Judaïsme messianique

La synagogue messianique Baruch HaShem à Dallas au Texas

Le judaïsme messianique est un mouvement missionnaire chrétien issu du christianisme évangélique et combinant une théologie chrétienne avec une pratique religieuse partiellement juive. Ses fidèles se définissent comme des juifs affirmant la messianité de Yeshoua (Jésus), même si le mouvement trouve son origine, au début du XXe siècle, dans l'épiscopalisme (la version américaine de l'anglicanisme). Leur but étant de convertir les juifs au christianisme, ils se livrent à un intense travail d'évangélisation.

Histoire

Né aux États-Unis au début du XXe siècle, le mouvement se développe surtout à partir des années 1960 sur les campus américains, ainsi que dans les années 1970, qui voient la fondation des Juifs pour Jésus par Moishe Rosen, un pasteur d'origine juive converti au christianisme en 1953[1].

L'estimation du nombre de Juifs messianiques de par le monde varie, selon les sources, entre 50 000 et 350 000, dont environ les deux tiers vivent aux États-Unis. Plusieurs sources[2],[3] parlent d'un nombre autour de 50 000 adhérents dont 40 000 aux États-Unis. Ce chiffre paraît le plus probable compte tenu du nombre moyen de personnes affiliées à une congrégation (environ 100, certaines étant très petites) et le nombre de temples messianiques (environ 200 dans le monde dont les deux tiers aux États-Unis).

La plupart des communautés messianiques sont regroupées au sein de l'IMJA (International Messianic Jewish Alliance), dont le siège est aux États-Unis. La branche française de l'IMJA est l’AFJM (Alliance francophone des Juifs messianiques).

Doctrine

Les juifs messianiques croient en Yeshoua (Jésus), et reconnaissent en lui le Messie annoncé par les prophètes. Ils soulignent l'importance de leur identité juive, ainsi que des traditions du judaïsme, pour autant qu'elles soient en accord avec l'Évangile. Ils considèrent que Jésus-Christ est le « Berger », et se reposent sur la Bible.

Même si certains Juifs messianiques sont juifs selon la Halakha (c'est-à-dire pourraient être considérés comme juifs même selon les critères orthodoxes), le judaïsme messianique n'est pas reconnu par le judaïsme.

Avant 1939, le nombre de Juifs messianiques était estimé à 100 000[réf. nécessaire]. Après la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, des communautés se reconstituèrent[réf. nécessaire] notamment aux États-Unis.


La foi du judaïsme messianique se fonde sur les bases suivantes :

  • Yeshoua (Jésus) est le Fils de Dieu, celui qui était avec Dieu (la Parole), par qui le Père a créé le ciel, la terre, et toutes choses.
  • La foi en Yeshoua (Jésus), reconnu comme le Messie, sur la base des prophéties du Tanakh : venu en sacrifice expiatoire, pour le rachat des péchés.
  • L’accès à la grâce de Dieu et au salut (à la vie éternelle et à l’enlèvement) par la repentance et la foi en Yeshoua (Jésus).
  • La foi en son retour, pour la délivrance et le rétablissement d'Israël (après sa repentance et sa conversion au christianisme). Et la venue de son règne de paix, dans les cieux et sur la terre.

Bibliographie

La quasi-totalité des ouvrages et articles sur le sujet sont en anglais. Quelques références en langue française: Père Peter Hocken (prêtre catholique anglais) [4] Défis des mouvements pentecôtistes, charismatiques et juifs messianiques (Ch. 5)

Notes et références

  1. Moishe Rosen, 78 ; founded evangelistic group Jews for Jesus, The Washington Post, 20 mai 2010.
  2. 1
  3. (2
  4. Peter Hocken, The Challenges of the Pentecostal, Charismatic and Messianic Jewish Movements. The Tensions of the Spirit, Ashgate Publishing Ltd, Surrey (UK) 2009, p. Chapitre 5: "The Messianic Jewish movement: New Current and old Reality"

Articles connexes