La Châtre

La Châtre
La Châtre
L'hôtel de ville en 2012.
Blason de La Châtre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
(sous-préfecture)
Arrondissement La Châtre
(chef-lieu)
Canton La Châtre
(Bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère
Maire
Mandat
Patrick Judalet
2017-2020
Code postal 36400
Code commune 36046
Démographie
Gentilé Castrais
Population
municipale
4 255 hab. (2015 en diminution de 5,06 % par rapport à 2010)
Densité 702 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 59″ nord, 1° 59′ 16″ est
Altitude Min. 198 m
Max. 263 m
Superficie 6,06 km2
Localisation

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La Châtre

La ChâtreÉcouter est une commune française, située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie

Localisation

La commune est située dans le sud-est[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud. Elle domine la vallée de l'Indre.

Les communes limitrophes[1] sont : Montgivray (2 km), Le Magny (3 km), Lacs (3 km) et Briantes (4 km).

Les services préfectoraux[1] sont situés à Châteauroux (34 km), Issoudun (41 km) et Le Blanc (71 km).

Localisation de la commune de La Châtre

Hameaux et lieux-dits

Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : les Grandes Bordes, Vavre et les Echambons[2].

Géologie et relief

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le sous-sol est pour l'essentiel composé d'argile et de marnes schisteuses[4].

Hydrographie

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre[2].

Climat

Normales et records pour la période 1981-2010 à la station météorologique de Châteauroux - Déols
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 1,3 3,5 5,3 9,2 12,4 14,4 14,3 11,2 8,5 4,1 1,8 7,3
Température moyenne (°C) 4,2 4,9 8 10,4 14,4 17,8 20,2 20 16,6 12,8 7,5 4,7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,6 12,6 15,5 19,6 23,1 26 25,6 21,9 17,1 11 7,6 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−22,8
16-01-1985
−22,8
14-02-1929
−10,8
01-03-2005
−4,2
07-04-1929
−1,4
11-05-1928
1,2
01-06-1936
4
10-07-1948
4,5
06-08-1967
0
30-09-1936
−5,2
30-10-1997
−8,7
24-11-1998
−17
10-12-1967
−22,8
16-01-1985
Température maximale la plus basse (°C)
date du record
−14,9
16-01-1985
−10,8
02-03-1956
−1,9
05-04-1971
1,5
06-04-1911
6,9
04-05-1977
11,1
09-06-1956
12,8
19-07-1966
13,9
31-08-2007
9,5
29-09-1919
2,8
27-10-1931
−2,9
22-11-1993
−10,2
20-12-1938
−14,9
16-01-1985
Température minimale la plus haute (°C)
date du record
12
02-01-1916
12,1
27-02-1960
14,9
11-03-1981
14,5
28-04-1913
18
12-05-1912
22,3
28-06-2005
23
21-07-1995
23,3
06-08-2018
20,5
05-09-2017
18,9
01-10-2001
15,1
07-11-1954
13,4
04-12-1961
23,3
06-08-2018
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
05-01-1999
22,9
24-02-1990
28
25-03-1955
31,5
22-04-1893
34,5
29-05-1944
37,7
26-06-1947
40,2
28-07-1947
40,5
02-08-1906
38
01-09-1906
30,3
07-10-2009
24,5
02-11-1899
20,5
16-12-1989
40,5
02-08-1906
Ensoleillement (h) 72,1 91,9 155,6 178,5 208,6 210,4 231,7 235,5 189,5 128,3 79,6 59 1 840,7
ETp Penman (mm) 13,8 23,2 56,1 82,1 112,9 132,8 147,8 131,5 79,5 41,3 15,9 10,2 847,1
Record de vent (km/h)
date du record
105,4
NC
132,1
23-02-2009
126
NC
104,4
NC
94,5
NC
109,8
13-06-2002
104,4
NC
115,2
NC
104,4
NC
97,2
NC
100,8
NC
126
NC
132,1
NC
Record de la pression la plus basse (hPa)
date du record
973,1
NC
965
NC
983,7
NC
981,8
NC
989,6
NC
991,6
NC
978,2
NC
996,9
NC
989,9
NC
980,1
NC
973
NC
967,9
NC
965
NC
Record de la pression la plus haute (hPa)
date du record
1 045,1
NC
1 043,4
NC
1 046,7
NC
1 035,7
NC
1 033,5
NC
1 047,5
NC
1 030,6
NC
1 030,6
NC
1 034,9
NC
1 035,6
NC
1 040,2
NC
1 045,6
NC
1 047,5
NC
Précipitations (mm) 59,2 48,8 52,1 65,8 73,3 54,9 56,6 56,1 64,3 73,8 64,9 67,3 737,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
48,7
20-01-1910
29,7
05-02-1955
32,4
29-03-1978
42,6
18-04-1964
54,1
12-05-1910
67,6
04-06-2002
60,4
08-07-1919
66,1
29-08-1945
58,6
17-09-1975
43
29-10-1981
35,2
05-11-1962
51,6
24-12-1995
67,6
04-06-2002
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 4,9 5,3 5 5,8 6,2 7,5 7,4 7,2 8,3 6,4 5,7 5,9 6,3
Source : Infoclimat.fr
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
7,1
1,3
59,2
 
