Latins

Carte des langues en Italie à l'âge du fer : le latin occupe un petit territoire entre l’étrusque, l'ombrien et le falisque.

Le terme Latins désigne les habitants italiques de la région du Latium pendant l'Antiquité romaine, locuteurs d'une langue indo-européenne, le latin.

Origines

Vraisemblablement d'origine pré-illyrienne tels que les Dalmates des Alpes dinariques (voir culture de Vučedol)[1], les Latins sont initialement une population Proto-villanovienne d'Italie appartenant au groupe linguistique latino-falisque. Présents dans la péninsule italienne depuis au moins le IIe millénaire av. J.-C. avec la culture de Cetina et surtout la culture apenninique signalée entre autres en Vénétie et dans ce qui sera le Latium, les Latins comme les autres peuples italiques envahiront peu à peu le territoire de populations ligures et s'émanciperont au début du Ier millénaire av. J.-C. avec la culture latiale.

Géographie

Carte du Latium antique : en orange les villes qui ont pu appartenir à la Ligue latine. En vert, deux cités étrusques de la Dodécapole.

Histoire

Au VIIe siècle av. J.-C., une sorte de confédération à la fois religieuse et politique réunit environ trente cités et tribus latines : la ligue latine. Elle a pour but d'organiser une défense mutuelle contre les agressions extérieures. La Ligue est dissoute par Rome en 338 av. J.-C.

Articles détaillés : Ligue latine et Rome antique.

Culture

Jusqu'au IXe siècle av. J.-C., il s'agit d'une population au niveau technologique, culturel et social rudimentaire, menant une vie pastorale et vivant dans des villages de huttes. C'est l'influence étrusque et grecque qui feront évoluer la culture latine vers des formes plus élaborées, avec une écriture, des villes, et une économie d'échanges diversifiée.

Article détaillé : Culture latine.

Langue

Le Lapis Niger, probablement la plus ancienne inscription latine retrouvée (vers 600 av. J.-C.)
Articles détaillés : Latin, Latin archaïque et Latin classique.

Société

Initialement les Latins sont surtout des éleveurs dont le patrimoine familial se mesure par le bétail : les chèvres, mais surtout les bœufs, les moutons, et les cochons. Le sacrifice suouetaurilia prouve le rôle primordial du bétail dans la mentalité romaine qui désigne par ailleurs les biens de valeur du terme de pecunia (« avoir en bétail, fortune qui résulte du bétail »), dérivé de pecus (« le troupeau, le bétail »), terme qui a survécu jusque dans le français moderne « pécuniaire » et « pécule ». Notons que pecus vient de l'indo-européen *peku- (« richesse mobilière personnelle ») et que la monnaie archaïque romaine, encore utilisée à la fin du IVe siècle av. J.-C., porte l'image d'un bœuf et non d'une louve (légende de Romulus et Rémus sur la fondation de Rome) comme l'on s'y attendrait.

Notes et références

  1. T.J. Cornell The beginning of Rome (1995)

Bibliographie

Articles connexes

Antiquité

Monde contemporain