Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie

(Redirigé depuis Journée mondiale de lutte contre l'homophobie)

Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie
Date 17 mai

La Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie est une journée mondiale célébrée le 17 mai. Cette initiative vient du Québec où la Fondation Émergence[1] lance en 2003 la première journée nationale contre l'homophobie[2]. Par la suite elle a été reprise par le Français Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO (du nom de la journée en anglais, International Day Against Homophobia and Transphobia).

Elle est parfois désignée de façon abrégée comme la Journée mondiale contre l'homophobie ou Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie.

Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie

Sommaire

Origines

Le 17 mai a été choisi (à l’initiative de Louis-Georges Tin[3]) comme date symbolique pour la journée internationale contre l'homophobie et la transphobie pour commémorer la décision de l'OMS le de ne plus considérer l'homosexualité comme une maladie mentale[4].

Histoire

Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l'homophobie, la lesbophobie la biphobie et la transphobie.

La première journée a eu lieu le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l'homosexualité de la liste des maladies mentales de la classification internationale des maladies publiée par l'Organisation mondiale de la santé, à savoir le 17 mai 1990. Depuis 2005, la journée IDAHO (International Day Against Homophobia and Transphobia) mobilise l’opinion publique sur les problèmes liés à l’homophobie et à la transphobie par le biais de colloques, de manifestations de rue ou d’événements artistiques. La date du 17 mai a été choisie pour commémorer la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 1990, de retirer l’homosexualité de la liste des troubles du comportement. Lancée en 2005 et coordonnée au niveau international par le comité IDAHO, cette journée est aujourd’hui célébrée dans plus de 60 pays à travers le monde[5].

La Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie avait été précédée deux ans plus tôt, le 4 juin 2003, par l’initiative de la Fondation Émergence, de créer une journée thématique consacrée à la lutte contre l’homophobie au Québec, sous la dénomination de «Journée nationale de lutte contre l’homophobie». Avec l’appui de nombreux partenaires, la Fondation a ensuite travaillé activement à tenir cette journée annuelle à l’échelle de tout le Canada[6],[7],[8],[9].

Par la suite cette fondation a recommandé l'ajout de la reconnaissance de la journée internationale contre l'homophobie à La Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT — faite en 2006 lors des 1ers Outgames Mondiaux (World Outgames) à Montréal[10]. Cette demande de reconnaissance a été portée auprès de l'ONU et tous les pays.

La Journée est célébrée de fait dans plus de 60 pays à travers le monde. Elle a été reconnue de jure par l'Union européenne, la Belgique, le Royaume-Uni, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Mexique, le Costa Rica.

Chaque année, une campagne nouvelle est lancée, par exemple celle de l'appel "pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité"[Quand ?]. Le texte fut signé par plusieurs prix Nobel (Desmond Tutu, Elfriede Jelinek, Dario Fo, Amartya Sen, José Saramago), par de nombreux artistes (Meryl Streep, Victoria Abril, David Bowie, Elton John), des écrivains comme Judith Butler, Noam Chomsky, Bernard-Henri Lévy, etc.

Cette campagne du Comité IDAHO a abouti à une déclaration historique, portée par le gouvernement français et Rama Yade, à l'Assemblée générale des Nations unies, soutenue par 67 États.

En 2009, la campagne lancée par le Comité IDAHO porte sur la transphobie, les violences faites aux personnes trans'. Le nouveau nom devient alors « Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie ». Pour la première fois, un représentant du gouvernement français, Rama Yade, participe officiellement aux manifestations, et à l'occasion de cette Journée, Roselyne Bachelot annonce que la « transidentité » ne sera plus considérée comme une maladie mentale en France, la France devenant alors le premier pays au monde à agir en ce sens.

Pour 2010 , la campagne du Comité IDAHO concerne les religions : le but est d'interpeller les croyants et les responsables religieux sur l'homophobie et sur la transphobie. Le Comité IDAHO (International Day Against Homophobia and Transphobia), créateur de la Journée mondiale contre l'homophobie. Pour 2011, le Comité Idaho appelle à la dépénalisation universelle de l’homosexualité dans une campagne télévisée soutenue comme grande cause nationale par plus de 50 chaînes. En 2014 la campagne de la Fondation Émergence, qui jusque là portait le nom de "journée internationale contre l'homophobie" prend le nom de "journée internationale contre l'homophobie et la transphobie"[2].

Le Comité Idaho France en est l'un des premiers relais en France[11],[12] et la Fondation Émergence fait de même au Canada[13].

En Tunisie l'homophobie est encore instituée juridiquement comme normale via l'article 230 du code pénal qui prévoit jusqu'à 3 ans de prison pour un rapport sexuel entre adultes consentants. Le 29 mars 2016, Human Rights Watch (HRW) publiait un communiqué sur la pénalisation de la sodomie dans lequel l'ONG émettait diverses recommandations envers les autorités tunisiennes demandant notamment au gouvernement d'enquêter sur les mauvais traitements délivrés aux détenus arrêtés sur la base de leur orientation sexuelle et propose la mise en place de "plainte confidentielle" pour les cas d’abus commis par les membres de la police. Ce communiqué propose également d'interdire les traitements discriminatoires sur les "soupçons" d'orientation sexuelle, sur l'identité ou encore sur le genre et préconise de sanctionner les policiers violents. Par ailleurs, ce communiqué demande au ministère de la justice de prohiber les examens anaux sur des hommes accusés de sodomie. Il suggère encore à l'ordre des médecins d'émettre une circulaire empêchant les médecins de ne pas prendre part à ces examens, considérant que la pratique de ceux-ci constitue une violation de l’éthique médicale. Enfin, le parlement doit supprimer l’article 230. L'ONG a interviewé 4 personnes  impliquées dans l’affaire de Kairouan, et trois de leurs avocats. Les personnes ont évoqué des insultes et passages à tabac commis dans les commissariats et les prisons. Le communiqué rappelle que le Comité des Nations Unies pour les droits de l’homme a statué sur le fait que " l’orientation sexuelle est un statut protégé contre la discrimination". Human Right Watch exhorte le gouvernement à prendre des mesures en vue "d'abroger l’article 230 du code pénal et propose d'émettre une directive pour stopper les examens anaux[14].

Annexes

Articles connexes

Notes et références

  1. https://www.fondationemergence.org/
  2. a et b « Historique Fondation éméergence Québéc » (consulté le 11 février 2019)
  3. https://www.franceculture.fr/personne-louis-georges-tin.html#biography (en) « 17 May: International day against homophobia | News | European Parliament », European Parliament,‎ (lire en ligne, consulté le 21 février 2018)
  4. « Mettre fin à la discrimination contre les hommes et les femmes homosexuels », sur OMS,
  5. « Journée mondiale contre l’homophobie. L’amour interdit », sur Libération.fr,
  6. http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/667705/journee-mondiale-homophobie
  7. http://scfp.qc.ca/121622-2/
  8. https://www.fondationemergence.org/nos-programmes/journee-internationale-contre-lhomophobie-et-la-transphobie/
  9. http://www.fugues.com/234269-7237-7270-article-le-4-juin-journee-de-lutte-contre-l-homophobie.html
  10. 1st World Outgames, « Ceremonies | Outgames Montréal 2006 », sur www.montreal2006.info (consulté le 21 février 2018)
  11. https://www.dailymotion.com/video/xin1iihttp://www.idahofrance.org/
  12. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/droits-de-l-homme/orientation-sexuelle-et-identite/
  13. « Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie : Fondation Émergence », sur www.fondationemergence.org (consulté le 21 février 2018)
  14. « Homosexualité- Human Rights Watch émet des recommandations à l'égard de la Tunisie », sur https://www.huffpostmaghreb.com, Huntington post, (consulté le 22 mars 2019)

Liens externes