La Côte-Saint-André

La Côte-Saint-André
La Côte-Saint-André
Le centre de La Côte-Saint-André et sa Halle
Blason de La Côte-Saint-André
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Bièvre
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Joël Gullon
2014-2020
Code postal 38260
Code commune 38130
Démographie
Population
municipale
4 805 hab. (2016 en diminution de 1,66 % par rapport à 2011)
Densité 172 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 40″ nord, 5° 15′ 41″ est
Altitude Min. 335 m
Max. 582 m
Superficie 27,93 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lacotesaintandre.fr

La Côte-Saint-André est une commune française située dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement de Vienne, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur les dépliants touristiques et les sites web locaux, la petite ville est généralement présentée comme le principal centre économique et culturel de la micro-région de la Bièvre et de la plaine du Liers[1].

Cette commune, qui compte de nombreux monuments historiques, est la ville natale du compositeur français et chef d'orchestre Hector Berlioz, ainsi que la ville siège du Festival Berlioz, créé en son honneur et qui se déroule chaque année, les principaux concerts ayant lieu dans la cour du château de La Côte-Saint-André.

Les habitants de la commune sont dénommés les Côtois[2].

La Côte-Saint-André

Sommaire

Géographie

Plan de la commune de La Côte-Saint-André et des communes voisines

Situation et description

Situation

Située entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, La Côte-Saint-André se trouve plus précisément dans la Plaine de Bièvre, dans le secteur du Bas Dauphiné, en Isère, et s'est principalement développée sur le versant sud d'une colline qui sépare la vallée du Liers du secteur de la Bièvre. L'altitude varie entre 329 et 578 m[3].

La Côte-Saint-André était le siège de la communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers jusqu'au . Elle appartient depuis 2014 à la Communauté de communes Bièvre Isère dont le siège est à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Son centre-ville se situe à 67 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 53 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 446 km de Paris (à vol d'oiseau)[4]. La Côte-Saint-André se positionne à proximité de l'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère situé à 6,6 kilomètres du centre-ville[5].

Description

La petite ville, nichée sur le flanc d'une colline, présente un centre ancien aux rues très resserrées avec de nombreux bâtiments à l’architecture typique des XIe, XVIe et XIXe siècles, dont certains sont classés Monument historique[6].

Un château domine la vieille ville dont les faubourgs s'entendent dans la plaine.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La Côte Saint-André est située dans la région naturelle de Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère et le cours du Rhône et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiques [7].

Climat

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de La Côte-Saint-André présente un climat de type semi-continental[8] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont généralement chauds et quelques fois secs mais avec des périodes orageuses en fin de période. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie

La Raille d'une longueur de 35 km[9] et son affluent le petit Rival, d'une longueur de 4,8 km[10], sont les seuls cours d'eau notables de la commune.

Ceux-ci s'écoulent dans la plaine de la Bièvre, dans la partie méridionale du territoire communal.

Voies de communications

Panneau d'entrée de La Côte Saint-André (RD73)

La ville de La Côte-Saint-André se positionne au centre d'une triangle formé par les autoroutes A7, A48 et A49, la ville étant cependant plus rapidement accessible par l'autoroute française A48, autoroute qui relie Lyon à Grenoble, et une bretelle d'accès en voie rapide, la RD119 qui s'arrête à la commune voisine de Brézins.

L'accès routier à la commune est également possible par l'ancienne route nationale 85 qui relie Lyon à Grenoble, puis en empruntant la RD71 en venant de Lyon ou la RD73 en arrivant par Grenoble.

Transports publics

Autocars

Le réseau interurbain de l'Isère connu sous l'appellation locale Transisère relie la ville de La Côte-Saint-André aux autres villes de l'Isère.

  • Ligne 2700 ː Beaurepaire ↔ La Côte-Saint-André
  • Ligne 2900 ː Vienne ↔ La Côte-Saint-André
  • Ligne 7350 ː La Côte-Saint-André ↔ RivesVoiron
  • Ligne 7360 ː La Côte-Saint-André ↔ Apprieu ↔ Voiron

Aéroport

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère, situé à moins d'une dizaine de kilomètres du centre de La Côte-Saint-André. La ligne d'autocar 7350 permet de relier cet aéroport avec la ville notamment durant l'édition du festival[11].

