Le Journal du dimanche

Le Journal du dimanche
Image illustrative de l'article Le Journal du dimanche

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Généraliste
Diffusion 196 497[Note 1] ex. (2015, en diminution-9,2 %)
Date de fondation 1948
Ville d’édition Levallois-Perret

Propriétaire Lagardère Active
Directeur de publication Claire Léost
Directeur de la rédaction Hervé Gattegno
ISSN 0242-3065
Site web www.lejdd.fr

Le Journal du dimanche[Note 2], aussi appelé le JDD[Note 3], est un journal hebdomadaire français d'actualité qui paraît le dimanche, fondé en 1948.

Le journal est la propriété de Lagardère Active, filiale du groupe Lagardère, et constitue le seul hebdomadaire national dominical d'informations générales en France. Il est diffusé à 196 497 exemplaires en 2015. Il est réputé pour sortir de nombreux scoops chaque dimanche et donne la part belle à l'actualité politique.

Historique

Un ancêtre éponyme

Un bi-hebdomadaire portant le même nom est paru pendant la seconde moitié du XIXe siècle et les premières années du XXe siècle.Le premier Journal du dimanche, créé en 1855, a été publié au moins jusqu'en 1902[1]. Il paraissait deux fois par semaine. Aux alentours de 1900, il était de tendance républicaine, laïque, voire socialisante ; Jules Gondry du Jardinet était alors son directeur de publication. De nombreux exemplaires de ce premier Journal du dimanche sont consultables sur le site Gallica[2], principalement les exemplaires des années 1883 à 1899, mais également quelques autres numéros par ailleurs.

Le nouveau « Journal du dimanche »

Créé en 1948 par Pierre Lazareff, alors directeur général du quotidien France-Soir.

Une des journalistes du Journal du dimanche, Nathalie Odent (qui travaillait en parallèle avec VSD), a disparu dans un accident d'hélicoptère au rallye Paris-Dakar en 1986.

Depuis le 15 mars 2007, la version électronique sur Internet du JDD est journalière.

En mars 2009, une édition paraissant le samedi est lancée sous la direction de Christian de Villeneuve[3]. L'expérience dure deux ans pour s'achever début 2011 à la suite d'une décision de Denis Olivennes[4].

En avril 2010, les journalistes protestent auprès d'Olivier Jay, directeur de la rédaction, au sujet de la position du groupe Lagardère vis-à-vis du pouvoir. Ils affirment ainsi que le JDD, « pas plus que n'importe quel autre média, n'a à se plier aux désirs d'un pouvoir, ni à céder aux pressions ou aux menaces, d'où qu'elles viennent »[5].

Version Femina est proposé en supplément optionnel payant.

Entre 2012 et début 2016, les ventes totales du journal ont baissé de près d'un quart (- 22 % environ) et le journal a connu plusieurs plans sociaux. En mars 2016, quinze postes sur 54 au total sont menacés par un plan de départs volontaires et le journal se met en gréve[6]. Le groupe propriétaire Lagardère Active enclenche la même année le rapprochement des rédactions du journal et d'Europe 1, dans le but de réaliser des économies de personnels. Chacune des deux rédactions garde son indépendance et sa ligne éditoriale même si des passerelles peuvent avoir lieu entre les deux (sur le papier comme sur le numérique). Les rédactions déménageront dans des locaux communs d'ici 2018[7].

Organisation

Le journal appartient au groupe Lagardère via sa filiale Lagardère Active.

La publicité représente 50 % des recettes du JDD (en plus des ventes). En moyenne, un espace publicitaire se vend de 1 500 € pour un module, 87 000 € pour une page et 149 000 € pour une double page[réf. nécessaire].

Le JDD est distribué la nuit dans 15 000 points de ventes à travers la France partagés en six zones de distribution ; 80 % des ventes ont lieu le dimanche entre 9 h et 13 h. Environ 30 % des exemplaires distribués ne sont pas vendus.[réf. nécessaire]

Directeurs

Daniel Filipacchi est le président d'honneur.

Liste des directeurs successifs :

Le rédacteur en chef central et secrétaire général de la rédaction est Cyril Petit.[9]

La directrice artistique est Brigitte Suffert.

Les rédacteurs en chef sont Anna Cabana (politique), François Clemenceau (international), Guillaume Rebière (économie) et Laurent Valdiguié (société).

La directrice de la publication est Claire Léost.

Diffusion

Les données de la diffusion du Journal du dimanche sont celles de l'OJD[10].

Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Diffusion France payée 264 671 257 280 254 459 243 408 223 129 212 516 193 448
Diffusion totale 268 496 261 972 258 215 246 837 227 219 216 393 196 497
Évolution - en diminution- 2,4 % en diminution- 1,4 % en diminution- 4,4 % en diminution- 7,9 % en diminution- 4,8 % en diminution- 9,2 %

Lectorat

Le JDD est le premier journal vendu chez les PDG/gérants (9 %) devant Les Échos puis le Monde (7 %). Les lecteurs du JDD sont principalement des hommes à revenu élevé et plutôt de droite.[réf. nécessaire]

Critiques

Le journal a été critiqué pour ses liens avec le pouvoir, sous le mandat de Nicolas Sarkozy[11].

Le Journal du dimanche a également été critiqué pour avoir changé de direction quatre fois en cinq ans[réf. souhaitée].

En juillet 2016, l'association Acrimed publie un courrier de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT (Ugict-CGT), adressé à François Clemenceau, le rédacteur en chef du journal. Dans celui-ci l'Ugict-CGT accuse la rédaction d'avoir transformé une tribune contre le projet de loi Travail signée et rédigée par des entrepreneurs et des cadres dirigeants auxquels elle s'est associée, en tribune contre la Confédération générale du travail et la ligne de son secrétaire général, Philippe Martinez. Elle dénonce une « instrumentalisation de la tribune et de sa démarche qui ne fait en aucun cas écho avec d’hypothétiques débats internes de la CGT »[12].

Menaces de mort

Le 11 avril 2017, le directeur en chef, Laurent Valdiguié, annonce avoir reçu des menaces de mort par courrier, similaires à celles adressées à des magistrats du pôle financier et aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart. La lettre était accompagnée d'une balle et, sur le courrier, étaient dessinés une tête de mort et un cercueil[13]. Valdiguié a porté plainte auprès de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Notes et références

Notes

  1. Diffusion totale hebdomadaire moyenne
  2. Le journal orthographie son titre Le Journal du Dimanche, les usages de Wikipédia en français ne conservent que la première majuscule.
  3. Ivan Levaï, qui y a tenu une chronique des années 1970 à sa retraite, disait « le J du D » dans sa revue de presse de France Inter

Références

  1. Voir par exemple le no  du 24 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5678145s/f1.image.r=Ploudaniel.langFR
  2. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328008785/date
  3. Le « JDD » touché par la fièvre du samedi - Frédérique Roussel, Libération, 6 mars 2009
  4. Le JDD abandonne son édition du samedi - Renaud Revel, L'Express, 24 janvier 2011
  5. Les journalistes du « Journal du dimanche » protestent - Le Monde, 8 avril 2010
  6. « Grève chez Lagardère : « Le Journal du dimanche » ne paraîtra pas », sur Le Monde, (consulté le 19 octobre 2016)
  7. « Le JDD et Europe 1 actent le rapprochement de leurs rédactions », Les Échos/AFP, (consulté le 19 octobre 2016)
  8. (en) « Hervé Gattegno nouveau directeur de la rédaction du "JDD" », sur Les Échos, (consulté le 19 octobre 2016)
  9. « Changements au JDD », sur www.lettreaudiovisuel.com (consulté le 30 janvier 2017)
  10. « Diffusion du Journal du dimanche », sur ojd.com (consulté le 11 avril 2014)
  11. Frédéric Martel, « Le JDD de Sarkozy », sur lexpress.fr,
  12. « Le Journal du Dimanche transforme une tribune anti-Loi Travail en tribune anti-CGT », sur acrimed.org,
  13. Après Mediapart et « Le Canard enchaîné », « Le JDD » annonce avoir reçu des menaces de mort - Le Monde/AFP, 11 avril 2017

Voir aussi