Kim Yong-nam

Kim Yong-nam
Image illustrative de l'article Kim Yong-nam
Fonctions
Président du præsidium de l'Assemblée populaire suprême de Corée du Nord
En fonction depuis le
(19 ans, 7 mois et 25 jours)
Premier ministre Kim Yong-il
Choe Yong-rim
Pak Pong-ju
Prédécesseur Yang Hyong-sop (président Comité permanent de l'Assemblée nationale)
Ministre des Affaires étrangères

(14 ans, 9 mois et 4 jours)
Premier ministre Li Jong-ok
Kang Song-san
Li Gun-mo
Yon Hyong-muk
Kang Song-san
Hong Song-nam
Prédécesseur Ho Dam
Successeur Paek Nam-sun
Biographie
Date de naissance (90 ans)
Lieu de naissance Pyongyang (Corée japonaise)
Nationalité nord-coréenne
Parti politique Parti du travail de Corée

Kim Yong-nam
Dirigeants nord-coréens
Kim Yong-nam
Chosongeul 김영남
Hanja 金永南
Romanisation révisée Gim Yeongnam
McCune-Reischauer Kim Yŏngnam

Kim Yong-nam, né le à Pyongyang, est un homme d'État nord-coréen. Il préside l'Assemblée populaire suprême depuis 1998. Il sert les trois générations de la famille Kim durant sa carrière.

Biographie

Enfance et études

Il étudie à l'Université Kim Il-sung puis obtient en 1953 un diplôme en relations internationales à l'Université de Moscou[1].

Président de l’Assemblée populaire suprême

Il est président du Præsidium de l'Assemblée populaire suprême depuis le 5 septembre 1998.[Information douteuse] [?] L'Assemblée étant, selon la Constitution nord-coréenne, « l'organe suprême du pouvoir de la République populaire démocratique de Corée »[2], son président est l'équivalent juridique du chef de l'État de la Corée du Nord. Le « Dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée » est cependant, toujours selon la Constitution, le président du Comité de la défense nationale (de à ) puis de la Commission des affaires de l'État (depuis ), poste occupé par Kim Jong-un. Les analystes occidentaux considèrent généralement Kim Yong-nam comme ayant été le no 2 du régime du temps de Kim Jong-il; après la mort de ce dernier, Kim Jong-un a été proclamé « chef suprême » du pays, Kim Yong-nam demeurant à son poste.

Dans le cadre du resserrement des liens bilatéraux entre la Corée du Nord et les autres nations asiatiques, Kim Yong-nam a conduit des délégations au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge en juillet 2001, peu avant la tenue d'une rencontre de l'ASEAN au Viêt Nam, et des délégations cambodgiennes et laotiennes ont été reçues en Corée en 2002[3]. Kim Yong-nam a également été reçu en Syrie, en juillet 2002.

À l'occasion du 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Corée du Nord, Kim Yong-nam s'est rendu en Chine en octobre 2004. Cette visite a permis le renforcement des relations politiques et économiques entre les deux pays, tandis que le chef de l'État nord-coréen a déclaré soutenir fermement la politique de la Chine dans le cadre d'une "réunification pacifique", fondée sur le principe "un État et deux systèmes" (voir les comptes rendus officiels chinois[4], [5]).

L'ancienne présidente indonésienne Megawati Soekarnoputri, à la tête d'une délégation du Partai Demokrasi Indonesia Perjuangan, a effectué un séjour à Pyongyang, à l'invitation du président Kim Yong-nam en avril 2005, lors des cérémonies du quarantième anniversaire de la création de la kimilsungia.

En décembre 2006, Kim Yong-nam a félicité le président vénézuélien Hugo Chávez pour sa réélection[6].

Il est le chef officiel de la délégation nord-coréenne aux Jeux olympiques de Pyeongchang, notamment accompagné par la sœur de Kim Jong-un, Kim Yo-jong. D'après Yang Moo-jin, de l'Université des études nord-coréennes de Corée du Sud, Kim Yong-nam est « le numéro deux dans la hiérarchie du parti », après Kim Jong-un[1]. C'est dans son rôle de chef de l'Etat de la République Populaire de Corée qu'il déjeunera le 9 février 2018 avec le président Sud Coréen Moon Jae-in, accompagné de la sœur du chef suprême Kim Jung-Un, Kim Yo-Jung. A cette occasion Kim Yo-Jung invitera officiellement le président sud-coréen pour une visite d'Etat au Nord au nom de son frère.

Voir également

Notes et références