Voies ferrées

La gare ferroviaire la plus proche est la gare du Grand-Lemps, située à environ 10 km de La Côte Saint-André. Celle-ci se présente sous la forme d'une halte ferrovaire desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes de la relation de Lyon-Perrache. cette gare comprend un parc pour les vélos avec une consigne individuelle en libre accès.

Urbanisme

La commune possède un PLU adopté le par le conseil municipal puis il a été modifié deux fois : le et le [12].

Morphologie urbaine

Hameaux lieux-dits et écarts

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de La Côte-Saint-André, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[13].

  • Maison Goubet
  • Maison Guillon
  • Ferme Régal
  • Saint-Corps
  • Sciez
  • Ferme Jars
  • Poulardière
  • Ferme Calloud
  • Ferme Prat
  • Mas de la Mort
  • Verrière
  • Rochassieu
  • Mas Julien
  • les Berlandières
  • la Croix Soulier
  • le Polard
  • Ferme Chenavier
  • Les Meunières
  • Maison Vidon
  • la Maillarde
  • le Clapier
  • la Bâtie
  • Poipon
  • Ferme Joubert
  • Mi-Plaine
  • Blétonnaux
  • les Feugères
  • le Rival
  • Marguetière (Parc d'activités)

Logement

Risques naturels

Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de La Côte-Saint-André est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[14].

Terminologie des zones sismiques[15]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Risques d'inondation

Les étangs et bassins ainsi que leurs abords sont classés en aléa fort d'inondation au pied de versant. Le secteur de la ferme Bally ainsi que la cuvette située au Nord de la Maison Dumont est classé en aléa fort et aléa moyen d'inondation, également au pied de versant[16].

Toponymie

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom du bourg provient de « Santi Andréa da Costa », apparu pour la première fois sur des documents au Moyen Âge.[17],[18].

Histoire

Le char gaulois trouvé en 1888

Préhistoire et Antiquité

La période protohistorique est marquée par la présence d'un remarquable char cultuel, découvert en 1888 dans un tumulus au lieu-dit le Rival[19]. Composé de quatre roues en bronze massif de la fin de l'âge du Bronze (VIIIe siècle av. J.-C.) réutilisées au Premier âge du Fer (VIIe siècle av. J.-C.) avec un grand seau et un bassin en tôle de bronze d'origine d'Italie du Nord. Il est aujourd'hui présenté au Musée gallo-romain de Fourvière à Lyon[20],[21].

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Âge

Au début du Moyen Âge, la cité de La Côte est rattachée au Comté de Vienne, fief du Royaume de Bourgogne, issu du Pagus Viennensis (dit Viennois), subdivision territoriale carolingienne dirigé par un comte-gouverneur.

Cette ville, relativement ancienne, possède de nombreux édifices présentant une architecture des XIe, XVIe et XIXe siècles comme le château Louis XI, l'église ou la Halle de La Côte-Saint-André. La plaine autrefois couverte de forêts et de bocages offre au XXIe siècle un paysage ouvert.

Époque contemporaine

Le bourg fut un nœud de correspondance des lignes des Tramways de l'Ouest du Dauphiné puis des Voies ferrées du Dauphiné durant la première moitié du XXe siècle

La Côte-Saint-André s'est appelée La Côte-Bonne-Eau durant la brève période de laïcisation des toponymes, durant la Révolution française. Contrairement à une idée, reçue, ce n'est pas La Côte-Saint-André mais Saint-Siméon-de-Bressieux qui s'est appelé La Côte-Marat.

Depuis le XVIIIe siècle, l'Hôtel de ville est le lieu où siège le corps municipal. Ce bâtiment est situé au Nord des Halles. Le corps municipal de la ville siège à partir de 1863 à la mairie actuelle[22].

En 1899, la compagnie des tramways de l'Ouest du Dauphiné construit une ligne de tramway à voie métrique qui reliera durant plus de 35 ans, la petite ville de La Côte-Saint-André à la ville du Grand-Lemps où est implanté la gare de la ligne Lyon - Grenoble. Cette ligne cessera définitivement son activité le .

