Kütchlüg

Kütchlüg
Kütchlüg
Biographie
Décès
Activité
Père
Tayan Khan ()
Conjoint
Princesse Hunhu ()
Autres informations
Religion
L'Asie à l'époque de Kütchlüg
Le territoire des Kara-Khitans en 1200
L'empire khorezmien juste après le conflit avec les Kara-Khitans

Kütchlüg (ou Kuchlug) est un chef turc chrétien nestorien de Mongolie de la tribu des Naïmans, Gur Khan du Kara Khitaï, vaincu et tué par les Mongols en 1218.

En 1204, les Naïman conduits par son père Tayang sont vaincus dans l’Altaï par Temüjin. Kütchlüg réussit à s’enfuir avec quelques hommes en direction de l’Irtych tandis que le reste de l’armée se rend. Kütchlüg se rend d’abord chez les Ouïgours, mais leur souverain Bartchouk, redoutant la colère des Mongols, le chasse. Il se réfugie alors au Kara Khitaï dont le Gur Khan Tche-lou-kou lui donne sa fille en mariage. En 1210 il tente de renverser son beau-père, avec l’aide d'Ala ad-Din Muhammad, shah du Khwarezm qui s'est révolté contre son suzerain en 1207. L’attaque de Muhammad est repoussée par les Kara Khitaï qui réoccupent même Samarkand. Pendant ce temps Kütchlüg menace Balasagun, la capitale, mais est battu devant ses murs, pendant que les Khwarezmiens sont victorieux du général des Kara-Khitans, Tayanqou, dans la steppe du Talas (août-septembre 1210)[1]. L'armée Khitan en retraite est bloquée devant Balasagun par la population. Elle prend la ville d'assaut et la met à sac. L'année suivante Kütchlüg profite de la confusion pour faire prisonnier le Gur Khan et prend de facto le contrôle de l'empire Kara Khitaï. En 1213 après la mort de son beau-père, il arrive officiellement au pouvoir. Chrétien, il persécute les musulmans de l’empire et se rend impopulaire auprès des émirs de Kachgarie. Il commet l'erreur de capturer et de tuer l'un d'eux, le souverain d'Almaligh, Bouzar, dont le suzerain n'est autre que Gengis Khan. En 1218 celui-ci envoie son général Djebé avec 20 000 hommes qui prend facilement possession du Kara Khitaï, la population musulmane turque de l’empire s’étant révoltée à son approche en se donnant à lui. Kütchlüg s’enfuit sans livrer bataille puis est rejoint par Djebé dans le Pamir où il trouve la mort. Les troupes mongoles, contrairement à leurs habitudes, épargnent les villes et la population du Kara Khitaï en qui ils voient des alliés potentiels en vue de la conquête du Khwarezm.

Sources

Notes et références