à l'horizon, les tours de La Défense).

La commune du Pecq se situe dans une boucle de la Seine, à 19 km à l'ouest de Paris, au pied du château de Saint-Germain-en-Laye.

La commune du Pecq est limitrophe des communes du Mesnil-le-Roi (quartier de Carrières-sous-Bois) au nord, de Montesson au nord-est, du Vésinet à l'est, de Croissy-sur-Seine au sud-est, du Port-Marly au sud, de Marly-le-Roi au sud-sud-est, de Mareil-Marly au sud-ouest et de Saint-Germain-en-Laye à l'ouest.

Géologie et relief

Hydrographie

Le territoire de la commune se répartit sur les deux rives de la Seine et englobe une petite île, l'île Corbière. Il est fortement urbanisé à l'exception de l'île Corbière, protégée partiellement comme zone de nidification d'oiseaux migrateurs. Jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, un établissement de bains fonctionnait sur cette île. Deux autres établissements liés à l'eau furent célèbres au Pecq : un spa exploitant les nombreuses sources de la colline de Saint-Germain et une piscine en eau naturelle de 100 m de long, avec plages de sable.

Voies de communication et transports

Voies routières

Les communications sont assurées principalement par la route départementale 186 qui permet, sur la rive gauche, de rejoindre la route nationale 13 et la route nationale 186 au Port-Marly et qui, en direction de l'est, du Vésinet et de Chatou, franchit la Seine au pont du Pecq. Ce pont construit en 1963, est constitué d'arches en acier surbaissées reposant sur deux piles centrales en béton. Du côté ouest, les culées sont ornées de statues représentant l'Oise et la Seine. Ces statues ont été réalisées par René Letourneur qui a aussi sculpté des œuvres pour le lycée Jeanne-d'Albret de Saint-Germain-en-Laye.

Ces statues ont aussi une fonction pratique : elles créent, grâce à leur poids, une poussée verticale contrebalançant la poussée horizontale naturelle de l’ouvrage, technique devenue obsolète avec l’emploi des matériaux actuels. C’est pourquoi le pont Georges-Pompidou, inauguré en 1963, est présenté comme le dernier ouvrage de la sorte construit avec ce type d’ornements.

Les autres voies de communication importantes de la commune sont la route départementale 190 qui commence au pont du Pecq et permet d'accéder à Saint-Germain-en-Laye vers l'ouest ainsi que la route départementale 159 vers Le Mesnil-le-Roi au nord et la route départementale 7 vers Marly-le-Roi au sud.

Piste cyclable

En berge de Seine (rive droite) entre le Pont-du-Pecq et Sartrouville.

Transports en commun

Transport ferroviaire

Bus : 14 lignes de la société de transport Transdev Ile-de-France

Urbanisme

Morphologie urbaine

Logement

Projets d'aménagements

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Alpicum au VIIe[1] ou VIIIe siècle[2], Alpiacum en 833[3], Alpec en 1108[4], Alpecum en 1170[3], Aupec en 1194, Aupicum au XIIIe siècle, le port Aupec en 1709[3].

Le Pecq semble tirer son nom du pré-latin *Alp-iccum, formé sur le radical pré-latin alp- et le suffixe -ĭccum[1]. Le mot semble gaulois alb- désignant originellement la couleur blanche, puis le monde d'en haut, le ciel. Ce mot est passé en latin sous la forme alp-[5].

Histoire

Le Pecq, ancien alpicium qui veut dire hauteur, est situé sur la côte dominant le passage obligé sur la Seine de la grande route conduisant de Paris à la Normandie par Poissy et Pontoise (l'ancienne nationale 13 qui traversait le bourg de Saint-Germain dont le château protégeait l'accès) .

Ses coteaux bien exposés au sud-est étaient plantés de vignobles. Les derniers rois Mérovingiens avait un logis royal à l' abbaye d'Aupec (Le Pecq). Childebert III donna aux moines de cette abbaye, en 704, la terre d'Aupec et ses dépendances[6]. Ils sont mentionnés pour la première fois dans une charte de Childebert III, roi de France, en 704. Cette année-là, le roi répond, assez tardivement, à une requête de Wandrille, formulée en 666 à Clotaire III et confirme à l'abbaye de Fontenelle une donation qui lui a été faite par la famille d'Érembert[7] devenu moine de cette abbaye.