Politique et administration

L'entrée de l'Hôtel de ville de La Côte-Saint-André.

Administration municipale

Le Conseil municipal de La Côte-Saint-André est composé de vingt-sept élus (quinze hommes et douze femmes) dont un maire, six adjoints et vingt conseillers municipaux[23].

Tendances politiques et résultats

Scrutins locaux

Scrutins nationaux

Élection présidentielle de 2017[24]
Candidat 1er tour 2e tour
La Côte-Saint-André Ensemble de la France La Côte-Saint-André Ensemble de la France
Emmanuel Macron 23,75 % 24,01 % 61,84 % 66,10 %
François Fillon 21,55 % 20,01 %
Jean-Luc Mélenchon 17,06 % 19,58 %
Marine Le Pen 21,78 % 21,30 % 38,16 % 33,90 %
Benoît Hamon 5,7 % 6,36 %
Votants 72,04 % 77,77 % 69 % 74,56 %

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
maire en 1886 1893 Pierre-Marcel Paret[25]   (élu en 1874)
1893 1894 Charles Sautreaux    
1894 1908 Henri Meyer    
1908 1925 René Sautreaux    
1925 1929 Dr Etienne Berger    
1929 1941 Antonin Douillet    
1941 1944 Henri Du Fayet de la Tour    
1944 1947 Jules Berthier    
1947 1947 Jean Sautreaux    
1947 1959 Henri Du Fayet de la Tour    
1959 1961 Dr Louis Thiot    
1961 1971 René Pugin    
1971 1983 René Bergeret PS Ancien instituteur
1983 1994 Christian Abel    
1994 décembre 2005 Joseph Manchon DL Conseiller général (1994-2008)
décembre 2005 mars 2008 Annequin-Digond DVD -
mars 2008 mars 2014 Jacky Laverdure DVG Professeur agrégé de Mathématiques
mars 2014 En cours Joël Gullon UMP-LR Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2016, la commune comptait 4 805 habitants[Note 1], en diminution de 1,66 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 3813 6173 8903 8934 5684 0924 0834 1844 429
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 4374 6164 5564 3464 3044 1934 1564 0153 826
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9003 4443 3783 1263 1873 7203 7433 6563 780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 6233 5223 8653 8573 9664 2404 4964 8104 737
2016 - - - - - - - -
4 805--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune héberge plusieurs établissements d'enseignement sur son territoire.

Enseignement primaire

La commune héberge deux écoles :
l'école élémentaire de la Côte-Saint-André et l'école primaire privée Saint-François

Enseignement secondaire

La commune héberge trois collèges :
le collège public Jongkind [30], le collège, primaire et maternelle privé Saint François et le collège Privé Jean-Marie Vianney rattaché à la Fondation d'Auteuil.

Elle héberge également trois lycées :
le Lycée public Hector Berlioz [31], le lycée privé Sainte-Cécile et le lycée professionnel Privé Jean-Marie Vianney rattaché à la Fondation d'Auteuil (formations en CAP Moto et Maintenance des Bâtiments de Collectivités).

La commune compte d'autres établissements d'enseignement :
l'établissement local d'enseignement et de formation professionnelle agricoles : deux lycées, dont un à La Tour-du-Pin avec un centre de formation des adultes et d'apprentis et deux exploitations, l'une, agricole, située à La Côte Saint-André et l'autre, horticole, située à la Tour Du Pin[32] ainsi que l'école de Production Jean-Marie Vianney assurant une formation en CAP agent polyvalent de restauration.

Équipement sanitaire et social

La commune héberge sur son territoire deux établissements sociaux dans le cadre de la protection de l'enfance : le foyer départemental de la Cote-Saint-André, plus connu sous le nom de Maison d'enfants les Tisserands[33] et la maison d'enfance (MECS) Jean-Marie Vianney gérée par la fondation catholique reconnue d’utilité publique, Les Apprentis d'Auteuil[34].

La commune héberge héberge sur son territoire deux établissements médico-sociaux dans le cadre de la prise en charge des personnes âges dépendantes[35] : la maison de retraite (EHPAD) publique de l'hôpital de La Côte Saint-André qui compte 180 places et la maison de retraite (EHPAD) publique Eden qui compte 80 -places.

