Kad Merad

Kad Merad
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Kad Merad à l'avant-première du Petit Nicolas.
Nom de naissance Kaddour Merad
Naissance (54 ans)
Sidi-bel-Abbès, (Algérie)
Nationalité franco-algérienne
Profession Acteur
Humoriste
Réalisateur
Films notables Mais qui a tué Pamela Rose ?
Les Choristes
Je vais bien, ne t'en fais pas
Bienvenue chez les Ch'tis
Le Petit Nicolas
Supercondriaque
Séries notables Baron noir

Kad Merad, de son vrai nom Kaddour Merad, est un comédien, humoriste et réalisateur franco-algérien[1], né le à Sidi Bel Abbès en Algérie et ayant passé la majorité de son enfance à Balbigny (Loire) avant de déménager à dix ans à Ris-Orangis (Essonne). Il se fait d'abord connaître en formant, avec Olivier Baroux, le duo Kad et Olivier, puis s'affirme en solo tout en retravaillant de manière régulière avec son compère.

Biographie

Jeunesse et débuts

Né le à Sidi Bel Abbès en Algérie, Kaddour Merad est le troisième enfant de Mohamed Merad (père algérien[2] arrivé en France à 16 ans[3], devenu ouvrier dans une société qui fabriquait des wagons de marchandises près de Saint-Etienne) et de Janine Béguin (mère française berrichonne, coiffeuse puis femme au foyer après la naissance de ses enfants). Kaddour Merad a deux frères, Karim et Reda, et une sœur Yasmina[4]. Il est divorcé d'Emmanuelle Cosso-Merad, parolière et écrivain, avec qui il vivait depuis 1992. Ensemble, ils ont eu un fils, Khalil, né en 2004. Depuis 2014, il vivrait une relation avec Julia Vignali[5], déjà mère d'un petit Luigi depuis 2008[6].

Après avoir redoublé, il arrête le lycée en seconde, décroche un BEP de commerce et vend un temps des encyclopédies au porte-à-porte. Batteur et chanteur dans plusieurs groupes rock à l'adolescence, il commence à monter sur scène au Club Méditerranée, avec la troupe Gigolo Brothers. Puis, c'est le théâtre, dirigé par Jacqueline Duc, où il interprète des pièces classiques. C'est dans ces cours de théâtre qu'il rencontre sa femme Emmanuelle Cosso[4].

En 1990, il entre chez Lankhor et il aura pour travail de mettre les disquettes de jeux dans les boîtes. Cela lui permettra de faire la connaissance de Sylvian Bruchon (scénariste de plusieurs jeux Lankhor) qui est un grand amateur de théâtre, et qui lui proposera en 1992 de jouer dans sa pièce Histoires Camiques.

Kad & Olivier (années 1990)

En 1991, il entre sur Oüi FM, la radio rock parisienne, où il rencontre Olivier Baroux, avec qui il forme, à l'antenne, le duo comique Kad et Olivier. Le 12 mars 1992, le duo entame sa propre émission : Le Rock'n'roll circus, émission composée de sketchs humoristiques (Mais qui a tué Paméla Rose ?, Teddy porc fidèle…). Tous les mercredis soirs, l'émission devenait Le Rock'n'roll circus Live, diffusée en public depuis le Monte Cristo puis le Globo. Kad crée seul le Ziggy Show, antenne libre les soirs de semaine. Puis aidés par Jean-Luc Delarue, c'est la télévision avec la série Les 30 dernières minutes.

Ils vont ensuite animer sur la chaîne câblée Comédie !, entre 1999 et 2001, La Grosse émission. Parallèlement, il commence à enchaîner des petits rôles au cinéma jusqu'à leur première grosse œuvre cinématographique : Mais qui a tué Pamela Rose ?, film réalisé en 2003 par Éric Lartigau et coécrit avec Olivier.

Révélation au cinéma (années 2000)

En 2004, il tient un second rôle dans l'énorme succès Les Choristes, de Christophe Barratier. Parallèlement, il apparait dans d'autres comédies populaires : en 2005 sort la grosse production Iznogoud, de Patrick Braoudé, et en 2006, il est au casting de la comédie décalée Un ticket pour l'espace, d'Éric Lartigau.

Mais c'est finalement à contre-emploi qu'il impressionne : il reçoit en 2007, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa performance dans le long métrage Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret. Il apparaît également dans le clip de AaRON U-Turn (Lili) qui est la chanson phare du film.

Cette reconnaissance critique lui permet de devenir une figure médiatique de premier plan. Le , il fait sa première apparition télévisuelle avec les Enfoirés sur TF1 et participe aux concerts de 2008 (où il se blesse le 26 janvier en coulisses[réf. nécessaire]) pour toute la série de concerts, à ceux de 2009 à Paris Bercy (concerts du dimanche et lundi), de 2010 (concerts du samedi et dimanche) qui ont eu lieu au Palais Nikaia de Nice, et de 2011 à Montpellier (concerts du jeudi au dimanche). Il participe également au Bal des Enfoirés de 2012 à 2018 sauf en 2013.

L'AFM et France Télévisions annoncent dans un communiqué que Kad Merad sera le parrain du Téléthon 2007 accompagné de Liane Foly.

Sympathisant socialiste, il soutient publiquement Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle de 2007[7].

En 2008, il confirme commercialement au cinéma en tenant le rôle de Philippe Abrams dans le film phénomène Bienvenue chez les Ch'tis. Cette comédie populaire le positionne comme un acteur comique bankable.

