La Roche-en-Brenil

La Roche-en-Brenil
La Roche-en-Brenil
Le château.
Blason de La Roche-en-Brenil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes de Saulieu
Maire
Mandat
Joël Soilly
2020-2026
Code postal 21530
Code commune 21525
Démographie
Population
municipale
869 hab. (2017 en diminution de 3,55 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 18″ nord, 4° 10′ 44″ est
Altitude Min. 273 m
Max. 573 m
Superficie 50,85 km2
Élections
Départementales Canton de Semur-en-Auxois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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La Roche-en-Brenil

La Roche-en-Brenil est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté à 240 km au sud-est de Paris.

Géographie

La Roche-en-Brenil se situe dans le Morvan. Elle possède plusieurs hameaux : (du nord au sud) Vernon, Clermont, Chamont, Bierre-en-Morvan, Pothenée, Champagné, Chênesaint, Lavernois, le Crossaint, Montmilien, Romeneau et le Boulois.

Communes limitrophes

Histoire

Héraldique

Blason de La Roche-en-Brenil Blason
Coupé: au premier de gueules à la double barrière d'argent passée en sautoir, au second d'azur à la champagne de sinople, au rocher d'argent à dextre et à l'arbre de sinople fûté d'argent à senestre, brochants.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1989 André Brenot    
mars 1989 mars 1995 Michel Bravin DVD  
mars 1995 mars 2014 Gilles de Montalembert UDI  
mars 2014 Mai 2020 Bernard Perreau DVD Commerçant
juin 2020 en cours Joël Soilly DVD Cadre SNCF
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2017, la commune comptait 869 habitants[Note 1], en diminution de 3,55 % par rapport à 2012 (Côte-d'Or : +1,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 8111 8371 8022 0632 2822 4592 4992 4492 323
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 2732 2022 2842 2312 2032 1672 1242 0411 756
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 7641 7901 5361 4281 4101 4551 3301 2901 277
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2017
1 1431 0821 066890891916898890869
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

  • Le château de La Roche, bâti au XIIe siècle, a longtemps été une forteresse ; il prenait la suite d’une tour de défense beaucoup plus ancienne située au nord-est en contrebas du parc. Composé d’un logis principal et de quatre tours reliées entre elles par d’épaisses et hautes murailles, il était protégé par ses douves. On y entrait par un pont-levis situé à l’entrée nord de la cour, proche du donjon.

Au XVIe siècle, les nécessités de la défense ayant disparu, le château devient une résidence d’agrément. La tour nord et une partie des murs sont alors abattus, ouvrant ainsi à la vue sur l’Auxois. On perce les façades de larges fenêtres, un sacellum (petit sanctuaire) est accolé à la façade principale et de nouveaux bâtiments, moins solennels, sont construits à l’ouest, appuyés sur le mur d’enceinte. Le pont dormant, à l’arrière du château, date de cette époque.

En 1841, Charles de Montalembert sauve le château de La Roche de la démolition en le rachetant à des marchands de biens qui projettent de le détruire pour en faire une carrière de pierres. Il restaure le château et crée le parc, dit « à l’anglaise ». Le château appartient, aujourd’hui encore, à l’un de ses descendants. Les allées du parc sont ouvertes à la promenade.

  • Le Poron-Meurger ou Roche du Diable. Il s'agit d'un amas d'énormes pierres granitiques d'environ 50 m de long, dans un bois à proximité du village ; la légende en attribue l'origine au diable, dont les empreintes seraient visibles dans la roche[5].

Personnalités liées à la commune

Né au lendemain de la Révolution française dans une société en pleine mutation, il prend pour devise : « Ni espoir, ni peur ». Pour lui-même et pour son siècle, il ne veut ni de « l’espoir » qui projette sur le futur les formes du passé, ni de la « peur » qui interdit de les quitter. Charles de Montalembert lutta toute sa vie pour la défense des libertés civiles, politiques et religieuses, et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Issu d’une famille de militaires, il choisit pour son combat les armes de la parole plutôt que celles de la guerre. Avec ses amis Lacordaire et de Coux, à 20 ans, il fonde l’École Libre. Fervent défenseur du régime parlementaire, il siège tout d’abord à la Cour des Pairs, puis à l’Assemblée nationale comme élu du département du Doubs.
Membre de l’Académie française, il laisse une œuvre importante faite de nombreux discours politiques, une Vie de sainte Élisabeth de Hongrie écrite à 23 ans, une histoire des « Moines d’Occident », et une abondante correspondance échangée avec des personnalités marquantes de son temps tels que Balzac, Michelet, Victor Hugo, Lamartine, etc.
  • Yves Afonso acteur français né en 1944 à Saulieu, y a passé son enfance.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  5. Pierre Saintyves, Pierres à légende de Bourgogne, Éd. du Pas de l'Anne, 1998.


Liens externes