La Mothe-Saint-Héray

La Mothe-Saint-Héray
La Mothe-Saint-Héray
L'Orangerie pavillon et canal.
Blason de La Mothe-Saint-Héray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Arrondissement de Niort
Canton Celles-sur-Belle
Intercommunalité Communauté de communes Mellois en Poitou
Maire
Mandat
Alain Delage
2014-2020
Code postal 79800
Code commune 79184
Démographie
Gentilé Mothais, Mothaises
Population
municipale
1 699 hab. (2016 en diminution de 5,45 % par rapport à 2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 21″ nord, 0° 06′ 32″ ouest
Altitude Min. 67 m
Max. 178 m
Superficie 14,92 km2
Localisation

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Liens
Site web Ville de La Mothe Saint Héray

La Mothe-Saint-Héray (en poitevin La Moute-Sént-Érae) est une commune française, située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Histoire

Le duc de Joyeuse fait massacrer 800 huguenots, le (dit massacre de Saint-Eloi).

La commune, comme certaines autres du département, a la particularité de posséder, en conformité avec les dispositions d'une loi impériale, deux cimetières, l'un catholique, l'autre protestant (jouxtant un nouveau cimetière "multicultes") en plus bien sûr des nombreux cimetières privés familiaux créés dans leurs propriétés, aux XVIIIe et surtout au XIXe siècle, par les descendants de huguenots, initialement écartés, au temps des persécutions religieuses et des "dragonnades" du temps de Louis XIV, des cimetières catholiques.

Héraldique

La commune a adopté les armes de la famille de Baudéan de Parabère, aujourd'hui éteinte. Henri de Baudéan de Parabère, gouverneur du Poitou, chevalier des ordres du roi, fut créé marquis de La Mothe-Saint-Héray en 1633[1].

Blason Blasonnement :
Écartelé : au 1) et au 4) d’or à l’arbre de sinople (Baudéan), au 2) et 3) d’argent aux deux ours en pied de sable (Parabère).

Économie

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[2] Alain Delage PS  

Politique environnementale

En 2017, la commune a été labellisée « deux fleurs » par le Conseil national de villes et villages fleuris de France[3].

Démographie

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour La Mothe-Saint-Héray, cela correspond à 2005, 2010, 2015[4], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1802 5152 5222 4162 6732 7132 6532 6302 594
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6192 5282 5542 5502 4392 4702 3462 3432 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2682 2272 1971 9351 9561 9891 9772 0522 009
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 0392 0041 9391 8491 8571 8021 7921 8011 702
2016 - - - - - - - -
1 699--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine, tourisme et culture

L'Orangerie

Ce long bâtiment à deux niveaux en pierre et brique de style Louis XIII, ancienne dépendance de l'ancien château des Baudéan-Parabère - une dame de Parabère fut maîtresse de Philippe d'Orléans, régent de France - puis des Carvoisin, fut construite de 1632 à 1634 par Nicolas Tillon, maître-maçon de Richelieu (37).

Un jardin à la française avec grand canal au sud devant les deux pavillons y fut créé (cf. l'étude historique de Charlotte Pon-Willemsen publiée par la S.H.S.D.S.).

Après avoir alloué ce domaine au prince Murat qui donna de grandes fêtes dans l'orangerie jusqu'à son départ avec son épouse Caroline Bonaparte pour régner à Naples, Napoléon Ier la donna au général Georges Mouton, qu'il fit comte de Lobau - avant d'être élevé par Louis-Philippe Ier successivement aux dignités de maréchal (1831) puis de pair de France (1833) - en instituant un majorat sur la terre de la Mothe ; celui-ci mort sans héritiers en 1838, le domaine fit retour à l’État, qui le mit en vente en détail.