 
 
8,6
1,3
48,8
 
 
 
12,6
3,5
52,1
 
 
 
15,5
5,3
65,8
 
 
 
19,6
9,2
73,3
 
 
 
23,1
12,4
54,9
 
 
 
26
14,4
56,6
 
 
 
25,6
14,3
56,1
 
 
 
21,9
11,2
64,3
 
 
 
17,1
8,5
73,8
 
 
 
11
4,1
64,9
 
 
 
7,6
1,8
67,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Article détaillé : Climat de l'Indre.

Voies de communication et transports

La rue de Bellefond en 2011.
La rue de Bellefond en 2011.
L'ancienne gare en 1900.
La gare de La Châtre en 1900.

Voies routières

Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 41A, 49, 73, 83A, 927, 940 et 943[5].

Transports en commun

La ligne de La Châtre à Guéret passait par le territoire communal, et la gare de La Châtre desservait la commune. Les gares ferroviaires les plus proches sont les gares de Châteauroux[5] (36 km) et Argenton-sur-Creuse[5] (39 km).

La Châtre est desservie par les lignes E, F, H et J du Réseau de mobilité interurbaine[6].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[5], à 39 km.

Sentiers de randonnée

Le territoire communal est traversé par : le sentier de grande randonnée 46[2], le sentier de grande randonnée 654[2] et le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs[2].

Logement

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[7] de la commune :

Date du relevé 2013 2015
Nombre total de logements 2 839 2 851
Résidences principales 77,7 % 77,7 %
Résidences secondaires 6,6 % 6,6 %
Logements vacants 15,7 % 15,7 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 48,7 % 48,6 %

Projets d'aménagement

Toponymie

Le nom de La Châtre vient du mot latin castra, pluriel de castrum, camp fortifié puis château fort. Le plus souvent, c’est un ancien camp romain qui est ainsi désigné[8]. Le mot castra est à l’origine d’un certain nombre de toponymes qui peuvent être datés d’une période allant du Ve siècle au Xe siècle.

On relève les formes suivantes du nom de La Châtre : Apud Castram, in refectorio canonicorum en 1098, Petri de Castra[9] le , La Chastre[10] en 1196, La Chastre[11] en , Guilelmus de La Chastre[12] en 1391, La taverne de Jehan Peuron, prestre, à La Chastre[13] en , Philippe de La Chastre[14] en , La Chate[15] vers 1435, La Chastre[16] en , La Chatre[17] en 1454, La Chastre[18] en , La Chastre en Berry[19] en , La Chastre[20] en , La Chartre[21] au XVe siècle, La ville de La Chastre en Berry[22] en 1567, La Chatre[23] le et La Châtre[24] au XVIIIe siècle.

Ses habitants sont appelés les Castrais[25].

