La Vérité si je mens !

La Vérité si je mens !
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L'équipe de La Vérité si je mens ! 3 à l'avant-première du film. De gauche à droite : Jean-Claude Tran, Bruno Solo, Vincent Elbaz, Richard Anconina et le réalisateur Thomas Gilou.

Réalisation Thomas Gilou
Scénario Gérard Bitton
Michel Munz
Acteurs principaux
Sociétés de production Vertigo et Les Productions Jacques Roitfeld
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 100 minutes
Sortie 1997

Série La Vérité si je mens !

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Vérité si je mens ! est un film français réalisé par Thomas Gilou, tourné en 1996 et sorti en 1997.

Synopsis

Édouard Vuibert, surnommé Eddy (Richard Anconina) est un jeune chômeur arpentant les rues de Paris dans l'espoir de trouver du travail. En tentant d'échapper à deux escrocs après avoir gagné à leur jeu de bonneteau, il tombe sur Victor Benzakhem (Richard Bohringer), patron juif de l'entrepôt de textile (American Dream) dans le quartier du Sentier. En voyant un collier représentant une étoile de David par terre, Benzakhem embauche le jeune homme en pensant à tort qu'il est de confession juive, alors que le collier appartenait à un des deux escrocs.

D'abord simple manutentionnaire, Eddie devient vendeur et gravit peu à peu les échelons. Il se rapproche de la fille du patron, Sandra (Amira Casar). Se faisant passer pour un Juif auprès de ses amis et de Sandra, le jeune homme finit par monter sa propre entreprise avec l'aide de Dov (Vincent Elbaz) et Yvan (Bruno Solo), ce qui n'est pas du goût de Benzakhem…

Fiche technique

Distribution

  • Richard Anconina : Édouard Vuibert dit « Eddie », chômeur non juif, devient manutentionnaire, vendeur puis patron
  • Richard Bohringer : Victor Benzakhem, patron d'entreprise de textile, homme d'affaires de la vieille école
  • Amira Casar : Sandra Benzakhem, fille de Victor
  • Vincent Elbaz : Dov Mimran, vendeur de Victor, meilleur ami puis associé d'Eddie
  • Aure Atika : Karine Benchetrit, maîtresse de Dov
  • Élie Kakou : Rafi Stylmod, habilleur de la haute société, compagnon de Karine
  • José Garcia : Serge Benamou, homme d'affaires raté puis fêtard
  • Bruno Solo : Yvan Touati, ami de Dov puis associé d'Eddie
  • Gilbert Melki : Patrick Abitbol, homme d'affaires milliardaire, cousin de Serge
  • Anthony Delon : Maurice Aflalo, meilleur vendeur de Victor, petit ami de Sandra
  • Sabrina Van Tassel : Muriel, amie de Karine
  • Victor Haïm : le rabbin
  • Isaac Sharry : Robert, beau-frère de Dov
  • Gladys Cohen : la mère de Dov
  • Valérie Benguigui : Elie, sœur de Dov et femme de Robert
  • Guy Amram : René les yeux bleus, usurier du Sentier
  • Christophe Le Masne : M. Vanier, banquier
  • Gilbert Levy : le beau-frère de Victor
  • Roméo Sarfati : Benny Dentrit, ami de Serge, restaurateur
  • Emma Warg : Effi, fiancée norvégienne de Patrick, puis maîtresse de Serge

Genèse du projet

À l'origine, le scénario du film devait être issu du livre écrit par Michel Munz, Rock Casher, roman sur les Séfarades du Sentier vu par un pianiste ashkénaze, sorti en 1988. À travers la société Vertigo, les producteurs Aïssa Djabri, Farid Lahouassa et Manuel Munz (aucun lien de parenté avec Michel) prennent une option sur le livre. Mais, faute d'argent, le film ne verra jamais le jour.

