Juan Orlando Hernández

Juan Orlando Hernández
Juan Orlando Hernández en mai 2015.
Juan Orlando Hernández en mai 2015.
Fonctions
Président de la République du Honduras
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 15 jours)
Élection 24 novembre 2013
Vice-président Ricardo Álvarez Arias
Prédécesseur Porfirio Lobo
Président du Congrès national du Honduras

(4 ans et 2 jours)
Prédécesseur José Alfredo Saavedra
(intérim)
Roberto Micheletti
Successeur Mauricio Oliva
Biographie
Nom de naissance Juan Orlando Hernández Alvarado
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Gracias (Honduras)
Nationalité hondurienne
Parti politique Parti national du Honduras
Conjoint Ana García
Diplômé de Université nationale autonome du Honduras
Université d'État de New York à Albany
Religion Catholicisme

Juan Orlando Hernández
Présidents de la République du Honduras

Juan Orlando Hernández, né le à Gracias (Honduras), est un homme d'État hondurien, président de la République depuis le .

Biographie

Avocat de formation, il est élu pour la première fois député en 1997 et prend la présidence du Congrès en 2010 après avoir soutenu le coup d’État contre Manuel Zelaya. Il obtient l'investiture du Parti national du Honduras pour l'élection présidentielle de 2013, suite à un vote interne au cours duquel son rival l'accuse de fraudes. Il prend soin durant la campagne électorale de se démarquer du président sortant Porfirio Lobo, pourtant issu du même parti que lui mais au bilan économique peu appréciable[1].

Il est élu président de la République le . Sa principale adversaire, Xiomara Castro, ne reconnaît toutefois pas les résultats annoncés par le Tribunal suprême électoral et son époux, l'ancien président Manuel Zelaya, appelle à manifester[2].

Outre ses fonctions politiques, il est également solidement implanté dans le milieu des affaires et possède une exploitation agricole, un hôtel, une radio et une chaîne de télévision[1].

Président de la République

Ses opposants lui reprochent de se conduire de façon autoritaire pour avoir fait destituer quatre juges de la Cour suprême qui contestaient l'un de ses projets, et pour la création d'une police militaire chargée de lutter contre le trafic de drogues mais accusée de s'en prendre aussi aux militants des droits de l'homme et opposants politiques[3].

Le , la Cour suprême de justice supprime, sur demande du Parti national, les articles de la Constitution hondurienne et du code pénal interdisant au président d'exercer un second mandat. Ces mêmes articles avaient précédemment été invoqués par le Parti national pour justifier la destitution du président Manuel Zelaya en 2009, accusé d'avoir envisagé de les supprimer[4].

Il est contesté en 2015 par des dizaines de milliers de manifestants réclamant sa démission suite à un scandale de corruption impliquant des dirigeants de son parti[5][6]. Selon le chef narcotrafiquant Devis Rivera Maradiaga, témoignant à son procès à New York, le frère du président et député Tony Hernández collaborait avec les cartels et aurait reçu d'eux des pots-de-vin. Le député oppose un démenti à ces accusations[7].

Le , il remporte la primaire du Parti national pour la présidentielle de 2017 et devient le premier président sortant de l'histoire du Honduras à se représenter à sa propre réélection.

Notes et références

  1. a et b Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant régional), « Au Honduras, résultat contesté à la présidentielle », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. « Présidentielle au Honduras : le candidat de droite reconnu vainqueur », Libération, 28 novembre 2013
  3. « Honduras : Juan Orlando Hernandez, un futur président à poigne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Au Honduras, le pays des coups d’Etat quotidiens », sur www.medelu.org
  5. « Au Honduras, simulacre de mesures anticorruption », sur www.medelu.org
  6. « Honduras: la population vent debout contre le président », RFI,‎ (lire en ligne)
  7. (es) « Ex capo del narcotráfico implica al hermano del presidente de Honduras », La Tercera,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Article connexe