Le , répondant à l'invitation de Nicolas Sarkozy, Kad Merad lit des extraits du préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme lors du défilé militaire du 14 juillet, place de la Concorde à Paris, en présence des chefs d'État de l'Union européenne, des représentants des Nations unies et des pays de l'Union pour la Méditerranée[8].

Au cinéma, il confirme une seconde fois avec en 2009 avec l'adaptation du roman jeunesse à succès, Le Petit Nicolas, sous la direction de Laurent Tirard.

Confirmation commerciale (2009-2014)

Kad Merad au Festival de Cannes en 2010, pour L'Italien.

Il enchaîne alors les comédies populaires en tant que tête d'affiche : dès 2009 avec Safari, Olivier Baroux, et R.T.T., puis : en 2010, Protéger & Servir ainsi que L'Italien, de nouveau d'Olivier Baroux. Ses comédies sont des succès et dépassent toutes le million d'entrées voire plus à l'exception de Protéger & Servir.

En 2011, Daniel Auteuil lui confie le second rôle masculin de son film La Fille du puisatier. La même année, il se lance lui-même dans la réalisation avec un projet à budget plus modeste, Monsieur Papa. Il confie le premier rôle féminin, celui de sa compagne dans le film, à Michèle Laroque.

Parallèlement, il tente de revenir vers un registre dramatique : en jouant en 2010 le méchant du thriller L'Immortel, de Richard Berry ; et en 2012 en tenant le rôle-titre de la satire Superstar, signée Xavier Giannoli.

Mais par la suite, il intègre surtout les distributions chorales de gros projets : en 2011, le remake La Nouvelle Guerre des boutons, de Christophe Barratier ; en 2013, la comédie dramatique Des gens qui s'embrassent, de Danièle Thompson ainsi que Le Grand Méchant Loup, de Nicolas & Bruno.

Si en 2013, la suite inattendue Mais qui a retué Pamela Rose ?, qui lui permet de retrouver son compère Olivier Baroux derrière et devant la caméra, est une déception commerciale, ce n'est pas le cas d'autres retrouvailles : en 2014, la comédie Supercondriaque qui reforme son duo avec Dany Boon est un énorme succès, tout comme la suite Les Vacances du petit Nicolas, de Laurent Tirard.

L'acteur en 2014 aux côtés du réalisateur Laurent Tirard, pour la promotion de Les Vacances du petit Nicolas.

Échecs puis virage dramatique (depuis 2014)

Il enchaîne cependant les déceptions commerciales dans le registre de la comédie : toujours en 2014, la comédie d'aventures On a marché sur Bangkok, d'Olivier Baroux ; en 2015 la comédie de science-fiction Bis, de Dominique Farrugia ainsi que la comédie de bande On voulait tout casser, de Philippe Guillard ; ou encore avec sa seconde réalisation en solo, la comédie Marseille.

En 2014, il tente de s'imposer en tant que tête d'affiche dramatique avec Disparue en hiver de Christophe Lamotte, mais le film passe inaperçu. C'est finalement à la télévision qu'il y parvient, en acceptant le premier rôle de la série politique Baron noir, créée par Ziad Doueiri. La fiction lancée par Canal+ en 2016 lui permet de donner la réplique à Niels Arestrup et Anna Mouglalis.

En janvier 2016, il préside le jury du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez. La même année, il défend le drame intimiste La Mélodie, de Rachid Hami.

En 2018, s'il revient brièvement à la comédie populaire pour Brillantissime, première réalisation de Michèle Laroque, il défend surtout deux projets plus originaux : d'abord le drame social Comme des rois, de Xabi Molia, puis la comédie décalée Le Doudou de Julien Hervé et Philippe Mechelen.

En février 2019, il sera le maître de cérémonie de la 44e édition des César du cinéma[9].

Revenus

En 2009, Kad Merad a touché 2,75 millions d'euros[10] (Cachet pour Safari : 757 500 , Le petit Nicolas : 1M€, RTT : 1M€).

Filmographie

Théâtre

En tant qu'acteur

Longs métrages

Courts métrages

Télévision

En tant que réalisateur

En tant que scénariste

Doublage

Voix off

Kad Merad avec Anne Marivin.

Distinction

Récompense

Nomination

Notes et références

  1. « Kad Merad invité en Algérie du président français », sur leparisien.fr,
  2. « Kad Merad revient «ému» en Algérie », sur leparisien.fr,
  3. « Kad Merad: Je n'ai jamais renié mes origines », sur jeuneafrique.com,
  4. a et b Caroline de Bodinat, « L'humour désarmé », sur Libération,
  5. Kad Merad en couple avec Julia Vignali.
  6. https://www.telestar.fr/actu-tv/autres-emissions/julia-vignali-son-fils-luigi-fan-du-meilleur-patissier-318772
  7. Kad Merad : Soutient Ségolène Royal, sur le site linternaute.com
  8. Hervé Asquin, Défilé du 14 juillet : pompe diplomatique et malaise des armées, AFP, 13 juillet 2008 à 20 h 1.
  9. Benjamin Meffre, « César 2019 : Kad Merad sera le maître de cérémonie » sur PureMédias, 8 novembre 2018
  10. NUMERO 4/ Kad Merad : 2,75 millions d'euros, sur le site lepost.fr
  11. http://www.programme-tv.net/news/series-tv/62333-peplum-jonathan-lambert-serie-m6-kaamelott-asterix/

Voir aussi

Biographie

  • Kad Merad, je crois que je peux voler, Annie et Bernard Reval, Volum Éditions (2009) (ISBN 2359600052)

Article connexe

Liens externes