La Vie de saint Léger

La Vie de saint Léger

La Vie de saint Léger ou La Passion de saint Léger (titre dans l'édition de Jacques-Joseph Champollion-Figeac ; aucun titre dans le manuscrit) est l'un des textes les plus anciens de la langue française. Il date de la fin du Xe siècle et appartient à la littérature hagiographique : écrit en vers de 8 syllabes, il raconte de manière semi-légendaire la vie de l'évêque d'Autun, saint Léger, martyr du VIIe siècle.

On connaît plusieurs récits de la vie de saint Léger écrits en latin remontant aux VIIIe et IXe siècles, un récit anonyme rédigé peu de temps après sa mort donc à la fin du VIIe siècle, sans doute à l'initiative de l'Église qui voulait faire connaître la figure de l'évêque martyr, défenseur des droits de l'Église face au pouvoir royal.

Court extrait du second feuillet. Transcription de Linskill :

Didun, l’ebisque de Peitieus,
Lui·l comandat ciel reis Lothiers.
Il lo reciut,

La version en langue romane est conservée à la bibliothèque de la ville de Clermont-Ferrand et se présente sous la forme d'un poème que l'on date de la fin du Xe siècle (on propose en général la date de circa 980) ou du début du XIe siècle. Son origine est discutée : Poitou, Bourgogne (Autun), Wallonie ?[1] Dans le même manuscrit se trouve encore un autre texte en langue romane: la Passion du Christ de Clermont.

Il s'agit vraisemblablement d'une hymne : le poème devait être destiné à être chanté. Il a été versifié par un auteur anonyme et comporte 240 octosyllabes assonancés 2 à 2 (assonances uniquement masculines) et regroupés en sizains. C'est le premier exemple connu d'octosyllabes en français.

Notes

  1. La Vie de saint Léger, texte revu sur le ms. de Clermond-Ferrand, p. 275-86 (détermination du dialecte du Saint Léger) dans Romania, 1872

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