En 1595, Henri IV demanda aux habitants du Pecq de lui céder 18 à 20 arpents de terre, nécessaires pour prolonger les jardins du Château Neuf jusqu'à la Seine. En compensation, il exempta les Alpicois de la taille et de diverses taxes, privilège qu'ils conservèrent jusqu'à la Révolution. Sous l'Ancien Régime, le village connut de nombreux jours d'affluence lorsque les rois Louis XIII, puis Louis XIV se rendaient à Saint-Germain avec leur cour venant du Louvre à bord d'une galère royale qui accostait au Pecq.

Louis XIV naquit au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye, dans le pavillon de gauche qui surplombe le village de Saint-Wandrille. C'est aussi ici que se réfugia avec sa cour le roi Jacques II d'Angleterre lors de son exil.

Le village connut ainsi un essor commercial et les alpicois faisaient beaucoup la fête. C'est dans ce même esprit que Le Pecq organisa, en 2005, une manifestation festive en l'honneur des 1300 ans de la ville.

Le pont du Pecq, vers 1904.

En 1837, la première ligne de chemin de fer pour voyageur fut inaugurée entre Paris et Le Pecq : il s'agit de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye. À l'époque, le terminus de la ligne se situe au port du Pecq, sur la rive droite de la Seine. Les locomotives sont en effet incapables d'affronter la rampe nécessaire à l'ascension du coteau de Saint-Germain, qui domine le fleuve de plusieurs dizaines de mètres. Début 2017, les vestiges de cette première gare, dont le lieu exact d'implantation n'était plus connu, sont découverts au pied du pont Georges-Pompidou (dit Pont du Pecq) à l'occasion de travaux pour la construction d'un ensemble immobilier.

Position du Pecq dans les Yvelines.
Locator Dot.png

« Ce qu’on peut dire, c’est que cette gare, construite à l'initiative des frères Pereire et financée par la famille Rothschild, a été construite pour donner une leçon de faste, montrer l’étendue du savoir-faire français », explique le représentant de la DRAC. Dix ans tout juste après son inauguration, cette première gare de voyageurs de France était en effet abandonnée. Le prolongement de la ligne jusqu’au château de Saint-Germain, alors rendu possible par l’apparition du chemin de fer atmosphérique, avait imposé la création d’une autre gare, à seulement quelques centaines de mètres de là[8].

Bombardements du Pecq

Pouvait-il s’agir d’une erreur alors qu’au Pecq la ville a été éclairée pendant les deux heures qu’à duré le bombardement et que 195 bombes ont été lancées par des bombardiers volant entre 1000 et 3000 pieds (300 à 900 mètres) ? L’ouverture récente des archives de la Royal Air Force a permis de montrer que ce n’était pas une erreur[10]. Les 235 bombardiers qui en fin d’après-midi du 3 mars 1942 s’envolent de 27 aérodromes anglais appartiennent aux quatre groupes du Bomber Command opérationnels à cette époque, répartis en trente-trois Squadrons. L’objectif affiché en clair de ces bombardiers est les usines Renault de Boulogne-Billancourt, mais une partie d’entre eux a un autre objectif codé qui leur a été assigné : tout un faisceau d’indices issus des archives conduit à penser qu’il s’agit du Haut Commandement allemand pour tout le front ouest, l’Oberbefehlshaber West ou OB-West, dont le chef est à ce moment le maréchal Erwin von Witzleben. L’état-major allemand était alors installé au Pavillon Henri IV à Saint-Germain-en-Laye, en limite du Pecq. Il constituait pour les Alliés un objectif psychologique de premier ordre, très exposé et peu défendu. En effet jusqu’à ce début mars 1942 les bombardements de la RAF s’étaient cantonnés au littoral français, frappant essentiellement les ports (en 1941 Brest subit plus de trente bombardements). Si le maréchal Witzleben a survécu à ce bombardement qui a détruit aux trois-quarts le Pavillon Henri IV, il fut dès le 14 mars relevé de son commandement par Hitler et remplacé par le maréchal von Rundstedt qui entreprit immédiatement de construire une série de bunkers enterrés qui constitueront le nouveau quartier général allemand. Un élément dans les archives françaises confirme ce qui ressort de l’étude des archives anglaises. C’est le rapport de l’expert agréé par le ministère de Reconstruction et de l’Urbanisme pour l’Industrie hôtelière qui écrit en 1947 : le bombardement aérien du 3 mars 1942 a été provoqué par l’occupation allemande du Pavillon Henri IV qui comportait un état-major extrêmement important[11]. Malheureusement Le Pecq a payé un lourd tribu à cette opération. L’inévitable dispersion des bombes a touché plusieurs quartiers : de la Cité, du Port et du Mexique. Le quartier de la Cité, le plus proche du pavillon Henri IV a été le plus éprouvé. Au total il y aura 47 morts et 22 blessés. Le nombre de sinistrés est de 591, tandis que 191 familles sont sans abri. Les dégâts matériels sont très importants : 2 grands immeubles partiellement détruits, 35 immeubles totalement détruits, 105 partiellement, 100 légèrement. La commune du Pecq est sinistrée à 52%.

L'odonyme « rue du 3-Mars-1942 » commémore cet événement.

  • Le Pecq subira encore trois autres bombardements. Le 30 avril 1944 à partir de 23h50 le quartier de la Cité est à nouveau bombardé pendant une vingtaine de minutes. Trois maisons seront détruites faisant deux victimes.

Le 28 mai 1944 ce sont cette fois douze Mustangs américains de la IXe USAAF qui attaquent à nouveau le quartier de la Cité et du Mexique faisant trois nouvelles victimes.

Enfin le 5 juin 1944 vers 20h45, en prélude au débarquement, c’est le pont du Pecq qui est visé faisant une nouvelle victime.

Au total ce seront 53 Alpicoises et Alpicois qui auront été emportés dans la tourmente des bombardements successifs du Pecq.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune était le chef-lieu du canton du Pecq depuis 1976. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Saint-Germain-en-Laye.

Intercommunalité

La commune était membre depuis 2014 de la communauté de communes Saint-Germain Seine et Forêts, transformée en communauté d'agglomération en 2015.

Celle-ci fusionne avec d'autres intercommunalités pour former, le , la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Le bâtiment de la mairie.
Liste des maires[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 J. Mieux    
1792 1793 Louis Nicolas Métayer    
1793 1793 J. Labiche    
1793 1799 J. Hallot    
1799 1801 Pierre Louis Le Jamble    
1801 1806 Antoine François Periot    
1806 1823 Louis Charles Guy    
1823 11830 Louis François Petit    
1830 1831 Nicolas Philippe Duverger    
1831 1837 Claude Nicolas Breton   Marchand de vins
1837 1840 Jean Nicolas Alexandre Rigaux   Ingénieur (?)
1840 1847 Jean-Louis Petit    
1847 1861 René Bellavoine    
1861 1873 Jean-Baptiste Charles Eugène Le Filleul   Rédacteur au ministère de l'instruction publique
1866 1873 Pierre François Bordes    
1873 1883 Anatole Ray   Artiste-peintre
1883 1892 Félicien Siméon Minost    
1892 1896 Louis André Théodore Pichon    
1896 1900 Charles Abadie   Médecin
1900 1912 François Désiré Jourdain    
1912 1936 Adrien Félix Descombes    
1936 1947 Joseph Champeval    
1947 1949 Raymond Duriez    
1949 1977 Pierre Régis UDR Instituteur
Député des Yvelines (1976 → 1978)
Conseiller général du Pecq (1976 → 1992)
1977 1981 Jean Delecolle RPR  
1981 1981 Max Gauffreteau[13]   Décédé en fonction
octobre 1981 septembre 1991 Françoise Colas[14] RPR Assistante sociale
Démissionnaire
septembre 1991 janvier 2013[15] Alain Gournac[16] UMP Chef de publicité, colonel de gendarmerie de réserve
Sénateur des Yvelines (1995 → 2017)
Conseiller général du Pecq (1992 → 2004)
Démissionnaire
janvier 2013[17] en cours
(au 2 février 2017[18])
Laurence Bernard UMP - LR Vice-présidente de la CA Saint Germain Boucles de Seine (2016 → )
Réélue pour le mandat 2014-2020[19],[20]