Histoire

Antiquité

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Méconnues, les origines de La Châtre ont suscité, par le passé, bien des spéculations chez les historiens locaux... Selon Émile Chénon, une garnison permanente vient s’établir, au temps de l’occupation romaine, sur les hauteurs dominant l’Indre, de façon à surveiller la voie Argenton-Châteaumeillant. Ce camp (castra) est à l’origine d’un groupement de population.

Moyen Âge

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Au XIe siècle, la ville est un château féodal, siège d'une baronnie dont le premier titulaire connu avec certitude est Ebbes VI, dernier fils de Raoul II de Déols, seigneur de Châteauroux, qui aurait créé pour son fils en 1010 cette baronnie dont dépendaient les seigneuries de Sarzay, Briantes, Angibault, Saint-Martin de Thevet, Maugivray, Montlevicq, Virolan, Bellefont, Ars, L'Alleu, Nohant, Vieilleville et La Prune au Pot.

Des moines cisterciens s’installent au bord de l’Indre et par la construction de moulins, amorcent le développement économique.

En 1152, Louis VII fait annuler son mariage avec Éléonore d'Aquitaine. Cette dernière épouse la même année Henri Plantagenêt. Le prince Ebbes de Châteauroux prête hommage à sa suzeraine. Il s'ensuit un saccage de ses territoires et La Châtre est brûlée en 1152 par le roi Louis VII.

En 1189, Denise de Déols, la princesse de Déols, héritière des Raoul de Châteauroux, est mariée avec André de Chauvigny par Richard Cœur de Lion. La baronnie de Châteauroux passe ainsi à la famille de Chauvigny pour plus de deux cents ans. La Châtre est soumise par Philippe II Auguste en 1209.

Le blason de la famille de Chauvigny, seigneurs de La Châtre.
Le blason de la famille de Chauvigny, seigneurs de La Châtre.

À la suite de l'épidémie de peste de 1348-1349 mors de la peste noire, un monastère de Carmes s’installe dans la ville[26]. En 1417, le sire de Chauvigny donne aux habitants l’autorisation de fortifier leur ville. Cette autorisation est confirmée trente ans plus tard, en [27]. Le nouveau baron fait construire vers 1424 un château fort dont il ne reste que le donjon (aujourd’hui musée George Sand et de la Vallée Noire) et qui se trouvait à l’intérieur des « gros murs de la ville ». La Grande Charte de La Châtre de 1463 affranchit partiellement les bourgeois. Au XVe siècle, à la fin de la guerre de Cent Ans, la ville connaît une période de grand développement. Sa situation entre les possessions du roi de France et les anciennes provinces anglaises en fait un lieu d’échange facilité par la présence de la cour à Bourges. De belles maisons se construisent.

Les chroniqueurs du XVIe siècle décrivent La Châtre comme une ville « bien close et bien murée », comptant trois portes, plusieurs tourelles, un « vieil et ancien chastel » (ce chastel est décrit en 1567 comme une « grosse et haulte tour carrée accompagnée d’une court et quelque aultre peu de logis »), une église, un couvent, un hôtel-Dieu, une maladrerie, un cimetière, une place « fort grande et spacieuse » et au milieu de celle-ci de « grandes hasles de boucherie ». Sur la place, chaque samedi, se tient un marché public et La Châtre accueille chaque année deux foires. De nombreux marchands résident en ville, y tiennent boutiques de draps et merceries, de tanneries et « cuyrs » ; d’autres font commerce de gros et menu « bestail »[28].

À l'époque, le cimetière de La Châtre se trouve à proximité de la place du Marché occupant un quadrilatère délimité, sur sa longueur, par les actuelles rues Jules-Sandeau et Philippe-Decourteix et, sur sa largeur, par les actuelles rues Nationale et Maurice-Sand.

Article détaillé : La Grande Charte de La Châtre.

Époque moderne

Au début du XVIIe siècle, à la limite des zones basses et de haute gabelle, la ville devient une cité de garnison et de magistrats qui bâtissent de beaux hôtels particuliers. En 1737, l'ancien donjon des Chauvigny devient prison royale[29]. En 1788, le corps de ville décide d’abattre les portes de la ville dont les murs étaient déjà aux trois-quarts démolis.

