La Nouvelle-Angoulême

La Nouvelle-Angoulême
Voyage de Verrazane en 1524.

La Nouvelle-Angoulême (ou Terre d'Angoulême) est le nom donné à la baie formée par l'embouchure de l'Hudson par le navigateur d'origine florentine Jean de Verrazane (ou Giovanni da Verrazzano), lorsqu'il la découvrit en 1524[1], à bord de la petite caravelle La Dauphine.

Il nomma ainsi ce lieu, site actuel de New York, en l'honneur de François Ier (comte d'Angoulême de 1496 à 1515 et premier roi du « rameau » des Valois-Angoulême), pour lequel il explorait les « Indes ».

Jetant l'ancre au niveau des actuels quartiers de Brooklyn et Staten Island, il est le premier à y rencontrer des Amérindiens. Il écrit ainsi un rapport destiné au roi où il les décrit ainsi : « Cette race est la plus belle et la plus policée de celles que nous avons rencontrées au cours de cette campagne. Elle est plus grande que la nôtre […]. Leurs yeux sont noirs et vifs et leur physionomie douce et noble […]. Des autres parties de leur corps, je ne parlerai pas à Votre Majesté ; elles ont les proportions dignes de tout homme bien fait. Leurs femmes ont la même beauté la même élégance […]. Ils sont très généreux et donnent tout ce qu'ils ont. Nous nous sommes liés avec eux d'une grande amitié », ajoutant également qu'« ils vivent longtemps et sont rarement malades ». Le territoire où ils vivent est aussi décrit comme « le plus agréable qu'on puisse conter, apte à toutes sortes de cultures : froment, vin huile »[2].

Verrazzano plante le drapeau du roi de France et s'en va, aucune installation durable n'ayant lieu. Cette zone reste ensuite inexplorée par les Européens pendant plusieurs décennies : en 1609, le navigateur anglais Henry Hudson pénètre dans la baie afin de trouver un possible passage vers l'océan Pacifique puis en 1624, des colons Hollandais s'installent sur l'île de Manhattan et baptisent le lieu La Nouvelle-Amsterdam[2].

Notes et références

  1. Mickaël Augeron et Dominique Guillemet, Champlain ou les portes du nouveau-monde : Cinq siècles d'échanges entre le Centre-Ouest français et l'Amérique du Nord, XVIe – XXe siècle, Geste éditions, 2004, 414 p. (ISBN 978-2845611382), p. 56.
  2. a et b Jean-Baptiste Michel, « Manhattan, pour une poignée de florins », GEO Histoire n°39, juin-juillet 2018, p. 28-35 et p. 132.

Voir aussi