Laurent Marcangeli

Laurent Marcangeli
Laurent Marcangeli, en 2012.
Laurent Marcangeli, en 2012.
Fonctions
Député de la 1re circonscription
de la Corse-du-Sud

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur Jean-Jacques Ferrara
Maire d'Ajaccio
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 13 jours)
Élection 1er février 2015
Prédécesseur André Valat (président de la délégation spéciale)

(6 mois et 22 jours)
Prédécesseur Simon Renucci
Successeur André Valat (président de la délégation spéciale)
Conseiller général de la Corse-du-Sud
élu dans le canton d'Ajaccio-1

(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Prédécesseur Philippe Cortey
Successeur Aghitella Pietri-Mistre
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Ajaccio (Corse-du-Sud)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1997-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2018)
CCB
Conjoint Sonia Marcangeli
Diplômé de Université de Corse
Profession Avocat
Religion Catholicisme
Résidence Ajaccio

Laurent Marcangeli, né le à Ajaccio, est un homme politique français.

Biographie

Il n'est pas le descendant direct de l'ancien maire d'Ajaccio, Marc Marcangeli, mais il y a un vague cousinage, seulement, "à cinq générations"[1].

Il adhère à 17 ans au RPR[1].

Avocat de formation, membre de l'UMP, il est élu en 2008, conseiller municipal d'opposition à Ajaccio. En 2011, il est élu conseiller général du premier canton de la cité impériale, fonction qu'il conservera jusqu'en mai 2014, date de sa démission pour cause de cumul de mandats.

Il est élu député lors des législatives de 2012 dans la première circonscription de la Corse-du-Sud. Lors de la séance d'élection du président de l'Assemblée nationale, le mardi 26 juin 2012, il est secrétaire de séance, étant un des six plus jeunes députés de France. Touché par le cumul de mandats, il démissionne alors du conseil municipal d'Ajaccio.

Il est membre de la commission des affaires sociales et de la mission d'information commune sur les conditions d'emploi dans les métiers artistiques.

Le 15 août 2013, il devient membre d'honneur du Comité central bonapartiste, déclarant à cette occasion que le bonapartisme est « une tradition politique de la ville impériale qu'il faut faire perdurer, d’autant plus qu’elle fait partie de l’identité ajaccienne »[2].

Le 30 mars 2014, au second tour, il remporte les élections municipales avec 47,11 %, devant le maire sortant Simon Renucci, crédité de 46,03 %, et le nationaliste José Filippi, qui recueille 6,86 %. Le 5 avril, il est élu maire par le nouveau conseil municipal et le 16 avril, il est élu président de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien. Les élections municipales sont cependant invalidées par le tribunal administratif de Bastia le 23 octobre de la même année, celui-ci invoquant des « manœuvres frauduleuses » dans l'établissement des procurations, ainsi que des émargements irréguliers[3]. Le 27 octobre, Laurent Marcangeli décide de ne pas faire appel du jugement et démissionne de ses fonctions de maire et de conseiller municipal[4]. Son premier adjoint, Stéphane Sbraggia, assure l'intérim jusqu'à l'installation de la délégation spéciale nommée par le préfet[5].

Les nouvelles élections municipales se tiennent les 25 janvier et 1er février 2015. Au premier tour, la liste menée par Laurent Marcangeli arrive en tête avec 42,1 % des voix, devançant nettement celle de Simon Renucci avec 27,4 %[6]. Au second tour, Marcangeli l'emporte largement avec 59,5 % des voix devant Renucci qui obtient 40,5 %[7]. Le 8 février, il est élu maire par le conseil municipal[8] mais c'est Jean-Jacques Ferrara qui prend la présidence de la communauté d'agglomération du Pays ajaccien[9].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[10]. Après la défaite d'Alain Juppé au second tour de la primaire, il doit faire face à une remise en cause de son leadership de la droite insulaire, auquel s'ajoutent des difficultés au sein de sa majorité municipale à Ajaccio[11]. Le 12 janvier 2017, il annonce dans une déclaration aux Ajacciens qu'il ne se représentera pas à sa succession lors des élections législatives de 2017[12].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[13].

Après la démission de Jean-Jacques Ferrara, élu député lors des élections législatives de 2017, il retrouve la présidence de la communauté d'agglomération le [14].

Il quitte LR début 2018, pour protester contre la ligne de Laurent Wauquiez[15].

Notes et références

  1. a et b [1]
  2. Marilyne Santi, « « Laurent Marcangeli membre d'honneur du comité central bonapartiste », Corse net infos, 17 août 2013.
  3. « L'élection du maire d'Ajaccio annulée », sur Le Monde.fr
  4. « Ajaccio : le maire UMP Laurent Marcangeli démissionne officiellement », RTL, 27 octobre 2014
  5. «  Démission officielle du maire d'Ajaccio : qui gère la ville maintenant ? », Corse Matin, 31 octobre 2014
  6. « Les résultats du premier tour de l'élection municipale partielle d'Ajaccio », France 3 - Corse, 25 janvier 2015
  7. « Municipale partielle d'Ajaccio: victoire du député UMP Laurent Marcangeli », Le Parisien, 1er février 2015
  8. « Ajaccio : Laurent Marcangeli retrouve son fauteuil de maire », France Bleu, 8 février 2015
  9. « Ajaccio : Jean Jacques Ferrara élu président de la CAPA », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  10. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  11. « Après l'échec de la primaire, quel horizon pour le maire ? », Corse Matin, 14 décembre 2016
  12. [2], "Corse Matin", 12 janvier 2017
  13. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  14. « Laurent Marcangeli est le nouveau président de la Capa », France 3 Corse ViaStella,‎ (lire en ligne)
  15. [3]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes