Le Bourg-d'Oisans

Le Bourg-d'Oisans
Le Bourg-d'Oisans
Le Bourg-d'Oisans ; au fond le massif des Grandes Rousses et l'Alpe d'Huez
Blason de Le Bourg-d'Oisans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes de l'Oisans
(siège)
Maire
Mandat
Guy Verney
2020-2026
Code postal 38520
Code commune 38052
Démographie
Gentilé Bourcats
Population
municipale
3 278 hab. (2017 en augmentation de 1,55 % par rapport à 2012)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 21″ nord, 6° 01′ 49″ est
Altitude 720 m
Min. 701 m
Max. 3 121 m
Superficie 35,75 km2
Élections
Départementales Canton de l'Oisans-Romanche
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.bourgdoisans.com

Le Bourg-d'Oisans (prononcé [lə buʁ dwa.zɑ̃]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Bourcats[1].

Géographie

Le Bourg-d'Oisans.
Vue générale.

Le Bourg-d'Oisans occupe une position centrale dans une plaine d'altitude issue d'un ancien lac, où se rejoignent les six vallées de l'Oisans. Le village est traversé par la Romanche quelques kilomètres en aval des gorges de l'Infernet. La plaine du Bourg-d'Oisans est bordée par le massif des Grandes Rousses au nord et au sud par le massif du Pelvoux. La plaine s'étend sur plusieurs kilomètres à une altitude d'environ 730 mètres. Les structures géologiques de la vallée du Bourg-d'Oisans sont très visibles (plis, chevauchements, failles normales) ; la minéralogie est riche et variée.

L’accès à la plaine du Bourg-d'Oisans s'effectue par la route départementale 1091, qui relie Grenoble dans le département de l'Isère à Briançon dans le département des Hautes-Alpes.

Le Bourg-d'Oisans fait partie du Parc national des Écrins.

Sites géologiques remarquables

En 2014, plusieurs sites géologiques remarquables sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[2] :

  • la résurgence de la nappe captive dite « Sources de la Rive » est un site hydrogéologique remarquable aux lieux-dits de Les Grandes Sources et Les petites Sources. Elle est classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • la « paroi plissée de la "Paute" », au lieu-dit de La Paute et le Puy, est un site d'intérêt tectonique de 17,42 hectares, classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Lieux-dits et écarts

Rochetaillée - le Rafour - les Sables - la Paute - Bassey - les Essoulieux - Sarenne - le Vert - Saint-Claude - les Alberges - les Gauchoirs - le Couard.

Communes limitrophes

Livet-et-Gavet, Oulles, Villard-Notre-Dame, Villard-Reymond, Auris, Allemond, Venosc, La Garde, Oz, Ornon, Huez.

Urbanisme

Hameaux, lieux dits et écarts

Risques naturels

Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune du Bourg-d'Oisans est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), non loin la zone n°4 qui se situe au centre du département de l'Isère (vers Vizille et Grenoble)[3].

Terminologie des zones sismiques[4]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques

Toponymie

Au Moyen Âge, existe à l'emplacement du futur Bourg d'Oisans un prieuré nommé Sanctus Laurentius de secum lacum[5] (Saint-Laurent-du-Lac[6]). Le bourg devient ensuite le chef-lieu du mandement de l'Oisans.

La carte de Cassini fait apparaître Le Bourg d'Oysans[7].

Histoire

Antiquité

Dans l'Antiquité, le Bourg-d'Oisans a été le lieu de passage d'une voie romaine reliant Cularo (Grenoble) à Brigantione (Briançon).

Moyen Âge

Au Moyen Âge, Le Bourg-d'Oisans est le siège d'une seigneurie et fait partie du Dauphiné de Viennois. L'enquête de 1339 signale l'existence d'une maison forte ou d'un château au lieu-dit la Paute : « Domina aloysia de morgis habet apud pautam quamdam domum fortem et castrum fortissimum » (ADI B 3120, f° 67 v°)[8].

Au début du XIIIe siècle, à la suite d'un éboulement provoquant un barrage naturel à l'Infernet au-dessus de Livet-et-Gavet, la vallée où se trouve la ville était totalement recouverte par un lac, le village était alors appelé Saint-Laurent-du-Lac. Le , la retenue d'eau céda, inondant la Vallée de la Romanche et provoqua l'Inondation de Grenoble.

Époque moderne

Vue de la montagne du Puy appelée le Fond des Roches, prise auprès de la rive gauche de la Romanche à (...) lieues du Bourg-d'Oisans.

Époque contemporaine

XIXe siècle

Le Bourg-d'Oisans au XIXe siècle, lithographie de Victor Cassien (1808 - 1893).

Le Bourg-d’Oisans absorbe la commune des Gauchoirs en 1846[9].

XXe siècle

L'ancienne station de tramway des Voies ferrées du Dauphiné, sur la droite de la carte postale (vers 1909).