S'ensuivit en 1842 la démolition quasi totale du château médiéval que les vues du XIXe siècle montrent cerné de douves en eau, dont subsistent quelques bâtiments, le plus important étant l'ancienne orangerie et ses deux pavillons symétriques qui, vendus à d'autres personnes, échappèrent à ce sort ; mais en 1925 l'orangerie fut partiellement démontée pour être transportée outre-Atlantique, chose qui fut interrompue par l’État.

Vestiges visibles du mobilier de la demeure, le tableau d'Abel Grimou Le Marquis d'Artaguiette en buveur (début XVIIIe siècle) ainsi qu'un ensemble de lambris peints du XVIIe siècle sont conservés au musée d'Agesci à Niort.

Restaurée à partir de 1997 et agrémentée d'un jardin à la française créé sur ce qui était devenu une cour, et d'un canal, l'ancienne orangerie est le théâtre de nombreuses manifestations culturelles et peut être aussi louée pour des évènements familiaux. L'exposition Nouvelles métamorphoses a présenté des œuvres de l'artiste contemporain Bernard Bourgeois en 2017[7].

Chemins et sentiers de randonnée

"Dame de Chambrille", vallée de la Sèvre, forêt de l'Hermitain à découvrir à pied ou en VTT. Topos-circuits au syndicat d’initiative au Moulin du Pont l'Abbé. En particulier le sentier remarquable qui permet de parcourir à pied La Mothe-Saint-Héray, du Moulin du pont l'Abbé à l'Orangerie.

Le moulin du Pont l'Abbé

Ce moulin dont on trouve trace dès le XIIe siècle, est un des nombreux moulins à eau qui étaient installés sur la haute Sèvre Niortaise. En 1809, lors des recensements des moulins, on comptait 13 moulins sur la commune de La Mothe-Saint-Héray, 7 sur la commune d'Exoudun. Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, ces moulins produisaient, à partir des blés de grande qualité cultivés à proximité, une farine renommée (les minots). La farine regroupée à Bagnault et mise en sacs était transportée à dos d'âne au port de Niort. De là, elle était acheminée par bateau à Marans et à La Rochelle. Jusqu'au XVIIIe siècle, le moulin l'Abbé réduisait en poudre des écorces de chênes ou de châtaigniers. Ce tan était utilisé pour le tannage des peaux. Il fut transformé en moulin à blé au début du XVIIIe siècle. Agrandi au XIXe siècle, il suivit les progrès techniques de la meunerie et fut rénové par le meunier Ludovic Gelin entre 1911 et 1936.

Le moulin du Pont l'Abbé, acquis par la commune, siège du syndicat d'initiative et musée, est remarquable. C'est une visite à recommander pour petits et grands. Ses installations, la grande roue hydraulique, les meules, les trieurs, les blutoirs, le rhéostat et le régulateur à boule, sont toujours en état de marche.

Vallée de Chambrille

Légende de la Dame de Chambrille

Il était une fois près de la source du ruisseau de Chambrille un château, le castel de Fonquerré. Y vivait le châtelain Amaury qui ayant perdu sa femme ne vivait plus que pour sa fille Berthe. Dans le voisinage le château de Trémont était habité par Guy. Les deux jeunes gens tombèrent éperdument amoureux l'un de l'autre et tout serait allé pour le mieux, si le père de Berthe, Amaury n'avait décidé de la marier à un baron âgé, Tutebert de Chambrille, qui était un de ses amis. Berthe en fille soumise à son père épousa donc Tutebert. Cependant l'amour veillait et Berthe et Guy continuèrent de se voir en cachette sous les grands arbres et se séparaient "Quand l'aube blanchissait l'horizon au premier chants du coq du Payré". Ayant quelques soupçons, Tutebert se leva un matin avant le chant du coq et surprit les amants près du ruisseau. Tirant son épée il les poignarda. Berthe, morte sur place, se transforma en rocher baptisé "Dame de Chambrille", tandis que Guy mortellement blessé s'enfuit au fond de la vallée en perdant son sang goutte à goutte. Chaque goutte, dès qu'elle touchait le sol, se transformait en grenat. Son corps repose sous une dalle de pierre visible le long du ruisseau.

