Juan Carlos Onetti

Juan Carlos Onetti
"Retrat de l'escriptor Juan Carlos Onetti (1909-1994)".png
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Madrid
Sépulture
Nom de naissance
Juan Carlos Onetti Borges
Nationalités
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Genres artistiques
Distinction

Juan Carlos Onetti, né le à Montevideo et mort le à Madrid, est un écrivain uruguayen, célèbre, entre autres, pour ses romans La Vie brève (1950), Les Bas-Fonds du rêve (1959), Le Chantier (1961) et Ramasse-Vioques (1964) et. Il s'exile en Espagne après avoir été incarcéré, pour sa participation à un jury, par la dictature uruguayenne.

Biographie

Juan Carlos Onetti est le fils de Carlos Onetti et Honoria Borges, avec un frère aîné Raúl et une sœur cadette Raquel. Il s'établit en 1930 avec son épouse d'alors, María Amalia Onetti, à Buenos Aires, où ils survivent de petits travaux sur l'eau, et où naît leur fils Jorge en 1931. En 1934 il retourne à Montevideo. À partir de 1939, Onetti vit de journalisme, puis de littérature. Jusqu'en 1941, il est secrétaire de rédaction à la revue hebdomadaire Marcha, dans laquelle il impose une nouvelle orientation de la littérature sud-américaine. Son premier ouvrage, La Bataille (1939), contenant de sérieuses attaques contre William Faulkner et l'existentialisme, est considéré comme le premier roman moderne d'Amérique du Sud.

De 1941 à 1955, il vit à nouveau à Buenos Aires. En 1950, paraît La Vie brève (La vida breve), première partie du cycle Santa Maria (sur la ville fictive de Santa María). En 1951, sa troisième épouse lui donne une fille, Isabel María. En 1962, il remporte le Premio Nacional de Literatura d'Uruguay. Le , il reçoit le Prix Cervantes, la plus haute reconnaissance littéraire du monde hispanophone. Puis, en 1985, le Gran Premio Nacional de Literatura d'Uruguay, et le le Premio de la Unión Latina de Literatura.

Onetti dirige, à partir de 1957, la bibliothèque municipale de Montevideo. Il est surveillé par la police uruguayenne à partir de 1964[1]. En 1974, pendant la dictature militaire de Bordaberry, il est condamné à la prison (Colonia Etchepare), pour avoir participé à un jury organisé par l'hebdomadaire Marcha ayant décoré une nouvelle, El guardaespaldas (Le garde du corps) de Nelson Marras, critique envers la junte (il n'était d'ailleurs pas d'accord avec ce prix) [1]. Après sa libération, six mois plus tard, en 1975, il s'exile à Madrid, où il gagne sa vie comme serveur, portier, et vendeur.

Œuvre

Cycle romanesque Santa María

  • La vida breve (1950)
    Publié en français sous le titre La Vie brève, traduit par Alice Gascar, Paris, Stock, 1971 ; nouvelle édition, traduit par Claude Couffon et Alice Gascar, Paris, Gallimard, 1987
  • El astillero (1961)
    Publié en français sous le titre Le Chantier, traduit pat Laure Guille-Bataillon, Paris, Stock, 1967 ; nouvelle édition revue et corrigée, Paris, Gallimard, 1984
  • Juntacadáveres (1964)
    Publié en français sous le titre Ramasse-Vioques, traduit par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 1986

Romans, mémoires et recueils de nouvelles

  • El pozo (1939)
    Publié en français sous le titre Le Puits, traduit par Louis Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1985
  • Tierra de nadie (1941)
    Publié en français sous le titre Terre de personne, traduit par Denise Laboutis, Paris, Christian Bourgois, 1989
  • Para esta noche (1943)
    Publié en français sous le titre Une nuit de chien, traduit par Louis Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1987
  • Un sueño realizado (1943)
  • Los adioses (1954)
    Publié en français sous le titre Les Adieux, traduit par Louis Jolicœur, Paris, Christian Bourgois, 1985
  • Para una tumba sin nombre (1959)
    Publié en français, dans un seul volume avec le roman Tan triste como ella y otros cuentos (voir infra) sous le titre Les Bas-Fonds du rêve, traduit par Laure Guille-Bataillon, Abel Gerschenfeld et Claude Couffon, Paris, Gallimard, 1981
  • Tan triste como ella y otros cuentos (1959) (voir le titre ci-dessus)
  • La cara de la desgracia (1960)
  • El infierno tan temido y otros cuentos (1962)
  • La muerte y la niña (1973)
  • Tiempo de abrazar (1974)
  • Dejemos hablar al viento (1979)
    Publié en français sous le titre Laissons parler le vent, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, 1997
  • Presencia y otros relatos (1986)
    Publié en français sous le titre Demain sera un autre jour, traduit par André Gabastou, Paris, Le Serpent à Plumes, 1994 ; nouvelle version augmentée, Paris, Le Serpent à Plumes, coll. « Motifs » no 142, 2002
  • La Novia robada (1986)
    Publié en français sous le titre La Fiancée volée, traduit par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 1987
  • Cuando entonces (1987)
    Publié en français sous le titre C'est alors que, traduit par Albert Bensoussan, Paris, Gallimard, 1989
  • Cuando ya no importe (1993)
    Publié en français sous le titre Quand plus rien n'aura d'importance, traduit par André Gabastou, Paris, Christian Bourgois, 1994

Notes et références

  1. a et b Una investigación documenta el control de la sociedad en la dictadura uruguaya, Soitu (avec EFE), 31 mars 2009. À propos de l'étude récente Investigación histórica sobre la dictadura y el terrorismo de Estado en el Uruguay (1973-1985) (dir. Álvaro Rico)

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