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[21],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 16 131 habitants[Note 2], en diminution de 2,21 % par rapport à 2010 (Yvelines : +1,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5121 1421 2711 1239419221 0521 3491 024
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1471 6011 8781 9081 5701 8261 8801 7471 755
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7912 0212 3262 7983 6014 6035 0095 0386 785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
10 68813 73417 58417 19617 00616 31815 69016 67516 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,9 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 20,4 %) ;
  • 53,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 24,4 %).
Pyramide des âges à Le Pecq en 2007 en pourcentage[24]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
8,7 
12,3 
60 à 74 ans
14,2 
20,0 
45 à 59 ans
20,9 
21,1 
30 à 44 ans
20,7 
18,5 
15 à 29 ans
16,9 
20,0 
0 à 14 ans
17,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement

La commune est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires

La ville administre cinq écoles maternelles (écoles maternelles publiques Centre, Jean-Moulin, Général-Leclerc, Normandie-Niemen sur la rive gauche, école maternelle publique Jehan-Alain sur la rive droite) et cinq écoles élémentaires (écoles élémentaires publiques Claude-Érignac, Jean-Moulin, Général-Leclerc, Normandie-Niemen sur la rive gauche, école élémentaire publique Félix-Éboué-Wilson sur la rive droite).

Le département gère deux collèges : le collège Jean-Moulin (rive gauche) et le collège Pierre-et-Marie-Curie (rive droite). Il n'y a pas de lycée public au Pecq : la très grande majorité des collégiens alpicois terminent leurs études secondaires dans les lycées de la ville de Saint-Germain-en-Laye[26].

S'ajoute à cette offre éducative publique le groupe scolaire Saint-Dominique, établissement catholique privé hors contrat (sauf trois classes primaires sous contrat simple avec l'État) réunissant école maternelle, élémentaire, collège et lycée.

Vie universitaire

La commune n'héberge pas d'établissement universitaire.

Manifestations culturelles et festivités

Le Pecq accueille tout au long de l'année de nombreux concerts et évènements culturels dans ses infrastructures, et plus généralement dans la salle des fêtes. Depuis 2002[27], le Printemps Musical se tient annuellement généralement courant avril, et accueille des artistes régionaux.

Santé

Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. L'hôpital public généraliste le plus proche est le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye. Sept médecins généralistes[28], huit chirurgiens-dentistes[29] exercent dans la commune et six pharmacies[30] sont installées au Pecq.

Sports

  • La ville du Pecq comporte un principal club de sport, l'Union sportive du Pecq (US Pecq). Ce club comporte de nombreuses sections de sports collectifs comme le handball, le football ou le basket-ball ainsi que de nombreuses sections consacrées aux sports de combat (Jiu-jitsu, judo, karaté, etc.) ou a des sports individuels (tennis, pétanque, tennis de table, tir à l'arc). Les sections les plus importantes sont celle du trampoline(vice-championne de France en 2011 et 2012) ainsi que celle de l'escrime (une des meilleures de la région parisienne).
  • La commune possède plusieurs installations sportives, comme le complexe sportif Louis-Raffegeau, avec plusieurs terrains de football, 10 terrains de tennis ainsi que le gymnase multi-sport Marcel Villeneuve, sur la rive droite de la Seine ainsi que deux gymnase sur la rive gauche : le gymnase Jean-Moulin ainsi que le gymnase Normandie-Niemen. Il existe également une piscine avec un bassin de 25 m dans le quartier des Vignes-Bennettes[31].
  • Un club de remise en forme "planète forme" accueille ses adhérents toute la semaine. Il propose des activités de type cours collectifs, zumba, pilates. Il propose aussi des activités de musculation et un sauna.
  • Il existe également le yacht club du Pecq (www.ycpecq.fr), club qui se consacre majoritairement à la voile sur la Seine et à l'organisation de stages de voile.
  • Il existe ainsi 46 sports praticables dans le cadre des divers club sportifs se trouvant au Pecq.

Médias

  • Le Pecq en scène, journal mensuel d'informations locales, diffusé gratuitement par la mairie.

Cultes

Curés de la paroisse Saint-Wandrille

  • Père Gustave Dastot, curé en 1941 et en 1947.
  • Père Marcel Goémine (1920- 1999), auteur de L´Evangile de Jésus Christ selon l´Apocalypse de Saint Jean, Commentaire nouveau, historique et théologique, Paris, éditions Pierre Téqui, 1995.
  • Père Jean-Claude Marteau-Lacour, curé de 1999 à 2006.
  • Père Christian Lavie, (Chartres 1938-2014), curé de 2006 à 2010[32].
  • Père Henri Merveilleux du Vignaux, prêtre de la prélature de l'Opus Dei, curé depuis 2010.

Curés de la paroisse Saint-Thibaut, (Le Pecq-Marly-le-Roi).

  • Père Hazard.
  • Père Eudes.
  • Père Pierre Bothuan.
  • Père Olivier de Rubercy.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 41 462 €, ce qui plaçait Le Pecq au 1 865e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[33].

Emploi

Entreprises et commerces

  • Centre régional de la société Lyonnaise des eaux. Centre de production d'eau potable produisant environ 90 millions de mètres cubes d'eau par an, centre de gestion de la clientèle gérant environ un demi-million de consommateurs dans l'ouest de Paris et centre de recherche.
  • Yacht Club du Pecq.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église Saint-Wandrille.
  • Église Saint-Wandrille [34],[35] : une charte établie en l’an 704 rapporte que le roi Childebert III a fait don de la terre royale d'Aupec, riche de vignes, à l’abbaye de Saint-Wandrille à Saint-Wandrille en Normandie. L’histoire du Pecq est liée pendant huit siècles (de 709 à 1570) à celle de l’abbaye de Saint-Wandrille et aux rois de France. Nombre d’arrêts du roi, de chartes d’évêques et de bulles papales témoignent de l’établissement du prieuré d’Aupec. La première église a été construite vers l'an 1000. Une seconde église construite selon une orientation est-ouest au début du XVIe siècle s'est effondrée en 1723. La première pierre de l'église actuelle a été posée en 1739 par le duc de Noailles, alors gouverneur du domaine royal de Saint-Germain, et inaugurée six ans plus tard ; elle a été construite par l'architecte Sébastien Jan dans le style baroque avec un fronton triangulaire ; elle n'a été consacrée que le 28 mai 1995 par Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles, en présence de l'abbé de Fontenelle-Saint-Wandrille. Cette église est celle de la paroisse du Pecq.
Église Saint-Thibaut.
Intérieur de l'église Saint-Thibaut.
  • Église Saint-Thibaut[36]: édifice en béton et bois, construit en 1964 par les architectes Perrouin, Lunel et Jung, surmonté par une flèche en voile de bois de 30 mètres de haut. Cette église construite sur le territoire de la commune du Pecq, fut édifiée à l'initiative des habitants[37] du domaine des Grandes Terres à Marly-le-Roi, qui ne disposaient alors (vers 1960) d'aucune église proche. C'est un des cinq lieux de culte du groupement paroissial de Marly-le-Roi/Le Pecq/L'Étang-la-ville/Le Port-Marly[38].
    Depuis les années cinquante, les toitures de certaines églises modernes sont en forme de paraboloïde hyperbolique de sorte que leurs lignes semblent converger vers un point à l'infini. C'est le cas de l'église Saint-Thibaut[39]. Dans la plaquette, éditée par l'« association des Amis de Saint-Thibaut » en , est décrit : « L'arêtier-poursuit l'exposé du parti-est une hyperbole et nous avons déterminé cette courbe de sorte que l'assemblée ne puisse en voir l'extrémité. Nous pensons que cette particularité contribuera à suggérer l'élan vers l'infini. Telles étaient les idées des architectes », ainsi qu'une légende concernant le tracé schématique de la toiture : « Tracé schématique de la forme de l'église, montrant comment on a pu construire les paraboloïdes hyperboliques à partir d'éléments rectilignes. Les quatre voiles de bois se rejoignent à leur pointe, déterminant une convergence vers l'infini... »[40].
  • Le château de Monte-Cristo, résidence d'Alexandre Dumas, situé sur la commune du Port-Marly [42] est géré par le syndicat intercommunal de Monte-Cristo incluant, avec Le Port-Marly, les communes du Pecq et de Marly-le-Roi.
  • Le parc Corbière[43]. Celui-ci a été aménagé pour laisser une zone inondable remplir cette fonction lors des crues de la Seine. En temps ordinaire, c'est un espace vert agrémenté d'une petite ménagerie [44], lors des crues le parc est fermé au public et les animaux sont parqués ailleurs. En retrait, une digue permanente maintient les eaux qui pourraient submerger la route proche et les habitations voisines. Après la crue, la ménagerie retrouve ses habitants et le parc est nettoyé des apports de la Seine.

