Lépin-le-Lac

Lépin-le-Lac
Lépin-le-Lac
Le chef-lieu sur les rives du lac d'Aiguebelette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Pont-de-Beauvoisin
Intercommunalité Communauté de communes du Lac d'Aiguebelette
Maire
Mandat
Raymonde Girard
2014-2020
Code postal 73610
Code commune 73145
Démographie
Gentilé Lépinois
Population
municipale
455 hab. (2016 en augmentation de 2,25 % par rapport à 2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 10″ nord, 5° 47′ 43″ est
Altitude Min. 373 m
Max. 1 363 m
Superficie 5,11 km2
Localisation

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Lépin-le-Lac est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Localisation

Plan du territoire de Lépin-le-Lac

Le territoire de la commune de Lépin-le-Lac est situé dans le sud-est de la France, à l'ouest du département de la Savoie, sur la rive sud du lac d'Aiguebelette, à l'ouest de la chaîne de l'Épine. La commune fait partie de la petite région naturelle de l'Avant-Pays savoyard.

Le ruisseau du Thiez (ou Thiers), dans la partie nord de la commune, marque la limite avec la commune de Saint-Alban-de-Montbel, jusqu'au lieu-dit Le Gué des Planches[1]. Ce lieu marque le point de jonction de ces deux communes mais aussi de La Bridoire et d'Attignat-Oncin[1].

La commune est traversée par deux autres ruisseaux, le ruisseau du Bourg, qui se jette dans le lac au niveau du Grand-Pré, et plus à l'est celui de La Tuilerie[1].

Hameaux, lieux dits et écarts

La commune se compose d'un chef-lieu et de plusieurs hameaux ou lieux-dits, pour certains inhabités[2].

  • Au Bernay,
  • La Bageatière,
  • Le Bernadieu,
  • La Chabaudière,
  • Le Chalet,
  • Le Curtelet,
  • Le Gué des Planches',
  • chez Burdin
  • Château de Lépin,
  • Le Grand-Pré,
  • Boffard,
  • Le Micoud,
  • La Maigre,
  • Lépin (chef-lieu),
  • Le Pinet,
  • Le Puits,
  • La Plaine,
  • Le Rossignolet,
  • Le Riondet,
  • Le Rocheray,
  • Les Grimonet,
  • Les Martin-dessus,
  • Les Martin-dessous,
  • La Montagne,
  • Le Port.

Voies de communication et transports

La commune est desservie par une gare ferroviaire, la gare de Lépin-le-Lac - La Bauche (La Bauche étant une commune située au sud de Lépin-le-Lac) établie sur la ligne de Saint-André-le-Gaz à Chambéry. La gare est desservie par les TER Rhône-Alpes circulant entre Lyon et Chambéry (parfois prolongés vers Modane et Bourg-Saint-Maurice).

Un accès rapide à l'autoroute A43 est aussi disponible à une dizaine de kilomètres, au nord du lac d'Aiguebelette.

Toponymie

Le nom de la commune, Lépin-le-Lac, est fixé par décret le [3]. Le syntagme Lac est lié au lac d'Aiguebelette baigne la limite nord du territoire.

Les formes anciennes observées sont Ecclesia de Lepino en 1140, Lespenes en 1278, Prioratus de Lepins en 1308, Parrochia de Lespins au XIVe siècle, L’Epin en 1729, Lepin en 1732[2],[4],[5].

Le toponyme est tiré du latin spinus[4], « prunier sauvage », qui a dérivé en Lespin, Lépin, L'Epin, avec agglutination de l'article[2],[5].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Lepin, selon la graphie de Conflans[6].

Histoire

Période antique

Lépin a été un site antique. Samuel Guichenon (XVIIe siècle) signalait l'existence d'une « inscription dédiée à la victoire d'Auguste », que reprennent les auteurs de l'Histoire des communes savoyardes (1982), sans autres précisions[7]. Un sarcophage, comportant une inscription gréco-latine, a été retrouvée sur la Grande Île, de même que les traces d'un de ce qui pourrait être un temple[7],[8]. Ce dernier a été découvert lors de la restauration de la chapelle Saint-Vincent[8]. Enfin, au lieu-dit Tuillière, des restes de tuiles gallo-romaines ont été retrouvée[7].

Plus récemment, une étude a permis de voir dans la croix, installée à la sortie ouest du bourg, l'emplacement d'une borne romaine, permettant d'indiquer la position du tronçon de l'ancienne voie romaine permettant le passage à travers l'Avant-Pays savoyard, sur l'axe MediolanumVienna (Milan–Vienne) [8].

Période médiévale

La première mention de l'église — Ecclesia de Lepino — remonte à l'année 1140, d'après la Gallia Christiana[9],[4]. L'église du village est dédiée à la Sainte Trinité. Elle est édifiée dans un style de « premier art roman méditerranéen »[8].

La seigneurie de Lépin avait été donnée en apanage en 1220 par le comte Thomas Ier de Savoie à sa fille Béatrice, puis, en 1260, elle fut donnée à la commanderie des Échelles des Hospitaliers de ordre de Saint-Jean de Jérusalem jusqu'à la Révolution[10].

L'ancienne paroisse de Gresin appartient, au XVIIIe siècle, à celle de Lépin, jusqu'en 1837[3].

Période contemporaine

Au cours de la période d'occupation du duché de Savoie par les troupes révolutionnaires françaises, à la suite du rattachement de 1792, la commune appartient au canton de Pont-de-Beauvoisin, au sein du département du Mont-Blanc[11].

Le « château de Lépin » (XIXe siècle) est bâti vers 1760 par Noble Charles Perrin, issu d'une vieille famille de la bourgeoisie chambérienne[10], et sénateur au Sénat de Savoie[12]. Les biens de Louis Bonaventure Perrin, comte de Lépin, fils de Charles Perrin, sont confisqués comme bien d'émigré en 1793[10], et rachetés par Claude Burdin, homme d'affaires de ce dernier[12]. Le comte de Lépin les achète en 1804, après la loi d'amnistie[10],[12]. Après sa mort, sans héritiers, le château et les terres passèrent à son petit-fils, Tancrède de Rivérieulx de Chambost dit le comte de Lépin[13],[14] qui restaura le château en 1882[10],[12]. Son fils, Albert de Rivérieulx de Chambost de Lépin, en hérita[12].

Durant la Seconde Guerre mondiale la commune, située en zone non occupée, a été le théâtre d'un évènement marquant avec l'assignation à résidence de nombreuses familles juives étrangères dans les structures hôtelières de l'époque. 70 lits en hôtel avaient été réservés au regroupement des juifs étrangers par la Préfecture de Savoie. Le ces familles ont subi une rafle organisée par la police française sous les ordres du gouvernement de Vichy. Plusieurs d'entre elles ont été déportées et assassinées à Auschwitz. Cette rafle massive, organisée dans toute la zone libre, a été préparée par le secrétaire général de la police René Bousquet, en collaboration avec la direction de la police nationale et les préfectures régionales et départementales. Les communes voisines d'Aiguebelette-le-Lac et Saint-Alban-de-Montbel ont, elles aussi, été concernées par cette politique de regroupement des juifs étrangers en vue de leur déportation[15].

Politique et administration

La mairie de Lépin-le-Lac.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Georges Tomamichel PCF  
Monique Duport-Rosand    
Lucien Barret PS  
En cours
(au )
Raymonde Girard ??  

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Lépinois[3].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2016, la commune comptait 455 habitants[Note 1], en augmentation de 2,25 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
286395435373403412304283283
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
283288476311312288287296291
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
254277253235230199184168190
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 - -
191255282347433454455--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune de Lépin-le-Lac se situe dans l'académie de Grenoble. À la rentrée 2017-2018, elle administre une école élémentaire publique qui accueille 20 élèves[20].

