Joko Widodo

Joko Widodo
Illustration.
Portrait officiel de Joko Widodo.
Fonctions
Président de la République d'Indonésie
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 21 jours)
Élection 9 juillet 2014
Vice-président Jusuf Kalla
Prédécesseur Susilo Bambang Yudhoyono
Gouverneur de Jakarta

(2 ans et 1 jour)
Prédécesseur Fauzi Bowo 
Successeur Basuki Tjahaja Purnama
Maire de Surakarta

(7 ans, 2 mois et 3 jours)
Successeur Hadi Rudyatmo
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Surakarta (Indonésie)
Nationalité indonésienne
Parti politique Parti démocratique indonésien de lutte
Conjoint Iriana (1986-présent)
Enfants Gibran Rakabuming
Raka (1987)[1]
Kahiyang Ayu (1991)[2]
Kaesang Pangarep (1994)[2]
Diplômé de université Gadjah Mada
Profession homme d'affaires
Religion islam

Signature de Joko Widodo

Joko Widodo
Présidents de la République d'Indonésie

Joko Widodo, surnommé Jokowi, né à Surakarta (Indonésie) le , est un homme d'État indonésien[3], président de la République d'Indonésie depuis le 20 octobre 2014.

Biographie

Iriana Joko Widodo.

Membre du Parti démocratique indonésien de lutte[4] (PDI-P), il fut maire de Surakarta, sa ville natale, de 2005 à 2012 et gouverneur de Jakarta de 2012 à 2014.

Le 22 juillet 2014, Joko Widodo a été officiellement déclaré vainqueur de l'élection présidentielle de 2014[5] comme successeur de Susilo Bambang Yudhoyono à la présidence de la République, face à Prabowo Subianto, ex-commandant du Kopassus (les forces spéciales de l'armée de terre indonésienne) et ex-gendre de l'ancien dictateur Soeharto. Il est investi le 20 octobre 2014.

De manière plus anecdotique, Joko Widodo est connu comme amateur de metal[6].

Présidence de la République

Investiture de Joko Widodo par l'Assemblée délibérative du peuple, le parlement indonésien, le 20 octobre 2014.

Vainqueur de l'élection présidentielle de 2014, il est investi 7e président de la République d'Indonésie et prête serment le 20 octobre suivant.

Il fait dissoudre certaines organisations islamistes présentant une menace terroriste comme le Hizb ut-Tahrir. En retour, ces groupes dénoncent ce qu'ils perçoivent comme « l'influence croissante du communisme » en Indonésie[7].

Quelques mesures sociales sont développées par le gouvernement, telles que l'élargissement du système d’assurance-maladie et de retraites. Les aides à la consommation, qui absorbaient 20 % des dépenses budgétaires tout en bénéficiant essentiellement aux plus aisés, sont pour certaines réduites. Le prix de l'électricité est réévalué à la hausse mais des bas tarifs sont instaurés pour les plus modestes[8].

Indépendant des milieux liés à l'ancien régime Suharto et minoritaire au Parlement, sa marge de manœuvre est étroite et l'expose aux pressions. Ses nombreuses compromissions atténuent nettement sa popularité auprès des militants de gauche et syndicats indonésiens[8].

S'il interdit peu après son arrivée à la présidence les importations de minerai brut afin d'obliger les multinationales à développer l'industrie en Indonésie, cette interdiction est finalement levée sous la pression de l'armée et des grands groupes, dont les intérêts sont souvent liés. Il fait en revanche racheter par l’État 51 % des parts de la filiale indonésienne de la multinationale américaine Freeport-McMoRan, qui détient d'immenses gisements d'or et de cuivre mais dont les revenus ne profitent pas à l'Indonésie. Celle-ci, dénonçant une « spoliation », mobilise néanmoins nombre d'hommes d'affaires et politiciens américains, dont le vice-président Mike Pence qui critiqua ouvertement Joko Widodo[8].

Il est candidat à un deuxième mandat en 2019[9].

Notes et références

  1. « Jokowi di mata anak sulungnya Gibran Rakabuming Raka », Merdeka, (consulté le 30 mars 2014).
  2. a et b « Jokowi Diunggulkan Jadi Presiden, Ini Kata Anak Bungsunya », DetikCom , (consulté le 30 mars 2014).
  3. « En Indonésie, Joko Widodo, candidat providentiel de l'opposition », Le Monde, 9 avril 2014.
  4. « Présidentielles en Indonésie : Joko Widodo, candidat venu du peuple », RFI, 8 juillet 2014.
  5. « Fin du suspense dans la présidentielle en Indonésie », Le Monde, 22 juillet 2014.
  6. « Il écoute du hard-rock et porte des baskets : Joko Widodo, le nouveau président cool de l'Indonésie », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  7. « Indonésie : les islamistes agitent le « péril rouge » », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  8. a, b et c Marie Beyer, Martine Bulard, « Menaces sur l’islam à l’indonésienne », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  9. Le Point, magazine, « Indonésie : le président candidat à sa réélection, le même adversaire qu'en 2014 », sur Le Point (consulté le 10 août 2018)

Annexes

Article connexe

Liens externes

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