Vue panoramique des vallées des Grenats et de Chambrille

Chambrille panorama.jpg

Forêt de l'Hermitain

Spécialités culinaires

Le Mothais est un fromage de chèvre des environs de La Mothe-Saint-Héray. Sa fabrication est devenue confidentielle. Il est de forme ronde (10 à 12 cm de diamètre), peu épais (3 à 4 cm ) et généralement «sur feuille», c’est-à-dire enveloppé d’une feuille de châtaignier (ou de platane), ce qui contribue à lui donner plus d’onctuosité que le chabichou.

Personnalités liées à la commune

  • Abbé Jacques Jallet, né à La Mothe-Saint-Héray en 1732, mort à Paris en 1791 ; étant le premier prêtre à rejoindre les rangs du tiers-état, fut à l'origine en 1789 de la réunion des trois Ordres en une seule Assemblée [réf. nécessaire]; à ce titre il figure au premier plan du célèbre Serment du Jeu de Paume de David.
  • Charles Benjamin Chameau, né à La Mothe-Saint-Héray le 23 avril 1749, avocat au Parlement de Paris, qui, à sa mort en 1816, institua pour légataire universel l'établissement perpétuel de bienfaisance à l'origine de la fête de la Rosière[8]. Ce dernier dote, chaque premier samedi de septembre, une ou plusieurs jeunes filles méritantes, dites "rosières" (ou de jeunes hommes - cf Le Rosier de Madame Husson de Maupassant). Il fit bâtir en l'honneur de cette tradition la "Maison des Rosières", au balcon de laquelle la ou les rosières apparaissent après les cérémonies de mariage.

Grâce à cette donation perpétuelle, cette tradition s'est maintenue à La Mothe-Saint-Héray et encore de nos jours, chaque premier week-end de septembre, a lieu la Fête de la Rosière, qui dure trois jours ; ce serait désormais la dernière en France à comprendre dans les festivités populaires un véritable mariage.

  • Dr Pierre Corneille, né à Coulonges-sur-l'Autize en 1862; en 1890, il épousa la fille d'un médecin mothais, Isabelle Prouhet, et vint s'installer à La Mothe-Saint-Héray. Il se consacra à la dramaturgie et créa une troupe pour jouer en plein air, le "Théâtre Populaire Poitevin".

Compléments

La ville de la Mothe possède un club de foot appelé HVS94 (Haut Val de Sèvre) et un club de handball comprenant plus de 180 licenciés (Handball Mothais [HBM]). Le site de l'équipe est : http://handballmothais.clubeo.com. 13 équipes lors de la saison, 2016-2017[Quand ?] : Babyhand dès 3 ans, moins de 9 (3équipes), moins de 11 (2 équipes), moins de 13, moins de 15, moins de 17, une équipe loisir, une équipe seniors féminines et 3 équipes seniors masculines dont l'équipe fanion au niveau d'excellence Régionale.

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Site de La Maison de la Haute-Sèvre et du Syndicat d'Initiative
  • Site sur la commune de La Mothe-Saint-Héray
  • La Mothe-Saint-Héray sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

Références

  1. Détail des armes peintes dans l'oratoire Saint-Martin à Saint-Martin-de-la-Coudre (commune de Bernay, Charente maritime) et dans le manuscrit Les noms surnoms qualitez, armes et blasons des chevaliers de l'ordre du Sainct Esprit de d'Hozier
  2. Site de la préfecture, consulté le 31 août 2008
  3. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2017.
  4. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 11 avril 2012)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. « Artistes sélectionnés (galeries et jardins) », sur Les nouvelles métamorphoses, (consulté le 10 mars 2018).
  8. « Un original du testament Chameau réapparaît », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  9. La fiche de Ferdinand Rougier sur le site de l'Assemblée Nationale