Médias

Presse écrite

La presse écrite locale est représentée par la presse quotidienne ou hebdomadaire régionale, notamment le Dauphiné libéré, avec son édition du Chartreuse et de Chambéry, l’Essor savoyard ou encore la Vie Nouvelle.

Radio et télévision

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie ainsi que par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, Radio ISA et Radio Couleur Chartreuse. La chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie, notamment l'émission « La Place du village ». France 3 et sa station régionale France 3 Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Économie

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[21],[22].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église située au chef-lieu.

L'église d'origine romane, avec une abside entourée de deux absidioles, a été entièrement restaurée en 1890 d'après les plans de M. Latoud, architecte à Chambéry[23].

Près de l'église, le prieuré est un bâtiment assez bien conservé qui dépendait de l'abbaye de Saint-Chef dés 1275[23].

Le « château de Lépin » est édifié vers 1760 par Noble Charles Perrin, issu d'une vieille famille implantée dans la commune au siècle suivant et encore en possession des descendants de la famille dans les années 1980[10],[12].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Chambéry et ses environs. Le Petit Bugey (vol. 1), Roanne, Éditions Horvath, , 475 p. (ISBN 978-2-7171-0229-1, lire en ligne), p. 295-298. ([PDF] lire en ligne)

Article connexe

Lien externe

  • Site du Syndicat Mixte de l'Avant Pays Savoyard
  • Site de l'Office de tourisme Pays du Lac d’Aiguebelette

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a b et c Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 295-296, « Situation ».
  2. a b et c Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 295, Présentation.
  3. a b et c « Lépin-le-Lac », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en mai 2018), Ressources - Les communes.
  4. a b et c Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 253.
  5. a et b Henry Suter, « Lépin-le-Lac », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en mai 2018).
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. a b et c Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 296, « Archéologie ».
  8. a b c et d Articles de Bernard Kaminski, publiés sur le site grehcognin.fr (Groupe de recherches et d'études historiques de Cognin) :
    • « La voie impériale romaine du col Sain-Michel (tronçon Labiscone-Lemencum de Vienna à Mediolanum », Centre de Recherche et d'Histoire de Cognin, 2014, 16 pages ([PDF] lecture en ligne) ;
    • « La voie impériale romaine de Labiscone au col Saint-Michel », juin 2017, 14 pages ([PDF] lecture en ligne ou sur le site docplayer.fr).
  9. Gallia Christiana, tome XV, 1860, province de Besançon, preuve 307 lire en ligne).
  10. a b c d e et f Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 296-297, « La seigneurie ».
  11. Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 137 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 96-99.
  12. a b c d e f et g Ph. Falcoz, « Notice sur Aiguebelette et son lac », Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, 2e série, t. 58,‎ , p. 195-196, « Le Château de Lépin » (lire en ligne).
  13. a b et c Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, vol. 6, Société du Grand armorial de France, 1939, p. 14 (lire en ligne).
  14. Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 616-618.
  15. François Boulet, Les Alpes françaises, 1940-1944 : des montagnes-refuges aux montagnes-maquis, Presses franciliennes, , 511 p. (ISBN 978-2-95272-146-2), p. 195.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  20. « Savoie (73) > Lépin-le-Lac », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté en mai 2018).
  21. [PDF] Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  22. [PDF] Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46.
  23. a et b Histoire des communes savoyardes, 1982, p. 297, « L'église et son prieuré ».
  24. a et b Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Tome 4, p.381
  25. Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Tome 5, p. 381.
  26. François Miquet, « Les Savoyards au XIXe siècle - Les premiers présidents et les procureurs généraux », Revue savoisienne,‎ , p. 211 (lire en ligne).
  27. Albert Albrier, Les naturalisés de Savoie en France de 1814 à 1848, Chambéry, Impr. d'A. Bottero, , 224 p. (lire en ligne), p. 97-98.
  28. Notice biographique de Claude Burdin sur le site de l'école polytechnique.
  29. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3), p. 364.
  30. Jean Exertier, « Histoire de nos rues... : Claude Martin (1826-1906) », Vieux Chambéry, no XV,‎ , p. 45-81 (lire en ligne).