Époque contemporaine

En 1801, Ajasson de Grandsagne, maire de La Châtre, demande la fusion de sa ville avec différentes communes environnantes, dont celle de Montgivray. Par ordonnance royale du [30], l’hospice et le cimetière de La Châtre, avec les maisons, jardins, terrains et prés adjacents... sont distraits de la commune de Montgivray et réunis au territoire de La Châtre. La Châtre gagnait alors environ onze hectares, dont cinq pour l’hospice et le cimetière et six de terrain non bâti. Dès lors, les limites de la commune ne seront plus modifiées.

Le XIXe siècle est marqué par l’industrie du cuir. Située dans un pays d’élevage et arrosée par l’Indre, la ville possédait dès le Moyen Âge de nombreuses tanneries dont tout un quartier porte encore le nom.

La gare de La Châtre est mise en service en 1882 par l'administration des chemins de fer de l'État, avant de devenir une gare du réseau de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), sur les lignes de Châteauroux à La Ville-Gozet et de La Châtre à Guéret. Elle est fermée au service des voyageurs en 1969

Le voisinage de « la dame de Nohant », l'écrivaine George Sand, n'est pas sans influence sur la vie locale. L'écrivaine, qui se rendait fréquemment à La Châtre, déplorait d'ailleurs le conformisme de ses habitants.

Entre le 29 janvier et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la République espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Indre. Contrairement aux départements voisins qui font appel aux communes, l’Indre les regroupe dans seulement trois, puis sept centres, ce qui permet un meilleur contrôle de cette population considérée comme dangereuse (notamment sur le plan sanitaire). La Châtre est l’un des centres ouverts en second. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui en facilite les conditions, mais une grande partie préfèrent rester. La fermeture du camp, prévue pour le , est repoussée au 1er juin. L’exode de juin 1940 concerne aussi ces réfugiés, qui une fois la campagne de France passée, reviennent. Le régime de Vichy les rassemble alors au camp de Douadic, surveillé par la police[31].

Articles détaillés : Retirada et Histoire de l'Indre.

Dans les années 1960, La Châtre connaît de grandes transformations : des quartiers entiers sont créés autour de la vieille ville.

Étape de courses cyclistes

Le , la commune a accueilli l'arrivée de la 5e étape du Tour de France 1997 de cyclisme. Le , la commune a accueilli le départ de la 6e étape du Tour de France 1998 de cyclisme. Le , la commune a accueilli le départ de la 2e étape de la course de cyclisme Paris-Nice 2005.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune est le chef-lieu de l'arrondissement de La Châtre du département de l'Indre. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de l'Indre

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de La Châtre[32]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 19 à 34 communes.

Intercommunalité

La commune est le siège de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère, créée fin 2001.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Gaston Langlois ? ?
1945 1945 Gaston Petit ? ?
1945 mars 1959 André Chabenat[33] Radical Député de l'Indre (1951-1955)
Conseiller général de La Châtre (1945-1964)
Chef d'une entreprise artisanale de fabrication de literie
mars 1959 mars 1971 Jean Toury UDR Député de l'Indre (1962-1967)
Conseiller général de La Châtre (1964-1976)
Négociant
mars 1971 mars 1977 Jacques Chauvet MRG Conseiller général de La Châtre (1976-1986)
mars 1977 juin 1995 Maurice Tissandier UDF Député de l'Indre (1968-1981)
Chirurgien
juin 1995[34],[35],[36][37] [Note 1] Nicolas Forissier UMP puis LR Ancien secrétaire d’État à l'agriculture (2004-2005)
Député de l'Indre (1993-2012 et 2017-)
Président de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère (2002-2017)
[38] en cours Patrick Judalet DVD Vice-président de la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère (2014)
Ancien directeur général des services de la CDC
Les données manquantes sont à compléter.
Article détaillé : Liste des maires de La Châtre.

Autres services publics

L'ancien palais de Justice en 2008.
L'ancien palais de Justice en 2008.