La ville fut très tôt une station alpine. Elle fut desservie par la ligne Jarrie – Vizille – Le Bourg-d'Oisans[10] du au par les tramways à vapeur des Voies ferrées du Dauphiné. Ceci qui permit, entre autres, à de nombreux alpinistes d'accéder plus facilement et rapidement à l'Oisans, et de s'y engager plus avant, pour des courses plus longues qu'auparavant[10]. Après 1946, le tramway est remplacé par des autocars[10].

Durant la seconde guerre mondiale, l'Oisans fut un lieu important de la résistance intérieure française.

En 2004, la 16e étape du Tour de France cycliste, du Boug-d'Oisans à l'Alpe d'Huez, voit gagner Lance Armstrong. La 17e étape du Tour de France, du Bourg-d'Oisans jusqu'au Grand-Bornand, voit la victoire de Lance Armstrong après une étape de 204,5 km.

Entre 1908 et 1952, un télébenne amenait le charbon depuis la mine de l'Herpie situé au pied du pic de l'Herpie à côté de ce qui sera la future station de l'Alpe d'Huez[11]..

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1989 Roland Martin PS Conseiller général (1979-1985)
mars 1989 mars 2001 Bernard Chollet    
mars 2001 mars 2008 Lionel Payen PS Vétérinaire
mars 2008 En cours André Salvetti DVD Retraité

Instances judiciaires et administratives

Politique environnementale

Jumelage

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2017, la commune comptait 3 278 habitants[Note 1], en augmentation de 1,55 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9922 0792 3832 4733 0523 0193 1963 3553 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7602 7962 7722 7732 6582 6502 5502 5432 375
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6182 5872 6242 1122 2622 2392 3952 3752 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1892 2802 4483 0272 9112 9843 3083 3523 228
2017 - - - - - - - -
3 278--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Le Bourg-d'Oisans comporte plusieurs écoles et un collège[16]. Le lycée le plus proche est à Vizille.

Équipement sanitaire

Cultes

Eglises catholiques au centre du Bourg et au hameau Les Sables. Dans l'église du centre, messes le dimanche à 11 h. L'orgue moderne de l'église du centre est très célèbre ; des concerts s'y produisent régulièrement (par l'Association des Amis de l'Orgue en Oisans). Visites de l'église du centre en été les après-midi.

Médias

Équipements et clubs sportifs

Le Bourg-d'Oisans comporte plusieurs équipements sportifs de type piscine, gymnase, terrains de sport en plein air, etc.

De par sa situation, la commune accueille également de nombreux cyclistes[17], intéressés par les routes de montagne, la célèbre montée de l'Alpe d'Huez, les cols de montagne à proximité (col du Galibier, col du Lautaret, col d'Ornon, col du Glandon, col de la Croix de fer...). Elle est sur le passage de plusieurs courses cyclistes dont la Marmotte et, certaines années, le Tour de France.

Elle est également proche de plusieurs stations de sports d'hiver telles que l'Alpe d'Huez, les Deux-Alpes, La Grave-La Meije.

La randonnée en montagne et l'alpinisme sont très développés dans le secteur de la commune, avec des sentiers de grande randonnée, les itinéraires dans le parc national des Écrins, les multiples sommets montagneux environnants.

Plusieurs autres sports de plein air, d'été et d'hiver, se pratiquent également sur la commune et aux alentours, tels que l'équitation, le parapente, l'escalade, le VTT, le canoë et les sports d'eaux vives et le ski nordique[18].

Économie

Agriculture

Artisanat et industrie

Dans la commune du Bourg d’Oisans, il y a eu au moins deux mines. La plus ancienne est la mine de galène du Pontet, dont le minerai permettait l’obtention de plomb et d’un peu d’argent. Cette mine a été exploitée de toute ancienneté (vers le IIIe – IVe siècle), et plus récemment au tout début du XXe siècle. La mine de La Gardette, en partie également sur la commune de Villard-Notre-Dame, a permis d’explorer différents filons de quartz aurifère au cours du XVIIIe et du XIXe siècle, sur différentes périodes de travaux, assez brèves pour cause d’insuccès. Si l’or natif a bien été découvert, sur deux siècles, il n’a pas été trouvé plus de 3 à 4 kg d’or. Par contre, cette mine est célèbre dans le monde entier pour la beauté ou la rareté des minéraux qui y ont été découverts, et plus particulièrement de magnifiques groupes de cristaux de quartz[19].

Activités de service

Tourisme

Robert Gesink au Bourg-d'Oisans. Etape 19 du Tour de France 2013.

