Le Caousou

Le Caousou
Image illustrative de l’article Le Caousou
La chouette : symbole du Caousou
Généralités
Création
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 36′ 03″ nord, 1° 27′ 39″ est
Adresse 42, avenue Camille Pujol
31079 Toulouse
Site internet http://www.caousou.com/
Cadre éducatif
Réseau Enseignement catholique
Type Enseignement privé
Président Valérie Levanthoï
Directeur Sébastien Goulut (chef d'établissement et directeur du secondaire), Danièle Granry (primaire)
Population scolaire 2140 (2018)
Formation École maternelle, École élémentaire, Collège, Lycée général S L ES, BTS géométre
Options Anglais Chinois Italien Espagnol Allemand
Localisation

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Le Caousou est un établissement d'enseignement privé catholique sous contrat d'association avec l'État, situé au 42 avenue Camille Pujol à Toulouse (France). Il a été créé par les Jésuites en 1874.

Historique

Origines (1873-1880)

En 1873, huit mois après l'acquisition du domaine, l'archevêque de Toulouse bénissait, le 28 mars, la première pierre du nouveau collège. Dans cette pierre étaient incrustés un fragment du rocher de la grotte de Lourdes, un morceau de marbre extrait des catacombes romaines de Saint-Calixte et un long procès-verbal en latin.

Le Caousou fut fondé le 6 octobre 1874, et dédié à l'Immaculée Conception (le premier au monde), par la Compagnie de Jésus sur un autre site dès le XVIe siècle. La Compagnie de Jésus s'inspire des principes de saint Ignace de Loyola. Il est l'un des plus anciens de la ville. Le Caousou ouvre ses portes aux préparatoires aux Écoles de Saint-Cyr, Centrale, Polytechnique et Normale Supérieure. Les Pères étaient alors professeurs de toutes les classes et les résultats aux concours tournaient en moyenne autour de 75 %.

Troubles liés à la laïcisation de l'enseignement (1880-1923)

En 1880, Jules Ferry, par décrets du 29 mars, impose aux Jésuites l'évacuation des maisons d'éducation qu'ils dirigent en France. Le Père Recteur et le Père Préfet peuvent rester au Caousou, mais sans pouvoir enseigner. Une société civile dite « des pères de famille » achète le domaine aux Jésuites et, sous la direction d'un laïc, M. Bastide, décide de continuer l'enseignement.

En 1882, il n'est plus possible de garder toutes les préparations : les professeurs manquent. Aussi les élèves du collège Sainte-Marie viennent remplir le Grand Bâtiment, laissant aux candidats à Saint-Cyr l'aile qui porte toujours leur nom.

En 1902, malgré les lois du "petit père Combes", le Caousou, propriété d'une société civile, continue d'ouvrir ses portes à quelque 450 élèves.

En 1912, le gouvernement essaie par tous les moyens de récupérer les biens ayant appartenu jadis aux congrégations enseignantes. Le 23 décembre, il fallut abandonner le Caousou. Ses élèves se dispersèrent à Saint-Stanislas, dans une maison de la rue Boulbonne et à Saint-Louis-de-Gonzague qui deviendra, après 1923, l'École Montalembert. En 1914, durant la Première Guerre mondiale, Le Caousou est utilisé comme hôpital. Cela dure jusqu'en 1918.

En 1923, la direction des Domaines, propriétaire du Caousou depuis la spoliation de 1902, accepte de vendre ce bien. L'ancienne société civile, le conseil général et le ministère de la Guerre se trouvèrent sur le rang des acheteurs. Le 7 juillet, les enchères sont entamées pour l'ensemble du domaine en 2 lots de 300 000 francs chacun. La société civile du Sud-Ouest formée d'anciens du Caousou peut acquérir le collège pour 1 300 000 francs, auxquels s'ajouteront 24 000 francs pour le vieux mobilier et la bibliothèque. Dès la rentrée, le 11 octobre, en pleins travaux de restructuration, 226 élèves sont inscrits : ils seront près de 450 en 1930.

L'épreuve de la Seconde Guerre mondiale

En 1939, le Service de Santé de la XVIIe région militaire réquisitionne Le Caousou qui devient, à nouveau, hôpital complémentaire. Cependant, un accord permet aux pères de garder le quartier Saint-Cyr et un réfectoire : les grands pourront rester sur place, les moyens et les petits se disperseront comme en 1912. Le 20 septembre 1940, la levée de réquisition est obtenue et la rentrée peut avoir lieu le 1er octobre malgré les difficiles conditions de l'Occupation et l'arrivée de nombreux réfugiés. En 1958, sur l'emplacement de l'ancien verger, un petit stade est créé. Les chambres de Pères, situées sur la façade ouest, cèdent progressivement la place à de nouvelles classes.