Équipements et clubs Sportifs

La commune héberge sur son territoire quatre stade communal [36].

  • un terrain de football à 7 sur le site du LP privé Jean-Marie Vianney
  • un terrain de football de l'allée Jean Jaurès
  • un terrain de football du stade Rémy Jouffrey
  • un terrain de football du stade municipal

Le stade d'athlétisme est situé avenue Hector Berlioz. Celui compte quatre vestiaires. Deux gymnases (dédié à Pierre de Coubertin et à Paul Genevay) se situent à proximité du stade.

La commune héberge également un site aquatique dénommé espace aqualib', doté d'un d’un toit ouvrant et présentant divers équipements dont un bassin sportif de 25 mètres et un bassin ludique de 200 m2 avec une banquette à bulles, divers équipement, des jets massant, un toboggan et une pataugeoire[37].

Équipements culturels

La commune gère divers établissements à vocation culturelle dont l'école de musique municipale et la médiathèque du réseau Bièvre Isère Communauté[38].

Médias

Presse écrite

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition Isère-Nord, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes

Culte catholique

La communauté catholique de La Côte-Saint-André et l'église paroissiale Saint-André (propriété de la commune) dépendent de la Paroisse Sainte Marie de Bièvre-Liers qui est elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne. La maison paroissiale se situe près de l'église de la Côte [39].

Autres cultes

La communauté protestante évangélique de La Côte-Saint-André dépend d'un temple situé dans la commune de Rives[40].

Économie

994 entreprises sont implantées dans la commune, dont 865 sièges et 129 établissements, la majorité d'entre elles étant des sociétés civiles immobilières.

Secteur industriel et commercial

Musée des liqueurs (Maison Cherry Rocher)
La Distillerie Cherry Rocher.

Cherry Rocher est l'enseigne d'une distillerie fondée en 1705 à La Côte-Saint-André par Barthélémy Rocher. Elle est connue pour ses eaux-de-vie et liqueurs de fruits et emploie localement 46 personnes.

L'usine de la Côte-Saint-André est le site originel, car c'est dans cette commune que Barthélémy Rocher a fondé sa distillerie. Cette usine réceptionne les produits agricoles de la région pour les transformer.

Secteur agricole

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

L'église Saint-André.
L'église Saint-André

Cette église romane située au cœur de la ville a été édifiée entre 1088 et 1102, et plusieurs fois remaniée jusqu'au XIXe siècle[42]. Les styles roman, gothique et moderne coexistent donc. La partie la plus ancienne en est assurément la croisée du transept avec sa coupole sur trompes, mais l'étude archéologique de l'édifice reste à faire[43]. L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 5 février 1982[44].

L'église Saint-Camille

L'église Saint-Camille a été construite au dix-neuvième siècle à l'initiative de Camille Rocher, qui voulait en faire le cœur d'un phalanstère pour les ouvriers de sa distillerie (projet qui n'a finalement jamais vu le jour). L'église est aujourd'hui désaffectée et appartient à un particulier. Le presbytère est en cours de restauration en vue de la location d'appartements[réf. nécessaire], ainsi que l'église elle-même[45]. La flèche du clocher a été détruite par un incendie en 2005 et n'a fait à ce jour que l'objet d'une restauration provisoire.

L'abbaye de Bonnevaux

Il s'agissait d'une abbaye cistercienne (7e fille[46] de Cîteaux), située entre Saint-Jean-de-Bournay et La Côte-Saint-André, en Isère (France). Fondée en 1117, elle fut vendue comme carrière de pierres vers 1830.

Patrimoine civil

La halle de La Côte-Saint-André
La Halle de La Côte-Saint-André, vue intérieure

Datant de la fin du XIIIe siècle[47], La halle abrite encore le marché le jeudi matin. Régulièrement entretenue, elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [48].