La commune dispose en 2012 des services suivants :

Politique environnementale

Labels et distinctions

La Châtre a obtenu au concours des villes et villages fleuris :

  • une fleur en 2005[45], 2006[46], 2007[47] et 2011[48] ;
  • deux fleurs en 2013, 2014, 2015 et 2016[49].

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[51].

En 2015, la commune comptait 4 255 habitants[Note 2], en diminution de 5,06 % par rapport à 2010 (Indre : -3,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 0003 3573 9264 0494 3434 4714 6354 9104 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 9815 0385 1674 9284 9935 2345 2155 0484 850
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7374 7444 7703 9313 8803 7343 7794 1094 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4 0254 5244 8474 9224 6234 5474 4884 4774 465
2013 2015 - - - - - - -
4 2894 255-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune dépend de la circonscription académique de La Châtre.

Manifestations culturelles et festivités

Depuis 2003, l'association « Un point C tout » organise un festival (tendance punk rock) et un concours de skateboard, tous les ans vers la fin de l'été (fin août). Ce festival réunit des groupes de renommée nationale et connaît chaque année un succès croissant. Les concerts se déroulent en bordure du skate-park ou au bar le London. Le concours, lui, se déroule le samedi et le dimanche[réf. nécessaire].

La Châtre est aussi le siège du Comité George Sand, qui organise chaque année, autour du 14 juillet, depuis 38 ans[Quand ?], les Rencontres internationales de luthiers et maîtres sonneurs. Ces rencontres ont longtemps eu lieu au château de Saint-Chartier, et ont maintenant lieu au château d'Ars (Indre)[réf. nécessaire].

Équipements culturels

  • Musée George-Sand et de la Vallée Noire[55] : le musée est installé dans la tour de la forteresse des Chauvigny. Il commence très petitement, en 1876, par un vote du conseil municipal d'une somme de soixante francs pour l'acquisition d'une armoire destinée à recevoir des objets ... devant former le commencement du musée[56]. Depuis, le musée a grandi et, en 1939 s'intègre au musée créé par Jean Depruneaux dans la tour, ancienne prison reconvertie. Il prend sa dénomination actuelle en 1954 et est musée de la ville depuis 1964[57]. Le musée contient de nombreux documents d'histoire locale ; un étage est réservé à George Sand, un deuxième aux peintres de la Vallée Noire et de la Creuse, comme Jules Péaro, Henri Couta, Paul Rue, Frédéric Lauth, Fernand Maillaud, Paul Madeleine, Santaolaria, Bernard Naudin ; dans des vitrines des lettres autographes de George Sand, Maurice Rollinat, Henri de Latouche, des médaillons représentant Henri de Latouche, Ajasson de Gransagne, Stanislas Limousin, des bustes de Jean Baffier et de Gabriel Nigond. On y trouve aussi la copie, par Maurice Sand, du tableau d'Eugène Delacroix intitulé l’Éducation de la Vierge initialement installée à la chapelle Sainte-Anne de Nohant. Enfin, le musée abrite l'imposante collection ornithologique léguée par le général Pierre Philippe Léonce de Beaufort qui l'avait lui-même obtenue au travers de sa femme, petite-fille d'Emmanuel Baillon[réf. nécessaire].
  • Bibliothèque de la ville : la ville dispose d'une bibliothèque publique, située dans l'hôtel de Villaines et gérée par la communauté de communes de La Châtre et Sainte-Sévère, avec une antenne à Sainte-Sévère-sur-Indre. Créée en 1829, et enrichie régulièrement par des dons, elle possède des documents sur le patrimoine et l'histoire locale d'une richesse exceptionnelle, dont la partie ancienne est conservée dans les Fonds patrimoniaux de la bibliothèque[58]. Parmi ses collections, il y a bien sûr la totalité des œuvres de George Sand, y compris sa volumineuse correspondance, mais aussi l’œuvre d'Émile Chénon, de Buhot de Kersers, beaucoup d'inédits d'écrivains et d'historiens locaux, et un fonds de manuscrits de Raymonde Vincent, qui a vécu à Saint-Chartier.
  • Cinéma Lux : ancien réfectoire de la maison des Carmes, puis théâtre, le bâtiment est transformé en cinéma dans les années 1930. Rénové récemment[Quand ?], il projette les films dès leur sortie.
  • Théâtre Maurice Sand : géré par l'association du Théâtre Maurice Sand, le théâtre propose une programmation riche et variée toute l'année[réf. nécessaire].
  • École de musique municipale de l'harmonie de La Châtre : elle a pour but de proposer un enseignement dispensé selon le niveau des élèves, et ainsi de les faire progresser pour pouvoir intégrer l'Harmonie Municipale. La pratique collective de la musique est donc l'objectif à tout niveau[réf. nécessaire].