Elle participe au Concours des villes et villages fleuris et possède trois fleurs en 2007[45].

Patrimoine pictural

  • Une paire de panneaux représentant d'une part un saint évêque (probablement saint Augustin), d'autre part saint Antoine Abbé, a été donnée à la paroisse Saint-Wandrille du Pecq par Guillaume Parissot en 1866. En 1980 cette paire a été déposée au musée du Louvre par la mairie du Pecq. De nos jours ces deux panneaux sont considérés comme de Giovanni Bellini et furent présentés à l'exposition Mantegna au Musée du Louvre (fin 2008-début 2009).
  • À la fin du XIXe siècle un tableau : Le Rembrandt du Pecq, eut une certaine célébrité. Il s'agissait d'une huile sur bois[46] de 111 par 174 cm, provenant de Madame Legrand, fille du dessinateur Aignan-Thomas Desfriches et représentant Abraham et les trois anges. Cette œuvre, conservée de nos jours à Rotterdam au musée Boijmans Van Beuningen, est en fait d'un élève de Rembrandt : Arent de Gelder (1645-1727).

Patrimoine culturel

Le Pecq et la peinture

En 2002, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Le Pecq, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly et Noisy-le-Roi, crèe le label et la structure « Pays des Impressionnistes »[48].

Personnalités liées à la commune

  • Félicien David (1810-1876), compositeur, est inhumé dans le cimetière du Pecq [49] ;
  • Hodgson Pratt (1824-1907), militant pacifiste britannique, est mort au Pecq le 26 février 1907 ;
  • Louis Delâge (1874-1947), ingénieur et industriel français, propriétaire pendant plusieurs années du château du Pecq, une grande propriété, entourée d'un parc, qui s’étend alors entre la rue Victor-Hugo et l'avenue Carnot (actuelle avenue Charles-de-Gaulle). Il l'acquiert en 1916 et s'en sépare à la fin des années 1930[50] ;
  • Paul Nizan (1905-1940), écrivain, a vécu et travaillé dans la maison qu'avaient fait bâtir ses beaux-parents, M. et Mme Halphen, domaine de Grandchamp ;
  • Jacques Tati (1907-1982), réalisateur et acteur français est né au Pecq le 9 octobre 1907 ;
  • Jean Rousselot (1913-2004), poète, est enterré au cimetière du Pecq.
  • Marie-Claire Alain (1926-2013), organiste concertiste française est morte au Pecq le 26 février 2013.

Héraldique, logotype et devise

Blason Blasonnement :
D’argent à l’orme de sinople issant de cinq flammes ondoyantes de gueules mouvant de la pointe, au chef d’azur chargé d’une barque d’or contournée à la voile d’argent
Commentaires : La devise du Pecq est Alpicum in Pago, abrégé de Alpicum in Pago Piascenciasis et qui signifierait Petites Alpes (ou Aupec) en pays pincerais.

Voir aussi

Bibliographie

  • Louis Bigard, Les Seigneurs du Pecq et du Vésinet, 1925.
  • P. Dastot, Quelques histoires de l'histoire du Pecq, 1947.
  • Pierre Michet de la Baume, Diguet-Denys, Petites et grandes heures du Pecq et du Vésinet, 1966.
  • Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, préface de Paul-Louis Tenaillon, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328).
  • André Kohn, Le Pecq-sur-Seine, mille ans d'histoire, Ascala, 1995, 155 p., (ISBN 2950959504).
  • Tina Couybes, Le Pecq - Images d'autrefois, AS.CA.L.A., 2000.
  • Gérard Durand, Le Pecq bombardé par erreur ?, AS.C.A.L.A., 2014.