Le château dit Louis XI
Entrée du Château de La Côte-Saint-André

Situé sur les hauteurs de la ville qu'il surplombe, et enjolivé par de jolis effets de lumière (particulièrement au coucher du Soleil) qui le rend immanquable ce château est ouverts aux visites publiques et notamment le Musée Le Paradis du chocolat, qui y a élu domicile ainsi que l'école de musique municipale. Comme tous les ans, le Festival Berlioz s'y déroule également. L'escalier, avec sa cage et sa rampe à balustres, la cheminée du rez-de-chaussée et la salle dite de Louis XI font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mars 1983[49]. Le Château est propriété de la commune.

Le château des Croisettes

Ce château, souvent dénommé sous le nom de Domaine des Croisettes, a été édifié à compter de 1892 et présente un parc à l'italienne réalisé par l'architecte paysagiste Gabriel Luizet. Les façades, les toitures, le hall, l'escalier et le parc du Domaine des Croisettes font l'objet d'une inscription partielle par arrêté du 12 décembre 1997[50].

La ferme Berlioz

La Ferme du Chuzeau, dite Ferme Berlioz et construite au XIXe siècle, appartenait à la famille d'Hector Berlioz. Le verger, le pavillon, l'étable, l'abreuvoir, le bûcher et l'écurie font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [51].

Le monument aux morts

Ce monument a été fait par le sculpteur et athlète Alexandre Maspoli (Genève, 1875 - Caluire-et-Cuire (Rhône), 1943) et par J. Lesage. Le monument a été réalisé en 1922 et inauguré le 6 août de la même année. La composition est riche en symbolique[52] (coq, poilu, croix de guerre, palmes de la paix) et rappelle le travail des femmes pendant la guerre[53]. Les sculptures sont en bronze et calcaire de Villebois. À l'époque le coût a été de 33 335 francs. On retrouve le " poilu " du monument de La Côte Saint-André sur le monument des Avenières (Isère). Le monument aux morts est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [54] et labellisé « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère.

Coq du monument aux morts de la Côte-Saint-André
Hôtel de Bocsozel vu des terrasses de La Côte Saint-André
L'hôtel de Bocsozel

Du XVIe siècle, situé en Place de la Halle. Les façades et les toitures de l'Hôtel de Bocsozel sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 23 avril 1981[55].

L'hôtel de ville

L'escalier qui donne sur la cour et la galerie en retour font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 3 octobre 1983[56].

La maison natale de Berlioz (Musée)

Au 69, rue de la République, elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 24 février 1942[57]. La maison est aujourd'hui un musée (inauguré en 1935) dédié au compositeur Hector Berlioz.

Le chalet du Rival

Labellisé Patrimoine en Isère[58].

Les autres bâtiments

Diverses maisons du centre du village datent du XVIe siècle, voire du Moyen Âge. Certaines sont remarquables par leur structure en demi-paliers, typique du Dauphiné, notamment celle se situant au 19, rue Laval de Bressieux, entre la place de la Halle et le château. On peut également découvrir les autres maisons suivantes :

  • Maison de La Côte-Saint-André du 9 et 11, rue Centrale :
Le portail qui donne sur la rue, y compris son auvent et ses vantaux, de la maison datant XVIIe siècle font l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du 31 décembre 1979[59].
  • Immeuble de La Côte-Saint-André du 22, place de la Halle et immeuble, rue du Château, anciennement rue du Lion d'Or :
Il date du XVIe siècle. Les façades et les toitures sont inscrites partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du 14 mars 1977[60].

Patrimoine culturel

Musée des Liqueurs Cherry-Rocher.
  • Le Musée des liqueurs Cherry Rocher : musée renfermant une collection étonnante d'affiches anciennes et d'étiquettes fin XIXe siècle. On peut voir aussi l'ancienne distillerie avec ses alambics en cuivre.
  • Maison natale d'Hector Berlioz : devenue un musée départemental rénové récemment, cette charmante maison est ouverte à la visite. Elle a reçu en mai 2011 le label Maisons des Illustres.
  • Le Musée Le Paradis du chocolat : Musée fondé par une famille de chocolatiers en 1994, se trouve dans le Château Louis XI. La Chocolaterie Jouvenal existe depuis 1912, et se transmet de père en fils.
  • La Médiathèque Intercommunale [61]
  • École de musique municipale : http://www.lacotesaintandre.fr/Ecole-Municipale-de-Musique-1360