Santé

En 2012, la commune possède un centre hospitalier[59] (Smur 36).

Sports

L'Union Sportive de La Châtre est le regroupement sportif de la commune.

Médias

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, L'Écho du Berry, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Cultes

Culte catholique : La commune de La Châtre dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné du Boischaut Sud[60] et de la paroisse de La Châtre. Le lieu de culte est l'église Saint-Germain.

Économie

L’hôtel Notre Dame en 2011.
L’hôtel Notre Dame en 2011.

La commune dispose de plusieurs commerces[réf. nécessaire].

Revenus de la population et fiscalité

En 2009, le « revenu net » déclaré moyen par foyer fiscal était de 18 015 .

À la même date, celui du département de l'Indre était de 19 310  ; celui de la région Centre de 22 400  et celui de la France métropolitaine de 23 433 . Cela fait donc des habitants de La Châtre une population moins riche que la moyenne.

La même année, le « pourcentage de foyers fiscaux imposables » était 42,9 % pour La Châtre ; 47,9 % pour le département ; 55,1 % pour la région et 54,3 % pour la France métropolitaire[61].

Emploi

Entreprises et commerces

Plusieurs zones industrielles ont été créées par le syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM). Une première zone industrielle, dite des Ribattes, près de l'ancienne gare, regroupe notamment des industries de transformation (scierie, béton, charpentes). Une autre zone, avenue d'Auvergne, comprend des entreprises de transformation alimentaire (boulangerie alimentaire, plats préparés, abattoir, etc.). Au sud, des entreprises de produits métallurgiques, et au nord, une entreprise importante de parapharmacie. Une entreprise de numérisation de documents est implantée sur le site des Capucins.

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[62].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Château de La Châtre, aujourd'hui musée Georges Sand et de la Vallée Noire.
  • Église Saint-Germain : datée du XIVe siècle, l'église est en partie reconstruite en 1904. Son clocher, haut de 55 mètres, est l'emblème de la ville, visible de partout.
  • Monument aux morts : il a la particularité de représenter une femme debout au pied d'une lanterne des morts. La figure principale, une femme en recueillement devant la dépouille de son enfant, est due au sculpteur Ernest Nivet ; celle-ci orne également le monument aux morts de la ville de Hattonchatel dans la Meuse
  • Monument aux morts de la guerre de 1870[65].
  • Hôtel de Villaines : cet hôtel particulier fut édifié par Bargat à la fin du XVIIIe siècle pour le marquis Étienne-Philippe de Villaines, chef de brigade des gardes du corps du roi, maréchal des camps et armées en 1790. Acheté par la municipalité en 1807, il abrita le collège de la ville jusqu'en 1954. Depuis, il est le siège de la bibliothèque.
  • Couvent des Carmes
  • Pont aux laies : bien que ne semblant pas antérieur au XVIIIe siècle, la tradition locale fait remonter la construction de cet ouvrage aux Romains. Le pont fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques, depuis le [66].
  • Statue de George Sand
  • Fontaine Sainte Radegonde
  • Puits gothique : situé dans la cour de la maison occupée autrefois par le Bureau des Hypothèques, entre la place du Docteur-Vergnes, la rue Notre-Dame et la rue d'Enfer, aujourd'hui propriété privée, ce puits est un très bel exemple de style Louis XII. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [67].

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Personnalités liées à la commune

Héraldique, logotype et devise

Blason de La Châtre Blason De sinople à trois pavillons [tentes] d'argent pavillonnées de gueules; (au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or).
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Claude-Charles Pierquin de Gembloux, Histoire de La Châtre, Bourges, Impr. de P.-A. Manceron, , 47 p. (lire en ligne) sur Gallica.
  • Claude-Charles Duguet, Histoire d'une petite ville qui n'a pas d'histoire : La Châtre avant la Révolution - XVIIIe siècle, La Châtre, Imprimerie et librairie Louis Montu, , 352 p. (lire en ligne) sur Gallica.
  • Jean Gaultier (préf. Louis Peygnaud), Histoire de La Châtre en Berry, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Le Vagabond, , 163 p..

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Démissionnaire à la suite de son élection comme député.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. a b et c « Indre », sur le site de Lion 1906, consulté le 3 septembre 2018.
  2. a b c d et e Géoportail, « La Châtre » ., consulté le 17 septembre 2018.
  3. « Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre », sur le site de la Prévention du risque sismique, consulté le 3 septembre 2018.
  4. Carte archéologique de la Gaule : l'Indre.
  5. a b c et d « La Châtre », sur le site de ViaMichelin, consulté le 3 septembre 2018.
  6. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
  7. « Comparateur de territoire : Commune de la Châtre (36046) », sur le site de l'Insee, consulté le 28 octobre 2018.
  8. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Librairie Guénégaud, 1989
  9. Cartulaire de Fontmorigny, charte 21, p.14.
  10. Actes de Philippe II Auguste, n° 54.
  11. A.N.-JJ 98, n° 491, fol. 154.
  12. Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, charte 145, p.245.
  13. A.N.-JJ 163, n° 159, fol. 89 v°.
  14. A.N.-JJ 170, n° 88, fol. 109.
  15. Archives d’État, Stockholm, Collection Bergshammar, Armorial Bergshammar, n° 2252.
  16. A.N.-JJ 178, n° 251, fol. 142.
  17. B.N.-Ms Français 4985, Armorial Le Bouvier, n° 10.
  18. A.N.-JJ 187, n° 199, fol. 105.
  19. A.N.-JJ 194, n° 358, fol. 200 v°.
  20. A.N.-JJ 226A, n° 228, fol. 135 v°.
  21. Bibliothèque de l’Arsenal, Ms 4802, Armorial Guichenon, n° 17.
  22. Nicolay, Description générale de Berry, p. 189.
  23. A.D. 18-C 1109, Élection de La Châtre.
  24. Carte de Cassini.
  25. « Nom des habitants des communes françaises, La Châtre », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 6 février 2012).
  26. Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 21.
  27. A.N.-JJ 179, n° 24, fol. 11 v°.
  28. Gaultier 1982.
  29. Bernadette Audebert et Jacques Tournaire (préf. Georges Lubin), 1900 : La Châtre et la Vallée Noire, Limoges, Éditions Lucien Souny, , 191 p. (ISBN 2-905262-12-5).
  30. A.N.-F 2 II Indre 2, plan annexé à la minute.
  31. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940 : Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps, no 44 « Exilés et réfugiés politiques dans la France du XXe siècle »,‎ , p. 42-47, notamment p. 43, 44 et 46 (ISSN 1952-4226, DOI https://doi.org/10.3406/mat.1996.403053, www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_1996_num_44_1_403053).
  32. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. « Résultats des élections municipales 2001 », sur le site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 16 avril 2018.
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  59. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné du Boischaut Sud, consulté le 21 avril 2013.
  60. Site de l'Insee : Bases de données de l'Insee, consulté le 5 mai 2013.
  61. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  62. Notice no PA00097308, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. Notice no PA00097313 et Notice no PA00097311, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. Didier Dubant, « France : La Châtre (Indre) », Les monuments aux morts - France, Belgique, autres pays, sur https://monumentsmorts.univ-lille.fr, (consulté le 20 juillet 2018).
  65. Notice no PA00097315, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  66. Notice no PA00097316, base Mérimée, ministère français de la Culture.