En 1993, Michel Munz travaille désormais avec Gérard Bitton, devenu son coscénariste et ami. L'idée de transposer Rock Casher est abandonnée, mais pas celle d'écrire une comédie sur les juifs du Sentier. Un producteur est intéressé mais abandonne par la suite. « À l'époque, se souvient Gérard Bitton, parler de la communauté juive de cette façon brisait des tabous : volonté de gagner de l'argent, le cul… ». Il est décidé que le personnage principal du film serait inspiré des débuts de Mehmood Bhatti à Paris.

En 1995, retour à la société Vertigo et le trio de producteurs est pris au sérieux, grâce au succès du Péril jeune de Cédric Klapisch. Il a également produit Raï, de Thomas Gilou, à qui il confie la réalisation de La vérite si je mens. « On aime son souci du réalisme », dit Aïssa Djabri[2].

Casting

Le rôle d'Eddie était à l'origine dévolu à Bruno Solo, alors pas assez connu au goût des producteurs. À sa place est pressenti Guillaume Depardieu, bientôt victime d'un accident de moto, puis Antoine de Caunes, qui préfère jouer dans La Divine Poursuite de Michel Deville. Il est aussi proposé à Albert Dupontel quand Richard Anconina, à qui est proposée une participation en guest star, demande à interpréter Eddie et obtient le rôle.

Le réalisateur avait proposé à Yvan Attal d'y participer mais ce dernier a refusé. Le réalisateur avait aussi proposé à Dominique Farrugia et Jean-Pierre Bacri des rôles, mais ils ont tous deux également refusé, trouvant les rôles trop caricaturaux.

Gilbert Melki avait lui été initialement casté comme figurant pour le film à la suite d'une annonce passée par la production. Il demanda très vite à rencontrer Thomas Gilou afin d'obtenir un rôle plus important, une audace qui a payé car il a été recontacté trois jours après avoir passé des essais auprès de la directrice de casting[3].

Autour du film

  • Quand Gilbert Melki a un problème avec sa télévision, on peut apercevoir un petit extrait de Raï, film également réalisé par Thomas Gilou juste avant La Vérité si je mens !.
  • Au moins quatre faux-raccords sont visibles dans le film :
    • Lorsque Patrick gare sa Rolls Royce sur la plage, les deux roues avant s'ensablent. Au changement de plan, quand Eddie et Dov discutent, les deux roues avant sont bien dégagées du sable.
    • Quand Dov se met à embrasser le gros ventre de Karine, chez Rafi, il tourne la tête de gauche à droite pour la repositionner au milieu alors que, sur le gros plan qui suit, sa tête est orientée vers le côté gauche du ventre.
    • Lorsque Rafi se jette sous les roues de la Rolls de Patrick, on peut voir très distinctement, sur les plans suivants, le trait de repère démarquant la tête d'Elie Kakou sur la route.
    • Dans le hammam, au moment où Benny dit « La vérité, vous me faites honte ! », Serge, assis à côté de lui, apparaît redressé sur son emplacement alors que, sur le plan suivant, il est soudainement plus rabaissé à la hauteur de ses camarades.

Des scènes du film ont été effectuées passage Sainte-Foy (après la scène du jeu de bonneteau), rue Saint-Denis (226 rue Saint-Denis), passage Lemoine...

  • En 1999, la sitcom de France 2, Sur la vie d'ma mère est vaguement inspirée du film[4].

Bande originale

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.

Box-office

Le film a été vu par 4 899 341 spectateurs.

Distinctions

Récompenses

Suites

La vérité si je mens ! (série de films)

Notes et références

  1. L'Express no 3160 du 25 au 31 janvier 2012 : « La vérité… sans mentir », p. 110-111.
  2. Thierry Chèze, « Gilbert Melki - Nouveau départ », Studio Ciné Live n°78,‎ , p. 70
  3. « Sur le Sentier de la sitcom. Une série qui cause sépharade. Et ça marche. «Sur la vie d'ma mère», France 2, 18 h 50. » (consulté le 22 juillet 2016)On doit évidemment Sur la vie d'ma mère au succès phénoménal de La vérité si je mens, de Thomas Gilou, comédie qui n'avait d'autre particularité que de se passer chez les juifs séfarades des milieux de la confection à Paris.

Liens externes