Patrimoine et tradition orales

Langue régionale

Carte linguistique du Dauphiné : Le dauphinois est un dialecte arpitan parlé dans le nord du Dauphiné

Historiquement, au niveau linguistique, le territoire de La Côte-Saint-André, ainsi que l'ensemble de la plaine de Bièvre, se situe au nord-ouest de l'agglomération grenobloise et au sud-est de l'agglomération lyonnaise et donc dans la partie centrale du domaine linguistique des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine de la langues dite francoprovençal ou arpitan au même titre que les parlers savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens.

L'idée du terme, « francoprovençal », attribué à cette langue régionale parlée dans la partie centre-est de la France, différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Grésivaudan, les pays alpins et la vallée de l'Isère, depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Rhône. .

Article connexe : Dauphinois (dialecte).

Espaces verts et fleurissement

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[62].

Personnalités liées à la commune

Hector Berlioz en 1832
Johan B. Jongkind
Paul Genevay
  • Barthélémy Rocher, né en 1677 dans la Drôme. célèbre liquoriste mentionné par Brillat-Savarin, fondateur de la maison Cherry Rocher et créateur d'un distillerie à la Côte-Saint-André en 1705[réf. nécessaire].
  • Joseph Rocher, né à La Côte Saint André en 1794, magistrat et poète, ami de Lamartine[réf. nécessaire].
  • Jean-Baptiste Davaux, né en 1742 à La Côte-Saint-André [63], compositeur au service des princes de Rohan, auteur, sous la Révolution, d'une Symphonie concertante mêlée d'airs patriotiques (1794).
  • Louis Berlioz, (1747–1815), médecin, qui, à partir de 1810, fut le premier Français à pratiquer l'acupuncture, dans son cabinet médical de la rue Impériale (aujourd'hui rue de la République), par ailleurs maison natale de son fils Hector (voir ci-dessous). Cette maison est aujourd'hui un musée consacré à Hector Berlioz, mais on peut y voir une vitrine avec le matériel médical de Berlioz père, et un manuel d'acupuncture dont il fut l'auteur.
  • Hector Berlioz, célèbre compositeur, écrivain et critique français, né le à La Côte-Saint-André, et mort le à Paris. Un festival de musique symphonique, le Festival Berlioz lui est consacré tous les ans à La Côte Saint-André vers la fin du mois d'août, les principaux concerts se déroulant dans la cour du château. Sa maison natale est devenue le Musée Hector-Berlioz.
  • Johan Barthold Jongkind (peintre paysagiste hollandais) vient habiter à La Côte-Saint-André en 1878 pour y mener une existence paisible jusqu'à la fin de ses jours. Il laissera beaucoup d'aquarelles. Un concours de peintres est organisé tous les ans en été à La Côte-Saint-André où il est enterré.
  • Henri Meyer (1841-1915), fils de Balthazard Meyer, maire de La Côte-Saint--André, sera élu en 1894 maire à son tour. Conseiller général, puis député de l'Isère, il est connu pour avoir été, à Paris, le juge d'instruction des attentats anarchistes au début du XXe siècle.

Événement culturel

  • Le Festival Berlioz.
Depuis 1994, chaque été à la fin du mois d'août, la Côte-Saint-André honore son compositeur romantique Hector Berlioz. L'édition de 2018 s'est déroulée du 18 août au 02 septembre 2018[65].
Article connexe : Festival Berlioz.