Transitions à la suite de la loi Debré (1960-1981)

En 1960, les « contrats » de la loi Debré du 31 décembre 1959 sont signés avec l'Éducation nationale. Depuis la rentrée de 1962, toutes les classes du Caousou, élémentaires et secondaires, sont placées sous le régime du contrat d'association. En 1965, l'aile de Saint-Cyr est entièrement remaniée, le dortoir des grands disparaît, un niveau de laboratoire de sciences physiques et trois niveaux de classes et de laboratoires de sciences naturelles sont construits.

En 1969, les dortoirs du grand bâtiment, haut de 7,50 m, sont coupés en deux niveaux et aménagés en petits boxes. En 1974, le cardinal Guyot, archevêque de Toulouse, préside les fêtes du centenaire. En 1978, un grand gymnase est construit au bas du stade de 1958. En 1981, les dernières études du rez-de-chaussée deviennent des salles de classes; désormais, les internes travailleront dans des chambrettes, les boxes de 1969 à nouveau réaménagés à cet effet.

Destructions et reconstructions (1986 à nos jours)

Le 2 avril 1986, à 15 heures, un gigantesque incendie a ravagé l’ensemble de la toiture du grand bâtiment, incendie visible depuis tout Toulouse, Le Caousou surplombant la ville. La dalle de béton installée en 1969, pour permettre l'aménagement de deux étages de dortoirs, arrête la propagation du feu, sauvant ainsi les étages inférieurs. Mais les cendres et les gravats seront déblayés à la rentrée des vacances de Pâques. Dans les mois qui suivront débutera un immense chantier de reconstruction au milieu des 1 500 élèves de l'établissement.

Le 8 décembre 1987, le Caousou est inauguré. Les dortoirs et les combles ont laissé la place à des salles d'Arts Plastiques, de musique à un ensemble Audiovisuel (salle de création et régie), à une bibliothèque et une chapelle, dominant les toits de Toulouse. L'internat, réaménagé en 94 chambres à deux lits, est installé dans le bâtiment dit de « Rockfeller » qui jusqu'alors abritait les chambres des Pères Jésuites. En 1988, l'assemblée générale de l'Association du Caousou vote pour la fusion avec l'École et le Collège Sainte-Croix. Le site "Sainte-Croix" devenu le Petit Collège, regroupe aujourd'hui l'ensemble des classes primaires du Caousou ainsi que l'internat des jeunes filles.

En 1989, renouant avec sa destination première, le Caousou accueille deux classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Ces classes s'installeront en septembre 1991 à Balma avec l'ouverture par l'association Saliège (regroupant les six lycées privés catholiques toulousains) de ses locaux destinés des formations post-baccalauréat (CPGE et BTS). En 1999, intégration d'un BTS de géomètre topographe et l'année suivante d'une classe de Spé ATS, chargée de préparer les étudiants titulaires de ce BTS au concours d'entrée dans les écoles d'ingénieurs géomètres. En 2010, l'établissement contient 1 900 élèves[1].

Classement du Lycée

En 2016, le lycée se classe 1er sur 37 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 64e au niveau national[2]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[3].

Architecture

Il regroupe sur huit hectares : une école maternelle, un collège, un lycée d'enseignement général et une section de BTS de géomètre-topographe. Les façades sont en pierres de taille et en briques rouges, architecture traditionnelle toulousaine. Le hall principal contient un monument aux morts en marbre. Il y a aussi une orangerie.

Le Caousou possède un parc arboré avec un stadium en plein air et un autre couvert, les cours sont séparées en fonction des classes. Le collège Sainte-Croix, Petit collège ou l´école primaire est séparé du reste et est situé plus haut dans l'avenue Camille Pujol.

La marche du Caousou

Véritable institution, la marche du Caousou est une marche à but humanitaire. Chaque année, de septembre à avril, le comité éthique de la marche se réunit pour sélectionner une dizaine de projets que des associations ont au préalable déposés. Les projets sont proposés des élèves du CE1 aux classes de BTS et chaque niveau choisit son projet à défendre.

Ensuite, les élèves prospectent auprès de leur entourage pour trouver des sponsors et proposent des "prix" au kilomètre parcouru. Le sponsor s'engage à payer la somme en fonction des kilomètres parcourus.

Il ne reste plus aux élèves qu'à remplir leur contrat et de parcourir les 21 km sur le bord du canal du Midi. Une fois l'effort accompli, les élèves collectent l'argent et le transmettent à leurs responsables qui l'envoient par chèque aux associations[4]. Ceux qui le souhaitent peuvent courir le semi-marathon.

Résultat, en trente ans, les associations ont récolté plus d'un million d'euros[4].

Anciens élèves célèbres

Parmi les personnalités y ayant suivi leur scolarité, on peut citer :

Notes et références

  1. http://www.caousou.com/dirdecouv.htm
  2. « Classement département et national du lycée », sur L'Express, (consulté le 21 mai 2015)
  3. « Méthodologie du classement 2015 des lycées français », sur L'Express, (consulté le 21 mai 2015)
  4. a et b http://www.caousou.com/marche.htm

Lien externe