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 523b
  2. « Dans une charte de 704 » Louis Bigard, Les Seigneurs du Pecq et du Vésinet, Versailles, Léon Bernard, 1925, p. 6, malheureusement l'auteur ne publie pas cette charte dans le chapitre Pièces justificatives de son ouvrage qui commence par un acte de cession daté de 960.
  3. a, b et c Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Albert Dauzat, Charles Rostaing, op. cit.
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003, p. 37-38.
  6. Monographie communale
  7. P. Dastot, Quelques histoires dans l'histoire du Pecq, chapitre L'abbaye Saint-Wandrille, (chez l'auteur) Saint-Germain-en-Laye, 1947, p. 10.
  8. [1]
  9. www.leparisien.fr Le Pecq-sur-Seine : Hommage aux victimes des quartiers bombardés.
  10. Gérard Durand, 3 mars 1942 Le Pecq bombardé par erreur ?, Le Pecq (13bis quai Maurice Berteaux, 78230) : ASCALA, Association culturelle artistique littéraire alpicoise (2014), Maury imprimeur, (ISBN 978-2-9509595-2-2).
  11. André Lotte, rapport d’expertise sur les destructions du Pavillon Henri IV en date du 13 novembre 1947, pour le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, Archives départementales des Yvelines 222W 1192.
  12. « Les maires de Pecq (le) », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 24 mai 2016).
  13. « Le nom des rues », L’histoire du Pecq, sur http://www.ville-lepecq.fr, (consulté le 24 mai 2016).
  14. « Maire de 1981 à 1991. Françoise Colas s'est éteinte », 78 Actu,‎ (lire en ligne).
  15. « Le maire, Alain Gournac, cède sa place après plus de vingt ans de mandat », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  16. Sébastien Birden, « Le Pecq : pour l’ancien sénateur Alain Gournac, « décrocher peut être terrible » : L’ex-sénateur LR ne briguera plus de mandat. Pour autant, il lui semble impossible de quitter définitivement le milieu politique », Le Parisien, édition des Yvemines,‎ (lire en ligne).
  17. « Laurence Bernard élue maire du Pecq », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  18. S. B., « Le Pecq : les grands dossiers d’urbanisme votés sous les applaudissements », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  19. « Municipales : Laurence Bernard (UMP) souhaite conserver la mairie du Pecq », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  20. Philippe Roudeillat, « Laurence Bernard confortée dans son fauteuil de maire : Laurence Bernard obtient le très beau score de 77,19 % des suffrages », 78 actu,‎ (lire en ligne).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  24. « Évolution et structure de la population à Le Pecq en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 mai 2011)
  25. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 3 mai 2011)
  26. Annuaire et listes des écoles et établissements des Yvelines sur le site de l’inspection académique. Consulté le 07/04/2013.
  27. [2] Site officiel du printemps musical : Historique
  28. Liste des médecins sur l’annuaire en ligne du conseil national de l’Ordre. Consulté le 07/04/2013.
  29. Annuaire des chirurgiens-dentistes sur le site de l’Ordre national. Consulté le 07/04/2013.
  30. Liste des pharmacies sur le site de l’Ordre national. Consulté le 07/04/2013.
  31. Service des sports de la Mairie du Pecq Consulté le 26 janvier 2013.
  32. Cf. Le Pecq en scène, no 350, mai 2014, p. 18.
  33. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 14 septembre 2017)
  34. « inscription », notice no PA00087562.
  35. « inventaire », notice no IA00052784.
  36. Église Saint Thibaut, site église catholique de France
  37. Aidés par l'un des leurs Michel Camdessus.
  38. Saint-Thibaut au Pecq, Sainte-Amélie dans le domaine de Grandchamp au Pecq, Saint-Vigor à Marly-le-Roi, Sainte-Anne à L'Étang-la-Ville, et Saint-Louis au Port-Marly.
  39. Église saint-Thibaut, in iledefrance.fr.
  40. Plaquette intitulée « L'église Saint-Thibaut Marly-le-Roi - Le-Pecq », éditée par « Les amis de Saint Thibaut - 17 bis rue de Saint Cyr - 78160 Marly-le-Roi », chapitre "Que tout s'élève vers l'infini".
  41. « Pont de chemin de fer dit pont de la voie ferrée Paris Saint-Germain », notice no IA00052808.
  42. Notice no PA00087575.
  43. Parc Corbière
  44. Notice no IA78000897.
  45. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  46. Ou d'une toile, selon d'autres sources.
  47. Kunsthaus Zurich
  48. Clarisse Josselin, Le Pays des impressionnistes est né, Le Parisien, 27.02.2002.
  49. Notice no IA00052816.
  50. « Louis Delâge », sur histoire-vesinet.org