Héraldique, logotype et devise

Blason de Côte-Saint-André (La) Blason D'azur au sautoir d'argent cantonné de deux fleurs de lys d'or, une en chef et une en pointe, et de deux dauphins du même aux flancs[66].
Détails
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (en blasonnant "croix de St André").
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Site trésor des régions, page sur la plaine de Liers, consulté le 18 février 2019
  2. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 18 février 2019
  3. Alexandre Moulin, La Côte Saint André en Isère - Compléments d'histoire locale, , 440 p. (ISBN 2-9518677-0-0), p. 9
  4. Site annuaire mairie, page des distances entre La Côte-Saint-André et les plus grandes villes, consulté le 19 février 2019
  5. Site air affaires, page "Villes à proximité de Aéroport Grenoble Isère", consulté le 28 février 2019
  6. Site du festival Berlioz, page "Découvir la région, La Côte Saint-André, consulté le 19 février 2019
  7. Site geoglaciaire.net, page "Origine de la Bièvre-Valloire", consulté le 18 février 2019
  8. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau (V34-0430) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau (V3401140) »
  11. Fiche horaire de la ligne 7350 de transisère
  12. Site de la mairie de la Côte-Saint-André, page urbanisme, consulté le 19 février 2019
  13. Site géoportail, page des cartes IGN
  14. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  15. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  16. Carte des aléas de la commune de La Côte Saint-André, consulté le 25 février 2019
  17. , consulté le 20 février 2019
  18. André Planck, livre "L'origine du nom des communes du département de L'Isère, (ISBN 2-84424-043-7), Éditions L'Atelier, page 78, consulté le 31 mai 2019
  19. Gabriel Chapotat, « Le char processionnel de La Côte-Saint-André (Isère) », Gallia, vol. 20,‎ , p. 33–78 (DOI 10.3406/galia.1962.2348, lire en ligne, consulté le 14 août 2016)
  20. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire, 1969, fasc. 1232-233.
  21. Aimé Bocquet, Le char de La Côte-Saint-André, in Les premiers princes celtes, Musée Dauphinois, p. 35-37, 1990.
  22. René Bergeret, L'an 1 de la liberté, Lyon, Bellier, , 169 p. (ISBN 2-904547-21-5), p. 15
  23. Site de la mairie de La Côte-Saint-André, page sur le conseil municipal, publiée le 19 novembre 2018
  24. Résultats sur le site de l'Express
  25. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6264556p/f41.item.r=canton.zoom
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  30. Informations gouvernementales sur le Collège Jongkind
  31. Site web du Lycée Hector Berlioz
  32. http://www.formagri38.com/spip.php?page=rubrique
  33. Site de l'annuaire de l'action sociale page sur la maison d'enfants les Tisserands, consulté le 20 février 2019
  34. Site des apprentis d'Auteuil, page sur la Maison d'enfants à caractère social Jean-Marie Vianney, consulté le 20 février 2019
  35. Site Les maisons de retraite.fr, page sur les maisons de retraite de La Côte-Saint-André, consulté le 20 février 2019
  36. Site Gralon, liste des terrains de football de La Côte-Saint-André, consulté le 19 février 2019
  37. Site bièvre-isère, page sur l'Espace aquatique, consulté le 19 février 2019
  38. Site de Bièvre-Isère Communauté, page sur la médiathèque, consulté le 25 février 2019
  39. Site du diocèse de Grenoble-Vienne, page sur la Paroisse Sainte Marie de Bièvre Liers, consulté le 19 février 2019
  40. Site église-connexion, page d'accueil, consulté le 19 février 2019
  41. « Église, La Côte-Saint-André », sur www.festivalberlioz.com, Festival Berlioz - La Côte-Saint-André, Isère (consulté le 15 août 2016)
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  44. « Qui veut louer une église ? » (consulté le 15 août 2016)
  45. Nicole Bouter, Unanimité et diversité cisterciennes, [lire en ligne], p. 103
  46. Alexandre Moulin, La Côte Saint André en Isère, Gillonnay, , 440 p. (ISBN 2951867700), p. 37
  47. « Halle », notice no PA00117143, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Château », notice no PA00117141, base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Domaine des Croisettes », notice no PA38000003, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. « Ferme du Chuzeau dite Ferme Berlioz », notice no PA38000016, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Patrimoine de France
  52. Ministère de la culture
  53. « Monument aux morts », notice no PA38000012, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  60. La Médiathèque Intercommunale, Bièvre Isère Communauté, accès le 20 décembre 2015.
  61. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  62. Site Larousse, page sur Jean-Baptiste Davaux, consulté le 13 mars 2019
  63. Site festival Berlioz, programme 2018, consulté le 19 février 2019
  64. La Côte Saint-André des origines à nos jours. Jean Carraz-Billat

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes