Joseph Macé-Scaron

Joseph Macé-Scaron
Image illustrative de l'article Joseph Macé-Scaron

Naissance (59 ans)
à Paris (Île-de-France)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession journaliste
Autres activités essayiste, romancier
Médias
Média principal presse écrite
Pays Drapeau de la France France
Fonction directeur du magazine Marianne
Autres médias télévision : i>Télé

Joseph Macé-Scaron, né le à Paris[1], est un journaliste, essayiste et romancier français.

Biographie

Vie privée

Fils d'un légionnaire[2] et d'une vendeuse, Joseph Macé-Scaron est élevé par sa mère. À l'âge de quinze ans, il rencontre Bertrand Renouvin et devient compagnon de route de la Nouvelle Action française pour laquelle il rédige des critiques de cinéma[3] et cofonde le Lys rouge. Cette expérience lui donne la passion de la politique. Par le biais de Renouvin, il rencontre Maurice Clavel qui le forme à son tour[1].

Joseph Macé-Scaron a deux enfants issus d'une première union. Il s'est séparé de sa compagne en 1998 et s'est pacsé en 2008[3].

Études

Après son baccalauréat, il entreprend des études de lettres, d'abord comme élève de classes préparatoires aux Écoles normales supérieures (hypokhâgne du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine[1], khâgne du lycée Jules-Ferry de Paris), puis à la faculté des lettres de l'université de Nanterre, d'où il sort licencié en histoire. Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris, où il côtoie Nicolas Sarkozy, puis Jacques Barrot (dont il devient l'assistant parlementaire) et François Bayrou[1]. Il est à cette époque « plume du C.D.S.[4]. »

Carrière journalistique

Il devient journaliste : il est membre du GRECE de 1978 à 1985 dont il a été permanent au sein de la cellule presse[5], reporter au journal Magazine Hebdo (1983-1985), chef adjoint du service politique du Figaro (1985-1995), grand reporter au Point (1995), rédacteur en chef au Figaro responsable des pages Idées, puis directeur de la rédaction du Figaro Magazine (2003) dont il est démis quelques mois après l'arrivée de son nouveau propriétaire Serge Dassault.

Le 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron indique avoir été contraint de démissionner du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions venant de Nicolas Sarkozy. Face à l'avocat Rodolphe Bosselut qui prend la défense du candidat présenté par l'UMP à l'élection présidentielle de 2007, Joseph Macé-Scaron dénonce les menaces qui sont selon lui exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques[6].

Il collabore à diverses revues ainsi qu'à de nombreuses émissions audiovisuelles : sur RTL, en tant que polémiste régulier dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel On refait le monde, chroniqueur au Grand Journal de Canal+, animé par Michel Denisot, débatteur dans Le 22 h 30 > 00 h 30 : La Grande Édition d'i>Télé[7], etc. En , il devient chroniqueur dans l'émission C à vous où il remplace Nicolas Poincaré, parti sur Europe 1[7]. Quelques jours plus tard, il arrête sa collaboration avec l'émission d'Alessandra Sublet[8].

Il fut producteur d'une émission de critique littéraire sur France Culture, Jeux d'épreuves[9] de 2006 à 2011.

En décembre 2013, il prend la succession de Laurent Neumann à la tête de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne[10].

En octobre 2014, il publie le contre-pamphlet La Panique identitaire[11] en réponse à l'essai Le Suicide français d'Éric Zemmour[12]. Marianne et Le Point en font une critique élogieuse[13],[14].

Dans le cadre de la campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2017, Le Canard enchaîné[15] affirme que Joseph Macé-Scarron participe comme salarié de l'entreprise Image 7 d'Anne Méaux à la rédaction des discours du candidat Les Républicains, François Fillon. Il infirme pour sa part le fait qu'il soit salarié de l'entreprise Image 7[16] mais reconnaît avoir participé à des discours de François Fillon (« comme certains confrères, et c'est bien leurs droits, le font régulièrement avec des politiques », précise-t-il) et d'en être fier, rappelant toutefois ses divergences assumées avec le candidat LR sur le mariage homosexuel et l'euthanasie et dénonçant un « déchaînement de passions tristes » de la part de « censeurs » à son égard[17].

Accusations de plagiat

En , Acrimed révèle que, dans son roman Ticket d'entrée, Joseph Macé-Scaron avait repris des passages de la traduction française de American rigolos : chroniques d'un grand pays de Bill Bryson sans citer l'auteur et en maquillant l'emprunt par la substitution de certains mots[18].

Pour se défendre, Macé-Scaron invoque alors la notion d'intertextualité et prétend que tous les écrivains seraient coutumiers du fait[19]. Il reconnait néanmoins le plagiat le 22 août, sur le site Arrêt sur images. Il en parle comme « [d']une connerie » et précise : « Je prends habituellement en notes sur un cahier des éléments que je lis, qui me semblent intéressants ou drôles. A l'origine, je ne pensais pas me servir de ces extraits, (...) je pensais les retravailler plus tard. » Arrêt sur images et l'Acrimed relèvent au moins « quatre exemples d'emprunts quasiment textuels »[20].

L'Express signale un cas similaire pour Trébizonde avant l'oubli ; cette fois, la source est le livre d'Ernst Jünger Premier journal parisien, 1941-1943[21]. De son côté, Le Monde, reprenant un article paru en 1999 dans Le Canard enchaîné, fournit un autre exemple datant de 1998 pour Le Cavalier de Minuit [22]. L'Express reviendra d'ailleurs à la charge en et mentionnera des « emprunts » faits également par le journaliste Macé-Scaron à divers critiques littéraires[23].

Télérama, où Fabienne Pascaud avait publié deux mois plus tôt, en , une critique élogieuse de Ticket d'entrée, présenté comme une « chronique corrosive de nos mœurs médiatiques et politiques[24] », résume la polémique en rappelant la défense « maladroite » des plagiaires et conclut que Macé-Scaron « rejoint la longue liste des “écrivains” plagiaires, d'Alain Minc à PPDA »[25].

Publications

Il a publié trois romans, Trébizonde avant l'oubli (Robert Laffont), Le Cavalier du Minuit (Julliard), qui a reçu le prix du Livre d'aventure, Ticket d'entrée (Grasset), et surtout des essais :

  • La Galaxie Barre (Le Table Ronde, 1988) puis Les Politocrates (Seuil, 1993), couronné du prix du Livre politique
  • La Tentation communautaire (Plon, 2001)
  • Montaigne, notre nouveau philosophe, prix de la maçonnerie française 2003 dans la catégorie « humanisme » et prix Charles-Oulmont de la Fondation de France
  • L'Homme libéré (Plon, 2004)
  • Ticket d'entrée (Grasset, 2011), prix La Coupole 2011[26]
  • La Panique identitaire (Grasset, 2014)
  • L'horreur religieuse (Plon, 2016)

Références

  1. a, b, c et d Edouard Launet, « Hétérodoxe », portrait de Joseph Macé-Scaron dans Libération, .
  2. Marie Vaton et David Caviglioli, « Macé-Scaron: les mille vies du «baron Emprunt» », Le nouvel observateur,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Hétérodoxe, EDOUARD LAUNET, Libération.fr, 27 juin 2011
  4. Parcours militant sur oJim
  5. « Joseph Macé-Scaron, du Figaro à Marianne », www.ojim.fr/.
  6. Il revient sur cet épisode dans un entretien accordé à Bakchich, la vidéo étant disponible en ligne.
  7. a et b « Joseph Macé-Scaron remplace Nicolas Poincaré sur France 5 » nouvelobs.com, 1er mars 2011.
  8. « Joseph Macé-Scaron quitte France 5 », leparisien.fr, 10 mars 2011.
  9. La page de J. Macé-Scaron sur le site de France Culture.
  10. Benoît Daragon, « "Marianne" : Laurent Neumann écarté et Joseph Macé-Scaron promu » sur PureMédias, 18 décembre 2013.
  11. Voir sur grasset.fr.
  12. Voir vidéo : sur europe1.fr.
  13. Voir sur marianne.net.
  14. Voir sur lepoint.fr.
  15. Canard enchaîné, 19 avril 2017.
  16. « Présidentielle: Un journaliste de «Marianne» devient «plume» de Fillon », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Joseph Macé-Scaron, « Joseph Macé-Scaron : "J'ai participé à l'écriture des discours de Fillon, et j'en suis fier" », lefigaro.fr, 20 avril 2017.
  18. Joseph Macé-Scaron plagiaire ?
  19. Joseph Macé-Scaron et l'affaire du plagiat : "Tout le monde le fait"
  20. L'Express, Joseph Macé-Scaron reconnaît un plagiat 22 août 2011
  21. L'autre plagiat de Joseph Macé-Scaron
  22. Joseph Macé Scaron et les accusations de plagiat : une vieille histoire.
  23. Plagiat : Macé-Scaron le journaliste aussi….
  24. Télérama du 16 juin 2011
  25. Intertextualité ou connerie, Télérama du 23 août 2011
  26. « Le Prix de La Coupole récompense Joseph Macé-Scaron », sur http://bibliobs.nouvelobs.com,‎

Lien externe