Le Bourg-d'Oisans est fréquenté l'hiver par les skieurs, et en été par les randonneurs amateurs de montagne et les cyclistes venus affronter les grands cols de la région, dont en particulier la montée de l'Alpe d'Huez qui domine le village. Le Tour de France traverse le village presque chaque année.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Laurent.
  • Église Saint-Laurent, construite au XIXe siècle et de style roman
  • Vestiges du château delphinal du Bourg-d'Oisans
  • Dans l'église, L’orgue Colette-Anne, ou Orgue de la Résurrection[20]

Patrimoine naturel

Lac du Lauvitel.
  • Le lac du Lauvitel : réserve intégrale du parc national des Ecrins : unique en France, cette réserve établie sur la commune du Bourg-d’Oisans et créée en 1995, est un espace soustrait à l’activité humaine quotidienne. cette « super » réserve naturelle sert à étudier la nature en dehors des interventions directes de l’homme. Seuls des travaux scientifiques s’y déroulent. Son but, être un territoire de référence comparable à des milieux semblables supportant des activités pastorales, forestières ou touristiques.
  • Les sources de la Rive
  • Le lac Bleu
  • L'espace naturel sensible du marais de Vieille Morte
  • Le lac Fourchu

Espaces verts et fleurissement

En , la commune confirme le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[21]. En 2014, elle avait obtenu « une fleur »[22].

Patrimoine culturel

  • Musée des minéraux et de la faune des Alpes : importantes collections de minéraux, fossiles et animaux de la région de l'Oisans.
  • Maison du parc national des Ecrins

Personnalités liées à la commune

le général Henri Jules Bataille.
  • François Viennay-Pachot, commerçant, administrateur et armateur au Canada, directeur de la Compagnie du Nord en 1694
  • Camille Teisseire (1764-1842), négociant, député de l'Isère, y créa en 1817 la première école mutuelle du département[23],[24]
  • Général Henri Jules Bataille, (11/9/1816 au Bourg-d'Oisans -8/1/1882)
  • Robert Puissant : (1/12/1934 au Bourg-d’Oisans) diplomate, ambassadeur en Océanie (1980-83) puis au Rwanda (1983-86), il est consul général de France à Casablanca à partir de 1989.
  • Fabienne Serrat : (5/7/1956 au Bourg-d’Oisans) sportive, membre de l’équipe de France de ski depuis 1970, slalomeuse, a été deux fois médaillée d’or en 1974 à Saint-Moritz (championnats du monde) en slalom géant et en combiné.
  • Isabelle Blanc : snowboardeuse professionnelle, connue notamment pour son titre de championne olympique aux jeux de Salt Lake City en 2002.
  • Michel Canac, (1956-2019) skieur alpin, y est né.

Héraldique, logotype et devise

Blason de Le Bourg-d'Oisans Blason
D'or au dauphin d'argent à la barre de gueules brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  3. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  4. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  5. Marie-Christine Bailly-Maître, « Les quatre anciens lacs de l'Oisans (Alpes françaises du Nord) », Revue de géographie alpine,‎ , p. 33-52 (lire en ligne).
  6. « Le Bourg d'Oisans », Parc national des Ecrins,‎ (lire en ligne, consulté le 10 février 2017).
  7. « https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/carte-de-cassini », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 10 février 2017).
  8. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  9. Ehess, notice communale de Bourg-d’Oisans sur la base de données Cassini, consultée le 10 novembre 2009.
  10. a b et c Jean-Marie Roy, « Tourisme et circulation dans le Dauphiné alpestre », Revue de géographie alpine,‎ , p. 515-551 (www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1953_num_41_3_1108).
  11. « La mine de l'Herpie : la mine de charbon la plus haute d'Europe », sur Site remontees-mecaniques.net, page forum, copie d'une page Les Échos (consulté le 20 avril 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. « Le Bourg d'Oisans - Le collège », sur www.bourgdoisans.fr (consulté le 10 février 2017).
  17. « Vélo », sur bourgdoisans.com (consulté le 10 février 2017).
  18. « Loisirs », sur bourgdoisans.com (consulté le 10 février 2017).
  19. « La mine de La Gardette en Oisans : son histoire et ses mineraux », sur www.les-mineraux.fr, (consulté le 29 janvier 2017).
  20. « L’orgue Colette-Anne, ou Orgue de la Résurrection », sur www.bourgdoisans.fr (consulté le 10 février 2017).
  21. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  22. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  23. Association Freneytique, « Une école mutuelle à Bourg-d'Oisans en 1817 », sur http://freneydoisans.com/freneytique/, (consulté le 9 juillet 2020)
  24. Centre de recherche de l'Histoire de l'Italie et des pays alpins, Instruire le peuple: éducation populaire et formation professionnelle dans la France du Sud-Est et l'Italie du Nord, XVIIIe-XXe siècles, Grenoble, Université des sciences sociales de Grenoble,

Voir aussi

Bibliographie

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison : L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Paris, Editions Picard, , 207 p. (ISBN 978-2-7084-0770-1).

Articles connexes

Liens externes